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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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lundi
6 août 29
- Les gens ont assiégé la maison où loge Jésus 415 - Le marché est ouvert 416 - L'aurore sur le lac 416 - Discours (Devoir des pères 417 - Devoir des épouses 418 - Devoir des mères 419 - N'enviez pas la prospérité des méchants 420 - Devoir des enfants 421 - Devoir des maîtres et des serviteurs) 421 - Rendez-vous auprès de Jean, le lépreux guéri 422 |
6.143. |
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415> C'est, par contre, en une fraîche matinée que les gens attendent 416> que Jésus sorte d'une maison de la bourgade lacustre pour commencer sa prédication. Je crois que les habitants ont peu dormi cette nuit-là, émus comme ils l'étaient par les miracles de la veille, par la joie d'avoir le Messie parmi eux, et la volonté de ne pas perdre une minute de sa présence. Le sommeil a été long à venir, précédé de multiples conversations à l'intérieur des maisons, pour récapituler les événements, pour examiner si l'esprit de chacun était doué de cette foi, de cette espérance, de cette charité, résistant à tout événement pénible, que le Maître a louées et indiquées comme un moyen sûr pour obtenir la grâce de Dieu en cette vie et dans l'autre. Les habitants ont vivement quitté leurs maisons, poursuivis par la crainte que le Maître puisse sortir par les rues et s'éloigner de bon matin sans qu'ils puissent assister à son départ. C'est ainsi que les maisons se sont rapidement ouvertes pour rendre aux rues leurs habitants qui, étonnés de se voir si nombreux, tous présents, mus par les mêmes pensées, se sont dit : « Vraiment c'est la première fois qu'une même pensée émeut nos cœurs et les unit » et avec une amitié nouvelle, bonne, fraternelle, ils se sont tous dirigés d'un même cœur vers la maison où est logé Jésus et ils l'ont assiégée, sans faire de bruit, sans impatience, mais sans lassitude, bien décidés à suivre le Maître dès qu'il sortirait dans la rue. De nombreux maraîchers ont cueilli dans leurs jardins des fruits encore couverts de rosée et ils les tiennent à l'abri du soleil qui se lève, de la poussière, des mouches, sous une couche de pampres frais ou de larges feuilles de figuiers dont les dentelures laissent voir des pommes rosés qui paraissent peintes par un miniaturiste, des grains de raisin couleur d'ambre ou d'onyx, ou les panses délicates des figues de toutes espèces, les unes bien enfermées dans leurs peaux délicatement ridées qui couvrent leur pulpe de miel, d'autres gonflées et lisses comme de la soie bien repassée, d'autres ouvertes à un sourire de fibres blondes, rosés, rouge foncé, suivant leur espèce. Des pêcheurs ont apporté des poissons dans de petites corbeilles. Ils les ont certainement péchés, pendant la nuit car certains sont encore vivants et halètent dans leurs dernières et pénibles respirations et dans les convulsions de l'agonie, faisant resplendir dans leurs derniers souffles et leurs faibles frétillements la couleur argentée ou délicatement azurée de leurs panses et de leurs dos étendus sur un lit de feuilles gris vert de saules ou de peuplier. Le lac avait pris la délicate couleur lactée que l'aube transfuse dans les eaux au sortir de la nuit, si pur, angélique dirais-je, 417> comme absorbé, tellement le flot arrive lentement sur la grève avec un bruissement imperceptible, quand il s'insinue dans les galets. Maintenant il a pris la teinte riante, plus humaine, camée dirais-je de l'aurore, qui enflamme l'eau des premières rougeurs par le reflet des nuages rosés sur la surface du lac. Il devient céruléen dans la lumière franche de l'aurore, il recommence à vivre, à palpiter, avec ses vagues tranquilles qui se mettent en mouvement, courent riantes et frangées d'écume sur le rivage ou reviennent heurter d'autres vagues, ornant tout le miroir du lac d'une dentelle légère, blanche, jetée sur la soie bleu clair de l'eau effleurée par la brise matinale. Et puis c'est le premier rayon du soleil qui sabre l'eau là-bas vers Tarichée, là où elle était bleu vert à cause des bosquets qui s'y reflétaient et qui maintenant se dore et resplendit comme un miroir brisé frappé par le soleil. Ce miroir s'étend de plus en plus en donnant une couleur d'or et de topaze à de nouvelles nappes encore céruléennes, éteignant les teintes rosés des nuages qui se reflétaient dans l'onde, enveloppant les quilles des dernières barques qui rentrent après la pêche, celles des premières qui sortent, pendant que les voiles, dans la lumière triomphale du soleil désormais levé, blanchissent comme des ailes d'anges sur le fond d'azur du ciel et la verdure des collines. Merveilleux lac de Galilée qui pour la fertilité de ses rives me rappelle notre lac de Garde, et pour sa paix mystique notre lac de Trasimène, perle de la Palestine, digne cadre pour la plus grande partie de la vie publique de Jésus ! Voilà que Jésus apparaît sur le seuil de la maison hospitalière et il sourit en levant les bras pour bénir les patients habitants qui l'attendent. « Que la paix soit avec vous tous. M'attendiez-vous ?
Craigniez-vous que je m'enfuie sans vous saluer ? Je ne manque jamais
à mes promesses. Aujourd'hui je suis avec vous pour vous évangéliser et
rester avec vous comme je l'ai promis, pour bénir vos maisons, vos
jardins, vos barques, pour que chaque famille soit sanctifiée et que le
travail aussi soit sanctifié. Pourtant rappelez-vous que ma bénédiction
pour être fructueuse doit
être aidée par votre bonne volonté. Roi
veut donc dire "juge" et le roi devrait être un juge juste pour
ne pas faire de ses sujets des
malheureux dans le temps avec les guerres,
les injustices, les impositions injustes, ni dans l'éternité avec
un royaume de mollesse et de vice. Malheur à ces rois qui manquent
à leurs devoirs, qui ferment l'oreille aux voix de leurs sujets,
qui ferment les yeux sur les plaies de la nation, qui se rendent complices
de la souffrance du peuple par des alliances contraires à la justice pour
renforcer leur puissance avec l'aide de leurs alliés !
Mais malheur aussi à ces pères qui manquent à leurs devoirs, qui sont aveugles et sourds pour les besoins et les défauts
des membres de leur famille, qui
sont pour elle une cause de scandale ou de douleur, qui s'abaissent pour
les mariages à des compromis indignes pour s'allier à des familles
riches et puissantes, sans réfléchir
que Que le chef soit donc juste, sans des duretés ou des exigences excessives et sans d'excessives condescendances et faiblesses. Pourtant, si vous aviez à choisir entre l'excès de l'une ou l'autre chose, choisissez plutôt la seconde, car de celle-là au moins Dieu pourra vous dire: "Pourquoi as-tu été si bon ?" et ne pas vous condamner, parce que l'excès de bonté punit déjà l'homme à cause des vexations que les autres se permettent à son égard; alors que Dieu vous reprocherait toujours la dureté, parce qu'elle est un manque d'amour envers le prochain le plus proche. Et que la femme soit juste dans la maison envers son époux, ses enfants et ses serviteurs. Qu'à l'époux elle donne obéissance et respect, réconfort et aide. Obéissance tant que celle-ci n'implique pas le consentement au péché. L'épouse doit être soumise mais pas avilie. Faites attention, épouses, que le premier qui vous juge après Dieu, pour certaines condescendances coupables, c'est votre mari, lui-même, qui vous y pousse. Ce ne sont pas toujours des désirs de l'amour, mais une épreuve pour votre vertu. Même si sur le moment il n'y réfléchit pas, il peut venir un jour où votre époux se dise : "Ma 419> femme est fortement sensuelle" et il peut devenir soupçonneux pour votre fidélité. Soyez chastes dans le mariage. Faites que votre chasteté impose à votre époux cette retenue que l'on a pour les choses pures, et qu'il vous regarde comme sa semblable, non comme une esclave ou une concubine qu'il ne garde que pour le "plaisir" et qu'il rejette quand elle ne plaît plus. L'épouse vertueuse, je veux dire l'épouse qui même après le mariage garde ce "quelque chose" de virginal dans ses gestes, ses paroles, ses abandons affectueux, peut amener son mari à s'élever des sens au sentiment, pour que son époux se dépouille de la luxure et devienne vraiment avec elle "une chose" unique qu'il traite avec la même attention qu'une partie de lui-même, et il est juste qu'il en soit ainsi, car la femme est "os de ses os et chair de sa chair" et personne ne traite mal ses os et sa chair, mais au contraire les aime, pour que l'époux et l'épouse, comme les deux premiers époux, se regardent et ne se voient pas dans leur nudité sexuelle, mais s'aiment par l'esprit sans honte avilissante. Que l'épouse soit patiente, maternelle avec son mari. Qu'elle le considère comme le premier de ses enfants, car la femme est toujours mère et l'homme a toujours besoin d'une mère qui soit patiente, prudente, affectueuse et qui le réconforte. Bienheureuse la femme qui de son propre conjoint sait être la compagne, et en même temps la mère pour le soutenir, et la fille pour qu'il la guide. Que l'épouse soit laborieuse. Le travail, en empêchant les rêves, est utile à l'honnêteté en plus d'être avantageux pour la bourse. Qu'elle ne tourmente pas son mari par de sottes jalousies qui n'arrangent rien. Le mari est-il honnête ? Une sotte jalousie, en le poussant à fuir la maison, le mettra en danger de tomber dans les filets d'une prostituée. Il n'est pas honnête et fidèle ? Ce ne seront pas les emportements de la jalousie qui le corrigeront mais bien une contenance sérieuse, sans bouderies ni grossièretés, digne et affectueuse, toujours affectueuse, qui le font réfléchir et redevenir sage. Sachez reconquérir votre mari, quand la passion l'a éloigné de vous, par votre vertu, comme dans votre jeunesse vous l'avez conquis par votre beauté. Et, pour en tirer la force dans ce devoir, et résister à la douleur qui pourrait vous rendre injustes, aimez vos enfants et envisagez leur bien. Une femme possède tout en ses enfants: la joie, la couronne royale pour les heures heureuses où elle est réellement la reine de la maison et de son conjoint, et le baume dans les heures douloureuses où une trahison ou d'autres expériences pénibles de la vie 420> conjugale, lui flagellent le front et surtout le cœur avec les épines de sa triste royauté d'épouse martyre.
Et que la femme soit une mère, une mère juste qui est sœur en même temps que mère, qui est amie en même temps que sœur, de ses fils et de ses filles, et un exemple, surtout, et en tout. Veiller sur ses fils et ses filles, les corriger affectueusement, les soutenir, les faire réfléchir, et tout cela sans préférences car les enfants sont tous nés d'une même semence et d'un même sein. S'il est naturel qu'ils soient aimés, pour la joie qu'ils donnent, les enfants qui sont bons, c'est aussi un devoir d'aimer, et s'il le faut d'un amour douloureux, les enfants qui ne sont pas bons, en se rappelant que l'homme ne doit pas être plus sévère que Dieu qui aime non seulement ceux qui sont bons, mais aussi ceux qui ne le sont pas, et les aime pour essayer de les rendre bons, de leur donner les moyens et le temps de le devenir, et les supporte jusqu'à leur mort, en se réservant d'être un juste Juge quand l'homme ne peut plus réparer.
Et,
revenant à ce que doivent être les membres d'une famille et les habitants d'une maison pour que s'y maintienne fructueuse ma bénédiction,
Et alors la maison bénie par Moi gardera sa bénédiction et Dieu y résidera. Et de la même façon conserveront la bénédiction, et donc la protection, les barques et les jardins et les outils de travail et les engins de pêche, quand saintement adonnés au travail les jours permis et saintement dédiés au culte de Dieu pendant le saint sabbat, vous parcourrez votre vie de pêcheurs ou de maraîchers, sans frauder pour le prix ou pour le poids, et vous ne maudirez pas le travail et ne le ferez pas le roi de votre vie au point de le faire passer avant Dieu car si le travail vous procure le gain, Dieu vous donne le Ciel. Et maintenant allons donc bénir les maisons, les barques et les rames, les jardins et les pioches, et puis nous irons parler près du refuge de Jean avant qu'il aille trouver le prêtre, car Moi, je ne reviendrai plus et il est juste qu'il m'entende au moins une fois. Prenez le pain, le poisson et les fruits ; nous les porterons là-bas dans le bois, et nous mangerons en présence du lépreux guéri en lui donnant les meilleures portions pour que sa chair aussi soit en fête et qu'il se sente déjà comme un frère parmi ceux qui croient au Seigneur. » Et Jésus se met en route suivi des gens de la bourgade et d'autres de villes voisines où, peut-être, pendant la nuit, sont allés des habitants de ce bourg apporter la nouvelle que le Sauveur est sur cette rive. |
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