|
"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
||
|
- [Commentaire de
Jésus : Encouragement
à la voyante) 374 - Judas, un « faiseur » 374 - Les gens du Temple, des renards astucieux 375 - La foule, changeante 375 - L'humanité des apôtres
376 - L'holocauste de soi-même 376 - Encouragement à la voyante] 376 |
Accueil >>
Plan du Site >> Sommaire du Tome 2 2.67. |
||
|
374> Jésus dit : "Petit Jean, beaucoup de travail aujourd’hui. Mais nous
sommes en retard d'un jour et on ne peut marcher lentement. Je t'ai donné la
force pour ce travail, aujourd'hui. Les quatre contemplations, je te les ai
accordées pour que tu puisses parler des souffrances de Marie et des miennes, qui préparent la Passion. J'aurais dû
en parler hier, samedi, jour dédié à ma Mère. Mais j'ai eu pitié de toi.
Aujourd'hui, on rattrape le temps perdu. Après les souffrances que je t'ai
fait connaître, Marie a eu aussi celles-ci. Et Moi avec Elle. 375> Mon regard avait lu
dans le cœur de Judas Iscariote.
Personne ne doit penser que la Sagesse de Dieu n'ait pas été capable de
comprendre ce cœur. Mais, comme je l'ai dit à ma Mère, il nous le fallait. Malheur à lui d'avoir été le
traître ! Mais c'était un traître qui, je le répète, nous fallait. Il
était dissimulé, rusé, avide, luxurieux, voleur, mais d'autre part,
intelligent et plus cultivé que le autres, il avait su s'imposer à tous.
Audacieux, il m'aplanissait le chemin, même quand il était difficile. Ce qui
lui plaisait plus que tout, c'était de sortir du rang et de faire valoir sa place
de confiance auprès de Moi. Il n'était pas serviable par l'effet d'une
charité spontanée, mais c'était un de ces hommes que vous appelleriez
"faiseur". Cela lui permettait aussi de garder la bourse et
d'approcher des femmes. C'était deux choses qu'il aimait effrénément avec une
troisième, sa charge privilégiée. La Pure, l'Humble, la Détachée des richesses terrestres, ne
pouvait ne pas avoir de dégoût pour ce serpent. À Moi aussi il me faisait
horreur. Et Moi seul, avec le Père et l'Esprit, nous savons quel fardeau j'ai
dû porter pour pouvoir endurer son voisinage. Mais, je te l'expliquerai à un
autre moment. Pareillement je n'ignorais pas l'hostilité des prêtres, des
pharisiens, des scribes et des sadducéens. C'étaient des renards astucieux
qui cherchaient à me pousser dans leur tanière pour me mettre en pièces. Ils
avaient faim de mon sang et ils cherchaient à mettre des pièges partout pour
me capturer, pour avoir des armes pour m'accuser, pour me faire disparaître.
Pendant trois années, ils n'ont pas cessé de me dresser des embûches, et ils
ne se sont apaisés que lorsqu'ils m'ont su mort. Cette nuit-là, ils ont dormi
heureux. La voix de leur accusateur était pour toujours éteinte. Ils le
croyaient. Non, elle n'était pas encore éteinte. Elle ne le sera jamais et
elle tonne, tonne et maudit ceux qui leur ressemblent à l'heure présente.
Quelle souffrance supporta ma Mère par leur faute ! Et Moi, cette
douleur je ne l'oublie pas non plus. Que la foule fût changeante, ce n'était pas une nouveauté.
C'est la bête fauve qui lèche la main du dompteur, si elle est armée de la
cravache ou si elle leur offre un morceau de chair pour calmer sa faim. Mais
il suffit que le dompteur tombe et ne puisse plus se servir de la cravache,
ou n'ait plus de nourriture pour la satisfaire, pour qu'elle se jette sur lui
et le mette en pièces.
Non, mes fils, non. Il faut d'abord boire tout
le calice que Moi
j'ai bu. Tout : avec la charité donnée en échange de la haine, avec la
chasteté qui s'oppose à la voix des sens, avec l'héroïsme dans les épreuves,
avec l'holocauste de Soi-même pour l'amour de Dieu et des frères. Puis, quand
on s'est acquitté de son devoir, dire encore : "Nous sommes des serviteurs inutiles", et attendre que mon Père, qui est aussi le
vôtre, vous accorde, par sa bonté, une place dans son Royaume. Il faut se
dépouiller, comme tu m'as vu dépouillé au Prétoire, de tout ce qui est
humain, en gardant seulement l'indispensable qui est respect pour le don de
Dieu qu'est la vie, et pour les frères, auxquels nous pouvons être plus
utiles du haut du Ciel que sur la terre, et laisser à Dieu le soin de vous
revêtir de la robe immortelle blanchie dans le sang de l'Agneau. |
|||
|
Je t'ai montré les souffrances qui préparaient la
Passion. Les autres, je te les montrerai. Bien que ce soit des souffrances, ç'a été pour ton âme un repos que de les contempler.
C’est assez pour maintenant. Sois en paix." |
|||