"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Qui sommes-nous

Prière sacerdotale de Jésus
à la veille de sa Passion




à la veille de vivre sa Passion, Jésus prie, de façon poignante, le Notre Père (9.16)

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des prières


"Notre Père qui es dans les Cieux, que soit sanctifié ton Nom. Que vienne ton Règne. Que soit faite ta Volonté sur la Terre comme elle est faite dans le Ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs. Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. Ainsi soit-il".

"Que soit sanctifié ton Nom". Père, je l'ai sanctifié. Pitié pour ton Germe.

"Que vienne ton Règne". C'est pour le fonder que je meurs. Pitié pour Moi.

"Que soit faite ta Volonté". Secours ma faiblesse, Toi qui as créé la chair de l'homme et en as revêtu ton Verbe pour qu'ici-bas je t'obéisse comme toujours je t'ai obéi dans le Ciel. Pitié pour le Fils de l'homme.

"Donne-nous le Pain... Un pain pour l'âme, un pain qui n'est pas de cette Terre. Ce n'est pas pour Moi que je te le demande. Je n'ai plus besoin que de ton spirituel réconfort. Mais c'est pour eux que Moi, Mendiant, je tends la main. D'ici peu elle va être transpercée et attachée et ne pourra plus faire un geste d'amour. Mais maintenant, elle le peut encore. Père, accorde-moi de leur donner le Pain qui chaque jour fortifie la faiblesse des pauvres fils d'Adam. Ils sont faibles, ô Père, ils sont inférieurs, parce qu'ils n'ont pas le Pain qui est force, le Pain angélique qui spiritualise l'homme et l'amène à devenir divinisé en Nous.

"Remets-nous nos dettes".

Jésus, qui a parlé debout et a prié les bras ouverts, s'agenouille maintenant et il lève ses bras et son visage vers le Ciel. C'est un visage qu'a blanchi la force de sa supplication et que blanchit le baiser de la lune, un visage sillonné de pleurs muets.

"Pardonne à ton Fils, Ô Père, s'il t'a manqué en quelque chose. Devant ta Perfection, je puis encore paraître imparfait, Moi, ton Christ, que la chair alourdit. Devant les hommes... non. Mon intelligence consciente me donne l'assurance que j'ai tout fait pour eux. Mais Toi, pardonne à ton Jésus... Moi aussi, je pardonne. Je pardonne pour que Tu me pardonnes. Combien je dois pardonner ! Combien !... Et pourtant je pardonne. A ceux qui sont présents, aux disciples absents, à ceux qui ont le cœur sourd, aux ennemis, aux moqueurs, aux traîtres, aux assassins, aux déicides... Voilà, j'ai pardonné à toute l'Humanité. Pour ce qui me concerne, ô Père, considère comme annulée toute dette de l'homme à l'Homme. C'est pour donner à tous ton Royaume que je meurs et je ne veux pas que soit compté pour la condamnation le péché envers l'Amour incarné. Non ? Tu dis non ? C'est ma douleur. Ce "non" verse dans mon cœur la première gorgée du calice atroce. Mais, Père à qui j'ai toujours obéi, je te dis ! "Qu'il soit fait comme Tu veux".

"Ne nous induis pas en tentation". Oh ! Si Tu veux, Tu peux éloigner de nous le démon ! C'est lui la tentation qui excite la chair, l'esprit, le cœur. C'est lui le Séducteur. Éloigne-le, Père ! Ton Archange en notre faveur ! Pour mettre en fuite celui qui, de la naissance à la mort, nous menace ! Oh ! Père Saint, aie pitié de tes fils !

"Libère-nous, libère-nous du mal !" Tu le peux. Nous ici pleurons... Il est si beau le Ciel, et nous craignons de le perdre. Tu dis ! "Mon Saint ne peut le perdre". Mais je veux qu'en Moi tu voies l'Homme, le Premier-né des hommes. Je suis leur frère. Je prie pour eux et avec eux. Père, pitié ! Oh ! Pitié!..."

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