Maria Valtorta en 1943

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Le Bienheureux Gabriele Allegra, premier éxégète de Maria Valtorta

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Le Vénérable Gabriele Allegra
le premier exégète de Maria Valtorta


 

Le Bienheureux Gabriele Allegra, prmeier éxégète de Maria Valtorta
Le Vénérable
Gabriele Allegra

 

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Le Vénérable [1] Gabriele-Maria Allegra (26 décembre 1907 – 26 janvier 1976) est un franciscain connu pour la réalisation de la première traduction complète de la Bible en chinois (1968), puis du premier dictionnaire biblique en cette langue (1975).

Il est aussi l'auteur de la première exégèse de l'œuvre de Maria Valtorta dont il était féru.

Sa vie
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Giovanni Stefano Allegra est né en Sicile dans la Province de Catane, à San Giovanni la Punta le 26 décembre 1907. Il fréquente le petit séminaire d’Acireale (1918) puis le noviciat de Bronte (1923), villes de Sicile.

Il étudie en suite à Rome, au Collège international des franciscains Saint-Antoine (1926). C’est là, en 1928, qu’une conférence sur saint Jean de Montecorvino, auteur d’une tentative de traduction de la Bible en chinois au 13ème siècle, marque le cours de sa vie. Il décide, à 21 ans de s’attaquer à une tâche qui occupera quarante années de sa vie : la traduction en chinois de la Bible.

En 1930, il est ordonné prêtre, prend le nom de "Gabriele-Maria" et part pour le Hunan, une province du sud de la Chine. Il y apprend le chinois et élabore un premier projet de traduction de la Bible. Sa santé l’oblige, en 1937 à revenir en Italie où il poursuit ses études en langues et archéologie bibliques.

En 1940, il repart pour Kobe en Chine où il rencontre le jésuite Pierre Teilhard de Chardin avec qui il s’entretient longuement.

C’est l’époque de la deuxième guerre sino-japonaise. Il ne peut rejoindre le Hunan et se réfugie au nord de Pékin (Beijing). À ces contrariétés s’ajoute une épreuve : il perd la seule copie de son projet de traduction.

Italien et aumônier de l’Ambassade d’Italie en Chine, il n’est pas inquiété par les occupants japonais et peut continuer ses traductions. Cela ne l’empêche pas d’être actif notamment en portant secours à des missionnaires enfermés à Weihsien, au nord de la Chine, et à obtenir la libération de plusieurs prisonniers. Plus tard, il consacrera son temps libre à la visite des lépreux de Macao.

Par la suite, la prise de pouvoir des communistes chinois l’oblige à se réfugier à Hong-Kong (Kowloon) où il passera la fin de sa vie, mis à part, en 1954, un voyage d’un an avec quatre frères, à l’École Biblique de Jérusalem pour étudier l’original des textes bibliques.

Entre temps, en effet il a fondé, en 1945, avec quelques franciscains chinois le "Studium Biblicum Franciscanum" de Pékin [2], (École Biblique franciscaine) sous le patronage de saint John Duns Scot dont il était un spécialiste.

En 1965, il organise à Hong-Kong le 1er Salon œcuménique de la Bible.

En 1968, sort enfin, pour le jour de Noël, la Bible traduite en chinois, puis en 1975 le Dictionnaire biblique. Il meurt peu de temps après, à Hong-Kong, le 26 janvier 1976. Il est enterré dans l’église San Biagio d’Acireale (Province de Catane – Sicile).

Il était connu pour travailler très durement au détriment souvent de sa santé [3]. Dans sa correspondance, il est l’auteur de phrases telles que : "Le sort le plus enviable pour un franciscain qui n'obtient pas la grâce du martyre, c'est de mourir au travail" ou : "Tout le monde pense que je suis malade : je peux encore travailler, donc allons-y ! L'idéal est une valeur plus haute que la vie !".

Sa béatification
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Sa cause de béatification a été introduite le 14 Janvier 1984  par Monseigneur John Wu, évêque de Hong-Kong. Il a été déclaré vénérable le 15 Décembre 1994. Son décret de béatification a toutefois été promulgué le 23 avril 2002 par le Pape Jean-Paul II [4]

Une campagne pour sa canonisation a été récemment lancée à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

La Bible en chinois
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En 1948, les trois premiers volumes de l'Ancien Testament ont été publiés en chinois par le "Studium Biblicum Franciscanum". La suite des traductions demande encore douze ans d’effort jusqu’à leur achèvement le 2 août 1961, et le lancement, le jour de Noël 1968, de la première Bible en chinois. Cela consacrait quarante ans de labeur (presque jour pour jour) et de nombreuses difficultés.

Cette publication a été complétée par celle du Dictionnaire biblique en 1975. Son œuvre se perpétue au travers de l'École biblique franciscaine et l'Institut biblique catholique de Hong-Kong.

Le Pape Pie XII aurait dit à son propos : "Dites à ce jeune prêtre qu’il a ma bénédiction spéciale et que je prie pour lui tous les jours. Il rencontrera de nombreuses difficultés, mais aidez-le à ne pas perdre courage. Rien n'est impossible à celui qui prie. Je ne vais pas vivre assez pour voir ce travail terminé, mais je vais prier pour lui au ciel".

Les autres travaux
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 G. M. Allegra était un des spécialistes de la philosophie de saint John Duns Scot. Il est intervenu en 1966 notamment à l'Université d'Oxford pour le 700ème anniversaire de la naissance du saint.

 Selon l'encyclopédie Nationmaster, Gabriele Allegra aurait traduit en chinois, peu de temps avant sa mort, les écrits de Don Stefano Gobbi, fondateur du ''Mouvement sacerdotal marial'' en 1972.

 Gabriele Allegra a étudié l’œuvre de Maria Valtorta dont il était féru. Elle lui avait été communiquée par son confrère, le Père Fortunato Margiotti, en 1965. Il rédige de 1968 à 1970, à Macao, une analyse destinée à être publiée. Il lui reconnaît une origine surnaturelle et un intérêt historique mais reprend à son compte la position qui sera celle de l’Église sur les révélations privées : elles sont données pour "le bien de l’Église et l’édification du Corps du Christ", mais non comme alternative à la Révélation publique. Ces notes ont été communiquée, en 1984, à l’éditeur des œuvres de Maria Valtorta par le Père Leonard Anastasius, vice-postulateur de la cause de béatification de G.M. Allegra.

 Il travaillait sur la rédaction de ses mémoires au moment de sa mort.

Bibliographie et sources
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 Gabrielle Maria Allegra et P. Teilhard de Chardin – "My conversations with Teilhard de Chardin on the Primacy of Christ" - ISBN 9780819904294

 Gabrielle Maria Allegra – "Mary's Immaculate Heart : A way to God" ISBN 0819908754

 École biblique franciscaine de Jérusalem, en anglais.

 École biblique franciscaine de Hong-Kong, en anglais.

 Encyclopédie Nationmaster, en anglais.

 Notice biographique sur un site franciscain, en anglais.

 Notice biographique sur "Santi et Beati", en italien.

 

 

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[1] "Vénérable" désigne le premier échelon vers la canonisation. À ce stade, l'Église déclare "l'héroïcité des vertus" du postulant. À l'étape suivante, il sera déclaré "bienheureux" (béatification), puis "saint" (canonisation). Certains peuvent en rester très longtemps à ce premier stade : c'est le cas de la Vénérable Marie d'Agréda depuis trois siècles et demi.

[2] Devenu le «Hong Kong Catholic Biblical Institute», lié à l’S.B.F. de Jérusalem semble-t-il

[3] Dans ses dernières années il a souffert de troubles cardiaques et d'hypertension et il a abrégé un repos forcé en Italie

[4] En même temps que Marie de la Passion (María del Tránsito de Jesús Sacramentado), selon le bulletin des franciscains "Fraternitas". Le Site du Vatican note cette promulgation au 14 avril 2002