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"L'Évangile tel qu'il m'a été
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Plan du Site >> Sommaire des dossiers Marie
au Temple Dans la Bible – Dans
la tradition juive – Dans la
tradition apocryphe – Dans la
tradition patristique – Dans l'Église
catholique – Dans d'autres témoignages |
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Maria Valtorta, comme
d'autres voyantes [1] et dans la suite de
la tradition, aussi bien apocryphe que des Pères de l'Église, postule que la jeune
Marie a été confiée au Temple dès l'âge de trois ans [2]. L'Église célèbre
bien, le 21 novembre, la fête de la Présentation de Marie
au Temple, mais on le comprend généralement comme sa présence lors de la
purification de sa mère Anne. C'est ainsi que l'on parle de la
"Présentation de Jésus au Temple" pour la purification de Marie,
quarante jours, après la Nativité. Qu'en est-il vraiment
? Dans la Bible L’Ancien Testament ne
mentionne que deux fois le service de femmes à l’entrée de la Tente de la
Rencontre : "(Béçaléel) fit
le bassin de bronze et son support en bronze, avec les miroirs des femmes de
service qui faisaient le service à l'entrée de la Tente de la Rencontre"
Exode 38,8 [3] "Éli était devenu très vieux. Quand il apprit
tout ce que faisait ses fils à l'égard de tout Israël, et qu'ils couchaient
avec les femmes qui assuraient le service à l'entrée de la Tente de la
Rencontre" 1Samuel 2,22. Dans le Nouveau
Testament, le descriptif d’Anne la prophétesse qui "ne s’écartait pas du Temple, rendant un culte [à Dieu] nuit et jour
par des jeûnes et des prières" (Luc 2,37) peut laisser supposer
qu'il y avait des femmes dans le Temple. Dans le Psaume
45(44), on peut entendre des échos de cette entrée de la jeune Marie au
Temple : "Écoute, ma
fille, regarde et sois bien attentive. Ne pense plus à ton peuple ni à la
famille de ton père. Que le roi soit amoureux de ta beauté ! C’est lui qui
est désormais ton seigneur. Incline-toi devant lui. Les gens de Tyr, les
peuples les plus riches chercheront ta faveur en t’offrant des cadeaux. La princesse,
resplendissante, fait son entrée dans sa robe brodée d’or. Vêtue de broderies
aux mille couleurs, elle est conduite auprès du roi. À sa suite, des jeunes
filles, ses compagnes, sont introduites pour toi. On les conduit parmi les
cris de joie, elles entrent au palais du roi". (Psaume 45 (44) 10-16) Dans la tradition juive Clemens Brentano,
(reporté dans la "Vie de la Vierge Marie" en note à la page 151–
éditions de la Renaissance – 2006) pense avoir trouvé dans "Imreh Binah"
du Rabbin Azarias
de Rubeis (XVIème siècle) (chap. LX. feuillet
181 verso, édition de Mantoue), une autorité juive attestant la présence de jeunes
filles au service du Temple. Ce que conteste "Les annales de philosophie
chrétienne" (éd. Bureau des Annales de Philosophie chrétienne,
Paris, 1855, page 313 et suivantes) : La citation de Philon
d'Alexandrie reprise par Azarias, semble en effet
décrire des communautés d'hommes et de femmes plus proches des communautés
esséniennes que des corps constitués du Temple : "Tu trouveras dans Philon l'Alexandrin, qui
florissait, ainsi que nous l'avons dit, avant la ruine du second temple (de
Jérusalem) que, dans le chapitre intitulé : De la vie de retraite (de la vie
contemplative), il rapporte comment il y avait de son temps parmi les Juifs
des communautés d'hommes et de femmes, qui renonçaient aux jouissances du
monde pour se consacrer au service de Dieu et à l'étude de la sagesse, tout
comme les frères et les sœurs qui existent actuellement parmi les Nazaréens
(chrétiens). Il dit "en ces propres paroles : Ces hommes, outre qu'ils
se livrent à la méditation, composent des cantiques de toutes sortes de
pieds, propres à être chantés à l'office divin". Par contre,
l'encyclopédie mariale "Marie
de Nazareth", mentionne le Talmud de Jérusalem. Selon cette source,
82 jeunes filles tissaient, deux fois par an, le voile du Temple. Elles
logeaient dans une immeuble de trois étage au sein même du Temple. Ces jeunes
filles, lors de la destruction du Temple par les romains, en 70, se jetèrent
dans les flammes plutôt que de tomber entre lerus
mains. Dans la tradition apocryphe Toujours selon "Marie
de Nazareth", l'Apocalypse de Baruch, un apocryphe juif du 1er siècle, confirme la
présence dans le Temple de jeunes filles chargées de tisser le voile du Saint
des Saints. Le Protévangile de
Jacques, apocryphe chrétien du IIème siècle (§ 7), et le Pseudo-Matthieu (§
4), version latine plus tardive et amplifiée du Protévangile de Jacques,
mentionnent que Marie fût confiée au Temple à l'âge de trois ans dans la
suite du vœu formulé par ses parents en action de grâce pour sa naissance. Cependant ni le
Protévangile de Jacques, ni le Pseudo-Matthieu, ni le livre de la Nativité de
Marie, ni la Légende dorée, n'évoquent Anne la prophétesse comme
"maîtresse des novices", ce que fait Maria Valtorta et Marie
d'Agréda. Dans la tradition patristique Cette présence est
reprise par de nombreux auteurs anciens : - Saint Grégoire de Nysse (IVème siècle) situe dans sa lettre "Sur la naissance du Christ" la
présence des jeunes filles "entre
le temple et le voile". - Saint Jean
Damascène (VIIème siècle) dans la "Première
homélie pour la nativité de la Vierge Marie" cite la jeune
Marie, dans sa "troisième année",
présentée au Temple par ses parents "pour
qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu". - Pour sa part Baronius, dans "Instructions... sur les principales fêtes de l'Église par un
directeur de séminaire" (Paris, Lecoffre,
1850, tome 3, page 360), citerait à l'appui de la thèse, d'autres auteurs :
saint Épiphane (IVème siècle), saint Germain de Constantinople (début du
VIIIème siècle), saint André de Crète (début du VIIIème siècle), saint
Georges de Nicomédie (IXème siècle) et "plusieurs autres écrivains grecs". - Parmi ceux-là, on
peut compter Maxime
le confesseur (580-662) qui dans sa "Vie de la Vierge",
mentionne Marie, confiée à trois ans au Temple, par ses parents. Dans l'Église catholique La fête de la Présentation
de Marie au Temple est attestée à Constantinople dès le 8ème siècle. Elle est
passée en Occident en 1372 sur l'initiative du Pape Grégoire XI. On la
commémore le 21 novembre. Saint Alphonse
de Liguori
(1676-1787), Docteur de l'Église, fait référence dans son ouvrage fondateur
de sa théologie mariale "Les Gloires de Marie" (1748), à la
vision de Sainte Élisabeth de Schönau (1129-1164) et à
celle de Sainte
Brigitte de Suède (1303-1373) selon lesquelles la Vierge Marie aurait bien
été élevée au Temple. Il semble qu'à partir
de ce moment, on parle de la présentation de Marie au Temple de la même façon
qu'on parle Jésus présenté au Temple, en référence au rituel de purification
de sa mère, comme dit plus haut Autres témoignages André Lefèvre écrit
dans "Les merveilles de l'architecture" – éd. Hachette, Paris 1884,
page 36 [4] : "La partie centrale du Temple, destinée au
grand pontife et aux sacrificateurs, longue de soixante coudées sur vingt,
présentait trois étages superposés, environnés de galeries et de cellules,
que peuplaient, non seulement des lévites, mais encore des prêtresses et des
danseuses sacrées". Le terme "prêtresses", qu'il emploie,
peut être traduit par celui de "religieuses", plus contemporain,
mais sa mention de danseuses sacrées surprend. André Lefèvre (1834 – 1904) ne
mentionne pas ses sources dans l'ouvrage de vulgarisation cité, mais on peut
accorder un certain crédit au témoignage de cet anthropologue, spécialiste de
l'architecture, qui écrivit sur des photographies de Henry Cammas "La vallée du Nil" (Hachette, 1862) et
ce d'autant plus que le reste des ouvrages de cet auteur, laisse supposer
qu'il était plus admiratif du siècle des lumières que de la tradition
chrétienne. Retour à l'index des scènes
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[1] Marie d'Agréda et Anne-Catherine Emmerich,
notamment
[3] Traduction de la Bible Osty
ainsi que les citations suivantes.
[4] Les éditions précédentes (page 35) ne contiennent
pas ces précisions.