Maria Valtorta en 1943

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L’Index des livres prohibés
et son abolition.


DOSSIERS CONNEXES





























Le 7 décembre 1965, veille de la clôture du concile Vatican II, le Bienheureux Paul VI publie une lettre apostolique en forme de motu proprio (de sa propre initiative) dans laquelle il réforme le Saint-Office. Il en retrace l’histoire. La Congrégation pour la Doctrine de la foi le remplace. Il n’est plus question de l’Index des livres prohibés. Certains s’en émeuvent.         

Le 14 juin 1966, le cardinal Ottaviani, reconduit dans ses fonctions, interroge le Souverain Pontife sur le sens à donner à cette omission. Celui-ci répond "qu'il n'a plus force de loi ecclésiastique avec la censure qui y est liée". L’Index des livres prohibés, procédure disciplinaire vieille de quatre siècles, née au XVIème siècle dans le contexte de la Réforme et de l'extension de l'imprimerie, est donc supprimée purement et simplement.

 L’Index des livres prohibés.        
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En 1515, le Vème Concile de Latran établit le principe d'une censure préalable à l'impression de tout ouvrage.       
En 1544, la Faculté de Théologie de Paris, suivie par plusieurs universités, publie un Index des livres prohibés.  
En 1559, peu de temps après le Concile de Trente, le Pape Paul IV publie le premier Index des livres prohibés.  
En 1571, le Pape Pie V crée la Congrégation de l'Index chargée de la mise à jour permanente des livres prohibés.  
En 1917, cette congrégation est supprimée par le Pape Benoît XV qui transfère ses attributions à la Congrégation du Saint-Office.          
En 1948 paraît la 32ème et dernière édition de l’Index : 4.000 titres y figurent.
Le 16 décembre 1959, l’œuvre de Maria Valtorta est mise à l’Index, suivi six mois plus tard
[1] de "La vie de Jésus" de l’abbé Jean Steinmann[2]. Ces deux vies de Jésus clôturent donc le catalogue, supprimé en 1966.

 Aperçu juridique de l’Index.        
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Les conséquences de la mise à l’Index étaient particulièrement graves : La condamnation était générale (canon 1396). Le livre prohibé ne pouvait ni être édité, ni lu, ni gardé, ni vendu, ni traduit, ni communiqué à d’autres personnes (canon 1398, § 1). Pour mémoire, l’œuvre de Maria Valtorta avait été condamnée au titre du § 2 de cet article pour défaut d’imprimatur, et non au titre du § 1 mentionné ci-dessus.       

Les peines encourues (
canon 2318) pour les livres "apostats, hérétiques ou schismatiques" étaient rien moins que l’excommunication. Maria Valtorta, fort heureusement, n’entrait pas dans ces catégories. Pour les autres catégories, dont elle ressort, il n’y avait pas de peine juridique prévue, mais seulement  une obligation morale grave.         

Les livres prohibés (
canon 1399) s’établissaient en condamnation de fait pour tous les ouvrages contraires ou hostiles à l’enseignement de l’Église ainsi que ceux contraires aux bonnes mœurs.        

Les condamnations explicites seules, étaient inscrites au catalogue des livres prohibés.       

Cette inscription ne faisait pas de Maria Valtorta, une hérétique, mais un paria. Et ce, jusqu’à ce que la censure, et les condamnations liées, soient abolies comme nous allons le voir maintenant.

 L’abolition de droit.        
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Le 14 juin 1966, le cardinal Alfredo Ottaviani publie sa Notification[3] dont nous reproduisons le texte ci-dessous, ainsi que le fac-similé de l’Osservatore romano ci-contre.           

L’Index, désormais obsolète
[4] reste moralement engageant. C’est un avertissement à la conscience. Pour prévenir quoi ? De se garder "des écrits de ceux qui peuvent mettre en danger la foi et la morale". On ne voit pas en quoi cela s’adresserait à l’œuvre de Maria Valtorta qui ne fut condamnée que pour raison disciplinaire et non dogmatique. D’autant plus que ses soutiens se recrutent dans la sphère des Pontifes et des saints.      

Désormais l’affirmation est claire : l’Église a confiance dans la conscience mature des fidèles à qui revient donc le choix définitif.  

Ils sont aidés, en cela, par les évêques, qui en tant que pasteurs, émettent un avis éclairé sur ces questions. Ceci explique le rôle futur de la conférence épiscopale italienne dans la délivrance de "l’imprimatur conditionnel".

Abolizione
del l'Indice dei libri proibiti
.

Dopo la lettera apostolica lntegrae servandae data in forma motu proprio il 7 dicembre 1965, non poche richieste sono pervenute alla santa sede per conoscrere la sorte dell’Indice dei libri proibiti sin qui tenuto dalla chiesa per salvaguardare, secondo il mandato divino, l’integrità della fede e dei costumi.

Per rispondere alle suindicate domande, questa congregazione per la dottrina della fede, dopo aver interrogato il beatissimo Padre, comunica che l’Indice rimane moralmente impegnativo, in quanto ammonisce la coscienza dei cristiani a guardarsi, per una esigenza che scaturisce dallo stesso diritto naturale, da quegli scritti che possono mettere in pericolo la fede e i costumi; ma in pari tempo avverte che esso non ha più forza di legge ecclesiastica con le annesse censure.

Pertanto la chiesa confida nella matura coscienza dei fedeli, soprattutto degli autori e degli editori cattolici e di coloro che si occupano della educazione dei giovani.

Ripone la sua più ferma speranza nella sollecitudine vigile dei singoli ordinari e delle conferenze episcopali, cui spetta il diritto e il dovere di esaminare e anche di prevenire la pubblicazione di libri nocivi e qualora si dia il caso, di riprenderne gli autori e di ammonirli.

La congregazione per la dottrina della fede, secondo lo spirito della lettera apostolica Integrae servandae e dei decreti del concilio Vaticano II, si pone a piena disposizione, in quanto sia necessario, degli ordinari, per aiutare la loro solerzia nel vagliare le opere pubblicate, nel promuovere la sana cultura in opposizione a quella insidiosa, in stretto contatto con gli istituti e le università ecclesiastiche.

Qualora, poi comunque rese pubbliche, emergessero dottrine e opinioni contrarie ai principi della fede e della morale e i loro autori, benevolmente invitati a correggerle, non vogliano provvedere, la santa sede userà del suo diritto-dovere di riprovare anche pubblicamente tali scritti, per provvedare con proporzionata fermezza al bene delle anime.

Si provvederà pertanto, in modo adeguato, a che sia data notizia ai fedeli, circa il giudizio della chiesa sulle opere pubblicate.

Dato a Roma, dal palazzo del S. Offizio, il 14 giugno 1966.

A. Card. OTTAVIANI,

pro-prefetto della S.C. per la dottrina della fede
P. PARENTE, segretario

Abolition
de l'Index des livres prohibés
.

Après la lettre apostolique "
Integrae servandae" donnée en forme de motu proprio le 7 décembre 1965, de nombreuses demandes sont parvenues au Saint-Siège pour connaître le sort de l'Index des livres interdits jusqu'à présent détenu par l'Église pour sauvegarder, selon le mandat divin, l'intégrité de la foi et des mœurs.

Pour répondre à ces questions, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, après avoir interrogé le Saint Père, a annoncé que l'Index reste moralement engageant, en tant qu'avertissement à la conscience des chrétiens de se garder, par une obligation qui découle de la même loi naturelle, des écrits de ceux qui peuvent mettre en danger la foi et la morale, mais en même temps, avertissant qu'il n'a plus force de loi ecclésiastique avec la censure qui y est liée.

Ainsi, l'Église est confiante dans la conscience mature des fidèles, surtout des auteurs et des éditeurs catholiques et de ceux qui s'occupent de l'éducation des jeunes.

Elle réaffirme son ferme espoir dans les soins vigilants des individus et dans celui des Conférences épiscopales, qui ont le droit et le devoir d'examiner et d'empêcher la publication de livres et, si le cas se présente, de reprendre les auteurs et de les avertir.

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans l'esprit de la lettre apostolique Integrae servandae et des décrets du Concile Vatican II, se met entièrement à disposition, si nécessaire, de l'Ordinaire pour les aider dans la sélection des ouvrages publiés et dans la promotion d'une saine culture en opposition à l'insidieuse, en contact étroit avec les instituts et les universités religieuses.


Si, cependant, des doctrines et des opinions contraires aux principes de la foi et des mœurs sont rendues publiques, et si leurs auteurs, cordialement invités à les corriger, ne veulent pas résoudre ce problème, le Saint-Siège fera usage de son droit et devoir de réprouver, même publiquement, ces écrits, pour veiller avec une fermeté proportionnée au bien des âmes.

On veillera donc, le cas échéant, à communiquer aux fidèles l'arrêt de l'église sur les œuvres publiées.

Donné à Rome, du palais du Saint-Office, le 14 juin 1966

A. Cardinal OTTAVIANI

Pour le Préfet de la sainte congrégation pour la doctrine de la foi,
P. PARENTE, Secrétaire

 

 L’abolition de fait.           
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La formulation de la notice laissait place à interprétation. Il faut dire que la révolution spirituelle du cardinal Ottaviani, enclin et praticien de la sanction, était complète : cela explique ses réticences qui percent ici ou là. Il fallut donc préciser le texte, ce que fit son Décret d’application[5].          

L’émoi "de certains" ne concerne, semble-t-il, que deux canons
[6] : le 1399 qui condamne de fait certains ouvrages et le 2318 qui en attribue les sanctions. L’abolition du canon établissant le catalogue des livres à l’Index (1398) était donc déjà acquise pour la très grande majorité. Maria Valtorta y figurait.       

La réponse que l’on fait au cardinal Ottaviani est brève et précise : L’Index est réellement et complètement aboli. De plus "ceux qui ont encouru les censures dont il est question au canon 2318 doivent être considérés comme absous de celles-ci, par le fait même de l’abrogation de ce canon". Maria Valtorta censurée au titre
de ce canon § 1, est donc, elle aussi, absoute si on en doutait un tant soit peu.

 En conclusion.    
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Ceux qui parlent de la "condamnation" de Maria Valtorta peuvent certes le faire à titre historique, mais non comme une réalité actuelle de l’Église. Ils ne peuvent non plus la brandir comme une interdiction de lire puisque la "conscience mature" des fidèles s’y est substituée, conformément d’ailleurs à la nature des révélations privées qui ne sont pas des vérités de foi, mais des aides du Ciel données à une certaine époque.  

On a lu, dans une encyclopédie collaborative en ligne que l’œuvre de Maria Valtorta aurait été condamnée jusqu’à sept fois par l’Église. Cela fait plus que surprendre, car le militantisme d’opinion ne doit pas se faire au détriment de l’honnêteté intellectuelle qui normalement devrait prévaloir dans ce média.       

Maria Valtorta fut tellement "condamnée" qu’un Nonce apostolique est venu présider la messe du cinquantenaire de sa mort, dans un des hauts lieux du catholicisme de Florence : la Santissima Annunziata, et que le pape
Benoît XVI a béatifié, peu avant sa démission, deux fervents défenseurs de l’œuvre de Maria Valtorta. Fort heureusement, ces embuches n’ont pas empêché l’œuvre de Maria Valtorta d’être diffusée à plus de deux millions d’exemplaires en une douzaine de langues.

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Fiche mise à jour le 23/01/2015

 



[1] 26 juin 1961.

[2] Jean Steinmann était un Oratorien. Spécialiste des études bibliques. Vicaire à Notre-Dame de Paris, Steinmann n'a pourtant jamais été particulièrement inquiété pour ses opinions par l'Archevêque du temps, le cardinal Feltin. Steinmann meurt accidentellement en 1963 dans la crue d'un oued en Jordanie. Steinmann était réputé pour donner des conférences ouvertes à tous sur un exposé de la foi "mieux" adapté au monde "moderne" que celui officiel de l'Eglise. Une "pieuse" auditrice avait enregistré ces Conférences. A la mort de Steinmann, alors que le Concile était clôturé, ses confrères ont cru faire oeuvre 'pie' et l'associer à leur écrasante victoire sur la ... réaction en publiant ces "conférences" sur le titre : "Une foi chrétienne pour aujourd'hui", et Yves Congar va rédiger la Préface de ce témoignage de piété confraternelle.

[3] Notificatio de Indicis librorum prohibitorum conditione - Acta Apostolicæ Sedis (AAS) 58/445 du 14 juin 1966.

[4] La Notification confirme que la disparition de l’Index n’est pas un oubli, mais une intention. Le Décret d’application, dont nous reparlon plus loin s’attache à préciser l’abolition des canons 1399 et 2318. Le premier ne concernait pas Maria Valtorta mise à l’Index au titre du canon 1398, mais on pouvait l’y rattacher par une interprétation extensive du champ de condamnation. Par contre, le canon 2318 § 1 pouvait concerner Maria Valtorta. : "Même peine pour ceux qui défendent ces livres ou d'autres ouvrages nommément condamnés par des lettres apostoliques, ou sciemment les lisent ou les retiennent sans la permission requise".

[5] Decretum de interpretatione «Notificatio» die 14 iunii 1966 circa «Indicem» librorum prohibitorum), 15 novembre 1966" AAS 58/1186

[6] Cf. Le titre officiel du Décret et son contenu.