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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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- [Commentaire de Marie : L'humilité de Jésus 504 - La pauvre fillette 504 - Ce qu'elle retiendra de Jésus 505 - Pas de misère qui ne puisse devenir richesse] 506 |
4.164. |
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504> Marie dit : « Maria, c'est la Mère qui parle. Mon Jésus t'a parlé de l'enfance de l'esprit, nécessairement requise pour conquérir le Royaume. Hier il t'a montré une page de sa vie de Maître. Tu as vu des enfants, de pauvres enfants. N'y aurait-il rien d'autre à dire ? Si, et c'est moi qui le dis. A toi que je veux rendre toujours plus chère à Jésus. C'est une nuance dans le tableau qui a parlé à ton esprit pour l'esprit d'un grand nombre de gens. Mais ce sont les nuances qui font la beauté du tableau, ce sont elles qui révèlent les talents du peintre et la sagesse de l'observateur. Je veux te faire remarquer l'humilité de mon Jésus. Cette pauvre fillette, dans la simplicité de son ignorance, ne traite pas autrement le pécheur au cœur de pierre que mon Fils. Elle ne sait rien du Rabbi ni du Messie. Un peu moins qu'une petite sauvagesse, ayant vécu dans les champs, dans une maison où l'on méprisait le Maître, car le pharisien Ismaël méprisait mon Jésus, elle n'a jamais entendu parler de Lui et ne l'a jamais vu. Le
père et la mère, brisés par un travail épuisant qu'exigeait le maître
cruel, n'avaient pas le temps et la possibilité de lever la tête de la
terre qu'ils défrichaient. Peut-être avaient-ils entendu, pendant qu'ils
fauchaient les moissons, ou pendant la cueillette des fruits et des
grappes, ou pendant qu'ils écrasaient les olives à la dure meule, une
clameur d'hosannas et peut-être avaient-ils levé un moment leur tête
fatiguée. Mais la peur et la fatigue avaient tout de suite rabaissé leur
tête sous le joug. Et ils étaient morts, en pensant que le monde n'était
que haine et souffrance, alors qu'au contraire le monde était amour et
bien, depuis le moment où mon Jésus le foulait sous ses très saints
pieds. Esclaves d'un maître sans pitié, ils sont morts sans avoir
rencontré une seule fois le regard et le sourire de mon Jésus, Eh bien, Jésus ne dit pas: "Moi, qui suis le Seigneur, je te dis : fais cela". Il garde son anonymat. Et la petite, ignorante au point de ne pas comprendre même devant le miracle du pommier dépouillé même de ses feuilles qui charge une de ses branches de fruits pour apaiser leur faim, continue de l'appeler : "Seigneur" comme elle appelait Ismaël son maître et le cruel Jacob. Elle se sent attirée vers le bon Seigneur parce que la bonté attire toujours. Mais rien de plus. Elle le suit avec confiance. Elle l'aime tout de suite, par instinct, pauvre petit être perdu dans le monde et dans l'ignorance voulue par le monde, "par le grand monde des puissants et des jouisseurs" qui veulent tenir dans l'ignorance les inférieurs pour pouvoir les torturer plus à leur aise et les exploiter plus odieusement. Elle saura ensuite qui était ce "Seigneur" qui, pauvre comme elle, sans maison ni nourriture, sans mère, parce qu'il avait tout quitté pour l'amour de l'homme, même pour ce petit bout d'homme qu'elle était, pauvre créature de fillette, ce Seigneur qui lui avait donné les fruits miraculeux en voulant enlever de ses lèvres et de son cœur l'amertume de la méchanceté humaine qui crée la haine des malheureux contre les puissants, avec un fruit du Père, pas avec un quignon de pain offert tardivement et qui pour elle aurait toujours eu le goût de la dureté et des pleurs. Vraiment ces pommes rappelaient les fruits du Paradis Terrestre. Fruit venu sur la branche pour le Bien et pour le Mal, il aurait marqué la rédemption de toutes les misères, d'abord celle de l'ignorance de Dieu, pour les deux orphelins, et marqué le châtiment pour celui qui, connaissait déjà la Parole, avait agi comme s'il ne la connaissait pas. Elle saura ensuite, par la femme de bien[i] qui l'accueillit au nom de Jésus, qui était Jésus. Pour elle plusieurs fois Sauveur. De la faim, des intempéries, des périls du monde, de la faute d'origine. Mais pour elle, elle a toujours vu Jésus dans la lumière de ce jour et il est toujours apparu comme le Seigneur bon, d'une bonté de conte de fée, le Seigneur qui donnait des caresses et des cadeaux, le Seigneur qui lui avait fait oublier qu'elle était sans père ni mère, sans toit et sans vêtements, parce qu'il avait été bon comme le père et doux comme la mère et qu'il avait donné un nid à leur fatigue et une couverture à leur nudité avec sa poitrine et son manteau et celui des autres gens de bien qui étaient avec Lui. Une lumière paternelle et suave qui n'a pas péri sous le flot de 506> ses larmes même lorsqu'elle a su qu'il était mort tourmenté sur une croix, ni, non plus lorsque, petite fidèle de la première Église, elle a vu ce qu'était devenu le visage de son "Seigneur" sous les coups et les épines et après avoir réfléchi comment il est maintenant, au Ciel, à la droite du Père. Une lumière qui lui a souri à sa dernière heure sur la terre, l'amenant sans crainte vers son Sauveur, une lumière qui lui a souri encore, si ineffablement douce, dans la splendeur du Paradis. Jésus te regarde aussi comme cela. Vois-le toujours comme ta lointaine homonyme et sois heureuse de l'amour qu'il a pour toi. Sois simple, humble et fidèle comme la pauvre petite Marie que tu as connue. Vois où elle est arrivée, bien que pauvre petite ignorante d'Israël : sur le Cœur de Dieu. L'Amour s'est révélé à elle comme à toi, et elle est devenue docte de la véritable Sagesse.
La Mère te quitte avec sa bénédiction. » |
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[i] Jeanne de Chouza |