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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
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Dormition et Assomption de Marie Accès direct aux
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Dans
"l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
Dans les autres ouvrages de Maria Valtorta Dans
"les cahiers" de 1943
Dans
"les cahiers" de 1944
Dans
"les cahiers" de 1945 à 1950
Dans les textes fondamentaux chrétiens Dans la Bible Ascension d'Hénok (Genèse 5,24 et Siracide 49,14) et d'Élie (2Rois 2,1-14 – Siracide 48,9) Dans les textes
de l'Église catholique
Dans d'autres sources Les Transitus Sanctae Mariae et les racines du Dogme La Dormition (sa mort) et l'Assomption de
Marie (son ascension corps et âme) trouvent leur origine dans d'antiques
traditions reportées notamment dans les "Transitus"
ou "Dormitio", textes anciens traitant de
la fin de vie terrestre de Marie. L'Écriture n'en dit rien, elle s'arrête à
Marie à la Pentecôte. L'Assomption a été érigée en Dogme par
l'Église catholique en 1950, dans la suite d'une conviction persistante. Simon-Claude Mimouni
a particulièrement étudié les transitus : il en recense plus
de 60 dans huit langues différentes : syriaque, grecque, copte, arabe,
éthiopienne, latine, géorgienne et arménienne. C'est dire leur expansion.
Tous ces textes sont antérieurs au VIIIème siècle. S. Mimouni date
principalement les Transitus du IVème et Vème
siècle et motive leur importante diffusion par un usage liturgique lié aux
fêtes mariales. Certains conjecturent cependant qu'ils ont pris naissance
dans un texte unique datant du IIème siècle. Il ya bien un Transitus rédigé par saint Méliton de Sardes (+ 190) mais
ce serait une attribution erronée (Pseudo-Méliton de Sardes). Le milieu du Vème siècle, où semblent fleurir
les Transitus, correspond au Concile d'Éphèse (431)
où Marie est proclamée
"Mère de Dieu" (Théotokos) sous
l'impulsion de saint Cyrille d'Alexandrie [1], puis à celui de Chalcédoine
(451) où cette maternité est réaffirmée. Ceci peut expliquer le regain d'intérêt pour la vie terrestre de
Marie. L'Impératrice Pulchérie, profitant de la présence au Concile de
Chalcédoine de l'évêque de Jérusalem Juvénal, demanda les reliques de Marie
(reliques mortelles). Juvénal et les évêques de Palestine lui répondirent que
la Mère de Dieu avait été élevée corps et âme selon une "antique
tradition". Ils lui firent cependant parvenir cercueil et vêtements de
Marie. Ils seraient conservés à Constantinople dans l'église des Blachernes qu'elle fit construire. A noter qu'à cette
époque, l'Assomption de Marie est située à Jérusalem et non à Éphèse. Contemporain de cette époque, le Pape St
Gélase 1er (429 – 496), qui établit la liste des livres canoniques, a inscrit
les Transitus parmi les apocryphes. Cela n'empêche
que l'on en trouve trace ultérieurement aussi bien dans la littérature
profane (Grégoire de Tours, 539 - 594) que sacrée (St Jean Damascène, + 753). Les
autres fondements Pie XII, dans les motivations de promulgation
du Dogme de l'Assomption, s'appuie sur l'enseignement constant de l'Église et
l'hommage des fidèles – La liturgie des Églises d'orient et d'Occident,
notamment les fêtes mariales – Les Pères de l'Église et les théologiens : St
Grégoire le Grand (540 – 604) - St Germain de Constantinople (+ 733) – St
Jean Damascène (vers 676 - 753) – St Bonaventure (1221 – 1274) – St Thomas
d'Aquin (1225 – 1274) – St Bernardin de Sienne (1380 – 1444) – St Pierre
Canisius (1521 – 1597).– St Robert Bellarmin (1542 – 1621) – St François de
Sales (1567 – 1622) – St Alphonse-Marie de Liguori
(1696 – 1787) La
localisation de la Dormition et de l'Assomption Simon-Claude Mimouni
dans un article du "Dictionnaire
de la Spiritualité" Tome XV, pages 1160 à 1174, éditions Beauchesne, avance une classification des Transitus selon les "traditions topologiques" : - La tradition sur la maison de Marie à
Jérusalem, dans les murs (Bethesda) en relation avec la fête de la Nativité
de la Vierge. - Celle sur la maison de Marie localisée à
Bethléem, plus exactement entre Bethléem et Jérusalem (Kathisma)
en relation avec la fête de la mémoire de la Théotokos. - Celles sur la maison de Marie à Jérusalem
hors les murs (Gethsémani) et dans les murs (Sion) en relation avec la fête
de la Dormition. - Celle sur le tombeau de Marie à Jérusalem
hors les murs (Gethsémani) en relation avec la fête de l'Assomption. - Celle sur les reliques de Marie,
probablement originaires de Jérusalem bien qu'on la retrouve à
Constantinople. Seules les trois dernières traditions
concernent Dormition et Assomption. Pour Maria Valtorta, Dormition et Assomption
ont eu lieu dans la maison du Gethsémani, lieu de retraite de Jean et de
Marie après l'Ascension. Seul Jean a été témoin de la scène. Dans les Transitus on trouve, en fragments, une "Dormitio" du Pseudo-Jean conservée à la Bibliothèque
Laurentienne (Santa Croce, Florence). Il serait intéressant de chercher
éventuellement les traces d'un lointain témoignage de Jean dans cet
apocryphe. |
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[1] Ce docteur de l'Église (376-444)
a la réputation d'avoir été un homme d'action combatif (avec tous les travers
de ce caractère). Il est surtout connu pour s'être opposé d'abord aux ariens
qui niait la divinité du Christ, puis à Nestorius, son collègue de
Constantinople, qui niait au contraire l'humanité du Christ. Entre temps,
Cyrille s'était opposé à saint Jean Chrysostome (347-407), un Père de l'Église,
patriarche de Constantinople. Il le traitait de "Judas" !