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"L'Évangile tel
qu'il m'a été révélé" |
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groupes de personnages Les évangélistes Matthieu
– Marc – Luc – Jean – Autres sources |
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Que peut-on dire sur la genèse
des quatre Évangiles à la lecture de Maria Valtorta ? Deux évangélistes, Matthieu et
Jean, sont des témoins directs, deux sont des témoins indirects, Marc et Luc. Nous vous faisons part,
ci-dessous, de nos observations notées au fil de nos lectures, ainsi qu'une
sélection de textes de références. Maria-valtorta.org
Dans les autres ouvrages de
Maria Valtorta Cahiers
de 1943 Voir le sommaire des
"Cahiers" => Catéchèse du 28 juin Je vais maintenant t’expliquer deux points de
l’Évangile, l’un de Matthieu et l’autre de Luc. En réalité, il s’agit d’une
seule parabole, mais exprimée avec quelques différences. Il ne faut pas
s’étonner qu’on trouve de telles différences chez mes évangélistes.
Lorsqu’ils écrivaient ces pages, c'étaient encore des hommes, déjà élus mais
pas encore glorifiés. Ils pouvaient donc commettre des bévues, faire des
erreurs, de forme et non de substance. Il n’y a que dans la gloire de Dieu qu’on
ne se trompe plus. Mais pour l’atteindre, ils devaient encore beaucoup lutter
et souffrir. Un seul des évangélistes rapporte ce que je dis
avec une exactitude phonographique. Mais c’était le pur et l’amoureux …. Cahiers
de 1945 à 1950 Voir le sommaire des "Cahiers" => Catéchèse du 30 septembre
1947 (pages 417 et 418) Deux évangélistes seulement étaient des
apôtres. Si on les observe de près, ce sont les évangiles qui me reflètent le
mieux ; en effet, si le style de Luc est
meilleur; son évangile peut être qualifié d’évangile de ma Mère et de mon
enfance — dont il rapporte en long et en large des détails que d’autres ne
relatent pas — plutôt que d’évangile de ma vie publique, car il se fait
davantage l’écho des autres qu’il n’apporte une lumière neuve comme le fait Jean, le parfait
évangéliste de la Lumière, qui est le Christ Homme-Dieu. Les évangélistes
rapportent des versions de mes paroles très réduites, jusqu’à en être
squelettiques : une allusion plus qu’une version. Cela les prive du style
littéraire que je leur avais donné. Catéchèse
du 15 août 1949 (page 526) "Ma
Mère est la seule à avoir tout su de moi, aussi bien durant mes années de
Fils à Nazareth que lorsque j'étais le Maître et le Rédempteur, puis le
Ressuscité glorieux [...] Les évangélistes et
les apôtres connurent partiellement telle ou telle partie de ma vie. Mais ils
ne surent pas grand-chose — presque rien — de ma Mère. Dictées
de septembre à novembre 1950 (page 563) Par
pitié pour ces pauvres hommes emportés par la tourmente (des derniers temps)
de sang, de feu, de persécution, de mort, l’infinie Miséricorde fera
resplendir sur cette mer de sang et d’horreur l’Étoile pure du matin, Marie,
qui sera l’annonciatrice de la dernière venue du Christ. Il s’ensuit que les
nouveaux évangélisateurs enseigneront l’Evangile de Marie, en vérité trop
laissée dans l’ombre par les évangélistes, les
apôtres et tous les disciples, alors qu’une connaissance plus vaste d’elle
aurait servi d’enseignement à bien des gens, évitant ainsi de nombreuses
chutes. Elle est en effet corrédemptice et joue le rôle de maître: un maître
de vie pur, fidèle, prudent, compatissant et pieux, chez elle comme parmi les
hommes de son temps. Elle n’a cessé d’enseigner au cours des siècles et elle
est digne d’être d’autant mieux connue que le monde s’enfonce dans la boue et
les ténèbres, afin d’être plus imitée pour ramener le monde vers ce qui en
est dégagé. Commentaires sur l'Apocalypse (pages 610 à 619) (Commentaires d'Apocalypse 4, 5-9) Si les anciens prophètes ne virent que l’Homme-Dieu,
quelques autres virent l’Homme-Dieu porté sur son trône par ses principaux
confesseurs, les quatre évangélistes, dont l’aspect symbolisait leur nature
spirituelle: Matthieu, l’homme, entièrement homme par le passé et homme
pour décrire le Fils de l’Homme; Marc, le lion, par son annonce du Christ aux païens
plus encore que par sa description du temps du Christ par son évangile, dans
lequel pourtant, en lion, il préféra faire ressortir la figure du divin
Thaumaturge plutôt que celle de l’Homme-Dieu comme Matthieu l’avait fait. Et cela dans le but de stupéfier et
de conquérir les païens, toujours séduits par ce qui tenait du prodige. Autres sources Bible Osty : présentation des quatre Évangiles De très bonne heure, des fragments plus ou moins
importants de la catéchèse de Pierre ont été mis par écrit en araméen, puis
en grec. Ensuite ont paru les premiers essais évangéliques auxquels saint Luc
fait allusion dans son Prologue ([1]).
Enfin, soucieux de préserver dans sa pureté le message apostolique et
répondant au désir des diverses communautés chrétiennes, saint Matthieu, saint
Marc et saint Luc ont, entre 50 et 80, rédigé leur évangile. L'ÉVANGILE
SELON SAINT MATTHIEU Saint Matthieu, de publicain devenu Apôtre, a
écrit son évangile sûrement avant 60, peut-être même aux environs de l'an 50,
pour des Juifs convertis de Palestine. Bien que témoin oculaire, il a utilisé
la catéchèse hiérosolymitaine de Pierre, tellement elle faisait autorité. Il
y a joint ses propres souvenirs ainsi que les renseignements écrits ou oraux,
ayant surtout trait aux paroles de Jésus, qu'il a pu recueillir dans les
communautés de Palestine. Matthieu a écrit en araméen, mais son évangile a
été interprété en grec sur la base du texte de Marc entre 70 et 80, et c'est
le seul texte que nous possédons. L'ÉVANGILE
SELON SAINT MARC Saint Marc était, comme saint Matthieu, d'origine
juive. Nous savons que sa mère possédait à Jérusalem une maison où Pierre,
miraculeusement délivré de prison, vint se réfugier (Actes 12,12-16).
Compagnon de Paul lors de son premier grand voyage apostolique, il redevint
son collaborateur après une brouille passagère. Mais il paraît surtout avoir
été dans la mouvance de Pierre, qui l'appelle "son fils" (1Pierre
5,13), peut-être parce qu'il l'a converti et baptisé. C'est à lui que les
chrétiens de Rome, issus pour la plupart du paganisme, ont demandé de mettre
par écrit la catéchèse de Pierre. Saint Marc a rédigé son évangile en grec
aux environs de l'an 65. L'ÉVANGILE
SELON SAINT LUC Saint Luc, le "Cher médecin" (Col 4,14)
et l'ami de Paul, qu'il a accompagné lors de son dernier voyage missionnaire
et surtout pendant la captivité de Césarée et la traversée de Césarée à Rome,
a rédigé son évangile après les deux autres synoptiques. Né a Antioche et de
culture hellénique, il s'est proposé de faire entrer le christianisme dans la
littérature et dans l'histoire. Il a écrit probablement vers 80, peut-être à
Rome, pour des païens convertis. L'ÉVANGILE
SELON SAINT JEAN Le quatrième évangile constitue une unité
absolument indépendante. Saint Jean ne s'est pas cru lié par le type
de catéchèse inauguré par saint Pierre. Apôtre et témoin oculaire, il a usé
de sa liberté. Il a rompu avec le plan quadripartite, et l'on verra, dans
l'introduction particulière consacrée à cet évangile, les différences
chronologiques, narratives et spirituelles qui caractérisent cette œuvre par
rapport aux synoptiques. L'évangile selon saint Jean a été écrit vers la fin
du premier siècle. Mgr
René Laurentin – Extraits des "Vies révélées de Marie" (à paraître
mars 2011 aux Presses de la Renaissance) Il est normal qu'en
matière de foi et même de révélation, il y ait des différences. C'est le cas
de l'Évangile même. Il est Parole de Dieu pour l'Église. C'est donc Dieu qui
en est l'auteur irrécusable, mais il n'en est pas moins l'œuvre d'un écrivain
humain, instrument de Dieu, qui garde sa liberté, sa personnalité, son
caractère, son instruction propre, ses tendances, ses qualités ou déficiences
stylistiques, car il est un instrument vivant et non une plume ou un crayon.
Il est l'auteur humain, donc libre. Et Dieu s'en est servi de l'intérieur
pour donner forme à sa Parole. Il s'agit moins d'une interaction que d'une
coaction, car le Créateur est cause interne et conjointe de tout le reste. Au niveau naturel,
comme au niveau surnaturel, en toute action humaine, tout est de Dieu, cause
première et tout est bien de l'homme, cause seconde, dont Dieu crée
l’authentique liberté. Ce point est,
philosophiquement et théologiquement, essentiel. Les quatre évangiles
sont on ne peut plus différents pour le choix des épisodes : 111 péricopes ([2])
sur 373 sont propres à un seul Évangile (4 chez Marc, 30 chez Matthieu, 36
chez Luc, 41 chez Jean), les 262 autres étant communes tantôt à 3, tantôt à
deux évangélistes ([3]).
Les deux Évangiles de l'enfance (Matthieu 1 – 2 et Luc 1 – 2) n'ont pas un
seul épisode en commun : pas même la naissance de Jésus que Matthieu ne
raconte pas même en résumé. Il dit seulement, au passé : "Jésus ayant
été engendré à Bethléem, des mages vinrent" (Matthieu 2,1). Il dit engendré,
et non pas né. Beaucoup d'exégètes
partent de leurs "contradictions", mais il n'y en a aucunes - ni
historiquement, ni théologiquement - et remarquable est l’accord de leurs à
ces deux niveaux, ce qu'établissent précisément "La vie authentique de
Jésus", et "Les Évangiles de Noël" : concordantia discordantiumnotait-on déjà au Moyen-âge. Mieux connaître : À venir. Retour
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[1]
"Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements
accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le
début témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole, il m’a paru
bon, à moi aussi, après m’être soigneusement informé de tout à partir des
origines, d’en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable
Théophile". (Luc 1,1-3)
[2] Une
péricope désigne un extrait formant une unité littéraire ou une pensée
cohérente, généralement dans un texte sacré.
[3] Cf.
"Vie authentique de Jésus", René Laurentin, Fayard 1996, page 32.