"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta
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L’œuvre de Maria Valtorta est-elle différente de l’Évangile ?

Rappel des éléments de discernement

Le récit chronologique explique certaines différences

Jésus commente Lui-même ce point de vue


Les visions reçues par Maria Valtorta (1897-1961) sont loin d'être les seules dans l'histoire du Christianisme. D'autres voyantes célèbres comme les Bienheureuses Maria d'Agreda (1602-1665) ou Anne-Catherine Emmerich 1774-1824) en ont bénéficié.

Il va de soi que si ces visions peuvent être accueillies légitimement avec enthousiasme, elles doivent l'être aussi avec discernement. Dans la mesure où elles s'avèrent authentiques, ces œuvres peuvent en effet avoir subies des déformations dans leur narration. Par exemple, il s'est écoulé plusieurs années entre les visions de Maria d'Agreda et leur narration écrites. De même, les visions d'Anne-Catherine Emmerich n'ont été rapportées que par un confident, Clemens Brentano, et bien souvent à partir des notes qu'il avait laissé à sa mort.

Dans les trois cas cités, la matière est importante : 1.800 pages pour la "Cité mystique de Dieu" de Maria d'Agreda, 16.000 feuillets de notes laissés par Clemens Brentano à partir des confidences d'Anne-Catherine Emmerich, 15.000 pages manuscrites, sans aucunes ratures, pour les visions de Maria Valtorta.

Si de notre point de vue, l'œuvre de Maria Valtorta est la plus proche de la source, la plus factuelle, la plus authentiquement renseignée, il convient de toujours juger l'arbre à ses fruits.

En effet, l’apôtre Paul le dit clairement "Si nous-mêmes, si un ange venu du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons déjà dit, et aujourd’hui je le répète: si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !" (Lettre aux Galates 1,8-9)

L’œuvre de Maria Valtorta ne peut être donc différente de l’Évangile, ni détourner le lecteur de celui-ci, bien au contraire. C’est pourquoi nous avons voulu que la référence à l’Évangile, à l’ancien Testament et aux texte fondamentaux de l'Église, soit constante.

Rappel des éléments de discernement
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1 – Les révélations privées sont parfaitement admises dans le corpus de la Foi à la condition qu'elles soient subordonnées à la Révélation publique. (Catéchisme de l'Église Catholique § 65 et suivants)

2 – S'il est vrai que les écrits de Maria Valtorta furent, en leur temps, mis à l'Index (répertoire des livres défendus), cette pratique n'existe plus dans l'Église, même si la prudence demeure. Ceux donc qui voudraient encore interdire l'œuvre au nom de cette pratique disparue, s'opposeraient à la liberté que l'Esprit, par Vatican II, a donné à l'Église.

3 – C'est cette même position et même liberté que le Pape Pie XII, quelques années avant Vatican II, définissait après avoir lu l'œuvre de Maria Valtorta :"Publiez l’œuvre tel quel. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront." dira-t-il aux religieux qui lui avaient présenté l'œuvre (26 février 1948)

4 – D'ailleurs l'article anonyme condamnant, en 1960, l'œuvre de Maria Valtorta, outre qu'il est d'une grande indigence dans l'argumentation, lui rend un hommage involontaire en y pointant "des leçons de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours […] des leçons d’une théologie mariale mise à jour selon les plus récentes études des spécialistes actuels en la matière […] un si grand étalage de connaissances théologiques".

Qui peut donc être ce théologien des théologiens inspirateur de l'œuvre ? Maria Valtorta ? Sûrement pas.

Le récit chronologique explique certaines différences
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Le familier de l'Évangile s'interroge parfois sur les différences que l'on peut trouver entre les narrations d'un même fait. La lecture de l'œuvre de Maria Valtorta éclaire ce point.

Les enseignements clés de Jésus ont été dits et redits pour mieux s’enraciner dans l’esprit et dans l’âme des disciples. Jusqu’à la fin (et jusqu’à la Pentecôte) ils ont en effet du mal à comprendre toute la portée de l’enseignement reçu, même si leur foi n’est pas à remettre en doute : "Vous ne comprenez pas cette parabole ? Comment alors comprendrez-vous les autres?" (Marc 4,13) – "Ainsi, vous aussi, vous ne comprenez pas ? Ne saisissez- vous pas ce que je veux dire ?" (Marc 7,18 Matthieu 15,16). Jésus dira même, le soir de sa Passion : "Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? " (Jean 14,9).

Par exemple, le signe de Jonas, symbole de la mort et de la résurrection de Jésus et donc enseignement capital, est répété trois fois : à Capharnaüm (4.132), Cédès (5.30) et Césarée Maritime (5.32). Il est donc possible, pour l’évangéliste, de retenir un contexte plutôt qu’un autre. Les trois sont valables.

Ainsi Jean, pour sa part, choisit de mettre le texte de son si beau prologue "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu, …" (4.107) non pas au moment où Jésus, sur le Mont Thabor, (3.48) confie ce message aux apôtres, mais au moment où il fait sens : en prologue.

Les évangélistes ne faisaient pas œuvre d’historiens mais de témoins. Ils ont pu avoir des distorsions chronologiques sans trahir les faits. L’œuvre de Maria Valtorta, qui a une démarche chronologique et complète, conforte ainsi la vérité historique des évangiles et explique les écarts que l’on a pu constater entre les quatre évangélistes.

Par ailleurs, afin de montrer la cohérence chronologique des récits évangéliques, nous avons parfois repris le récit des quatre évangélistes en une seule et même narration. (Exemple).

Pour mieux comprendre ce point de vue, on peut aussi utilement lire le parallèle établit entre le récit par Maria Valtorta d'une scène donnée et celui des évangélistes.

Le péché contre l'Esprit (4.132) et la première multiplication des pains (4.136)

 Jésus commente lui-même ce point de vue
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"Je vous indiquerai, au moment voulu, comment répartir les épisodes des trois années de vie publique. L'ordre des Évangiles est bon, mais pas parfait comme ordre chronologique. Un observateur attentif le remarque.

Celui qui aurait pu donner l'ordre exact des faits car il est resté avec Moi depuis le commencement de l'évangélisation jusqu'à mon Ascension, ne l'a pas fait. En effet Jean, vrai fils de la Lumière, s'est occupé et préoccupé de faire briller la Lumière à travers son vêtement de Chair aux yeux des hérétiques qui attaquaient la réalité de la Divinité enfermée dans une chair humaine. Le sublime Évangile de Jean a atteint son but surnaturel, mais la chronique de ma vie publique n'en a pas été aidée.

Les trois autres évangélistes se présentent semblables entre eux pour les faits, mais ils altèrent l'ordre du temps, car des trois un seul a été présent à presque toute ma vie publique: Mathieu, et il ne l'avait écrite que quinze ans plus tard, alors que les autres l'ont écrite encore plus tard, et pour en avoir entendu le récit de ma Mère, de Pierre, des autres apôtres et disciples.

Je veux vous guider pour réunir les faits des trois ans, année par année". (7.161)

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