|
"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
||
|
début de l'année 25
- [Commentaire de
MV : Pendant la correction] 267 - Un atelier de menuisier 267 - Jésus y travaille calmement 267 - Marie appelle Jésus auprès de Joseph mourant
268 - Joseph se ranime 268 - Jésus récite des passages de psaumes 269 - Joseph s'éteint paisiblement 272 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 1 1.70. |
||
|
267> Impérieusement, pendant
que je suis en train de corriger le fascicule et précisément cette dictée sur
les fausses religions de l'heure actuelle, voilà que pénètre en moi cette
vision. Je l'écris pendant que je la vois. Je vois l'intérieur d'un atelier de menuisier. Il me semble que deux
des murs sont formés de parois de roche comme si on avait profité de grottes
naturelles pour former les pièces d'une maison. Ce sont exactement les côtés
nord et ouest qui se présentent ainsi, tandis que les deux autres, sud et
est, sont enduits de plâtre comme les nôtres. Au nord, il y a une excavation dans la roche pour faire un
foyer rudimentaire où se trouve une petite marmite avec du
vernis ou de la colle. Je ne vois pas bien. Le bois, qui a brûlé pendant des
années à cet endroit, a noirci tellement la paroi qu'elle semble goudronnée.
Un trou dans la paroi, surmonté d'une sorte de grosse tuile courbe, essaye de
faire office de cheminée pour aspirer la fumée du bois. Mais elle a dû mal à
remplir son rôle car les autres parois sont aussi noircies par la fumée et
même en ce moment, il y a un nuage de fumée répandu dans la pièce. Jésus travaille à un établi de menuisier. Il est en train de
raboter des planches qu'il dresse contre le mur en arrière. Puis il prend une sorte de tabouret serré entre les deux
mâchoires d'un étau, le dégage, regarde si le travail est au point, le mesure
à l'équerre dans tous les sens. Ensuite il va à la cheminée, prend la
marmite, y plonge un bâtonnet ou un pinceau, je ne sais. Je ne vois que la
partie qui dépasse et ressemble à un bâtonnet. Le vêtement de Jésus est couleur noisette foncée. Sa tunique est
plutôt courte et les manches sont retroussées au-dessus du coude. Il a, par devant,
une sorte de tablier où il se frotte les doigts quand il a touché la marmite.
Il est seul. Il travaille activement mais avec calme. Aucun mouvement
désordonné, aucune impatience. Il est précis et appliqué à son travail. Il ne
s'énerve de rien: ni d'un nœud dans le bois qui ne se laisse pas raboter, ni
d'un tournevis
(me semble-t-il) qui tombe deux fois de
l'établi, ni de la fumée qui doit Lui venir dans les yeux. 268> De temps en temps, il
lève la tête et regarde vers la paroi sud, où il y a une porte fermée,
comme s'il écoutait. A un certain moment il s'avance, ouvrant une porte qui
est dans la paroi vers l'est et qui donne sur la rue. Je vois un coin de
ruelle poussiéreuse. On dirait qu'il attend quelqu'un. Puis il retourne au
travail. Il n'est pas triste mais sérieux. Il referme l'entrée et retourne au
travail. Pendant qu'il est occupé à façonner quelque chose qui me semble
être des pièces de cercle d'une roue, la Maman entre. Elle
entre par une porte qui se trouve sur le mur qui est au sud. Elle entre en
toute hâte et court vers Jésus. Elle porte un vêtement azur foncé et rien sur
la tête. Une simple tunique serrée à la taille par un cordon de même couleur.
Elle appelle, anxieuse, le Fils et Lui pose les deux mains sur le bras en un
geste de supplication douloureuse. Jésus la caresse en lui mettant le bras
sur l'épaule et la réconforte puis s'en va avec elle, laissant le travail et
quittant son tablier. Je pense que vous voulez savoir aussi les paroles échangées. Bien
peu de la part de Marie : "Oh ! Jésus ! Viens, viens. Il
se sent mal !" Elle le dit avec un tremblement des lèvres et des
larmes qui brillent dans ses yeux rougis et fatigués. Jésus ne dit que :
"Maman !" mais il y a tout dans cette parole. Ils entrent dans une pièce voisine toute riante de soleil qui
pénètre par une porte entr'ouverte sur le jardinet rempli d'une lumineuse
verdure et où volent des colombes au milieu du linge étendu
à sécher. La pièce est pauvre mais bien rangée. Il y a une couche basse
couverte de petits matelas (je dis petits matelas, car c'est quelque chose
d'épais et de doux, mais ce n'est pas un lit comme le nôtre). Là-dessus, est
étendu Joseph, la tête
appuyée à plusieurs oreillers. Il est mourant. On le voit clairement, à son visage d'une pâleur
livide, à son œil éteint, à sa poitrine haletante et à l'abandon de tout le
corps. Marie se place à sa gauche, prend sa main calleuse et livide
jusqu'aux ongles. Elle la frotte, la caresse, la baise, essuie avec un linge
la sueur qui fait des raies brillantes aux tempes qui se creusent, la larme
qui luit à coin de l’œil. Elle lui baigne les lèvres avec un linge humecté
d'un liquide qui semble du vin blanc. Jésus se met à droite. Il lui soulève avec agilité et
précaution le corps qui s'affaisse, le redresse sur les oreillers
avec l'aide de Marie. Il caresse l'agonisant sur le front et cherche à le
ranimer. Marie pleure très doucement, sans bruit, mais elle pleure. Les larmes
coulent le long de ses joues pâles jusque sur son vêtement azur foncé. Elles
semblent des saphirs étincelants. 269> Joseph se ranime et
regarde fixement Jésus. Il Lui donne la main, comme pour dire quelque chose
et pour trouver dans ce contact divin la force pour l'ultime épreuve. Jésus
se penche sur cette main et la baise. Joseph sourit. Puis il se tourne pour
regarder et chercher Marie et il lui sourit aussi. Marie s'agenouille près du
lit, essayant de sourire, mais elle y réussit mal et incline la tête. Joseph
lui pose la main sur la tête en une chaste caresse qui semble une
bénédiction. On n'entend que le vol et le roucoulement des colombes, le bruissement
des feuilles, le clapotement de l'eau, et dans la pièce la respiration du
mourant. Jésus tourne autour du lit, prend un tabouret et fait asseoir Marie
en lui disant encore et uniquement : "Maman". Puis il retourne
à sa place et reprend dans ses mains la main de Joseph. La scène est si vraie
que la peine de Marie m'arrache des larmes. Puis Jésus, se penchant sur la
tête du mourant, lui murmure un psaume; mais à présent, je ne peux dire
lequel.
Joseph se réanime tout à fait. D'un regard plus vivant il
sourit à Jésus et Lui serre les doigts. Jésus répond par un sourire au
sourire de Joseph et par une caresse à l'étreinte de ses doigts. Penché sur
son père putatif, il continue doucement :
Joseph, avec un sanglot, regarde Jésus et remue les lèvres
comme pour le bénir. Mais il ne peut. On se rend compte qu'il comprend mais
qu'il ne peut parler. Il est pourtant heureux: dans un regard
plein de vie et de confiance en son Jésus.
Tu l'as vue, cette heure, père, et pour elle tu t'es fatigué.
Tu as aidé l'arrivée de cette heure et le Seigneur t'en
récompensera. Je te le dis" ajoute Jésus en essuyant une larme de joie
qui descend lentement sur la joue de Joseph. Puis il reprend :
Merci, mon père, en mon nom et au nom de ma Mère. Tu as été
pour Moi un père juste et l'Éternel t'a confié la garde de son Christ et de
son Arche Sainte. Tu as été le flambeau allumé pour Lui, et pour le Fruit
d'un sein sanctifié, tu as eu des entrailles de charité. Va en paix, père. Ta
Veuve ne sera pas sans secours. Le Seigneur a tout disposé pour qu'elle ne
reste pas seule. Va, je te le dis, en paix au lieu de ton repos." Marie pleure, le visage penché sur les couvertures (on dirait
des manteaux) étendues sur le corps de Joseph qui se refroidit. Jésus s'empresse
de lui rendre les derniers services car la respiration s'affaiblit et le
regard se voile.
Tu l'auras, cette gloire, père. Je viendrai bientôt t'amener,
avec les Patriarches qui t'ont précédé, à la gloire qui
t'attend. Que ton esprit exulte à ma parole.
Et il te fera entrer dans l'autre vie par le Salut qui
maintenant te réconforte et qui promptement viendra, je te le répète, te
serrer dans un embrassement divin et t'emporter avec Lui, à la tête de tous
les Patriarches, là où est préparée la demeure du Juste de Dieu qui fut pour
Moi un père béni. Précède-Moi pour dire aux Patriarches que le Salut est venu en
ce monde et que le Royaume des Cieux leur sera bientôt ouvert. Va, père, que
ma bénédiction t'accompagne." Jésus a élevé la voix pour arriver jusqu'à
l'esprit de Joseph qui s'enfonce dans les nuées de la mort. La fin est
imminente. Le vieillard ne respire plus qu'à peine. Marie le caresse. Jésus
s'assied sur le bord du lit. Il entoure et attire à Lui le mourant qui
s'affaisse et s'éteint paisiblement. |
|||
|
La scène est pleine d'une paix solennelle. Jésus recouche le
Patriarche et embrasse Marie qui, au moment suprême, s'était approchée de
Jésus dans une angoisse déchirante. |
|||
[1] Psaume 16, 1-11 "O Dieu, garde-moi, c’est à toi que j’ai recours.
Je dis au Seigneur: Tu es mon maître souverain; je n’ai pas de bonheur plus
grand que toi. Quant aux fidèles qui sont dans le pays, c’est eux qui ont la
vraie grandeur que j’apprécie. Ceux qui cherchent les faveurs d’un autre dieu
ne feront qu’augmenter leurs tourments. Je n’offrirai pas leurs offrandes de
sang. je n’aurai pas même leur nom sur mes lèvres. Seigneur, toi qui es la chance
de ma vie, la part qui me revient, tu tiens mon destin dans tes mains. C’est un
sort qui m’enchante, un privilège qui me ravit. Je remercie le Seigneur, qui me
conseille: même la nuit, ma conscience m’en avertit. Je ne perds pas de vue le
Seigneur, et je ne risque pas de faiblir, puisqu’il est à mes côtés. C’est pourquoi j’ai le cœur plein de joie, j’ai l’âme en
fête. Je suis en parfaite sécurité. Non, Seigneur, tu ne m’abandonnes pas à la
mort, tu ne permets pas que moi, ton fidèle, je m’approche de la tombe. Tu me
fais savoir quel chemin mène à la vie. On trouve une joie pleine en ta
présence, un plaisir éternel près de toi."
[2] Psaume 84,1-10 "Seigneur
de l’univers, comme j’aime ta maison ! Je meurs d’impatience en attendant
d’entrer dans les cours de ton temple. Tout mon être crie sa joie au Dieu
vivant. Même le moineau trouve un abri et l’hirondelle un nid où mettre ses
petits près de tes autels, Seigneur de l’univers, mon Roi et mon Dieu !
Heureux ceux qui habitent chez toi et peuvent t’acclamer sans cesse !
Heureux ceux qui trouvent chez toi un refuge et qui ont à cœur ce
pèlerinage ! Quand ils passent par la vallée du Baumier, ils la changent
en oasis; et même la pluie d’automne la couvre d’étangs. Ils gagnent des forces
à mesure qu’ils avancent pour se présenter devant Dieu à Sion. Seigneur, Dieu
de l’univers, entends ma prière, écoute, Dieu de Jacob. O Dieu, regarde le roi,
notre bouclier, accueille celui que tu as consacré. Oui, un seul jour dans les
cours de ton temple vaut mieux que mille autres passés ailleurs. Plutôt rester
au seuil de ta maison, mon Dieu, que vivre avec les gens sans foi ni
loi !"
[3] Psaume 85,1-13 "Seigneur,
tu as montré ta faveur au pays qui t’appartient; tu as rétabli les descendants
de Jacob. Tu as déchargé ton peuple de sa faute, tu as pardonné tous ses
manquements. Tu as retenu ta colère, tu as renoncé à t’emporter contre nous. O
Dieu, notre Sauveur, reviens à nous, cesse de nous en vouloir. Resteras-tu
toujours irrité contre nous ? Ta colère durera-t-elle de génération en
génération ? Ne vas-tu pas nous ramener à la vie, nous qui sommes ton
peuple, pour que nous retrouvions en toi la joie ? Seigneur, fais-nous
voir ta bonté, accorde-nous ton secours. Je veux écouter ce que Dieu dit: le
Seigneur parle de paix pour son peuple, pour ses fidèles, pour ceux qui lui
font à nouveau confiance. Oui, son aide est imminente pour ceux qui
reconnaissent son autorité. Sa présence glorieuse habitera bientôt notre pays.
La bonté et la fidélité se rencontrent, la loyauté et la paix s’embrassent. La
fidélité germe de la terre, tandis que la loyauté descend du ciel. Le Seigneur
lui-même donne le bonheur, et notre pays donne ses produits. La loyauté marche
devant le Seigneur, et trace le chemin devant ses pas."
[4] Psaume 132,1-18 "Seigneur,
souviens-toi de David et de toute la peine qu’il s’est donnée. C’est David qui
fit ce serment au Seigneur, cette promesse au Dieu fort de Jacob: Je m’interdis
d’entrer chez moi, de m’étendre sur mon lit, laisser mes yeux se fermer et de
prendre le moindre sommeil, tant que je n’aurai pas trouvé une place pour le
Seigneur, une demeure pour le Dieu fort de Jacob ! Nous l’avions entendu
dire: le coffre sacré est à Éfrata, nous l’avons
trouvé aux environs de Yaar. Entrons dans la demeure
du Seigneur, et inclinons-nous devant son marchepied. Seigneur, accompagne le
coffre sacré où réside ta puissance, et viens en ce lieu destiné à ton repos.
Que tes prêtres portent avec eux le salut comme ils portent leurs vêtements;
que tes fidèles crient leur joie ! Pour l’amour de ton serviteur David, ne
repousse pas le roi que tu as consacré. Le Seigneur a fait ce serment à David;
il ne s’en dédira certainement pas: C’est un de tes fils que je choisirai pour
en faire le roi qui te succédera. S’il respecte mes prescriptions pour
l’alliance et la règle que je lui donne, alors son propre fils, lui aussi,
siégera à son tour comme roi sur ton trône, et ainsi pour toujours. En effet le
Seigneur a choisi Sion, il a désiré y faire sa résidence. Il a déclaré: Voilà
pour toujours le lieu de mon repos; c’est ici que je désire habiter. Oui, je
ferai du bien à Sion, en lui procurant de quoi vivre, et je donnerai à ses
pauvres tout le pain dont ils ont envie. J’habillerai de salut ses prêtres, et
ses fidèles crieront leur joie. A Sion je ferai naître un roi puissant de la
descendance de David. Comme une lampe allumée j’y maintiendrai le roi que j’ai
consacré. J’habillerai de honte ses ennemis, mais sa couronne étincellera sur
son front."
[5] Psaume 112,1-6 "Heureux l’homme
qui craint le Seigneur et prend plaisir à faire ce qu’il commande ! Ses enfants
seront influents dans le pays, car Dieu fait du bien à l’ensemble des hommes
droits. Chez cet homme, c’est le bien-être et l’aisance; il a pour toujours
l’approbation de Dieu. Quand tout est obscur, une lumière se lève pour l’homme
droit. Le fidèle est bienveillant et compatissant. Prêter avec bienveillance,
voilà qui est bien, et gérer ses affaires en respectant le droit ! Jamais
le fidèle ne faiblira; il laissera un souvenir impérissable."
[6] Psaume 91,1-16 "Qui
se place à l’abri auprès du Dieu Très-Haut et se met sous la protection du
Très-Grand, celui-là dit au Seigneur: Tu es la forteresse où je trouve refuge, tu
es mon Dieu, j’ai confiance en toi. le Seigneur qui te délivrera des pièges que
l’on tend devant toi et de la peste meurtrière. te protégera, tu trouveras chez
lui un refuge, comme un poussin sous les ailes de sa mère. Sa fidélité est un
bouclier protecteur. Tu n’auras rien à redouter: ni les dangers terrifiants de
la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, la peste qui rôde dans
l’obscurité, ni l’insolation qui frappe en plein midi. Oui, même si ces fléaux
font mille victimes près de toi et dix mille encore à ta droite, il ne
t’arrivera rien. Ouvre seulement les yeux et tu verras comment Dieu paie les
méchants. Oui, Seigneur, tu es pour moi un refuge. Si tu as fait du Très-Haut
ton abri, aucun mal ne t’atteindra, aucun malheur n’approchera de chez toi. Car
le Seigneur donnera l’ordre à ses anges de te garder où que tu ailles. Ils te
porteront sur leurs mains pour éviter que ton pied ne heurte une pierre. Tu
marcheras sans risque sur le lion ou la vipère, tu pourras piétiner le fauve ou
le serpent. Il est attaché à moi, dit le Seigneur, je le mettrai donc à l’abri;
je le protégerai parce qu’il sait qui je suis. S’il m’appelle au secours, je
lui répondrai. Je serai à ses côtés dans la détresse, je le délivrerai, je lui
rendrai son honneur. Je lui donnerai une vie longue et pleine, et je lui ferai
voir que je suis son sauveur."