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Maria Valtorta en 1943

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Le Bienheureux Gabriele Allegra, premier éxégète de Maria Valtorta

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Le Bienheureux Gabriele Allegra
le premier exégète de Maria Valtorta.

 


Le Bienheureux Gabriele Allegra, prmeier éxégète de Maria Valtorta
Qui est le Bienheureux Gabriele Allegra ?



 



Septembre 1972 : publication de la Critique.


C’est un "don du Seigneur".

 






 










 

 

Le Bienheureux Gabriele-Maria Allegra (26 décembre 1907 – 26 janvier 1976) est un franciscain connu pour la réalisation de la première traduction complète de la Bible en chinois (1968), puis du premier dictionnaire biblique en cette langue (1975).          

Il est aussi l'auteur de la
première exégèse de l'œuvre de Maria Valtorta dont il était féru.

 Sa vie.    
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Giovanni Stefano Allegra est né en Sicile dans la Province de Catane, à San Giovanni la Punta, au pied de l’Etna, le 26 décembre 1907. Il fréquente le petit séminaire d’Acireale (1918) puis le noviciat de Bronte (1923), villes de Sicile.         

En 1926, il part étudier à
l’université pontificale de Saint-Antoine à Rome.   

À 21 ans, en 1928, une conférence sur saint
Jean de Montecorvino (1247-1328), un franciscain auteur d’une tentative de traduction de la Bible en chinois au 13ème siècle, le marque profondément. Il décide de s’attaquer à une tâche qui occupera quarante années de sa vie : la traduction en chinois de la Bible.           

En 1930, il est ordonné prêtre, prend le nom de "Gabriele-Maria" et part pour le Hunan, une province du sud de la Chine. Il y apprend le chinois et élabore un premier projet de traduction de la Bible.        

En 1937, sa santé l’oblige à revenir en Italie où il poursuit ses études en langues et archéologie bibliques.       

En 1940, il repart pour Kobe en Chine où il rencontre le jésuite
Pierre Teilhard de Chardin avec qui il s’entretient longuement.           

C’est l’époque de la deuxième guerre sino-japonaise. Il ne peut rejoindre le Hunan et se réfugie au nord de Pékin (Beijing). À ces contrariétés s’ajoute une épreuve : il perd la seule copie de son projet de traduction.

Comme aumônier de l’Ambassade d’Italie en Chine, il n’est pas inquiété par les occupants japonais et peut continuer ses traductions. Cela ne l’empêche pas d’être actif notamment en portant secours à des missionnaires enfermés à Weihsien, au nord de la Chine, et à obtenir la libération de plusieurs prisonniers. Plus tard, il consacre son temps libre à la visite des lépreux de Macao.       

En 1945, il fonde, avec quelques franciscains chinois, le "Studium Biblicum Franciscanum" de Pékin (École Biblique franciscaine)
[1] sous le patronage de saint John Duns Scot dont il était un spécialiste.  

La prise de pouvoir des communistes chinois l’oblige à se réfugier à Hong-Kong (Kowloon) où il passera la fin de sa vie, mis à part, en 1954, un voyage d’un an avec quatre frères, à l’École Biblique de Jérusalem pour étudier l’original des textes bibliques. 

En 1965, il organise à Hong-Kong le 1er Salon œcuménique de la Bible.         

En 1968, sort enfin, pour le jour de Noël, la Bible traduite en chinois, puis en 1975 le Dictionnaire biblique. Il meurt peu de temps après, à Hong-Kong, le 26 janvier 1976. Il est enterré dans l’église San Biagio d’Acireale (Province de Catane – Sicile).        

Il était connu pour travailler très durement au détriment souvent de sa santé
[2]. Dans sa correspondance, il est l’auteur de phrases telles que :

Le sort le plus enviable pour un franciscain qui n'obtient pas la grâce du martyre, c'est de mourir au travail.

ou :

Tout le monde pense que je suis malade : je peux encore travailler, donc allons-y ! L'idéal est une valeur plus haute que la vie !

 La Bible en chinois.
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En 1948, les trois premiers volumes de l'Ancien Testament ont été publiés en chinois par le "Studium Biblicum Franciscanum". La suite des traductions demande encore douze ans d’effort jusqu’à leur achèvement le 2 août 1961, et le lancement, le jour de Noël 1968, de la première Bible en chinois. Cela consacrait quarante ans de labeur (presque jour pour jour) et de nombreuses difficultés.       

Cette publication a été complétée par celle du Dictionnaire biblique en 1975. Son œuvre se perpétue au travers de l'École biblique franciscaine et l'Institut biblique catholique de Hong-Kong.   

Le Pape Pie XII aurait dit à son propos :

Dites à ce jeune prêtre qu’il a ma bénédiction spéciale et que je prie pour lui tous les jours. Il rencontrera de nombreuses difficultés, mais aidez-le à ne pas perdre courage. Rien n'est impossible à celui qui prie. Je ne vais pas vivre assez pour voir ce travail terminé, mais je vais prier pour lui au ciel.

 Les écrits sur Maria Valtorta et autres travaux.
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 G. M. Allegra était un des spécialistes de la philosophie du Bienheureux John Duns Scot (1266-1308) un théologien franciscain écossais, défenseur notamment de l'Immaculée conception[3]. Il est intervenu en 1966 notamment à l'Université d'Oxford pour le 700ème anniversaire de la naissance du "Docteur subtil".

 Gabriele Allegra a étudié l’œuvre de Maria Valtorta dont il était féru. Elle lui avait été communiquée par son confrère, le Père Fortunato Margiotti[4], en 1965. À cette époque, l’Index n’était pas encore aboli, mais l’œuvre de Maria Valtorta se répandait déjà confirmant les propos du Père Berti sur le revirement du Saint-Office[5] en 1961.            

Il rédige de 1968 à 1970, à Macao,
une analyse destinée à être publiée. Il lui reconnaît une origine surnaturelle et un intérêt historique mais reprend à son compte la position de l’Église sur les révélations privées : elles sont données pour "le bien de l’Église et l’édification du Corps du Christ", mais non comme alternative à la Révélation publique.  

Les 11 pages dactylographiées, trouvées dans son journal par le Père Leonardo Anastasi, sont envoyées à l’éditeur qui les publie dans son "Bollettino" n° 6 de septembre 1972.

Suite à l’ouverture du procès de béatification, le 14 janvier 1984 à Hong-Kong, sa "critique", dans une version complétée, est publiée de nouveau dans le n° 29 du "Bollettino" (janvier-juin 1984), suivi par des extraits de son journal dans le n° 30 (juillet-décembre 1984).           

Ces derniers éléments ont été communiqués par le même Père Leonardo Anastasi, devenu entre-temps vice-postulateur de la cause de béatification.  

 Le Père Allegra travaillait sur la rédaction de ses mémoires au moment de sa mort.

 Sa béatification.
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Sa cause de béatification a été introduite le 14 Janvier 1984 par Monseigneur John Wu, évêque de Hong-Kong.     

Le 15 Décembre 1994, Gabriele M. Allegra est déclaré Vénérable
[6].       

Le 29 septembre 2012 à Acireale en Sicile, le cardinal Angelo Amato, au nom du pape Benoît XVI, béatifie le Père Gabriele Allegra.      

Le 11 février 2013, le Pape Benoît XVI renonce à sa charge.

 Bibliographie
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 Gabrielle Maria Allegra et P. Teilhard de Chardin – "My conversations with Teilhard de Chardin on the Primacy of Christ

"         

 Gabrielle Maria Allegra – "Mary's Immaculate Heart : A way to God

 

 

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Fiche mise à jour le 23/02/2018.

 



[1] Devenu le «Hong Kong Catholic Biblical Institute», lié à l’S.B.F. de Jérusalem semble-t-il.

[2] Dans ses dernières années il souffrait de troubles cardiaques et d'hypertension. Malgré cela, il abrège un repos forcé en Italie.

[3] Voir l’homélie que lui consacre Benoît XVI, le 2 juillet 2010.

[4] Voir la fiche de présentation de l’association Maria Valtorta et le texte de la correspondance, en anglais, sur le site de Frère Chrysostome.

[5] Il atteste sur l’honneur qu’après la mise à l’Index polémique, le Saint-Office, apprenant l’encouragement de Pie XII et le soutien de personnalités éminentes, était revenu – verbalement – sur la condamnation, ce qui fut confirmé plus tard par le secrétaire de Paul VI.

[6] La démarche de canonisation, au cours de laquelle quelqu'un est proclamé "saint", comporte plusieurs étapes. Au cours de la première, il est proclamé "Vénérable". Par cela, l'Église déclare "l'héroïcité des vertus" du postulant. À l'étape suivante, il est déclaré "bienheureux" (béatification), puis "saint" (canonisation). Ces deux dernières étapes doivent être accompagnées d’un miracle, contreseing de Dieu. Certains peuvent rester très longtemps au premier stade : c'est le cas de la Vénérable Marie d'Agréda depuis trois siècles et demi. D'autres ne sont béatifiés qu'au terme de plusieurs siècles (A.C. Emmerich : 180 ans) ou canonisé tardivement (Grignion de Montfort = 231 ans).