"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Décret
Ad Gentes
sur l'activité missionnaire de l'Église


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Chapitre 4 - Les missionnaires

23. La vocation missionnaire

Bien qu'à tout disciple du Christ incombe pour sa part la charge de répandre la foi (1), le Christ Seigneur appelle toujours parmi ses disciples ceux qu'il veut pour qu'ils soient avec lui et pour les envoyer prêcher aux peuples païens (cf. Me 3, 13 s.). Aussi par l'Esprit-Saint, qui partage comme il lui plaît les charismes pour le bien de l'Église (1 Cor. 12, 11), inspire-t-il la vocation missionnaire dans le coeur d'individus et suscite-t-il en même temps dans l'Église des Instituts (2) qui se chargent comme d'un office propre de la mission d'évangélisation qui appartient à toute l'Église. 

Ils sont, en effet, marqués d'une vocation spéciale ceux qui -- doués d'un caractère naturel adapté, aptes en raison de leurs qualités et de leur intelligence -- sont prêts à assumer (3) l'oeuvre missionnaire, qu'ils soient autochtones ou étrangers: prêtres, religieux, laïcs. Envoyés par l'autorité légitime, ils partent dans la foi et l'obéissance vers ceux qui sont loin du Christ, mis à part pour l'oeuvre en vue de laquelle ils ont été choisis (cf. Act. 13, 2) comme ministres de l'Évangile "pour que l'offrande des païens soit agréée, étant sanctifiée par l'Esprit-Saint" (Rom. 15, 16). 

24. La spiritualité missionnaire

Mais au vrai Dieu qui l'appelle, l'homme doit répondre d'une manière telle que, sans consulter la chair ni le sang (cf. Gal. 1, 16), il s'attache tout entier à l'oeuvre de l'Évangile. Mais cette réponse ne peut être donnée qu'à l'invitation et avec la force de l'Esprit-Saint. L'envoyé entre en effet dans la vie et la mission de Celui qui "s'est anéanti en prenant la forme d'esclave" (Phil. 2, 7). Il doit donc être prêt à se maintenir pour la vie dans sa vocation, à renoncer à lui-même et à tout ce qu'il a possédé jusque-là et à se faire tout à tous (1 Cor. 9, 22). 

Annonçant l'Évangile parmi les peuples païens, il doit faire connaître avec confiance le mystère du Christ, dont il est l'ambassadeur, de telle manière qu'en Lui il ait l'audace de parler comme il le faut (cf. Eph. 6, 19 s.; Act. 4, 31), sans rougir du scandale de la croix. Suivant les traces de son Maître qui est doux et humble de coeur, il doit montrer que son joug est suave et son fardeau léger (Mt. I 1, 29 s.). Par une vie véritablement évangélique (4), par une grande constance, par la longanimité, par la douceur, par une charité sans feinte (cf. 2 Cor. 6, 4 s.), il doit rendre témoignage à son Seigneur et même, si c'est nécessaire, jusqu'à l'effusion du sang. Il obtiendra de Dieu courage et force pour reconnaître que, dans les multiples tribulations et la très profonde pauvreté qu'il expérimente, se trouve une abondance de joie (cf. 2 Cor. 8, 2). Il doit être persuadé que l'obéissance est la vertu particulière du ministre du Christ, qui a racheté le genre humain par son obéissance. 

Les prédicateurs de l'Évangile doivent se garder de négliger la grâce qui est en eux; ils doivent se renouveler de jour en jour par une transformation spirituelle (cf. 1 Tim. 4, 14; Eph. 4, 23; 2 Cor. 4,16). Les Ordinaires et les Supérieurs devront à époques fixes, réunir les missionnaires pour qu'ils soient fortifiés dans l'espérance de leur vocation et renouvelés dans leur ministère apostolique; des maisons adaptées pourront même être organisées dans ce but. 

25. Formation spirituelle et morale

Le futur missionnaire doit être préparé à une si noble tâche par une formation spirituelle et morale spéciale (5). Il doit être prompt à prendre des initiatives, avoir de la constance pour mener à bout ses oeuvres, persévérant dans les difficultés; il doit supporter patiemment, courageusement, la solitude, la fatigue, le travail stérile. Il ira au-devant des hommes franchement, le coeur largement ouvert; il entreprendra de bon coeur les tâches qui lui auront été confiées; il s'adaptera généreusement aux moeurs étrangères des peuples, aux situations changeantes; en plein accord avec eux, avec une charité réciproque, il apportera son travail et son aide à ses frères et à tous ceux qui se consacrent à la même besogne, en sorte qu'ils soient, à l'imitation de la communauté apostolique, un seul coeur et une seule âme (cf. Act. 2, 42; 4, 32). 

Déjà pendant le temps de la formation, ces dispositions d'âme doivent être mises en oeuvre, cultivées, élevées et nourries par la vie spirituelle. 

Pénétré d'une foi vive et d'une espérance inébranlable, le missionnaire doit être un homme de prière; il doit être enflammé d'un esprit de force, d'amour, de maîtrise de soi (cf. 2 Tim. 1, 7); il doit apprendre à se suffire en toute occasion (cf. Phil. 4, 11); par l'esprit de sacrifice, il doit porter en lui l'état de mort de Jésus, afin que la vie de Jésus opère en ceux à qui il est envoyé (cf. 2 Cor. 4, 10 s.); par zèle des âmes, il doit de tout coeur tout dépenser et, en outre, se dépenser lui-même pour les âmes (cf. 2 Cor. 12, 15 s.), au point que "par l'exercice quotidien de sa tâche, il grandisse dans l'amour de Dieu et du prochain" (6). C'est ainsi que, obéissant à la volonté du Père avec le Christ, il continuera la mission du Christ sous l'autorité hiérarchique de l'Église, et collaborera au mystère du salut. 

26.  Formation doctrinale et apostolique

Ceux qui seront envoyés vers les divers peuples païens doivent être, comme de bons ministres du Christ, nourris " des enseignements de la foi et de la bonne doctrine " (I Tim. 4, 6), qu'ils puiseront avant tout dans les Saintes Écritures, approfondissant le mystère du Christ dont ils seront les hérauts et les témoins. 

C'est pourquoi tous les missionnaires -- prêtres, frères, soeurs, laïcs -- doivent être préparés et formés chacun selon sa situation, afin de n'être pas trouvés inférieurs aux exigences de leur future tâche (7). Dès le début déjà, leur formation doctrinale doit être organisée de telle manière qu'elle embrasse l'universalité de l'Église et la diversité des nations. Cela vaut pour toutes les disciplines par lesquelles ils sont préparés à s'acquitter de leur ministère, et pour les autres sciences dont ils seront utilement instruits, afin qu'ils aient une connaissance générale des peuples, des cultures, des religions, tournée non seulement vers le passé, mais aussi vers le présent. Quiconque en effet doit aborder un autre peuple doit faire grand cas de son patrimoine, de ses langues, de ses moeurs. Il est donc absolument nécessaire au futur missionnaire de s'adonner aux études missiologiques, c'est-à-dire de connaître la doctrine et les règles de l'Église sur l'activité missionnaire, de savoir quels chemins les messagers de l'Évangile ont parcourus au cours des siècles, ainsi que la situation actuelle des missions, en même temps que les méthodes jugées actuellement plus efficaces (8). 

Bien que cette formation complète doive être pénétrée de sollicitude pastorale, une formation apostolique particulière, bien ordonnée, doit être proposée, tant par des cours que par des exercices pratiques (9).

Le plus grand nombre possible de frères et de soeurs doivent être instruits convenablement de l'art de la catéchèse, y être préparés, afin de pouvoir collaborer davantage encore à l'apostolat. Même ceux qui assument pour une période seulement un rôle dans l'activité missionnaire, il est nécessaire qu'ils acquièrent formation en rapport avec leur situation. 

Ces diverses sortes de préparation doivent être complétées dans les pays auxquels ils sont envoyés, de sorte que les missionnaires connaissent de manière plus étendue l'histoire, les structures sociales, les coutumes des peuples, qu'ils approfondissent l'ordre moral, les préceptes religieux ainsi que les idées intimes qu'ils ont selon leurs traditions sacrées sur Dieu, le monde et l'homme (10). Ils doivent apprendre les langues jusqu'à pouvoir les utiliser aisément correctement, et trouver ainsi un accès plus facile à l'esprit et au coeur des hommes (11). En outre, ils doivent être initiés aux besoins pastoraux particuliers du pays. 

Quelques-uns des missionnaires devront être préparés d'une manière plus approfondie auprès des Instituts Missiologiques ou d'autres Facultés ou Universités, afin de pouvoir s'acquitter plus efficacement de fonctions spéciales (12), et rendre service, par leur science, aux autres missionnaires dans l'exercice de leur activité missionnaire qui, de nos jours, surtout, présente tant de difficultés et qui est si nécessaire. Il est, en outre, tout a fait souhaitable que les Conférences Épiscopales régionales aient à leur disposition un bon nombre de compétences de ce genre, et qu'elles usent avec fruit de leur science et de leur expérience dans les difficultés que rencontre leur tache. On ne doit pas non plus manquer d'hommes qui sachent utiliser les instruments techniques et les moyens de communication sociale, dont tous doivent apprécier hautement l'importance. 

27. Les Instituts qui travaillent dans les missions

Tout cela, nécessaire pourtant de façon absolue à quiconque est envoyé aux païens, peut à peine être vraiment réalisé par des individus. L'oeuvre missionnaire elle-même, au témoignage de l'expérience, ne pouvant non plus être accomplie par des isolés, une vocation commune a rassemblé des personnes en des Instituts dans lesquels, en mettant en commun leurs forces, elles pourront recevoir une formation adaptée et s'acquitter de cette oeuvre au nom de l'Église et selon la volonté de l'autorité hiérarchique. Depuis de nombreux siècles, ces Instituts ont porté le poids du jour et de la chaleur, soit qu'ils se dévouent totalement au labeur missionnaire, soit que cette activité absorbe une partie seulement de leurs efforts. Souvent, d'immenses territoires leur ont été confiés par le Saint-Siège pour être évangélisés; ils y ont rassemblé pour Dieu un nouveau peuple, une Église locale qui adhère à ses propres pasteurs. Les Églises qu'ils ont fondées par leurs sueurs, bien plus encore par leur sang, ils seront à leur service par leur zèle et leur expérience en une collaboration fraternelle, ou en prenant la charge des âmes ou en s'acquittant de fonctions spéciales en vue du bien commun. 

Parfois, pour toute l'étendue d'une région, ils assumeront certaines tâches plus urgentes, par exemple l'évangélisation de groupes humains ou de peuples qui n'auraient pas encore, pour diverses raisons, reçu le message évangélique, ou qui jusqu'ici lui ont résisté (13). Si besoin est, ils doivent être prêts à former et à aider de leur expérience ceux qui se consacrent pour un temps à l'activité missionnaire. Pour ces raisons, et du fait qu'il existe encore des peuples nombreux qu'il faut amener au Christ. les Instituts demeurent absolument nécessaires. 

Chapitre 5 - L'organisation de l'activité missionnaire

28. Introduction

Les chrétiens, puisqu'ils ont des charismes différents (cf. Rom. 12, 6), doivent collaborer à l'Évangile chacun selon ses possibilités, ses moyens, son charisme et son ministère (cf. 1 Cor. 3, I0); tous par conséquent, ceux qui sèment et ceux qui moissonnent (cf. Jn 4, 37), ceux qui plantent et ceux qui arrosent, il faut qu'ils soient un (cf. 1 Cor. 3, 8), afin que "tendant tous librement et de manière ordonnée à la même fin" (1) ils dépensent leurs forces d'un même coeur pour la construction de l'Église. C'est pourquoi les travaux des prédicateurs de l'Évangile et l'aide des autres chrétiens doivent être dirigés et liés les uns aux autres de telle manière que "tout se fasse selon l'ordre" (1 Cor. 14, 40), dans tous les domaines de l'activité et de la coopération missionnaires. 

29. Organisation générale

La charge d'annoncer l'Évangile par toute la terre étant en premier lieu l'affaire du Corps Épiscopal (2), le Synode des Évêques ou "Conseil stable d'Évêques pour l'Église universelle" (3) doit avoir parmi les affaires d'importance générale (4), un souci spécial de l'activité missionnaire, qui est une charge très importante et très sacrée de l'Église (5).

Pour toutes les Missions et pour toute l'activité missionnaire, il faut qu'il n'y ait qu'un seul Dicastère compétent, celui de "De Propaganda Fide", par qui doivent être dirigées et coordonnées par toute la terre l'oeuvre missionnaire et la coopération missionnaire: cependant, le droit des Églises Orientales demeure sauf (6). 

Bien que l'Esprit-Saint suscite de diverses manières l'esprit missionnaire dans l'Église de Dieu; bien qu'il ne soit pas rare que l'action de l'Esprit prévienne l'action de ceux à qui il appartient de gouverner la vie de l'Église, ce Dicastère doit cependant, pour sa part, promouvoir la vocation et la spiritualité missionnaires, le zèle et la prière pour les missions, et publier à leur sujet des messages authentiques et valables. C'est par lui que doivent être suscités et répartis, selon les besoins plus urgents des régions, les missionnaires. C'est par lui que doit être établi un plan rationnel d'action; de lui que doivent provenir les normes directrices et les principes adaptés en vue de l'évangélisation; par lui que doivent être données les impulsions. C'est par lui que doit être lancée et coordonnée une collecte efficace de ressources qui seront distribuées en tenant compte de la nécessité ou de l'utilité et de l'étendue des territoires, du nombre des fidèles et des infidèles, des oeuvres et des Instituts, des ministres et des missionnaires. 

En union avec le Secrétariat pour l'unité des chrétiens, il doit chercher les moyens de procurer et d'organiser la collaboration fraternelle ainsi que la bonne entente avec les initiatives missionnaires d'autres communautés chrétiennes, afin que le scandale de la division soit supprimé dans la mesure du possible. 

Aussi est-il nécessaire que ce Dicastère soit autant un instrument d'administration qu'un organe de direction dynamique, qui use de méthodes scientifiques et de moyens adaptés aux conditions de notre temps, c'est-à-dire en tenant compte de la recherche actuelle en théologie, en méthodologie, et en pastorale missionnaire. 

Dans la direction de ce Dicastère, doivent avoir une part active, avec voix délibérative, des représentants choisis de tous ceux qui collaborent à l'oeuvre missionnaire: des Évêques du monde entier, les Conférences Épiscopales entendues; des directeurs des Instituts et des Oeuvres Pontificales, selon des modes et des méthodes à établir par le Pontife Romain. Tous ces représentants, qui seront convoqués à dates fixes, doivent mener sous l'autorité du Souverain Pontife, l'organisation suprême de toute l'oeuvre missionnaire. 

Un groupe permanent d'experts consulteurs, de science ou d'expérience éprouvée, à qui il appartiendra entre autres choses de recueillir des nouvelles opportunes sur la situation locale des diverses régions et la mentalité des divers groupes d'hommes, sur les méthodes d'évangélisation à employer, et de proposer des conclusions scientifiquement fondées pour l'oeuvre et la coopération missionnaires, doit être à disposition de ce Dicastère. 

Les Instituts de religieuses, les oeuvres régionales pour les missions, les organisations de laïcs, particulièrement les organisations internationales, doivent être représentés de la manière qui conviendra. 

30. Organisation locale dans les missions

Pour que, dans l'exercice de l'oeuvre missionnaire elle-même, les buts soient atteints et les résultats obtenus, tous ceux qui travaillent à la mission doivent avoir "un seul coeur et une seule (Act. 4, 32). 

C'est le rôle de l'Évêque, comme chef et centre de l'unité l'apostolat diocésain, de promouvoir l'activité missionnaire, de diriger, de la coordonner, de telle manière pourtant que soit sauvegardée et encouragée la spontanéité de ceux qui ont une part dans cette oeuvre. Tous les missionnaires, même les religieux exempts, soumis à son pouvoir dans les diverses oeuvres qui regardent l'exercice de l'apostolat sacré (7). En vue d'une meilleure coordination, l'Évêque doit constituer, dans la mesure du possible, un Conseil pastoral, dans lequel les clercs, les religieux et les laïcs auront leur part au moyen de délégués choisis. L'Évêque doit veiller, en outre, à ce que l'activité apostolique ne soit pas limitée aux seuls convertis, mais ce qu'une part égale d'ouvriers et de subsides soit destinée à l'évangélisation des non-chrétiens. 

31. Coordination régionale

Les Conférences Épiscopales doivent traiter en plein accord des questions plus graves et des problèmes plus urgents, sans négliger cependant les différences locales (8). Pour qu'on ne dissipe pas une quantité insuffisante de personnes et de ressources; pour qu'on multiplie pas sans nécessité les initiatives, il est recommandé de fonder, en mettant en commun les forces, des oeuvres qui serviront bien de tous, comme sont les séminaires, les écoles supérieures et techniques, les centres pastoraux, catéchétiques, liturgiques, ainsi que les centres de moyens de communication sociale. Une coopération de ce genre doit être établie selon l'opportunité, même entre diverses Conférences Épiscopales. 

32. Organisation de l'activité des Instituts

Il est utile aussi de coordonner les activités menées par les Instituts ou les Associations ecclésiastiques. Tous, de quelque genre qu'ils soient, en tout ce qui regarde l'activité missionnaire elle-même, doivent obéir à l'Ordinaire du lieu. Aussi sera-t-il très utile de conduire des conventions particulières, qui régleront les rapports entre l'Ordinaire du lieu et le Supérieur de l'Institut. 

Quand un territoire a été confié à un Institut, le Supérieur ecclésiastique et l'Institut auront à coeur de tout diriger vers ce but: que la nouvelle communauté chrétienne grandisse et devienne une Église locale qui, en temps opportun, sera gouvernée par son propre Pasteur avec son clergé. 

Quand cesse le mandat sur un territoire, naît une nouvelle situation. Alors les Conférences Episcopales et les Instituts doivent établir par délibération commune les règles qui doivent diriger les rapports entre les Ordinaires des lieux et les Instituts (9). Il appartient au Saint-Siège d'esquisser les principes généraux selon lesquels les conventions régionales ou même particulières doivent être conclues. 

Bien que les Instituts soient prêts à continuer l'oeuvre commencée, en collaborant au ministère ordinaire du soin des âmes, cependant, à mesure que croîtra le clergé local, il faudra pourvoir à ce que les Instituts, dans la mesure compatible avec leur but, demeurent fidèles au diocèse lui-même, en y assumant généreusement des oeuvres spéciales ou quelque région. 

33. Coordination entre les Instituts

Il faut que les Instituts qui dans le même territoire s'appliquent à l'activité missionnaire, trouvent les voies et les modes selon lesquels leurs oeuvres seront coordonnées. C'est pourquoi sont de très grande utilité les Conférences de Religieux et les Unions de Religieuses, dans lesquelles tous les Instituts d'une même nation ou d'une même région ont leur part. Ces Conférences doivent rechercher ce qui peut être fait en mettant en commun les efforts; elles doivent entretenir d'étroites relations avec les Conférences Épiscopales. 

Tout cela, il convient de l'étendre pour une raison semblable la collaboration des Instituts missionnaires dans les pays dont ils sont originaires, en sorte que les questions et les initiatives communes puissent être résolues plus facilement et à moindres frais, comme la formation doctrinale des futurs missionnaires, les cours pour les missionnaires, les rapports à envoyer aux autorités publiques ou aux organes internationaux et supranationaux. 

34. Coordination entre les Instituts scientifiques

L'exercice régulier et ordonné de l'activité missionnaire exigeant que les ouvriers évangéliques soient préparés scientifiquement à leur mission, particulièrement au dialogue avec les religions et les cultures non chrétiennes, et que dans l'exécution elle-même ils soient aidés efficacement, on désire que, en faveur des missions, collaborent fraternellement et généreusement entre eux les divers Instituts scientifiques qui cultivent la missiologie et d'autres disciplines ou arts utiles aux missions, comme l'ethnologie et la linguistique, l'histoire et la science des religions, la sociologie, les arts pastoraux, et autres choses semblables. 

Chapitre 6 - La coopération

35. Introduction

L'Église étant tout entière missionnaire, et l'oeuvre de l'évangélisation étant le devoir fondamental du Peuple de Dieu, le Saint Concile invite tous les chrétiens à une profonde rénovation intérieure, afin qu'ayant une conscience vive de leur propre responsabilité dans la diffusion de l'Évangile, ils assument leur part dans l'oeuvre missionnaire auprès des païens. 

36. Devoir missionnaire du Peuple de Dieu tout entier

Comme membres du Christ vivant, auquel ils ont été incorporés et configurés par le Baptême ainsi que par la Confirmation et l'Eucharistie, tous les fidèles sont tenus de coopérer à l'expansion et au développement de Son Corps, pour l'amener le plus, vite possible à sa plénitude (Eph. 4, 13). 

C'est pourquoi tous les fils de l'Église doivent avoir une vive conscience de leur responsabilité à l'égard du monde, nourrir en eux un esprit véritablement catholique et dépenser leurs forces pour l'oeuvre de l'évangélisation. Cependant, que tous le sachent, leur premier et leur plus important devoir pour la diffusion de la foi, c'est de vivre profondément leur vie chrétienne. Car leur ferveur au service de Dieu, leur charité à l'égard des autres apporteront un nouveau souffle spirituel à l'Église tout entière, qui apparaîtra comme un signal levé pour les nations (cf. Is. 11, 12), " la lumière du monde " (Mt. 5, 14), et " le sel de la terre " (Mt. 5, 13). Ce témoignage de la vie obtiendra plus facilement son effet s'il est donné conjointement avec d'autres groupements chrétiens, selon les prescriptions du Décret sur l'Oecuménisme (1). 

Cet esprit renouvelé mènera à offrir spontanément à Dieu des prières et des oeuvres de pénitence pour qu'Il féconde de sa grâce l'oeuvre des missionnaires; il amènera l'éclosion de vocations missionnaires, et l'afflux des ressources dont les missions ont besoin.

37. Devoir missionnaire des communautés chrétiennes

Puisque le Peuple de Dieu vit dans des communautés, diocésaines et paroissiales surtout, et que c'est dans ces communautés que d'une certaine manière il se montre visible, c'est aussi aux communautés qu'il appartient de rendre témoignage au Christ devant les nations. 

La grâce du renouvellement ne peut croître dans les communautés à moins que chacune d'entre elles n'étende le rayon de sa charité jusqu'aux extrémités de la terre, et qu'elle n'ait, pour ceux qui sont loin, une sollicitude semblable à celle qu'elle a pour propres membres. 

C'est ainsi que la communauté tout entière prie, coopère, exerce une activité parmi les peuples païens, par l'intermédiaire de ses que Dieu choisit pour cette fonction si magnifique. 

Il sera très utile, pourvu qu'on ne laisse pas de côté l'oeuvre missionnaire universelle, de garder contact avec les missionnaires sortis de la communauté elle-même, ou avec une paroisse ou un diocèse des missions, afin que devienne visible la communion entre les communautés, et que cela tourne à l'édification mutuelle. 

38. Devoir missionnaire des Évêques

Tous les Évêques, en tant que membres du Corps Épiscopal qui succède au Collège des Apôtres, ont été consacrés non seulement pour un diocèse, mais pour le salut du monde entier. Le commandement du Christ de prêcher l'Évangile à toute créature (Mc 16, 15) les atteint premièrement et directement, avec Pierre et en dépendance de Pierre. De là naissent cette communion et coopération des Églises aujourd'hui si nécessaires pour continuer l'oeuvre de l'évangélisation. En vertu de cette communion, chacune des Églises porte la sollicitude de toutes les autres; les Églises se font connaître réciproquement leurs propres besoins; elles se communiquent mutuellement leurs biens, puisque l'extension du Corps du Christ est la fonction du Collège Épiscopal tout entier (2). 

Dans son diocèse, avec lequel il ne fait qu'un, l'Évêque, quand il anime, fait avancer, dirige l'oeuvre missionnaire, rend présents et pour ainsi dire visibles l'esprit et l'ardeur missionnaires du Peuple de Dieu, en sorte que le diocèse tout entier devient missionnaire. 

Il appartiendra à l'Évêque de faire lever dans son peuple, surtout parmi les infirmes et les affligés, des âmes qui offrent à Dieu, de tout leur coeur, pour l'évangélisation du monde, prières et oeuvres de pénitence; d'encourager volontiers des vocations de jeunes et de clercs pour les Instituts missionnaires, et d'accepter avec reconnaissance que Dieu en choisisse quelques-uns qui entreront dans l'activité missionnaire de l'Église; d'exhorter et d'aider les Congrégations diocésaines à assumer leur part propre dans les missions; de promouvoir auprès de les fidèles les oeuvres des Instituts missionnaires, mais particulièrement les oeuvres pontificales missionnaires. Car c'est à ces oeuvres qu'à bon droit doit être attribuée la première place, puisqu'elles ont des moyens pour pénétrer les catholiques, dès leur enfance, d'un esprit vraiment universel et missionnaire, et pour provoquer une collecte efficace des subsides au profit de toutes les missions selon les besoins de chacune (3). 

Puisque de jour en jour augmente le besoin d'ouvriers dans la vigne du Seigneur, et que des prêtres diocésains désirent avoir eux aussi un rôle toujours plus grand dans l'évangélisation du monde, le Saint Concile souhaite virement que les Évêques, réfléchissant à la très grave pénurie de prêtres qui empêche l'évangélisation de nombreuses régions, envoient à des diocèses manquant de clergé quelques-uns de leurs meilleurs prêtres qui se proposent pour l'oeuvre missionnaire, et leur fassent donner la préparation nécessaire; ces prêtres y accompliront en esprit de service, au moins pour une période, le ministère des missions (4). 

Pour que l'activité missionnaire des Évêques puisse s'exercer pire efficacement au profit de l'Église tout entière, il est utile que les Conférences Épiscopales règlent les affaires qui ont trait à la coopération ordonnée de leur propre région.

Dans leurs Conférences, que les Évêques traitent: des prêtres du clergé diocésain à consacrer à l'évangélisation des nations; de la somme déterminée, proportionnée à ses propres revenus, que chaque diocèse est tenu de donner chaque année pour l'oeuvre des missions (5) de la direction et de l'organisation des modes et des moyens qui viennent directement en aide aux missions; de l'aide à apporter aux Instituts missionnaires et aux séminaires du clergé diocésain pour les missions, et, si besoin est, de leur fondation; de l'encouragement à donner à des liens plus étroits entre ces Instituts et les diocèses. 

Il appartient de même aux Conférences épiscopales d'établir " de promouvoir les oeuvres qui permettent de recevoir fraternellement et d'entourer d'un soin pastoral convenable, ceux qui pour cause de travail et d'étude quittent les territoires de mission pour vivre t l'étranger. C'est par ces immigrants que les peuples éloignés deviennent proches d'une certaine manière, et qu'aux communautés qui sont chrétiennes de longue date est offerte une excellente occasion d'entreprendre le dialogue avec les nations qui n'ont pas encore entendu l'Évangile, et de leur montrer, dans le service d'amour et d'aide dont ils s'acquittent, l'authentique visage du Christ (6). 

39. Devoir missionnaire des prêtres

Les prêtres représentent le Christ et sont les collaborateurs de l'Ordre épiscopal dans la triple fonction sacrée qui, de sa nature, trait à la mission de l'Église (7). Ils doivent donc comprendre à fond que leur vie a été consacrée aussi au service des missions. Puisque par leur ministère propre -- qui consiste principalement dans l'Eucharistie, laquelle donne à l'Église sa perfection -- ils sont en communion avec le Christ Tête et amènent d'autres êtres à cette communion, ils ne peuvent pas ne pas sentir combien il manque encore à plénitude du Corps, et par conséquent tout ce qu'il faudrait faire pour qu'il s'accroisse de jour en jour. Ils ordonneront donc leur sollicitude pastorale de manière qu'elle soit utile à l'expansion l'Évangile chez les non-chrétiens. 

Dans leur charge pastorale, les prêtres stimuleront et entretiendront parmi les fidèles le zèle pour l'évangélisation du monde, en les instruisant par la catéchèse et la prédication de la mission qu'a l'Église d'annoncer le Christ aux païens; en enseignant aux familles chrétiennes la nécessité et l'honneur de cultiver des vocations missionnaires parmi leurs propres fils et filles; en encourageant chez les jeunes des écoles et des associations catholiques la ferveur missionnaire, en sorte que de futurs prédicateurs de l'Évangile sortent de chez eux. Ils doivent apprendre aux fidèles à prier pour les missions; ne pas rougir de leur demander des aumônes pour les missions, devenus comme des mendiants pour le Christ et le salut des âmes (8). 

Les professeurs des séminaires et des universités enseigneront aux jeunes la véritable situation du monde et de l'Église, pour que la nécessité d'une évangélisation plus poussée des non-chrétiens ressorte mieux à leurs yeux et nourrisse leur zèle. Dans l'enseignement des disciplines dogmatiques, bibliques, morales et historiques, ils devront mettre en lumière les aspects missionnaires qui y sont contenus, afin que de cette manière la conscience missionnaire soit formée chez les futurs prêtres. 

40. Devoir missionnaire des Instituts de perfection

Les Instituts religieux, de vie contemplative et active, ont eu jusqu'ici et ont une très grande part dans l'évangélisation du monde. Leurs mérites, le Saint Concile les reconnaît de grand coeur, et rend grâces à Dieu pour tant de sacrifices acceptés pour la gloire de Dieu et le service des âmes; il les exhorte à persévérer sans défaillance dans l'oeuvre commencée, puisqu'ils savent que la vertu de charité, qu'ils sont tenus de pratiquer de façon plus parfaite du fait de leur vocation, les pousse et les oblige à un esprit et à un travail vraiment catholiques (9). 

Les Instituts de vie contemplative, par leurs prières, leurs oeuvres de pénitence, leurs épreuves, ont une très grande importance dans la conversion des âmes, puisque c'est Dieu qui envoie à notre prière des ouvriers dans sa moisson (cf. Mt. 9, 38), ouvre les coeurs des non-chrétiens pour qu'ils écoutent l'Évangile (cf. Act. 16, 14), et féconde dans leurs coeurs la parole du salut (cf. 1 Cor. 3, 7). Bien plus, ces Instituts sont invités à fonder des maisons dans les territoires des missions, comme un certain nombre l'ont fait déjà, afin que, y menant leur vie d'une manière adaptée aux traditions authentiquement religieuses des peuples, ils rendent parmi les non-chrétiens un magnifique témoignage de la majesté et de la charité de Dieu, et de l'union dans le Christ. 

Les Instituts de vie active, qu'ils poursuivent ou non une fin strictement missionnaire, doivent se poser sincèrement devant Dieu la question de savoir s'ils peuvent étendre leur activité en vue de l'expansion du Règne de Dieu parmi les païens; s'ils peuvent laisser à d'autres certains ministères, de façon à dépenser leurs forces pour missions; s'ils peuvent entreprendre une activité dans les missions en adaptant, si c'est nécessaire, leurs Constitutions, mais cependant selon l'esprit du Fondateur; si leurs membres prennent part selon leurs forces à l'activité missionnaire; si leur façon habituelle de vivre est un témoignage de l'Évangile, vraiment adapté au caractère et la situation du peuple. 

Puisque, sous l'inspiration du Saint-Esprit, s'accroissent de jour en jour dans l'Église les Instituts séculiers, leur aide, sous l'autorité de l'Évêque, peut être fructueuse dans les missions à des titres multiples, comme signe d'un don plénier à l'évangélisation du monde. 

41. Devoir missionnaire des laïcs

Les laïcs coopèrent à l'oeuvre d'évangélisation de l'Église et participent à titre de témoins, et en même temps d'instruments vivants à sa mission .salvifique (10), surtout si, appelés par Dieu, ils sont pris par les Évêques pour cette oeuvre. 

Dans les terres déjà chrétiennes, les laïcs coopèrent à l'oeuvre de l'évangélisation en développant en eux-mêmes et chez les autres la connaissance et l'amour des missions, en faisant naître des vocations dans leur propre famille, dans les associations catholiques et les écoles, en offrant des subsides de toute sorte, afin que le don de la foi, qu'ils ont reçu gratuitement, puisse être aussi donné à d'autres. 

Dans les territoires des missions, les laïcs, soit étrangers, soit autochtones, doivent enseigner dans les écoles, avoir la gestion des affaires temporelles, collaborer à l'activité paroissiale et diocésaine, établir et promouvoir les diverses formes de l'apostolat des pour que les fidèles des jeunes Églises puissent assumer le plus vite possible leur propre part dans la vie de l'Église (11). 

Enfin, les laïcs doivent apporter volontiers leur coopération économico-sociale aux peuples en voie d'évolution; cette coopération est d'autant plus à louer qu'elle vise à fonder des Instituts qui atteignent les structures fondamentales de la vie sociale ou sont destinés à la formation de ceux qui ont la responsabilité de la chose publique. 

Sont dignes d'une louange spéciale les laïcs qui, dans les Universités ou les Instituts scientifiques, font avancer par leurs recherches historiques ou scientifico-religieuses la connaissance des peuples et des religions aidant les prédicateurs de l'Évangile et préparant le dialogue les non-chrétiens. 

Avec les autres chrétiens, avec les non-chrétiens, particulièrement avec les membres des associations internationales, ils doivent collaborer fraternellement, ayant toujours devant les yeux que "la construction de la cité terrestre doit être fondée sur le Seigneur et dirigée vers lui" (12). 

Pour s'acquitter de toutes ces tâches, les laïcs ont besoin d'une indispensable préparation technique et spirituelle, qui doit être donnée dans des Instituts spécialisés, pour que leur vie soit un témoignage pour le Christ parmi les non-chrétiens, selon ce mot de l'Apôtre: "Ne donnez scandale ni aux Juifs ni aux Grecs, ni à l'Église de Dieu, tout comme moi je m'efforce de plaire à tous en tout, ne cherchant pas mon propre intérêt, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés" (1 Cor. 10, 32-33). 

Conclusion

Les Pères du Concile, en union avec le Pontife Romain, sentant très profondément le devoir d'étendre partout le Règne de Dieu, saluent avec toute leur affection tous les prédicateurs de l'Évangile, ceux surtout qui pour le nom du Christ souffrent la persécution, et s'associent à leurs souffrances (13). 

Ils sont enflammés eux aussi du même amour dont le Christ a brûlé pour les hommes. Conscients que c'est Dieu qui fait que son Règne arrive sur la terre, ils répandent leurs prières avec tous les chrétiens pour que, par l'intercession de la Vierge Marie, Reine des Apôtres, les nations soient amenées le plus tôt possible à la connaissance de la vérité (1 Tim. 2, 4), et que la gloire de Dieu qui resplendit sur la face du Christ commence à luire pour tous par le Saint-Esprit (2 Cor. 4, 6). 

Rome, près Saint-Pierre, le 7 décembre 1965.



Sommaire


Avant propos

1- Principes doctrinaux

2 - L'Oeuvre missionnaire elle-même

3 - Les Églises particulières

4 - Les missionnaires

5- L'organisation de l'activité missionnaire

6 - La coopération

Conclusion

Sommaire


Avant propos

1- Principes doctrinaux

2 - L'Oeuvre missionnaire elle-même

3 - Les Églises particulières

4 - Les missionnaires

5- L'organisation de l'activité missionnaire

6 - La coopération

Conclusion

Sommaire


Avant propos

1- Principes doctrinaux

2 - L'Oeuvre missionnaire elle-même

3 - Les Églises particulières

4 - Les missionnaires

5- L'organisation de l'activité missionnaire

6 - La coopération

Conclusion

 

(4.1). Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 17 (AAS 1965, 21) [pp. 37-38]. 

(4.2). Sous le nom d'Instituts sont compris les Ordres, les Congrégations, les Instituts et les Associations qui travaillent dans les Missions.

(4.3). Cf. Pie XI, Rerum Ecclesiae, 28 fév. 1926 (AAS 1926, 69-71); Pie XII, Saeculo exeunte, 13 juin 1940 (AAS 1940, 256); Evangelii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 506). 

(4.4). Cf. Benoît XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 449-450). 

(4.5). Cf. Benoît XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 448-449); Pie XII, Evangelii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 507). Dans la formation des missionnaires prêtres, il faut tenir compte aussi de ce qui est décidé au Concile Vatican II, dans le Décret sur la formation des prêtres [pp. 351 ss]. 

(4.6). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 41 (AAS 1965, 46) [pp. 66-69]. 

(4.7). Cf. Benoît XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 440); Pie XII, Evangelii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 507). 

(4.8). Benoit XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 448); Décret de la Propagande du 20 mai 1923 (AAS 1923, 369-370); Pie XII, Saeculo exeunte, 2 juin 1940 (AAS 1940, 256); Evangelii Praecone, 2 juin 1951 (AAS 1951, 507); Jean XXIII, Princeps Pastorum, 28 nov. 1959 (AAS 1959, 843-844). 

(4.9). Concile Vatican II, Décret sur la formation des prêtres, 19-21 1966, 725-726) [pp. 370-371]; Constitution apostolique Sedes Sapientiae avec les Statuts généraux (AAS 1956, 354-365). 

(4.10). Pie XII, Evangelii Pracones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 523-524). 

(4.11). Benoit XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 448); Pie XII, Evangelii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 507). 

(4.12). Cf. Pie XII, Fidei Domum, 15 juin 1957 (AAS 1957, 234). 

(4.13). Cf. Concile Vatican II, Décret sur le ministère et la vie des prêtres, 10, où il est question des diocèses, des prélatures personnelles et autres questions semblables (AAS 1966, 1007) [pp. 331-332]. 

(5.1). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 18 (AAS 1965, 22) [p. 39]. 

(5.2). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 23 (AAS 1965, 28) [pp. 45-47]. 

(5.3). Cf. Motu proprio Apostolica Sollicitudo, 15 septembre 1965 (AAS 1965, 776) [pp. 613 ss]. 

(5.4). Cf. Paul VI, Allocution au Concile le 21 novembre 1964 (AAS 1964, 1011). 

(5.5). Cf. Benoît XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 39-40). 

(5.6). Si, pour des raisons diverses, des missions sont encore pour un temps soumises à d'autres Dicastères, il est utile que ces Dicastères aient des rapports avec la Sacrée Congrégation de la Propagande, pour que dans l'organisation et la direction de toutes les Missions, une méthode et une norme absolument constantes et uniformes puissent exister. 

(5.7). Cf. Concile Vatican II, Décret sur la charge pastorale des Évêques dans l'Église, 35, 4 (AAS 1966, 691) [p. 300]. 

(5.8). Cf. Concile Vatican II, Décret sur la charge pastorale des Évêques dans l'Église, 36-38 (AAS 1966, 692-693) [pp. 301-303]. 

(5.9). Cf. Concile Vatican II, Décret sur la charge pastorale des Évêques dans l'Église, 35, 5-6 (AAS 1966, 692) [p. 300]. 

(6.1). Cf. Concile Vatican II, Décret sur l'Oecuménisme, 12 (AAS 1965, 99) [p. 5081. 

(6.2). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 23-24 (AAS 1965, :27-29) [pp. 45-47]. 

(6.3). Cf. Benoît XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 453-4214); Pie XI, Rerum Ecclesiae, 28 fév. 1926 (AAS 1926, 71-73); Pie XII, Evangeii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 525-526); Id., Fidei donum, 15 janv. 1957 (AAS 1957, 241). 

(6.4). Cf. Pie XII, Fidei donum, 15 janv. 1957 (AAS 1957, 245-246). 

(6.5). Concile Vatican II, Décret sur la charge pastorale des Évêques, 6 (AAS 1966, 675-676) [p. 280]. 

(6.6). Pie XII, Fidei donum, 15 janv. 1957 (AAS 1957, 245). 

(6.7). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 28 (AAS 1965, 34) [pp. 52-54]. 

(6.8). Cf. Pie XI, Rerum Ecclesiae, 28 fév. 1926 (AAS 1926, 72). 

(6.9). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 44 (AAS 1965, 50) [pp. 73-74]. 

(6.10). Cf. Ibid., 33, 35 (AAS 1965, 39, 40-41) [pp. 58-59, 60-61]. 

(6.11). Cf. Pie XII, Evangelii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 510-514); Jean XXIII, Princeps Pastorum, 28 nov. 1959 (AAS 1959, 851-852). 

(6.12). Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen gentium, 46 (AAS 1965, 52) [pp. 75-76]. 

(6.13). Cf. Pie XII, Evangelii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 527); Jean XXIII, Princeps Pastorum, 28 nov. 1959 (AAS 1959, 864).