Cahiers de 1943 Voir le sommaire des "Cahiers" =>
Catéchèse
du 27 août : Les dictées ne se contredisent pas entre elles. Il faut
savoir les lire avec foi et un cœur simple (p. 261).
Cahiers de 1944 Voir le sommaire des "Cahiers" =>
Catéchèse
du 24 septembre : J’avais dit depuis le début que
mon porte-parole devait être laissé en paix, entouré des voiles du silence,
qu’il ne faudrait soulever qu’après sa mort. Quand les prières et les désirs
d’une personne que j’aime et que son intention toujours droite me rend
agréable, m'inclinèrent à faire preuve d’indulgence, j’établis des clauses et
des guides pour protéger mon instrument. Je dis: "Que l’on se comporte
comme on l’a fait à l’égard de sœur Benigna Consolata ." Quand j’ai vu
que l’on exagérait et que l’on partait dans des domaines qu'une simple
prudence humaine voyait devoir être évités, j'ai cessé toute dictée qui ait
quelque rapport avec les temps, et j’ai indiqué que c’était une punition pour
ceux qui cherchaient à satisfaire une curiosité humaine et transformaient une
réalité grandiose, surnaturellement grandiose, en un jouet susceptible
d’enfants qui, pour faire la nique à leur rivaux, prétendent: "Moi, je
sais, je possède, toi tu ne sais pas et ne possèdes pas. Regarde ce que j’ai,
regarde, regarde, moi je sais, moi je sais... ". Mais ce n’est pas là un
jeu d’enfants. Il en va des intérêts de Dieu et de la paix d’un cœur. Faites
attention, vous tous les hommes ! (p. 567)
Catéchèse
du 25 novembre : Tu n'es rien. Mais je suis entré dans ton
"rien", et j’ai dit "Vois, parle, écris." Ce rien est
devenu mon instrument. Or ce qui est à moi est toujours consacré et doit être
traité comme tel (p. 616).
Cahiers de 1945 à 1950 Voir le sommaire des "Cahiers" =>
Catéchèse
du 19 décembre 1945 : Sache que j’adapte les manifestations à
l’environnement et au but pour lesquels je les ai suscitées. Tu as eu pour
mission d’être une voix mondiale. Tu dois chanter l’hymne de la Miséricorde
et de l’Amour, de la Sagesse et de la Perfection, pour toutes les oreilles et
tous les cœurs, pour toutes les intelligences et toutes les âmes. Voilà
pourquoi, après t’avoir préparée à cette capacité — n’en tire pas orgueil
car, tout ce que tu as, je te l’ai donné pour cette mission, même la maladie,
même ta solitude, absolument tout —, j’ai fait de toi une "voix"
parfaite, un géant, toi qui es pygmée. Mais ce n’est pas toi, c’est moi en
toi. C’est donc moi le géant, ma petite Christophe qui porte le Christ mais
es aussi portée par lui (p. 116).
Catéchèse du 2 juin 1946 : Que la paix soit
avec vous et que le Paraclet vous baptise dans son Feu afin que vous soyez
mes témoins et les gardiens de ce prodige que je vous ai accordé par amour
pour vos âmes et pour l’ordre (des Servites de Marie) … Un trop grand
nombre d’âmes ne sont pas établies dans la foi, tout simplement parce
qu’elles ne savent pas, ne me connaissent pas. Avoir un pauvre souvenir d’un
Dieu Homme mort sur une croix, ce n’est pas me connaître, Me connaître, c’est
connaître toutes les formes de l’évangélisation du Christ, du sacrifice du
Christ, de l’amour du Christ Homme et Dieu. Les églises sont-elles vides ou à
moitié vides ? Qu’on entre dans les maisons ! Levez-vous, vous qui dormez !
Levez-vous, vous les timides ! Ce n’est pas le temps de dormir. Quand la
barque est menacée de couler sous les vagues, est-ce à moi de vous crier, à
vous qui dormez : "Levez-vous si vous ne voulez pas périr″ ?
Est-ce à moi de vous dire : "Renforcez votre foi″? Qu’il n’en soit
pas ainsi. Voyez combien périssent ou sont séduits parce qu’ils ne possèdent
que le pain empoisonné des hérésies de toutes sortes, ou bien parce qu’ils
sont assourdis par la voix des faux prophètes au service de la Bête. Aidez le
Maître qui a pitié de ces foules et vous procure le pain pour qu’elles ne
meurent pas dans le désert. Distribuez ce pain. Comment ? Je vous l’ai dit
depuis longtemps, et je vous le répète…
Catéchèse
du 28 janvier 1947 - Pouvez-vous encore vous en prendre aux paroles
écrites par mon instrument, comme s’il s’agissait d’erreurs? Je ne prends
même pas en compte l’éventualité que vous les considériez comme des erreurs
du Maître ou que vous ne reconnaissiez pas, devant l’abondance et la sagesse
de ce don, quel est celui qui les dicte ? (p. 335)
Mais dites-moi ! Est-ce donc le nombre de
jours, la taille d’un village, le nombre de ses habitants qui vous
intéressent, ou l’enseignement de l’ouvrage ? Dans le premier cas, des
milliers d’auteurs humains peuvent vous fournir en abondance de quoi vous
mettre sous la dent. Dans le second, je suis seul à pouvoir vous procurer ce
qu’il vous faudrait rechercher en premier. Car c’est seulement ce que, moi,
je vous donne qui vous sert pour la vie éternelle (p. 337).
Catéchèse du
18 février 1947 : Se trouverait-il la moindre parole, le
moindre acte rapporté dans l’ouvrage que j'ai dicté et expliqué qui puisse vous
convaincre de péché, d’un seul
péché, de votre Maître ? Cet ouvrage (L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé), c’est moi. Non seulement c’est moi qui l’ai dicté et expliqué, mais
c’est moi qui le vis, qui me présente à vous tel que j’étais quand j'étais un
mortel […] Je suis le Verbe
éternel, le Verbe plein de sagesse qui accomplit une nouvelle œuvre d’amour
et de salut par pitié pour tous ceux, trop nombreux, qui meurent d’inanition
spirituelle, qui se perdent parce qu’ils ne me connaissent pas, qui gèlent
parce qu’ils n’ont pas le secours des feux de l’amour apostolique, qui
sortent du chemin parce qu’ils sont aveugles et que nul ne leur tend la main
pour les conduire à moi; ils me recherchent pourtant,
Catéchèse du 6 décembre 1947 : Que se passe-t-il
dans ces cas ? Certains passages sont interrompus et quelques phrases omises.
Le porte-parole essaie de s’en souvenir tout en me suivant — moi ou d’autres
voix —, pour les ajouter une fois la vision terminée. Mais quand il le fait,
il n’y parvient plus avec exactitude et oublie les mots prononcés, ou bien il
les écrit mal, pas tels qu’ils ont été dictés (p.441).
[…] C’est alors que le Maître vient à son
secours. C’est pourquoi nous venons à l’aide de l’instrument de Dieu nous
complétons les passages restés interrompus, comblons les lacunes des phrases
ou dictons à nouveau, du début à la fin, ces passages que la volonté, bonne
mais ignorante, du porte-parole a altérés, et nous reconstruisons les leçons
telles qu’elles ont été données et entendues. Il s’ensuit — et je vous
ordonne de le croire — que l’Œuvre rapporte exactement ma pensée, mes actes,
mes manifestations, ainsi que les paroles et actes de ma Mère, des Douze et
de tous ceux qui m’entouraient et nous entouraient tous. Acceptez l’Œuvre en
toute tranquillité tel que je vous l’ai fait donner. Elle est juste, et elle
est surnaturelle (p.442)
[…] Si le démon n’essaie pas de corrompre les
paroles de l’Œuvre en y crachant son venin, c’est aussi qu’il est conscient
que ce serait un travail inutile, puisque je veille et protège ma Parole
comme mon instrument. En outre, j'ai fixé au Destructeur des limites que le
Maudit ne peut franchir (p. 443).
[…] Il est aussi dit et établi que, bien que
la révélation faite par Dieu à une âme choisie pour une mission surnaturelle
et extraordinaire soit toujours parfaite, elle peut néanmoins être
interprétée et rapportée avec des erreurs secondaires de la créature, et cela
parce que la perfection divine ou céleste se mêle et se confond à
l’insuffisance de la créature, de sorte que certains détails peuvent en être
altérés. C’est pour cette raison que je veille, tout comme l’ange gardien du
petit Jean, pour rétablir la pensée telle qu’elle a été dictée et lorsqu’elle
a été interrompue par des causes extérieures puis involontairement mal
rétablie par le porte-parole. Mais je le répète: telle qu’elle vous a été
livrée, l’Œuvre rapporte la vérité exacte et complète de mon enseignement (p.
444)
Catéchèse du 6 janvier 1948 : Ce ne sont pas là des
pages qui leur sont destinées. Je t’ordonne de les retirer d’ici et d’en
faire un fascicule à part à donner à qui tu sais, de la manière que tu sais.
Ils ont reçu ce qui était nécessaire pour obtenir l’approbation de l’Œuvre de
Jésus. Le reste est un trésor qu’il faut mériter. Certains l’ont mérité en
ayant fait notre volonté sur toi avec une charité parfaite et sans avoir la
moindre prétention sur son œuvre à ton égard. Il y a aussi une autre raison
de la providence divine qui justifie cet ordre. (p. 472)
Catéchèse
de mars 1949 : L'ouvrage dont je suis l'auteur et toi celle qui en a formé
le corps avec tant de souffrances […] En termes modernes et scientifiques,
ils (les détracteurs habiles) veulent te traiter de psychopathe. […] Ne
savent-ils donc pas que, généralement, on juge en fonction de ce que l'on est
soi-même ? Le psychopathe – je dirais plutôt le lunatique, pour
reprendre l'ancien terme – est un terrain splendide pour les invasions de
Satan. Il est presque toujours en relation avec le diabolique, il l'aime et
en possède les signes certains : habitude du mensonge, de l'orgueil, de
la désobéissance, de la sensualité. Ces éléments se retrouvent-ils donc en
toi ? –(p. 513)
Mon cœur souffre, comme s'il était encore sur
la croix, de ce qui est commis contre moi, l'Auteur de l'Œuvre, contre toi,
mon instrument, et contre les âmes si nombreuses qui sont privées de la
Parole qui est vie. (p. 515)
Catéchèse du 28 avril 1948 : Au milieu d’intenses effluves de
parfum, le jour du 1er anniversaire de la fin de l’Œuvre, Marie promet des
consolations à l’écrivain.
"Ma fille, de l’Annonciation à
l’Assomption, les roses de l’Amour éternel elles-mêmes furent pour moi un
buisson d’épines. C’est pourquoi, devant ton propre buisson d’épines,
réjouis-toi de ressembler à ta Mère et Reine. C’est seulement cette période
terminée que nous cueillerons sur ce roncier changé en rosier les roses
éternelles qui ne procurent rien d’autre qu’une joie ineffable,
indescriptible et perpétuelle.
Prie beaucoup, afin que mon Épiphanie puisse
resplendir partout et attirer des âmes innombrables à l’Étoile de Dieu, et
afin que ma Pentecôte s’accomplisse et que le cœur des hommes se renouvelle,
donnant paix à l’Eglise et au monde, salut aux hommes dans cette vie et dans
l’autre, et gloire à Dieu. Ne t’étonne de rien de ce qui peut arriver
d’extraordinaire en mai. Je veux te récompenser spirituellement de bien des
choses. Mais recherche la solitude, car le voile étendu sur les mystères de
l’Amour ne peut être levé en présence de tous, mais seulement devant ceux à
qui l’Amour infini permet de voir, de goûter, de connaître...
Reste dans une attente ardente, dans ton
minuscule cénacle, comme je l’ai fait dans le nôtre. Aime et prie." (p.
474 – 475)
Catéchèse du 16 août 1949 : "Quand j’entends cette phrase
hypocrite et absurde: "Si c’est l’œuvre de Dieu, il s’en occupera et la
fera triompher" […] je voudrais dans un sursaut de sainte colère
descendre sur terre et réitérer le geste par lequel j’ai débarrassé le Temple
de ses changeurs, voleurs et marchands.
C’est ce que je devrais faire. Mais je suis
la Miséricorde, et je le resterai aussi longtemps que l’homme sera sur la
terre. […]
Par ton intermédiaire, j'ai donné toutes les
preuves. Il n’y a en toi aucun péché de rébellion, de simulation ou
d’orgueil. Tu es une victime docile de leur volonté. Parce qu’ils sont "l’Église″, tu défends toi-même
leur volonté contre ceux qui voudraient la piétiner. En raison de ta
crucifixion, il est certain que tu ne peux scruter les livres des docteurs.
En raison de ton niveau culturel, il est certain que tu ne peux écrire ces
pages. Que demandent-ils d’autre, si cela ne leur suffit pas pour
reconnaître: "Oui. L’Esprit de Dieu est bien présent ici"? Il ne
s’y trouve aucune erreur dogmatique; en vérité il n’y en a pas dans l’Œuvre.
Si l’Esprit a donné des lumières (des
lumières de grâce) pour rendre pleinement lumineux ce que, en vingt siècles,
telle ou telle école a seulement éclairé d’un rayon sur tel point précis,
qu’ils bénissent Dieu pour sa grâce au lieu de prétendre: "Mais nous,
nous disons autre chose." Qui est la Sagesse? Est-elle leur servante ou
leur reine ?" (p. 527 et 528)
Catéchèse du 5 septembre 1949 : Jésus dit à
l’écrivain, lasse de devoir se battre contre les ennemis de l’Œuvre:
"L’offrande de toi-même a plus de valeur que mille prières récitées
simplement des lèvres" (p.530)