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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Vendredi 8 septembre 28 (29 Eloul)
- Une foule autour de Jésus 356 - User avec justice de la richesse 357 - Discours (La tentation des cadeaux) 357 - Leçon donnée à un homme cupide 357 - Pitié demandée à la foule 358 - Discours (Le visage, reflet de l'âme 359 - Ramassez un trésor de vertus 359 - Le riche insensé : La vanité des richesses) 360 - Discours (Ne pas vivre dans l'inquiétude 361 - Faire confiance à Dieu 362 - Détachement des richesses et des affections 363 - La vraie richesse se trouve dans le coeur 363 - Le serviteur qui attend son maître : Vigilance 363 - L'intendant infidèle : Le zèle apostolique 364 - La tâche cosmique de Jésus) 365 - Marie de Lazare a donné tous ses biens 366 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4 4.140. |
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356> Jésus se trouve sur une
des collines de la rive occidentale du lac. À ses yeux apparaissent les
villes et les pays épars sur les rivages de l'une et l'autre côte, mais
exactement au-dessous de la colline, se trouvent Magdala et Tibériade, la
première avec son quartier riche, avec ses nombreux jardins, nettement séparé
des pauvres maisons des pêcheurs, paysans et du menu peuple par un torrent
maintenant tout à fait à sec. L'autre qui n'est que splendeur, ignorante de
tout ce qui est misère et décadence, et qui rit, belle et toute neuve au
soleil, en face du lac. Entre les deux, les jardins potagers, peu nombreux
mais bien tenus, de la plaine étroite, et puis les oliviers qui montent à
l'assaut des collines. Derrière Jésus, on voit de cette cime la selle du mont
des Béatitudes, au pied duquel passe la voie principale qui va de la
Méditerranée à Tibériade. C'est peut- être à cause de la proximité de cette
voie principale très fréquentée que Jésus a choisi cette localité à laquelle
beaucoup de gens peuvent accéder des nombreuses villes du lac ou de
l'intérieur de la Galilée et d'où, le soir, il est facile de revenir chez soi
ou de trouver l'hospitalité dans beaucoup de pays. La chaleur aussi est
tempérée par l'altitude et par les arbres de haute futaie qui, au sommet, ont
pris la place des oliviers. Il y a en effet
beaucoup de gens, outre les apôtres et les disciples. Des gens qui ont besoin
de Jésus pour leur santé, ou pour des conseils, des gens venus par curiosité,
des gens qu'ont amené des amis, ou venus pour faire comme les autres. Une
foule, en somme. La saison n'est plus sous l'influence de la canicule mais
elle tend aux grâces languissantes de l'automne et elle invite plus que
jamais à se mettre en route à la recherche du Maître. Jésus a déjà guéri
les malades et parlé aux gens et certainement sur le thème des richesses
injustes et de la nécessité de s'en détacher pour gagner le Ciel, et de
l'absolue nécessité de ce détachement pour être son disciple. Et maintenant,
il est en train de répondre aux questions de tel ou tel des disciples riches
qui sont un peu troublés par cette exigence. 357> Le scribe Jean
dit : "Dois-je donc détruire ce que je possède, en en dépouillant
les miens ?"
Et puis, parlant à
tous, il dit : "En vérité je vous dis que le même danger de perdre
le Ciel par amour des richesses peut-être aussi le fait d'un disciple plus
pauvre si, devenu mon prêtre, il manque à la justice en pactisant avec le
riche, Celui qui est riche ou mauvais, bien des fois essaiera de vous séduire
par des cadeaux pour que vous approuviez sa manière de vivre et son péché. Et
il y en aura, parmi mes disciples, qui succomberont à la tentation des
cadeaux. Cela ne doit pas être. Que le Baptiste vous instruise. Vraiment lui,
bien qu'il ne fût ni juge ni magistrat, avait la perfection du juge et du
magistrat, tels que les décrit le Deutéronome : "Tu n'auras pas de
préférences, tu n'accepteras pas de cadeaux, parce qu'ils aveuglent les yeux
des sages et altèrent les paroles des justes" [1]. Trop souvent
l'homme laisse ébrécher l'épée de la justice par l'or qu'un pécheur passe sur
le fil. Non, cela ne doit pas être. Sachez être pauvres, sachez savoir
mourir, mais ne pactisez jamais avec la faute. Même pas avec l'excuse de
faire servir cet or au profit des pauvres. C'est un or maudit et il ne leur
procurerait pas du bien. C'est l'or d'une compromission infâme. Vous vous
êtes constitués disciples pour être maîtres, médecins et rédempteurs. Que
seriez-vous si vous consentiez au mal par intérêt ? Des maîtres d'une
science mauvaise, des médecins qui tuent le malade, non pas des rédempteurs
mais des gens qui coopèrent à la ruine des cœurs." Un homme de la foule
s'avance et dit : "Je ne suis pas disciple, mais je t'admire.
Réponds donc à cette question : "Est-il permis à quelqu'un de
retenir l'argent d'un autre ?"" "Non, homme.
C'est un vol, comme d'enlever la bourse à un passant." "Même si c'est
l'argent de la famille ?" "Oui Il n'est
pas juste que quelqu'un s'approprie l'argent de tous les autres." 358> "Alors, Maître,
viens à Abelmain sur la route de Damas et ordonne à mon frère de partager
avec moi l'héritage du père qui est mort sans avoir laissé un mot d'écrit, Il
a tout pris pour lui, et remarque que nous sommes jumeaux nés d'un premier et
unique enfantement. J'ai donc les mêmes droits que lui." Jésus le regarde et
dit : "C'est une situation pénible et certainement ton frère n'agit
pas bien. Mais tout ce que je peux faire, c'est de prier pour toi et
davantage pour lui pour qu'il se convertisse, et venir dans ton pays pour
évangéliser en touchant ainsi son cœur. Le chemin ne m'est pas pénible si je
peux mettre la paix entre vous." L'homme, furieux,
bondit : "Et que veux-tu que j'en fasse de tes paroles ? Il
faut bien autre chose que des paroles, en ce cas !" "Mais ne m'as-tu
pas dit de commander à ton frère de..." "Commander ce
n'est pas évangéliser. Un ordre est toujours accompagné d'une menace.
Menace-le de le frapper dans sa personne, s'il ne me donne pas ce qui
m'appartient. Tu peux le faire. Comme tu donnes la santé, tu peux donner la
maladie." "Homme, je suis
venu pour convertir, non pour frapper. Mais, si tu as foi dans mes paroles,
tu trouveras la paix." "Quelles
paroles ?" "Je t'ai dit que
je prierai pour toi et pour ton frère, pour que tu sois consolé et que lui se
convertisse." "Des
histoires ! Des histoires ! Je n'ai pas la naïveté d'y croire.
Viens et commande." Jésus, qui était doux
et patient, se fait imposant et sévère. Il se redresse - auparavant il se
tenait un peu penché sur le petit homme corpulent et enflammé de colère - et
il dit : L'homme s'en va en maudissant,
au scandale de la foule qui voudrait le punir. Mais Jésus s'y oppose. Il
dit : "Laissez-le aller. Pourquoi voulez-vous vous salir les mains
en frappant une brute ? Moi, je lui pardonne, parce qu'il est possédé
par le démon de l'or qui fait de lui un dévoyé. Faites-le, vous aussi. Prions
plutôt pour ce malheureux afin qu'il redevienne homme à l'âme belle de
liberté." 359> "C'est
vrai ! C'est vrai ! Il ne semblait plus être ce qu'il était
avant." "Oui. Quand
ensuite il a repoussé le Maître, pour un peu il l'aurait frappé tout en le
maudissant, son visage est devenu celui d'un démon." "D'un démon
tentateur. Il voulait porter le Maître à la méchanceté..." "Écoutez"
dit Jésus. "Vraiment les altérations de l'âme se reflètent sur le
visage. C'est comme si le démon affleurait à la surface de celui qu'il
possède. Ils sont peu nombreux ceux qui, étant des démons par leurs actes ou
leur attitude, ne trahissent pas ce qu'ils sont. Et ces gens peu nombreux
sont parfaits dans le mal et parfaitement possédés. Le visage du juste,
au contraire, est toujours beau même s'il est matériellement difforme, par
suite d'une beauté surnaturelle qui se répand de l'intérieur sur l'extérieur.
Et ce n'est pas par manière de parler mais les faits le démontrent, nous
observons chez celui qui est pur de tout vice la fraîcheur de la chair
elle-même. L'âme est en nous et nous possède tout entiers. Les puanteurs
d'une âme corrompue corrompent même la chair, alors que les parfums d'une âme
pure la préservent. L'âme impure pousse la chair à des péchés obscènes, et
ces derniers vieillissent et déforment. L'âme pure pousse la chair à une vie
pure et cela conserve la fraîcheur et communique la majesté. Faites en sorte qu'en
vous demeure la pure jeunesse de l'esprit, ou qu'elle ressuscite si elle est
déjà perdue, et veillez à vous garder de toute cupidité que ce soit des sens
ou du pouvoir. La vie de l'homme ne dépend pas de l'abondance des biens qu'il
possède. Ni cette vie, ni encore moins l'autre : celle qui est
éternelle, mais de sa manière de vivre. Et avec la vie, le bonheur de cette
terre et du Ciel. Car le vicieux n'est jamais heureux, réellement heureux.
Alors que celui qui est vertueux est toujours heureux d'une céleste
allégresse, même s'il est pauvre et seul. La mort même ne l'impressionne pas,
parce qu'il n'a pas de fautes ni de remords qui lui fassent craindre la
rencontre avec Dieu, et qu'il n'a pas de regrets pour ce qu'il laisse sur la
terre. 360> Lui sait que c'est au Ciel que se trouve son trésor et,
comme quelqu'un qui s'en va prendre possession de l'héritage qui lui revient
et d'un héritage saint, il s'en va joyeux, empressé, à la rencontre de la
mort qui lui ouvre les portes du Royaume où se trouve son trésor.
Mais, ne savez-vous
pas que quand on a mis la main à la charrue, il faut persévérer une année,
dix, cent, tant que dure la vie, car s'arrêter est un crime envers soi-même,
parce qu'on se refuse une gloire plus grande, et c'est régresser, car celui
qui s'arrête, généralement, non seulement ne progresse plus mais revient en
arrière ? 361> Le trésor du Ciel doit augmenter d'année en
année pour être bon, puisque si la Miséricorde divine doit être bienveillante,
même avec ceux qui ont eu peu d'années pour le former, elle ne sera pas
complice des paresseux qui, ayant une longue vie, font peu de chose. Le
trésor doit être en continuelle croissance. Autrement ce n'est plus un trésor
qui porte du fruit, mais un trésor inerte et cela se produit au détriment de
la paix promise du Ciel. Dieu dit à l'homme sot : "Homme sot qui
confonds le corps et les biens de la terre avec ce qui est esprit et qui,
d'une grâce de Dieu te fais un mal, sache que cette nuit même on te demandera
ton âme et quand elle sera partie, le corps restera sans vie. Ce que tu as
préparé, à qui cela reviendra-t-il ? L'emporteras-tu avec toi ?
Non. Tu viendras dépouillé des récoltes terrestres et des œuvres spirituelles
en ma présence et tu seras pauvre dans l'autre vie. Il valait mieux faire de
tes récoltes des oeuvres de miséricorde pour le prochain et pour toi car, en
étant miséricordieux pour les autres, tu serais miséricordieux pour ton âme.
Et au lieu de nourrir des pensées d'oisiveté, mettre en œuvre des activités
d'où tu pouvais tirer un profit utile pour ton corps et de grands mérites
pour ton âme, jusqu'au moment où je t'aurais appelé". Et l'homme mourut
cette nuit-là, et fut jugé avec sévérité. En vérité, je vous
dis qu'il en arrive ainsi pour celui qui thésaurise pour lui-même et ne
s'enrichit pas aux yeux de Dieu. Mainte- nant allez et faites-vous un trésor
de l'enseignement qui vous est donné. La paix soit avec vous." Et Jésus bénit et il
se retire dans un bois avec les apôtres et les disciples pour se restaurer et
se reposer. Mais, tout en mangeant, il parle encore en continuant
l'instruction précédente, en reprenant un thème déjà présenté aux apôtres
plusieurs fois et je crois qu'il le sera toujours insuffisamment car l'homme
est trop en proie aux peurs sans fondement. "Croyez"
dit-il, "que c'est seulement de cet enrichissement de vertu qu'il faut
se préoccuper. Et veillez à ce que la vôtre ne soit jamais une préoccupation
agitée, inquiète. Le Bien est l'ennemi des inquiétudes, des peurs, des
empressements qui se ressentent encore trop de la cupidité, de la jalousie,
des méfiances humaines.
Et ne soyez ni
indifférents ni avares des biens de Dieu. Donnez de ce que vous avez en fait
de sagesse et de vertu. Soyez actifs en matière spirituelle comme les hommes
le sont pour les choses de la chair. Et, en ce qui concerne la chair,
n'imitez pas les gens du monde qui ne cessent de trembler pour leur lendemain,
par peur qu'il leur manque le superflu, que la maladie arrive, qu'arrive la
mort, que leurs ennemis puissent leur nuire, et ainsi de suite.
Vous qui ne pouvez
ajouter par vous-mêmes une dent à votre bouche dégarnie, ni allonger d'un
pouce une jambe raccourcie, ni rendre l'acuité à une vue brouillée. 363> Et, si vous ne
pouvez faire ces choses, pouvez-vous penser pouvoir éloigner de vous la
misère et la maladie et faire sortir de la nourriture de la poussière ?
Vous ne le pouvez. Mais ne soyez pas des gens de peu de foi. Vous aurez
toujours ce qui vous est nécessaire. Ne vous mettez pas en peine comme les
gens du monde qui se donnent du mal pour pourvoir à leurs plaisirs. Vous avez
votre Père qui sait de quoi vous avez besoin. Vous devez seulement chercher,
et que ce soit le premier de vos soucis, le Royaume de Dieu et sa justice, et
tout le reste vous sera donné en plus.
Mais ces bourses ne
s'usent pas, ce trésor ne s'amoindrit jamais. Les voleurs ne pénètrent pas au
Ciel. Le ver ne ronge pas ce qui y a été déposé. Et ayez le Ciel dans votre
cœur et votre cœur au Ciel, près de votre trésor. Car le cœur, chez l'homme
bon ou chez le méchant, est là où se trouve ce qui vous semble votre cher
trésor. Car, de même que le cœur est là où se trouve le trésor (au Ciel),
ainsi le trésor est là où se trouve le cœur (c'est-à-dire en vous), et même
le trésor est dans le cœur, et avec le trésor des saints se trouve, dans le
cœur, le Ciel des saints. Soyez toujours prêts
comme celui qui est sur le point de partir en voyage, ou qui attend son
maître. Vous êtes les serviteurs du Maître-Dieu. A toute heure Il peut vous
appeler où Il est, ou bien venir où vous êtes. Soyez donc toujours prêts à
partir ou à Lui faire honneur, la taille ceinte de la ceinture de voyage ou
de travail et avec à la main la lampe allumée. Sortant d'une fête de noces
avec quelqu'un qui vous a précédés dans les Cieux ou dans la consécration à
Dieu sur la terre. 364> Dieu peut se souvenir de vous qui attendez
et peut dire : "Allons chez Etienne ou chez Jean ou bien chez
Jacques et chez Pierre". Et Dieu est rapide dans sa venue, ou pour
dire : "Viens". Soyez donc prêts à Lui ouvrir la porte quand
Il arrivera ou à partir s'Il vous appelle.
Pierre qui a été
jusqu'à oublier de finir son repas pour écouter le Seigneur, voyant que Jésus
se tait, demande : "Ce que tu dis, c'est pour nous ou pour
tous ?" "C'est pour vous
et pour tous, mais c'est davantage pour vous, car vous êtes comme des
intendants mis par le Maître à la tête des serviteurs et vous êtes doublement
obligés d'être prêts, à la fois pour vous comme intendants et pour vous comme
simples fidèles. Que doit être
l'intendant mis par le maître à la tête de ses serviteurs pour donner à
chacun au moment voulu sa juste part ? Il doit être avisé et fidèle.
Pour accomplir son propre devoir, pour faire accomplir à ceux qui sont
au-dessous de lui leur propre devoir. Autrement en souffriraient les
intérêts du maître qui paie l'intendant pour qu'il agisse en son nom et
veille sur ses intérêts en son absence. Bienheureux le serviteur que le
maître, en revenant à sa maison, trouve en train d'agir avec fidélité,
habileté et justice. En vérité je vous dis qu'il l'établira intendant des
autres propriétés aussi, de toutes ses propriétés, se reposant et se
réjouissant en son cœur pour la sécurité que ce serviteur lui donne. Mais si ce serviteur
dit : "Oh ! c’est bon ! Le maître est très loin et il m'a
écrit que son retour sera retardé. Je peux donc faire ce que bon me semble et
puis, quand je verrai que son retour est proche, j'y pourvoirai". Et il
commencera à manger et à boire jusqu'à en être ivre et à donner des ordres
d'ivrogne. 365> Comme les bons serviteurs qui dépendent de lui refusent
de les exécuter pour ne pas faire tort à leur maître, il se met à battre les
serviteurs et les servantes jusqu'à les rendre malades et languissants. Il
croit être heureux et il dit : "Je goûte enfin ce que c'est qu'être
maître et d'être craint de tous". Mais, que lui arrivera-t-il ? Il
lui arrivera que le maître reviendra au moment où il s'y attend le moins, en
le surprenant justement entrain d'empocher l'argent ou de corrompre quelque
serviteur parmi les plus faibles. Alors, je vous le dis, le maître le
chassera de sa place d'intendant et jusque des rangs de ses serviteurs, car
il n'est pas permis de garder les infidèles et les traîtres parmi des
serviteurs honnêtes. Et il sera d'autant plus puni que le maître l'avait
davantage aimé et instruit. Car plus on connaît
la volonté et la pensée du maître, plus on est tenu de l'accomplir avec
exactitude. S'il n'agit pas comme le maître le lui a dit, en détail, comme à
aucun autre, il recevra de nombreux coups, alors que celui, en tant que
serviteur de second rang est bien peu au courant et se trompe tout en croyant
bien faire, sera moins puni. A qui on a beaucoup donné, il sera beau- coup
demandé, et il devra rendre beaucoup, celui qui a été chargé de beaucoup, car
mes intendants devront rendre compte même de l'âme d'un tout petit d'une
heure.
Quant à Moi, je dois
être baptisé d'un baptême. Et comme je serai angoissé tant qu'il ne sera pas
accompli ! Vous ne vous demandez pas pourquoi ? Parce que, par ce
baptême, je pourrai faire de vous des porteurs du Feu, des agitateurs qui se
mouvront dans toutes et contre toutes les couches de la société pour
en faire une unique chose : le troupeau du Christ.
En vérité, mon
service n'est pas un repos selon le sens que l'homme donne à ce mot. Il faut
un héroïsme inlassable. Mais je vous le dis : à la fin il y aura Jésus,
toujours et encore Jésus, qui ceindra son vêtement pour vous servir et puis
s'assiéra avec vous à un banquet éternel et on oubliera fatigue et douleur. |
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Maintenant, puisque plus
personne ne nous a cherchés, allons vers le lac. Nous nous reposerons à
Magdala. Dans les jardins de Marie de Lazare il y a place pour tous et elle a
mis sa maison à la disposition du Pèlerin et de ses amis. Il n'est pas besoin
de vous dire que Marie de Magdala est morte avec son péché et que, de son
repentir, est née Marie de Lazare, la disciple de Jésus de Nazareth. Vous le
savez déjà car la nouvelle a couru comme le frémissement du vent dans une
forêt. Mais Moi, je vous dis ce que vous ne savez pas : que tous les
biens personnels de Marie de Lazare sont pour les serviteurs de Dieu et pour
les pauvres du Christ. Allons..." |
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