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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Les
différents textes de l’Évangile comparés avec celui de Maria Valtorta. lundi 28 août 28 (18 Eloul)
- La foule mangera ici 328 - Margziam jouait au roi avec le fils du scribe 329 - Le scribe aussi distribuera poisson et pain 329 - Jésus divise la nourriture dans les paniers 329 - Distribution longue et abondante 330 - L'expérience de foi de chaque distributeur 331 - Les restes remplissent douze paniers 332 - Jésus congédie tous et chacun 333 - Il s'isole sur une hauteur pour prier 333 |
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328> C'est toujours le même endroit. Seulement le soleil ne vient
plus de l'orient en filtrant à travers le fourré qui borde le Jourdain en ce
lieu sauvage près de l'endroit où les eaux du lac débouchent dans le lit du
fleuve, mais il arrive, pareillement oblique, du couchant, pendant qu'il
descend dans une gloire de rouge, en rayant le ciel de ses derniers rayons.
Et sous l'épais feuillage, la lumière est très adoucie et tend vers les
teintes paisibles du soir. Les oiseaux, enivrés du soleil qu'ils ont eu tout le
jour, de la nourriture abondante qu'ils ont prise dans les campagnes
voisines, se livrent à une bacchanale de trilles et de chants au sommet des
arbres. Le soir tombe avec les pompes finales de la journée. Les apôtres le
font remarquer à Jésus qui donne toujours son enseignement d'après les
exemples qui se présentent à Lui. "Maître, le soir
approche, l'endroit est désert, éloigné des maisons et des villages, ombreux
et humide. Sous peu, ici il ne sera plus possible de nous voir ni de marcher.
La lune se lève tard. Renvoie le peuple pour qu'il aille à Tarichée ou aux villages du Jourdain pour acheter de la
nourriture et chercher un logement." 329> "Il n'est pas
nécessaire qu'ils s'en aillent. Donnez-leur à manger. Ils peuvent dormir ici
comme ils ont dormi en m'attendant." "Il ne nous
reste que cinq pains et deux poissons, Maître, tu le sais." "Apportez-les-moi." "André, va
chercher l'enfant. C'est lui qui garde la bourse. Il y a peu de temps il
était avec le fils du scribe et deux autres, occupé à se faire des couronnes
de fleurs en jouant au roi." André y va vivement et aussi Jean et
Philippe se mettent à chercher Margziam dans la foule toujours en
déplacement. Ils le trouvent presque en même temps, avec son sac de vivres en
bandoulière, un long sarment de clématite enroulé autour de la tête et une
ceinture de clématite de laquelle pend, en guise d'épée, une massette dont la
garde est la massette proprement dite, la lame sa tige. Avec lui, il y en a
sept autres pareillement chamarrés, et ils font un cortège au fils du scribe,
un enfant très grêle, avec l’œil très sérieux de qui a tant souffert qui,
plus fleuri que les autres, tient le rôle de roi. "Viens,
Margziam. Le Maître te demande !" Margziam plante là
ses amis et s'en va rapidement, sans même enlever ses... ornements floraux,
mais les autres le suivent aussi et Jésus est vite entouré d'une couronne
d'enfants enguirlandés. Il les caresse pendant que Philippe sort du sac un
paquet avec du pain, au milieu duquel sont enveloppés deux gros
poissons : deux kilos de poissons, un peu plus. Insuffisants même pour
les dix-sept, ou plutôt les dix-huit avec Manaën, de la troupe de Jésus. On
apporte ces vivres au Maître. "C'est bien.
Maintenant apportez-moi des paniers. Dix-sept, un pour chacun. Margziam
donnera la nourriture aux enfants ..." Jésus regarde
fixement le scribe qui est toujours resté près de Lui et lui demande :
"Veux-tu donner, toi aussi, la nourriture aux affamés ?" "Cela me
plairait, mais moi aussi j'en suis démuni." "Donne la
mienne. Je te le permets." "Mais... tu as
l'intention de rassasier presque cinq mille hommes, et en plus les femmes et
les enfants, avec ces deux poissons et ces cinq pains ?" "Sans aucun
doute. Ne sois pas incrédule. Celui qui croit, verra s'accomplir le
miracle." "Oh ! alors,
je veux bien distribuer la nourriture, moi aussi !" "Alors, fais-toi
donner un panier, toi aussi." Les apôtres
reviennent avec des paniers et des corbeilles larges et peu profonds, ou bien
profonds et étroits. 330> Et le scribe revient avec un panier plutôt
petit. On se rend compte que sa foi ou son manque de foi lui a fait l’a fait
choisir comme le plus grand possible. "C'est bien.
Mettez tout ici devant et faites asseoir les foules en ordre, en rangs
réguliers, autant que possible." Et pendant cette
opération, Jésus élève les pains avec les poissons par dessus, les offre,
prie et bénit. Le scribe ne le quitte pas un instant des yeux .Puis, Jésus
rompt les cinq pains en dix-huit parts et de même les deux poissons en
dix-huit parts. Il met un morceau de poisson, un bien petit morceau, dans
chaque panier et fait des bouchées avec les dix-huit morceaux de pain. Chaque
morceau en plusieurs bouchées. Elles sont nombreuses relativement : une
vingtaine, pas plus. Chaque morceau est placé dans un panier, après avoir été
fragmenté, avec le poisson. "Et maintenant
prenez et donnez à satiété. Allez. Va, Margziam, le donner à tes
compagnons." "Oh ! comme
c'est lourd !" dit Margziam en soulevant son panier et en allant
tout de suite vers ses petits amis. Il marche comme s'il portait un fardeau. Les apôtres, les
disciples, Manaën, le scribe le regardent partir ne sachant que penser...
Puis ils prennent les paniers, et en secouant la tête, se disent l'un à
l'autre : "Le gamin plaisante ! Ce n'est pas plus lourd qu'avant." Le
scribe regarde aussi à l'intérieur et met la main pour tâter au fond du
panier parce qu'il n'y a plus beaucoup de lumière, là, sous le couvert où
Jésus se trouve, alors que plus loin, dans la clairière, il fait encore assez
clair. Mais pourtant, malgré la constatation, ils vont vers les gens et
commencent la distribution. Ils donnent, ils donnent, ils donnent. Et de
temps à autre, ils se retournent, étonnés, de plus en plus loin, vers Jésus
qui, les bras croisés, adossé à un arbre, sourit finement de leur stupeur. La distribution est
longue et abondante... Le seul qui ne manifeste pas d'étonnement c'est
Margziam qui rit, heureux de remplir de pain et de poisson les mains de tant
de pauvres enfants. Il est aussi le premier à revenir vers Jésus, en
disant : "J'ai tant donné, tant, tant !... car je sais ce que
c'est que la faim ..." et il lève son visage qui n'est plus émacié qu'en
un souvenir maintenant disparu cependant il pâlit, en écarquillant les
yeux... Mais Jésus le caresse et le sourire revient, lumineux, sur ce visage
enfantin qui, confiant, s'appuie contre Jésus, son Maître et Protecteur. Tout doucement les
apôtres et les disciples reviennent, rendus muets par la stupeur. Le dernier,
le scribe qui ne dit rien. Mais il fait un geste qui est plus qu'un
discours : il s'agenouille et baise la frange du vêtement de Jésus. 331> "Prenez votre
part, et donnez m'en un peu. Mangeons
la nourriture de Dieu." Ils mangent en effet
du pain et du poisson, chacun selon son appétit... Pendant ce temps, les
gens, rassasiés, échangent leurs impressions. Même ceux qui sont autour de
Jésus se risquent à parler en regardant Margziam qui, en finissant son
poisson, plaisante avec les autres enfants.
"Moi aussi, j'ai
senti que le panier devenait lourd pendant que j'avançais, et tout de suite
j'ai donné abondamment, car j'ai compris que tu avais fait un miracle"
dit Jean. "Moi, au
contraire, je me suis arrêté et me suis assis, pour renverser sur mon
vêtement le fardeau et me rendre compte... Alors j'ai vu des pains et des
pains, et j'y suis allé" dit Manaën. "Moi, je les ai
même compté pour ne pas faire piètre figure. Il y avait cinquante petits
pains. Je me suis dit : "Je vais les donner à cinquante personnes,
et puis je reviendrai". Et j'ai
compté. Mais, arrivé à cinquante, il y avait toujours le même poids. J'ai
regardé à l'intérieur. Il y en avait encore tant. Je suis allé de l'avant et
j'en ai donné par centaine. Mais cela ne diminuait jamais" dit
Barthélemy.
332> "Va les
distribuer avec foi, et tu verras". J’ai jeté dans le panier ces
quelques bouchées et je suis allé avec réticence… Et puis… pardonne-moi,
Jésus car je suis pécheur !" dit Thomas. "Non, tu es un
esprit du monde. Tu raisonnes comme les gens du monde." "Moi aussi,
Seigneur, alors" dit l’Iscariote. "Au point que j’ai pensé donner
une pièce avec le pain en pensant : "ils mangeront ailleurs".
J’espérais t’aider à faire meilleure figure. Que suis-je donc, moi ?
Comme Thomas ou davantage ?" "Bien plus que
Thomas, tu es "monde"." "Mais pourtant
j’ai pensé faire l’aumône pour être Ciel ! C’étaient mes deniers à
moi…" "Aumône à
toi-même et à ton orgueil et non pas à Dieu. Ce dernier n’en a pas besoin et
l’aumône à ton orgueil est une faute, pas un mérite." Judas baisse la tête
et se tait. "Moi de mon
côté" dit Simon le Zélote "je pensais que cette bouchée de poisson,
ces bouchées de pain, il me fallait les fragmenter pour qu’elles suffisent.
Mais je ne doutais pas qu’elles auraient suffit pour le nombre et la valeur
nutritive. Une goutte d’eau, donnée par Toi, peut être plus nourrissante
qu’un banquet".
"Nous nous
rappelions Cana… et nous ne doutions pas" dit sérieusement Jude. "Et toi,
Jacques, mon frère, tu n’as pensé qu’à cela ?" "Non. J’ai pensé
que c’était un sacrement. Comme tu m’en as parlé… Est-ce ainsi ou je me
trompe ?" Jésus sourit :
"Oui et non. A la vérité de la puissance d’une goutte d’eau, exprimée
par Simon, il faut ajouter ta pensée pour une figure lointaine. Mais ce n’est
pas encore un sacrement." Le scribe garde une
croûte entre ses doigts. "Qu’en
fais-tu ?" "Un…
souvenir." "Je la garde moi
aussi. Je la mettrai au cou de Margziam dans un sachet" dit Pierre. "Moi, je la
porterai à notre mère" dit Jean. "Et nous ?
Nous avons tout mangé…" disent les autres, mortifiés. "Levez-vous.
Faite de nouveau le tour avec les paniers, recueillez les restes. Séparez les
gens les plus pauvres d’avec les autres et amenez-les moi ici, avec les
paniers. 333> Et puis vous, mes disciples, allez tous vers les barques
et prenez le large pour aller à la plaine de Génésareth. Je vais congédier
les gens après avoir fait une distribution aux plus pauvres et puis je vous
rejoindrai." Les apôtres
obéissent... et reviennent avec douze paniers combles de restes, et suivis
d'une trentaine de mendiants ou de personnes très misérables. "C'est bien.
Allez." Les apôtres et ceux
de Jean saluent Manaën et s'en vont avec un peu de regret de quitter Jésus.
Mais ils obéissent. Manaën attend, pour quitter Jésus, que la foule, aux
dernières lueurs du jour, s'en aille vers les villages ou cherche une place
pour dormir parmi les joncs hauts et secs. Puis il fait ses adieux. Avant lui
s'en est allé le scribe, un des premiers même, parce que, avec son petit
garçon, il a suivi les apôtres. |
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Lorsque tout le monde
est parti ou s'est endormi, Jésus se lève, bénit les dormeurs et à pas lents
se dirige vers le lac, vers la péninsule de Tarichée
élevée de quelques mètres comme si c'était une avancée de colline dans le
lac. Lorsqu'il en a rejoint le pied, sans entrer dans la ville, mais en la
côtoyant, il gravit le monticule et s'installe sur un rocher, pour prier,
face à l'azur et à la blancheur du clair de lune dans la nuit sereine. |
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