Maria Valtorta en 1943

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Maria Valtorta et les autres voyantes
Les différents statuts des auteurs - Les différentes vies observées - Les différents finalités des œuvres - L'abondance des références bibliques - Le degré de déformation éventuelle


Les visions de scènes de l'Evangile par Maria Valtorta n'est pas un cas unique. De grandes saintes en ont bénéficié : sainte Marie Madeleine de Pazzi, sainte Brigitte de Suède, sainte Thérèse d'Avila, sainte Hildegarde de Bingen, sainte Gertrude de Helfta, sainte Angèle de Bohême.         

Quatre voyantes ont bénéficié de visions plus complètes de scènes de la vie de la Vierge Marie ou de scènes de l'Évangile :    

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Marie d'Agreda, espagnole (1602-1665). Ses visions de la vie de la Vierge Marie, reçues à l'âge de 25 ans, ont été regroupées dans l'ouvrage "la Cité mystique de Dieu". Sa rédaction a été faite une première fois par Maria d'Agreda après bien des réticences en 1637, puis brûlée par elle-même, avant d'être rédigée une seconde fois quelques années plus tard en 1660, peu de temps avant sa mort.

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Anne-Catherine Emmerich, allemande (1774-1824). Ses visions ont été recueillies par une tierce personne, Clemens Brentano. Elles ont générées pas moins de 16.000 feuillets de sa part mais leur publication n'a pas été faite du vivant de la voyante et donc sous son contrôle. Au contraire leur publication a donné lieu a de nombreuses péripéties. Un premier livre "La Passion" est publié par Brentano en 1833 à partir de ses notes. Il sera suivi d'une "Vie de la Sainte vierge Marie" qui n'aboutira que dix ans après la mort de Clemens Brentano en 1852 par des parents et amis qui remanieront énormément les notes, faisant subir à cette fresque historique une énorme déformation.    

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Maria Valtorta, italienne (1897-1961), son œuvre abondante (122 cahiers et 15.000 pages manuscrites) a été écrite par elle-même et immédiatement. Elle se divise en trois parties : "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" écrit entre 1943 et 1945, une catéchèse consignée dans les "Cahiers" écrit entre 1943 et 1950, ainsi que d'autres œuvres annexes dont sa biographie. Ce site publie en ligne les dix volumes de "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" qui recouvrent la Vie Publique de Jésus ainsi que des scènes de l'enfance de Marie et de Jésus.     

   I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif Consuelo (contemporaine hispanophone). Cette mère de famille anonyme a reçu par locutions internes des enseignements de la Vierge Marie consignés dans une premier ouvrage "Marie, Porte du Ciel" écrit en trois mois en 1987, puis un second ouvrage "Marie, étoile de l'évangélisation" écrit en 1990. Ces deux ouvrages comportent des scènes de la vie de Marie. Un dernier ouvrage "Marie, Trône de la Sagesse" ....          

Si les quatre voyantes sont supposées avoir reporté une seule et même chose, la vie de Marie et de Jésus, on peut cependant les différencier selon cinq critères :         

1 – Le statut des auteurs        

Si les voyantes sont toutes des femmes, dans la lignée historique des voyantes, une seule est mère de famille, Consuelo. Deux sont atteintes de souffrances physiques apparentes : Anne-Catherine Emmerich, stigmatisée, et Maria Valtorta, clouée au lit. Ce sont ces deux qui recevront les visions les plus complètes de la vie de Jésus. Deux sont religieuses, Maria d'Agreda et Anne-Catherine Emmerich, toutes les deux honorées comme Vénérables par l'Église. Encore faut-il noter que pour Anne-Catherine Emmerich ses visions ne sont pas rapportées par elle-même, au contraire des trois autres, mais par un tiers, le poète et confident Clemens Brentano. La canonisation d'Anne-Catherine Emmerich n'est donc pas une caution apportée à une œuvre qu'elle n'a ni écrite, ni corrigée elle-même.        

2 – Les vies observées           

Les voyantes diffèrent sur les vies observées. Maria d'Agreda, Anne-Catherine Emmerich et Consuelo décrivent principalement la vie de Marie, cette période comprenant l'enfance de Marie et celle de Jésus, puis la période allant de la Passion de Jésus à l'Assomption de Marie, à l'exception des Noces de Cana. Une seule, Maria Valtorta, décrit non seulement les périodes couvertes par les autres voyantes, mais aussi la Vie Publique de Jésus. Ceci explique l'énorme différence entre les vies de Marie généralement reportées en environ 600 pages et la vie de Jésus décrite en près de 4.000 pages par Maria Valtorta. Cela souligne aussi l'importance des visions de Maria Valtorta qui est la seule a rapporter complètement la Vie Publique de Jésus.
 

Encore convient-il de noter que les visions d'Anne-Catherine Emmerich, consignées par Clemens Brentano sur 16.000 feuillets annotés, devaient probablement couvrir aussi l'ensemble de la Vie Publique de Jésus. Après la "Passion" publiée de son vivant et la "Vie de Marie", publiée malheureusement dix ans après sa mort, Clemens Brentano avait envisagé de publier une "Vie publique de Jésus" qui devait clore la trilogie. C'est ce projet avorté que tentera de reprendre plus tard le rédemptoriste Karl Erhard Schmoeger en compilant la somme des documents emmerickiens dans une même œuvre très contestée : "la vie de Jésus".           

3 - Les finalités de l'œuvre     

Les différentes œuvres comportent une proportion différente de scènes vues et rapportées par les voyantes, et de commentaires ou enseignements reçus de Marie ou Jésus. Cette proportion différente donne deux principales finalités : une visant à la reconstitution des faits et une autre visant à la catéchèse.  

Les deux voyantes hispanophones, Maria d'Agreda et Consuelo font systématiquement alterner la vision des scènes de la Vie de Marie avec une catéchèse (ou commentaires) de la Vierge Marie. Avec ces œuvres, on se trouve sur une construction qui n'est pas sans rappeler le rosaire en ce qu'elles développent systématiquement une méditation suivant la contemplation d'un fait.        

Cette méditation prend chez Consuelo une part prépondérante. Dans le Prologue de "Marie Porte du Ciel", la Vierge Marie précise d'ailleurs ses instructions : "Tu ne dois pas prêter attention aux dates ni aux chiffres, car ce livre n'est pas fait pour susciter des discussions ni des disputes entre mes fils, mes enseignements doivent pénétrer plus profondément dans les peuples de la terre". Le Cardinal équatorien Ruíz, préfaçant le second tome de l'œuvre de Consuelo, la présente d'ailleurs explicitement comme "un ouvrage de spiritualité chrétienne totalement imprégné de l'Écriture Sainte et destiné particulièrement aux groupes de prière". Il n'est pas étonnant, dans ce contexte, que les visions reçues par Consuelo soient les seules à avoir générées un mouvement religieux, "Janua Caeli", Porte du Ciel.  

A l'inverse la description de scènes vécues est très importante chez Anne-Catherine Emmerich et chez Maria Valtorta. Les détails sur les lieux, les personnages, les circonstances, y abondent. Avec elles, le lecteur fait un saut dans le temps pour se retrouver deux mille ans en arrière. Cela n’élimine pas les catéchèses pour Maria Valtorta, qui sont consignées dans une
œuvre séparée : "les Cahiers". Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" les catéchèses sont donc moins systématiques que dans les visions des deux hispanophones. Enfin, chez Maria Valtorta  les catéchèses sont souvent données par Jésus alors que pour Maria d'Agreda et pour Consuelo, il s'agit principalement d'une catéchèse de la Vierge Marie.         

La catéchèse ne figure pas explicitement dans les visions d'Anne-Catherine Emmerich et cela tient probablement à l'histoire de cette œuvre. Elle n'en est pas moins, pour autant, un ouvrage de spiritualité : l'enseignement se déduit librement de la contemplation des scènes décrites.         

Dans une œuvre donnée donc, l'importance de la catéchèse donnera à celle-ci une ambiance plus intimiste propre à la méditation alors que l'importance des scènes vécues conférera à celle-là un contexte de scènes vivantes propre à la contemplation.           

Pour schématiser, on pourrait dire que dans un cas les œuvres pourraient être passées au crible de la critique théologique parce que l'enseignement en est la finalité apparente et dans l'autre elles pourraient l'être à celui de la critique historique car la restitution d'une véracité de faits en semble le but principal. Bien évidemment, dans tous les cas, les œuvres particulières ne peuvent contredire la Révélation publique consignée dans les quatre Évangiles.            

4 – Les références bibliques   

Les références à la Bible, ou les citations, sont là aussi en proportion différentes. Chez Maria d'Agreda, les références aux textes de la Bible apparaissent en contrepoint dans les commentaires dont elle ponctue ses descriptifs de scènes. On sent que Maria d'Agreda, qui réécrit ses visions à plusieurs années de distance, a conservé précieusement dans son cœur visions et enseignements et que cette méditation constante a produit le style concis, méthodique et argumenté qui lui est propre.            

Dans l'œuvre de Consuelo, qui par beaucoup d'aspects rappelle l'œuvre de Maria d'Agreda qu'elle cite d'ailleurs, les références bibliques abondent. Elles sont reproduites in extenso, mais toujours à propos. C'est l'effet de la catéchèse qui caractérise tant cette œuvre : il y a un lien constant et voulu entre ce qui a été annoncé dans l'Écriture et sa réalisation dans l'histoire de la Rédemption.    

Dans l'œuvre de Maria Valtorta, les références à l'Ancien Testament, textes et pages d'histoire, abondent tout au long des sept cents scènes de l'œuvre, mais dans un contexte bien différent : elles y confortent l'enseignement d'un Jésus parlant à des compatriotes éduqués à la parfaite connaissance de l'Écriture. Il est donc rare de trouver un chapitre sans références allusives ou explicites à la Torah, aux différents prophètes, grands comme petits, et aux livres historiques ou sapientiaux. Certains passages sont tellement contextualisés qu'il ne serait plus possible de donner ces enseignements à notre époque, sans rappeler les textes et les faits historiques dont il est question, à moins d'avoir à faire à un public particulièrement averti.            

Dans l'œuvre d'Anne-Catherine Emmerich, cela sera moins présent, mais c'est sans doute du au contexte de l'écriture de ses visions.    

5 – Les déformations éventuelles par rapport aux visions initiales    

Si chacune des quatre voyantes semble avoir eu des visions (comme le déroulement d’un film, précise Maria Valtorta, grâce à des locutions internes pour Consuelo), Marie d’Agreda les vit elle-même mais les rapporte quelques années plus tard. En effet reçues à l'âge de 25 ans, ses visons ne seront réellement retranscrites 33 ans plus tard, peu de temps avant sa mort. Entre temps, elle a beaucoup médité sur ces visions et cela se sent dans sa rédaction qu'elle agrémente de commentaires personnels.       

Anne-Catherine Emmerich a sans doute vu différemment, mais sa rédaction n'est pas faite par elle-même. Elle la raconté ses visions à Brentano. Brentano les a notées chaque soir (non sous dictée) et une seconde rédaction a été faite à partir de ces notes, après la mort de Clemens Brentano par ses parents et amis. "Assurément, le manuscrit inachevé laissé en l'état par Brentano a été non seulement complété à partir de ses propres notes, mais profondément retouché, sans que l'on soit en mesure de déterminer dans quelle mesure exacte : une étude critique du texte reste encore à faire" conclut Joachim Bouflet dans sa présentation de "La vie de la Vierge Marie" (Presses de la Renaissance, 2006). Ce même auteur commente plus loin le résultat de ces tribulations : "Autant "La Passion" se présentait comme un ensemble cohérent qui, suivant la trame évangélique, ne prêtait à aucune critique quant à l'orthodoxie du texte non plus qu'à l'exactitude des faits historiques relatés, autant la Vie de la Sainte Vierge Marie n'a d'autres repères que les apocryphes et d'antiques traditions sujettes à caution".           

Maria Valtorta elle, a écrit aussitôt sur son lit de malade au fur et à mesure qu’elle recevait les visons sans ordre chronologique. Elle notait le puzzle d’information au fur et à mesure et Jésus guidait sa rédaction et qui lui en donnera le plan ultérieurement. Ses 122 cahiers manuscrits, soit près de 15.000 pages comportant ces visions notées dans le désordre et sans ratures, sont conservés en archives au Centro Editoriale Valtortiano.            

Donc quatre expressions successives avec d’inévitables transpositions que notre confrontation manifeste à chaque pas.          

Alors que le Protévangile tient en une trentaine de pages en allant seulement jusqu’à l’Annonciation, les visions de Marie d’Agreda sont consignées dans un livre faisant 450 pages environ. Celles d'Anne-Catherine Emmerich, reçues par Brentano, sont aussi de cette taille dans l’édition récente préfacée par Joachim Bouflet, mais il faut lui ajouter la narration des scènes de la Passion qui font l'objet d'une œuvre séparée.  Celles de Maria Valtorta occupent près de 4.000 pages réparties en dix volumes et couvre l'ensemble de la Vie Publique de Jésus. Les locutions intérieures reçues par Consuelo sont consignées dans 900 pages réparties en deux (trois?) volumes.

 

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