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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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- [Commentaire de Jésus : Encouragement à la voyante) 374 - Judas, un « faiseur » 374 - Les gens du Temple, des renards astucieux 375 - La foule, changeante 375 - L'humanité des apôtres 376 - L'holocauste de soi-même 376 - Encouragement à la voyante] 376 |
2.67. |
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374> Jésus dit : "Petit Jean, beaucoup de travail aujourd’hui. Mais nous sommes en retard d'un jour et on ne peut marcher lentement. Je t'ai donné la force pour ce travail, aujourd'hui. Les quatre contemplations, je te les ai accordées pour que tu puisses parler des souffrances de Marie et des miennes, qui préparent la Passion. J'aurais dû en parler hier, samedi, jour dédié à ma Mère. Mais j'ai eu pitié de toi. Aujourd'hui, on rattrape le temps perdu. Après les souffrances que je t'ai fait connaître, Marie a eu aussi celles-ci. Et Moi avec Elle. 375> [1] Mon regard avait lu dans le cœur de Judas Iscariote. Personne ne doit penser que la Sagesse de Dieu n'ait pas été capable de comprendre ce cœur. Mais, comme je l'ai dit à ma Mère, il nous le fallait. Malheur à lui d'avoir été le traître ! Mais c'était un traître qui, je le répète, nous fallait. Il était dissimulé, rusé, avide, luxurieux, voleur, mais d'autre part, intelligent et plus cultivé que le autres, il avait su s'imposer à tous. Audacieux, il m'aplanissait le chemin, même quand il était difficile. Ce qui lui plaisait plus que tout, c'était de sortir du rang et de faire valoir sa place de confiance auprès de Moi. Il n'était pas serviable par l'effet d'une charité spontanée, mais c'était un de ces hommes que vous appelleriez "faiseur". Cela lui permettait aussi de garder la bourse et d'approcher des femmes. C'était deux choses qu'il aimait effrénément avec une troisième, sa charge privilégiée. La Pure, l'Humble, la Détachée des richesses terrestres, ne pouvait ne pas avoir de dégoût pour ce serpent. A Moi aussi il me faisait horreur. Et Moi seul, avec le Père et l'Esprit, nous savons quel fardeau j'ai dû porter pour pouvoir endurer son voisinage. Mais, je te l'expliquerai à un autre moment. Pareillement je n'ignorais pas l'hostilité des prêtres, des pharisiens, des scribes et des sadducéens. C'étaient des renards astucieux qui cherchaient à me pousser dans leur tanière pour me mettre en pièces. Ils avaient faim de mon sang et ils cherchaient à mettre des pièges partout pour me capturer, pour avoir des armes pour m'accuser, pour me faire disparaître. Pendant trois années, ils n'ont pas cessé de me dresser des embûches, et ils ne se sont apaisés que lorsqu'ils m'ont su mort. Cette nuit-là, ils ont dormi heureux. La voix de leur accusateur était pour toujours éteinte. Ils le croyaient. Non, elle n'était pas encore éteinte. Elle ne le sera jamais et elle tonne, tonne et maudit ceux qui leur ressemblent à l'heure présente. Quelle souffrance supporta ma Mère par leur faute ! Et Moi, cette douleur je ne l'oublie pas non plus. Que
la foule fût changeante, ce n'était pas une nouveauté. C'est la
bête fauve qui lèche la main du dompteur, si elle est armée de la
cravache ou si elle leur offre un morceau de chair pour calmer sa faim.
Mais il suffit que le dompteur tombe et ne puisse plus se servir de la
cravache, ou n'ait plus de nourriture pour la satisfaire, pour qu'elle se
jette sur lui et le mette en pièces.
Non, mes fils, non. Il faut d'abord boire tout le calice que Moi j'ai bu. Tout : avec la charité donnée en échange de la haine, avec la chasteté qui s'oppose à la voix des sens, avec l'héroïsme dans les épreuves, avec l'holocauste de Soi-même pour l'amour de Dieu et des frères. Puis, quand on s'est acquitté de son devoir, dire encore : "Nous sommes des serviteurs inutiles", et attendre que mon Père, qui est aussi le vôtre, vous accorde, par sa bonté, une place dans son Royaume. Il faut se dépouiller, comme tu m'as vu dépouillé au Prétoire, de tout ce qui est humain, en gardant seulement l'indispensable qui est respect pour le don de Dieu qu'est la vie, et pour les frères, auxquels nous pouvons être plus utiles du haut du Ciel que sur la terre, et laisser à Dieu le soin de vous revêtir de la robe immortelle blanchie dans le sang de l'Agneau. |
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Je t'ai montré les souffrances qui préparaient la Passion. Les autres, je te les montrerai. Bien que ce soit des souffrances, ç'a été pour ton âme un repos que de les contempler. C’est assez pour maintenant. Sois en paix." |