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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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Valeur
théologique et historique de l'œuvre
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VOIR AUSSI --- Qui est
Anne-Catherine Emmerich Les passages de
l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta --- |
Valeur théologique L'article de l'Ossevatore Romano commentant la mise à l'Index, retient surtout contre la publication une infraction disciplinaire : son absence d'imprimatur et, implicitement, le caractère provocateur de son sous-titre, "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" car selon l'Église catholique il ne peut pas y avoir plusieurs "révélations" (voir l'article). Mais paradoxalement, sur le plan théologique, l'auteur anonyme ne peut souligner que la haute valeur théologique de l'œuvre, ce qu'il trouve anormal. "Jésus est […] toujours prêt à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours (ad impartire lezioni di teologia con gli stessi termini che userebbe un professore dei nostri giorni). Et il poursuit : "La très sainte Vierge […] est toujours prête à donner des leçons d’une théologie mariale mise à jour selon les plus récentes études des spécialistes actuels en la matière (è sempre pronta ad impartire lezioni di teologia mariana, aggiornatissima fino agli ultimissimi studi degli attuali specialisti in materia). Cette haute valeur théologique sera reconnue par plusieurs ecclésiastiques, notamment par P. Gabriel M. Roschini O.S.M (Servites de Marie), professeur à l’Université pontificale du Latran à Rome, philosophe, théologien, hagiographe, mariologue de grande renommée, auteur de 130 volumes et conseiller au Saint Siège (1972) : "Je dois avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime". [1] Il est difficile d'attribuer à l'humble Maria Valtorta une telle science. L'œuvre n'est pourtant pas exempte de critiques sur ce plan, mais bien souvent elles en ont pour source une lecture partielle, voire superficielle. Le discernement reste donc la règle. Valeur historique
L'œuvre de Maria Valtorta décrit 177 villes et lieux. "Immergée" dans les visions qu'elle retranscrit, son style en devient particulièrement évocateur. Elle s'attarde sur les panoramas, les habitats ou la flore. Un géologue et minéralogiste, le Dottore Vittorio Tredici, atteste de "sa connaissance précise […] des aspects panoramiques, topographiques, géologiques et minéralogiques de la Palestine" (1952). Pour sa part, le Père Dreyfus, o.p (dominicain), Professeur à l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem écrit en 1986 : "J’ai été très impressionné de trouver dans l’œuvre de Maria Valtorta le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et ne sont pas connus des sources non bibliques". Sa description de Gérasa, aujourd'hui Jerash en Jordanie, surprend. Elle pouvait difficilement connaître aussi précisément ce site archéologique de renom qui n'a été exploité qu'ultérieurement.
L'œuvre de Maria Valtorta met en œuvre 700 personnages environ, nominativement désignés. Ils se répartissent en quatre catégories : 1 - Ceux que l’on rencontre souvent dans l’Évangile. Jésus, Marie, les apôtres. L'apport de l'œuvre est de les montrer, au jour le jour, dans leur humanité. Un personnage est mis en exergue, aux fins d'enseignement, Judas Iscariote. D'autres, moins connus, sont mis en lumière comme Simon le zélote ou les cousins de Jésus. 2 - Ceux qu'on entraperçoit dans l'Évangile. Au premier rang desquels on retrouve les saintes femmes dont parlent les évangélistes : Jeanne de Chouza, Marie de Cléophas, Marthe, Marie Madeleine, Marie Salomé, Suzanne, … On y découvre aussi Mathias, élu à la place de Judas ou Joseph le juste, présenté en même temps que lui. Au-delà, ce sont la femme de Pierre, la figure de Lazare l'ami ressuscité, etc… 3 - Ceux qui ne sont qu'évoqués dans l’Évangile. L'œuvre donne de la consistance aux soixante-douze disciples envoyés "deux par deux" (Luc 10,1-17) ou les cinq cent qui ont vu Jésus ressuscité (1Corinthiens 15,6). Fait remarquable, Maria Valtorta cite nominativement 50 des 71 membres du Sanhédrin, le grand tribunal juif qui condamnera Jésus mais auquel appartient aussi Joseph d'Arimathie, Nicodème ou Gamaliel, connus par ailleurs. 4 - La foule et les personnages de rencontre. Des guéris, des indifférents, des haineux, des croyants, … La foule qui écoute ou conspue.
Contrairement à ce que peut évoquer le mot "révélation", il n'y a, dans l'œuvre de Maria Valtorta, aucun "grand secret". Par rapport aux faits reportés dans l'Évangile (que l'œuvre ne contredit jamais), les visions développent les scènes ou les enseignements remis dans leur contexte historique. Un des meilleurs exemple, pour en juger, est le célèbre passage des Béatitudes et du Sermon sur la montagne. Un autre exemple pour juger de l'apport de Maria Valtorta est la scène de la crucifixion et de la mort de Jésus ou les paraboles connues ou non |
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