"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Les outils du charpentier


On trouve, sous la plume de Maria Valtorta, des mots anachroniques : certains sont dus à une traduction française erronée, par exemple "jockey" à la place du mot original "aurige".

D'autres sont impropres comme "tournevis".

Maria Valtorta décrit les scènes qu'elle voit. Manquant du terme technique exact, il lui arrive d'utiliser l'analogie : "qui ressemble à...".

On pense que ce terme désignait un ciseau à bois, une gouge ou un bédane : à cette époque les outils du charpentier ressemblaient beaucoup à ceux de notre époque.

L'internaute trouvera ci-dessous une notice extraite de "Jésus en son temps" (Sélection du Reader's Digest – Paris -1992 – pages 111 et 112) sur les outils du charpentier à l'époque.

Beaucoup d'outils dont Joseph se servait étaient proches de ceux des charpentiers d'aujourd'hui. Nos rabots, comme alors, n'ont qu'une lame oblique dont on peut régler l'inclinaison et la profondeur de coupe.


Descriptions des outils dans l'œuvre de Maria Valtorta :
1.62
- 1.70 - 6.127


Le charpentier travaillait probablement juste devant sa maison, dans une rue du centre du village où d'autres artisans tenaient boutique. Il devait ranger ses nombreux outils – dont certains lui venaient de son père – et ses matériaux à l'intérieur. On comptait dans les outils essentiels une cognée pour fendre le gros bois, une petite hache pour le débiter et une herminette pour le façonner. Il lui fallait aussi des scies à arc pour pouvoir découper le bois avec précision, des forets à bois pour percer des trous, un marteau à tête de pierre pour enfoncer des clous, un maillet de bois pour frapper ou marteler des morceaux de bois, des burins et des ébauchoirs pour sculpter ou graver, un ciseau et des poinçons pour faire de petits trous dans le bois ou le cuir, et une grande quantité de clous.

Joseph devait avoir au moins un rabot et une varlope. Pour les mesures il disposait d'une règle, d'un compas, normal ou à pointe sèche, de craie et bien sûr de crayons pour faire des traits de repère et se guider dans ses découpes.

Bien connaître les différents bois, en fonction de leur utilisation, construction ou ornementation, est important pour un charpentier. À Nazareth, du temps de Joseph, il y avait du sycomore, bois tendre mais résistant (on appelait en fait ainsi une variété de figuier), de l'olivier, bois dur ambré à grain fin qui poussait en abondance dans le pays, et peut-être du chêne. Les bois d'importation (Phénicie) comme le cèdre ou le cyprès, qu'on utilisait souvent dans les grandes villes, étaient chers. On ne devait pas en trouver beaucoup dans les petits villages tels que Nazareth dont toutes les familles étaient pauvres.

Il est difficile d'apprécier l'habileté de Joseph et des charpentiers de son époque, puisque le bois n'est pas un matériau qui résiste beaucoup au temps. On pense qu'un charpentier de village fabriquait essentiellement du matériel agricole (chariots, roues de bois, planches de battage, charrues, fléaux pour le vannage des grains, jougs, manches pour certains outils en métal), des matériaux de construction, des meubles, des ustensiles de cuisine. Pour la maison, des montants et des poutres, des portes et des chambranles de portes et de fenêtres. Les meubles consistaient en tables, chaises et boîtes de rangement.

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Fiche mise à jour le 13/04/2010