Maria Valtorta en 1943

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

© Centro Editoriale Valtortiano

 

Se repérer

Consulter la Bible en ligne

Aller sur le forum

Qui sommes-nous

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du dossier Maria Valtorta

 

 

Éléments de discernement

VOIR AUSSI

---

Qui est Marie d'Agréda

Qui est Anne-Catherine Emmerich

Les passages de l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta

Dictée de Jésus : la place qu'on doit accorder aux œuvres de voyantes et leur mission de porte-parole

---

 


 

Éléments de discernement au regard de la foi catholique
Haut de page

On peut tenter de synthétiser les différentes opinions exprimées généralement sur le net au regard de ce critère, de la façon suivante :

 

Principaux arguments contre l'œuvre de Maria Valtorta
Haut de page

 La mise à l'Index de l'œuvre : même abolie, cette mise à l'Index conserverait une force morale qui inviterait à la prudence, voire au rejet. Le nécessaire et le suffisant étant déjà définis par L'Écriture et l'Église.

 Le titre de l'œuvre, ''L'Évangile tel qu'il m'a été révélé'' laisserait penser qu'elle prétend être un cinquième évangile, en contradiction avec une Révélation publique close avec la mort du dernier apôtre. Ambiguïté propre à troubler, sinon soi, du moins les esprits peu avertis.

 La narration de nombreux faits et la mise en scène de nombreux personnages inconnus des Évangiles [1] qui militerait en faveur d'une œuvre de pure fiction. L'article, commentant la mise à l'Index, résumait d'ailleurs dans son titre : "Une vie de Jésus mal romancée".

 

Principaux arguments pour l'œuvre de Maria Valtorta
Haut de page

 La conversion ou le retour à la foi catholique à la lecture de l'œuvre dont témoigneraient certains internautes (voir les forums déjà cités).

 Le fait que l'œuvre est une illustration des quatre Évangiles au point qu'une lectrice a pu établir l'exacte concordance de l'œuvre avec eux [2] et que Maria Valtorta n'a jamais prétendu écrire un évangile nouveau ou différent.

 L'Évangile lui-même évoque l'existence d'autres faits que ceux qu'il rapporte (Jean 21,25) et les sources historiques ou traditionnelles nomment des personnages anonymement évoqués dans les Évangiles [3]

 Les soutiens éminents qu'a reçu l'œuvre de Maria Valtorta, au sein même de l'Eglise catholique et de la Curie romaine.

 

Ce que dit l'Église
Haut de page

Les lecteurs qui se réfèrent à cette autorité doivent distinguer ce que dit l'Église aujourd'hui, ce qu'elle a dit hier et qui s'est prononcé dans les différents cas. De cela, il ressort :

 que l'œuvre de Maria Valtorta requiert le consentement de chacun et ne comporte aucune obligation de croire. Une adhésion à l'œuvre ou, au contraire, un refus d'y adhérer, ne ressort que du choix individuel et non d'un anathème réciproque qui, lui, serait opposé à la Doctrine de l'Église.

 que cette œuvre a fait l'objet d'une condamnation aujourd'hui abolie : La mise à l'Index qui était une mesure disciplinaire de l'Église et plus particulièrement pour Maria Valtorta, qui sanctionnait une indiscipline : la publication sans imprimatur, non une hérésie.

 que sur le plan de la foi, des personnalité éminentes et qualifiées ont cautionnées cette œuvre, voire même encouragées la lecture. Le présent Dossier en témoigne [4].

 que le discernement est requis pour les "partisans" et les "adversaires" de l'œuvre. À ce titre le "Catéchisme de l'Église catholique" sert de référent à ce site et d'arbitre dans l'évaluation des propos contenus dans l'œuvre de Maria Valtorta. En effet, cet ouvrage est "un exposé de la foi de l'Église et de la doctrine catholique , attestées et éclairées par l'Écriture sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique" [5].

C'est donc à l'aulne de ces critères, et à l'intérieur de leur périmètre, que peut être discernée l'œuvre de Maria Valtorta pour les lecteurs qui se réfèrent à la foi catholique.

 

Éléments de discernement au regard des sources scientifiques et exégétiques
Haut de page

 

Cas portant controverse
Haut de page

 Dans les cas portant controverse, certains sont imputables à la traduction française : par exemple l'emploi du terme moderne "jockey" comme traduction du mot original "aurige" (conducteur de char) [6]. L'éditeur, légataire des ouvrages de Maria Valtorta (Centro Editoriale Valtortiano) est d'ailleurs en train de retraduire complètement l'édition française.

 D'autres sont imputables au vocabulaire technique disponible ou non chez la narratrice : c'est le cas du mot "tournevis" employé pour décrire un outil aperçu dans un atelier de menuisier (référence à venir). À l'inverse, Maria Valtorta emploie des termes médicaux précis hérités de sa formation d'infirmière [7].

 L'œuvre fait mention de l'emploi du mot ''Jéhovah'' dans plusieurs conversations, Maria Valtorta allant même jusqu'à noter la phonétique de prononciation par Jésus [8]. Cependant l'usage généralisé est celui de ''Yahvé'' pour traduire le Tétragramme qui, de plus, est réputé imprononçable.

 Dans une dictée, Jésus va à contre-courant du Darwinisme, généralement admis, pour réaffirmer que l'homme a été créé directement par Dieu [9].

 Maria Valtorta ne semble pas corroborer l'hypothèse d'une exil de Marie à Ephèse. Elle semble même affirmer que Marie est restée tout le temps à Jérusalem après la Passion jusqu'à sa mort puis son Assomption. Celle-ci aurait eu lieu dans une maisons du Gethsémani, propriété de Lazare, en présence de Jean seul.

 L'existence des connaissances remarquables ci-dessous peuvent avoir leur source dans les médias accessibles à Maria Valtorta (radio, publications) ou dans des bibliothèques spécialisées non mentionnées par les biographes.

 

Connaissances remarquables
Haut de page

 Exégétiques : Le P. Gabriel M. Roschini, fondateur de l’Université pontificale de théologie, mariologue auteur de 130 volumes et conseiller au Saint Siège (1972), note dans l'introduction à son ouvrage "La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta" : "Je dois avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime".

 Archéologiques : Le P. François-Paul Dreyfus, Dominicain (o.p.) (1918-1999) de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem écrit dans un lettre à l'éditeur (1986) : "J’ai été très impressionné de trouver dans l’œuvre de Maria Valtorta le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques". L'œuvre de Maria Valtorta décrit 177 villes et lieux.

 Historiques : N'ayant à sa disposition que la Bible et le Catéchisme de Pie X [10] Maria Valtorta utilise dans son contexte des termes très précis : Bat KolCaroseth - Encénies – GazophylaciumGoulal – Midrash – Parascève – Sciemanflorascetc

 Géographiques : Le Dottore Vittorio Tredici, Président de l'Union minière italienne atteste dans une lettre à l'éditeur (1952) de "sa (Maria Valtorta) connaissance précise […] des aspects panoramiques, topographiques, géologiques et minéralogiques de la Palestine".

Il est difficile d'attribuer à l'humble Maria Valtorta une telle science.

 

Les personnages
Haut de page

L'œuvre de Maria Valtorta met en œuvre 685 personnages, nominativement désignés. Ils se répartissent en quatre catégories :

1 - Ceux que l’on rencontre souvent dans l’Évangile. Jésus, Marie, les apôtres. L'apport de l'œuvre est de les montrer, au jour le jour, dans leur humanité. Un personnage est mis en exergue, aux fins d'enseignement, Judas Iscariote. D'autres, moins connus, sont mis en lumière comme Simon le zélote ou les cousins de Jésus.

2 - Ceux qu'on entraperçoit dans l'Évangile. Au premier rang desquels on retrouve les saintes femmes dont parlent les évangélistes : Jeanne de Chouza, Marie de Cléophas, Marthe, Marie Madeleine, Marie Salomé, Suzanne, … On y découvre aussi Mathias, élu à la place de Judas ou Joseph le juste, présenté en même temps que lui. Au-delà, ce sont la femme de Pierre, la figure de Lazare l'ami ressuscité, etc

3 - Ceux qui ne sont qu'évoqués dans l’Évangile. L'œuvre donne de la consistance aux soixante-douze disciples envoyés "deux par deux" (Luc 10,1-17) ou les cinq cent qui ont vu Jésus ressuscité (1Corinthiens 15,6). Fait remarquable, Maria Valtorta cite nominativement 50 des 71 membres du Sanhédrin, le grand tribunal juif qui condamnera Jésus mais auquel appartient aussi Joseph d'Arimathie, Nicodème ou Gamaliel, connus par ailleurs.

4 - La foule et les personnages de rencontre. Des guéris, des indifférents, des haineux, des croyants, … La foule qui écoute ou conspue.

 

Les évènements
Haut de page

Contrairement à ce que peut évoquer le mot "révélation", il n'y a, dans l'œuvre de Maria Valtorta, aucun "grand secret".

Par rapport aux faits reportés dans l'Évangile (que l'œuvre ne contredit jamais), les visions développent les scènes ou les enseignements remis dans leur contexte historique. Un des meilleurs exemple, pour en juger, est le célèbre passage des Béatitudes et du Sermon sur la montagne.

Un autre exemple pour juger de l'apport de Maria Valtorta est la scène de la crucifixion et de la mort de Jésus ou les paraboles connues ou non

À cela, il convient d'ajouter ce que dit l'article 514 du Catéchisme de l'Église catholique : "Toute la vie du Christ est mystère : Beaucoup de choses qui intéressent la curiosité humaine au sujet de Jésus ne figurent pas dans les Évangiles. Presque rien n’est dit sur sa vie à Nazareth, et même une grande part de sa vie publique n’est pas relatée (cf. Jean 20,30). Ce qui a été écrit dans les Évangiles, l’a été "pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom" (Jean 20,31)".

 

RETOUR AU CHAPITRE

Haut de page - Nous contacter
Page sous licence GNU de documentation libre souscrite par Valtortiste91
Fiche mise à jour le 18/05/2010

 



[1] 685 personnages nominatifs ont été recensés dans ''L'Évangile tel qu'il m'a été révélé''

[2] Travaux d'Adèle Plamondon

[3] C'est le cas du bon larron (fêté le 25 mars comme saint Dismas par l'Église), de la samaritaine (sainte Photine, le 20 mars), du centurion de la Croix (saint Longin, le 15 mars), des parents de la Vierge Marie (sainte Anne et saint Joachim, le 26 juillet). D'autre part, l'Évangile ne nomme ni les soixante-douze disciples envoyés en mission (Luc 10,1) ni les cinq cent témoins de Jésus ressuscité (1Corinthiens 15,6).

[4] Dont deux Papes, deux cardinaux, un bibliste béatifié, ….

[5] Introduction à la "Constitution Apostolique Fidei depositum pour la publication du Catéchisme de l'Église catholique, rédigé à la suite du deuxième Concile œcuménique du Vatican", page 8.

[6] "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" - Tome 2, chapitre 88, page 505.

[7] Exemple extrait de la crucifixion (Tome 9, Chapitre29, page 281) :"Le quatrième (bourreau), qui a déjà dans les mains le long clou dont la tige quadrangulaire est en pointe, se termine en une plaque arrondie et plate, large comme un sou d'autrefois, regarde si le trou déjà fait dans le bois correspond à la jointure radio-ulnaire du poignet...".

[8] "Allons avec vénération louer Geové". (Jésus prononce ainsi, avec le "g" qui devient long : un Sgiéveee très chantant, avec les derniers "e" très ouverts comme si c'était "a" alors que celui qui suit le "g" est très fermé)" – "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" - Tome 3 - Chapitre 58, page 334.

[9] Maria Valtorta ne défend pas cependant une théorie créationniste (la Création en six jours). Dans la dictée du 20 décembre 1943 ("Les cahiers de 1943", page 574 et suivantes) Jésus réfute la paternité d'une bête pour l'homme et interroge : pourquoi, depuis le temps qu'on défend cette théorie, n'a-t-on pas réussi à transformer un singe en homme ou un homme en singe "même pas avec les méthodes et les instruments perfectionnés d’aujourd’hui"?.

[10] "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé", Tome 1, Préface de l'éditeur, page 9