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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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- [Commentaire de Jésus : Pas d'amour de Dieu sans amour du prochain] 500 |
4.163. |
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500> Jésus dit : « Ceci est spécialement pour toi, âme qui pleure en regardant les croix du passé et les nuages de l'avenir. Le Père aura toujours un pain à mettre dans ta main et un nid pour recueillir sa tourterelle en pleurs. C'est pour tous l'enseignement que je sais être le "Seigneur" avec Justice. Mais on ne me trompe et on ne me flatte pas par un, respect mensonger.
C'est
le premier commandement, ô hommes. Amour et amour. Celui qui n'aime pas
ment quand il se donne pour chrétien.[1]
Regardez :
dans les collectivités et chez les individus, que vous a donné votre
religion mensongère et votre vrai manque de charité ?
L'abandon de Dieu. Et le Seigneur reviendra quand vous saurez 501>
aimer comme je l'ai enseigné. Mais pour vous, petit troupeau de ceux qui
souffrent en étant bons, je dis : "Vous n'êtes jamais
orphelins. Vous n'êtes jamais abandonnés. Va en paix, Maria. Tu m'es chère comme les deux orphelins que tu as vus, et plus encore. Va en paix. Je suis avec toi." Jésus dit : Quand
je te dévoile les épisodes inconnus de ma vie publique, j'entends déjà
le chœur des docteurs pointilleux qui dit : "Mais ce fait n'est
pas mentionné dans les Évangiles. Comment peut-elle dire :
"J'ai vu ceci ?". "Et Jésus allait par toutes les villes et par tous les villages, les enseignant dans leurs synagogues, prêchant l'Évangile du Royaume et guérissant toutes les langueurs et les maladies" dit Mathieu.[4] Et encore : "Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, aux pauvres est annoncée la bonne nouvelle".[5] Et encore : "Malheur à toi, Corozaïn, malheur à toi, Bethsaïda, car si à Tyr et à Sidon étaient survenus les miracles faits au milieu de vous, depuis longtemps déjà, dans le cilice et la cendre, ils auraient fait pénitence... Et toi, Capharnaüm, tu seras peut-être exaltée jusqu'au ciel ? Tu descendras jusque dans l'enfer : car si à Sodome étaient survenus les miracles opérés chez toi, peut-être elle subsisterait encore".[6] Et Marc : "...et le suivaient de grandes foules de la Galilée, de la Judée, de Jérusalem, de l'Idumée et d'au-delà du Jourdain. Même des environs de Tyr et de Sidon venaient à Lui, ayant entendu parler des choses qu'il faisait...".[7] Et Luc : " Jésus allait par les villes et les villages prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle et le Royaume de Dieu et avec Lui étaient les douze et quelques femmes qui avaient été délivrées des esprits malins et des infirmités".[8] Et mon Jean : "Après cela, Jésus alla au-delà de la Mer de Galilée et une grande foule le suivait parce qu'elle voyait les prodiges opérés par Lui sur les infirmes".[9] Et puisque Jean fut présent à tous les prodiges, quelle qu'en fût la nature, que j'ai accomplis en trois ans, le Préféré me donne un témoignage illimité : "C'est ce même disciple qui a vu ces choses et les a écrites. Nous savons que son témoignage est vrai. Il y a aussi d'autres choses faites par Jésus. Si on les écrivait une par une, je crois que le monde ne pourrait contenir les livres qu'il faudrait écrire".[10] Et alors ? Que disent maintenant les docteurs de la chicane ? Si ma Bonté, pour soulager une de mes amantes qui porte ma Croix pour vous - elle me l'a enlevée de mes épaules et l'a prise sur elle parce qu'elle m'aime au point de vouloir mourir plutôt que de me savoir affligé - si ma Bonté, pour vous éveiller de la 502> léthargie dans laquelle vous mourez, fait connaître des épisodes de son ministère, voudriez-vous en faire à cette Bonté un reproche ? Vraiment vous ne méritez pas ce don et l'effort que fait votre Sauveur pour vous sortir des miasmes qui vous asphyxient. Mais puisque je vous le donne, acceptez-le et relevez-vous. Ce sont des notes nouvelles dans le chœur que chantent mes Évangiles. Qu'elles servent au moins à réveiller votre attention qui désormais est et reste inerte devant les épisodes connus des Évangiles que, par-dessus tout, vous lisez si mal et avec l'esprit absent. Vous ne voulez tout de même pas penser qu'en trois ans je n'ai fait que le peu de miracles racontés ? Vous ne voulez pas penser qu'il n'y a eu de guéries que le petit nombre de femmes qui y sont citées, ou que les prodiges racontés sont les seuls qui aient été accomplis ? Mais si l'ombre de Pierre servait à guérir, qu'a dû faire mon ombre ? Ma respiration ? Mon regard ? Rappelez-vous l'hémorroïsse : "Si j'arrive à effleurer le bord de son vêtement, je suis guérie", Et il en fut ainsi. Une puissance miraculeuse sortait de Moi, continuellement. J'étais venu pour amener à Dieu et pour ouvrir les digues de l'Amour, fermées depuis le jour du péché. Des siècles d'amour se répandaient à flots sur le petit monde de la Palestine. Tout l'amour de Dieu pour l'homme, qui finalement pouvait se répandre comme il aspirait à racheter les hommes par l’Amour avant de le faire par le Sang. Mais vous dites peut-être : "Mais pourquoi à elle, qui est une si misérable chose ?" Je vous répondrai quand celle que vous méprisez et que Moi j'aime sera moins épuisée. Vous mériteriez le silence que j'ai gardé devant Hérode. Mais je veux essayer de vous racheter, vous que l'orgueil rend les plus difficiles à persuader. » 21 août 1944. Jésus dit : « Et je vous répondrai par les paroles de l'apôtre Paul : "Les membres qui semblent les plus faibles sont les plus nécessaires; ceux que nous estimons les moins nobles dans le corps; nous les revêtons avec le plus d'ornement; et ceux qui sont moins décents nous les traitons avec le plus de respect, alors que les parties honnêtes n'ont pas besoin d'attentions. Maintenant Dieu a disposé le corps de manière à donner un plus grand honneur aux membres qui n'en avaient pas".[11] Cette "petite voix", vous croyez peut-être qu'elle se considère comme quelque chose de grand ? Si vous l'interrogiez, elle vous répondrait: "Je suis le membre le plus faible et le moins noble du Corps du Christ". C'est cela qu'elle vous répondrait avec une sincérité réelle. Mais vous, vous ne la croiriez pas, car chacun applique aux autres sa mesure. Et vous, qui n'avez pas d'humilité ni de sincérité et qui dites : "Je suis mauvais" pour vous entendre dire : "Mais non, vous êtes si bon", et pensez cela de vous superlativement; et si quelqu'un qui est sincère et qui ne vous attribue que peu ou pas du tout de bonté, se tait par charité, mais ne vous loue pas par sincérité, vous vous mettez en colère contre lui et le haïssez parce qu'il ne vous a pas loué; mais vous ne pouvez croire qu'elle soit sincère. Mais Moi, Moi qui lis dans sa pensée, et qui vois l'intérieur de son cœur, Moi je sais si elle a, ou si elle n'a pas, cette pensée sur elle-même. Les entretiens de cette âme et de son Dieu, combien de fois ils ont résonné des paroles rassurantes de son Dieu, parce qu'elle dit : "Mais comment peux-Tu m'avoir prise, Seigneur, moi qui ne vaux rien, qui t'ai tant manqué, qui te manque tant encore ?" Et elle semble douter de Moi parce qu’il lui semble impossible que je l'aie choisie pour cette mission. Elle se croit faible, très faible. Et si on 1a compare à la Perfection, elle est plus faible qu'un cheveu de nouveau-né. Elle se croit ignoble. Et si nous la comparons à Dieu, elle est moins qu'un ver né de la terre. Mais elle a une seule force : un amour total. Quand 503> elle donne ou se donne, elle ne pense jamais à elle-même ou au bénéfice qui peut lui venir des autres. Elle pense à me plaire à Moi seul, à être utile à Moi seul, même en devenant odieuse au monde pour ce motif. Elle en est venue à se haïr comme chair, de cette haine sainte que j'ai enseignée en disant : "Celui qui voudra sauver sa vie (terrestre), la perdra (même en tant qu'éternelle) et celui qui pour mon amour la perdra, la trouvera".[i] Sainte haine de celui qui a compris la Parole ! C'est pour cet amour qui surmonte les faiblesses que je l'ai choisie. Un jour j'ai pris un enfant et l'ai placé au milieu de mes apôtres en le leur donnant en exemple. Parce que l'enfant aime avec toutes ses forces et n'a pas de pensées d'orgueil. Le petit enfant, le tout petit, parce que la semence de Satan donne comme premier épi l'orgueil et il fleurit quand la semence a à peine sorti sa tige du sein maternel, et ensuite sort le second épi de la sensualité; le troisième celui de la puissance soit du pouvoir, soit de l'argent. Mais le premier épi est toujours l'orgueil, et il sort des lèvres qui ont à peine oublié la douceur du lait maternel.
Aussi eux, aussi elle ne me lâche jamais. Voilà pourquoi à elle, et à ceux qui sont comme elle, membres faibles -tels ils vous paraissent - membres ignobles - tels ils vous paraissent - se trouve donné ce qui n'est pas donné à vous.
Il en est ainsi d'elle. C'est un doigt… Mais à ce petit membre, j'ai donné la mission de vous indiquer la Lumière et de vous rappeler à la Lumière. La Lumière qui veut vous rallumer, ô lampes que font fumer les vapeurs du rationalisme, ou éteintes pour de multiples causes qui vont du manque d'amour à l'argent, de l'argent à la sensualité, de la sensualité à l'anticharité. Allons, à genoux. Non pas devant la "petite voix", mais devant la Parole qui parle. La "petite voix" répète ses paroles. Instrument de son Dieu. Adorez le Seigneur qui parle. Le Seigneur. La "petite voix" est anonyme. Je veux qu'elle soit cachée au monde. Plus tard elle sera connue. Maintenant elle n'est qu'une "voix". C'est celle qui porte ma Voix. Son honneur est son martyre, car toute 504> élection de Dieu est crucifixion de l'être. Je ne vous demande même pas de l'aimer. A cela je suffis et elle ne demande rien d'autre. Mais je veux que vous la laissiez en paix, avec le respect que vous devez avoir pour une chose dont Dieu se sert. » |
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[1] 1Jean 4,20 - "Si quelqu’un dit : "J’aime Dieu" et qu’il déteste son frère, c’est un menteur : celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas". |