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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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RÉSUMÉ - Hypocrisie des juifs
235 - Faiblesse de Pilate
236 - Les juifs font accomplir
le crime par Rome 236 - Pilate ne peut
comprendre le Royaume 237 - La Vérité n'est pas
une chimère 238 - Pilate écoute le
mensonge 238 - Reconnaissez l'Homme
des douleurs 239 - Menteurs, où est
votre foi et votre amour ? 239 - L'injustice de Pilate
et la bonté de Longin] 240 |
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235> Jésus dit : "Je veux te
faire méditer le passage qui se rapporte à mes rencontres avec Pilate. Jean, ayant été
presque toujours présent ou du moins très proche, est le témoin et le
narrateur le plus exact. Il raconte comme sorti de la maison de Caïphe je fus
amené au Prétoire. Et il précise "de bon matin". En fait, tu l'as
vu, le jour commençait à peine. Il précise aussi : "Eux (les juifs)
n'entrèrent pas pour ne pas se contaminer et pour manger la Pâque".
Hypocrites, comme toujours, ils trouvaient qu'il y avait danger de se
contaminer en piétinant la poussière de la maison d'un gentil, mais ils ne
trouvaient pas que c'était un péché de tuer un Innocent. Et avec l'âme
satisfaite par le crime accompli, ils purent goûter mieux encore la Pâque. Les juifs n'entrant
pas chez Pilate, Pilate sortit pour entendre ce qu'avait la foule qui
vociférait et, expert comme il l'était en fait de gouvernement et de jugement,
il comprit d'un seul regard que le coupable ce n'était pas Moi, mais ce
peuple ivre de haine. La rencontre de nos regards fut une lecture réciproque
de nos cœurs. Je jugeai l'homme pour ce qu'il était, et lui me jugea pour ce
que j'étais. En Moi il y eut pour lui de la pitié parce que c'était un
faible. Et en lui il y eut pour Moi de la pitié parce que j'étais un
Innocent. Il chercha à me sauver dès le premier instant. Et comme c'était
uniquement à Rome qu'était déféré et réservé le droit d'exercer la justice
envers les malfaiteurs, il tenta de me sauver en disant : "Jugez-le
selon votre Loi". Hypocrites une
seconde fois, les juifs ne voulaient prononcer une condamnation. Il est vrai
que Rome avait le droit de juger, mais quand, par exemple, Étienne fut
lapidé, Rome commandait toujours à Jérusalem et malgré cela, ils prononcèrent
le jugement et exécutèrent le supplice sans se soucier de Rome. Pour Moi,
pour qui ils avaient non pas de l'amour mais de la haine et de la peur — ils
ne voulaient pas croire que j'étais le Messie mais ne voulaient pas me tuer
matériellement dans le cas où je l'aurais été — ils agirent d'une manière
différente et m'accusèrent d'être un fauteur de troubles contre la puissance
de Rome, vous diriez : "rebelle", pour obtenir que Rome me jugeât.
Dans leur salle infâme, et plusieurs fois pendant les trois ans de mon
ministère, ils m'avaient accusé d'être blasphémateur et faux prophète, et
comme tel j'aurais dû être lapidé ou, quoi qu'il en soit, tué. Mais
maintenant pour ne pas accomplir matériellement le crime dont ils sentaient
par instinct qu'ils seraient punis, ils le firent accomplir par Rome en
m'accusant d'être malfaiteur et rebelle. Rien de plus facile, quand les
foules sont perverties et les chefs des satans, que
d'accuser un innocent pour défouler leur passion de férocité et d'usurpation,
et de supprimer celui qui représente un obstacle et un jugement. Nous sommes revenus
aux temps de cette époque. Le monde de temps en temps, toujours après une
incubation d'idées perverses, explose en ces manifestations de perversité.
Comme si elle était toute en état de gestation, la foule, après avoir nourri
dans son sein son monstre avec des doctrines de fauves, le met au jour pour
qu'il dévore, qu'il dévore d'abord les meilleurs et puis se
dévore elle-même. C'est toujours ainsi,
fils, même maintenant. Comment Dieu et sa lumière pourraient-ils entrer là
où il n'y a plus de place pour eux et où les portes et les fenêtres sont
barricadées et défendues par l'orgueil, l'humanité, par le vice, par l'usure,
par tant, tant de gardiens au service de Satan contre Dieu ? Oh ! fils ! mes fils
! Oh ! mes Pilates de maintenant ! Vous aussi,
comme Ponce Pilate, laissez tomber en haussant les épaules
les questions les plus vitales. Elles vous semblent des choses inutiles,
dépassées. Qu'est-ce que la Vérité ? De l'argent ? Non. Des femmes ? Non. Le pouvoir
? Non. La santé physique ? Non. La gloire humaine ? Non. Et alors qu'on la
laisse tomber. Elle ne mérite pas que l'on coure après cette chimère. Argent,
femmes, puissance, santé, commodités, honneurs, voilà des choses concrètes,
utiles, à aimer et à atteindre de toutes façons. C'est ainsi que vous
raisonnez. Et pires qu'Esaü vous troquez les biens éternels pour un aliment
grossier qui nuit à votre santé physique et qui vous nuit pour votre salut
éternel. Pourquoi ne persistez-vous pas à demander : "Qu'est-ce que la
Vérité" ? Elle, la Vérité, ne demande qu'à se faire connaître pour
vous instruire à son sujet. Elle est devant vous comme pour Pilate, et
elle vous regarde avec les yeux d'un amour suppliant en vous implorant :
"Interroge-moi, je t'instruirai". Tu vois comment je regarde Pilate
? De même je vous regarde tous ainsi. Et si j'ai un regard d'amour pour celui
qui m'aime et demande mes paroles, j'ai des regards d'un amour affligé pour
celui qui ne m'aime pas, ne me cherche pas, ne m'écoute pas. Mais amour,
toujours amour, car l'Amour est ma nature. Pilate me laisse où
je suis sans m'interroger davantage, et il va trouver les mauvais qui parlent
plus fort et s'imposent par leur violence. Et il les écoute, ce malheureux
qui ne m'a pas écouté et qui a repoussé en haussant les épaules mon
invitation à connaître la Vérité. Il écoute le Mensonge. L'idolâtrie,
quelle qu'en soit la forme, est toujours portée à respecter et à accepter le
Mensonge, quel qu'il soit. Et le Mensonge, accepté par un faible, amène au
crime celui qui est faible. Cependant Pilate, sur le seuil du crime, veut
encore me sauver par une et deux fois. C'est ici qu'il m'envoie à Hérode, Il
sait bien que le roi rusé, qui louvoie entre Rome et son peuple, agira de
manière à ne pas blesser Rome et à ne pas heurter le peuple juif. Mais comme
tous les faibles, il recule de quelques heures la décision qu'il ne se sent
pas en mesure de prendre, espérant que l'émeute se calme. À mon retour de chez
Hérode, voici une nouvelle transaction de Pilate : la flagellation. Et
qu'espérait-il ? Ne savait-il pas que la foule est le fauve qui quand il
commence à voir le sang devient plus féroce ? Mais je devais être brisé pour
expier vos péchés de la chair. Et je fus brisé. Pas une partie de mon corps
qui n'ait pas été frappée. Je suis l'Homme dont parle Isaïe. Et au supplice
commandé s'ajoute celui non commandé, mais créé par la cruauté humaine, des
épines. Vous le voyez,
hommes, votre Sauveur, votre Roi, couronné de douleur pour vous libérer la
tête de tant de fautes qui y fermentent ? Réfléchissez-vous à la douleur qu'a
subie ma tête innocente pour expier pour vous, pour vos péchés toujours plus
atroces de pensée qui se transforment en actes ? Vous qui vous offensez même
quand il n'y a pas de motif de le faire, regardez le Roi offensé, et il est
Dieu, avec son ironique manteau de pourpre déchiré, avec le sceptre de roseau
et la couronne d'épines. Il est déjà mourant et ils le fouettent encore de
leurs mains et de leurs moqueries. Et vous n'en éprouvez pas de la pitié.
Comme les juifs vous continuez à me montrer le poing et à crier :
"Dehors, dehors ! Nous n'avons pas d'autre Dieu que César", ô
idolâtres qui n'adorez pas Dieu, mais vous-mêmes et parmi vous celui qui est le
plus autoritaire. Vous ne voulez pas du Fils de Dieu. Pour vos crimes, il ne
vous aide pas. Satan est plus serviable. Aussi vous préférez Satan. Du Fils
de l'homme vous avez peur, comme Pilate. Et quand vous le sentez vous dominer
par sa puissance, et s'agiter par la voix de la conscience qui vous fait des
reproches en son nom, vous demandez comme Pilate : "Qui es-tu ?" Et voilà la dernière
tentative de Pilate pour me sauver la vie en admettant qu'il pût la sauver
après l'impitoyable et illimitée flagellation. Il me présente à la foule :
"Voilà l'Homme !" Je lui fais humainement pitié à lui. Il espère
dans la pitié de la foule. Mais devant la dureté qui résiste et la menace qui
avance, il ne sait pas accomplir un acte surnaturellement juste et bon par
conséquent, et dire : "Je le libère parce qu'il est innocent. Vous êtes
des coupables, et si vous ne vous dispersez pas, vous allez connaître la
rigueur de Rome". C'est cela qu'il devait dire s'il avait été juste sans
calculer le mal qui pouvait lui en venir par la suite. Pilate n'est pas
vraiment bon. Bon est Longin qui, moins puissant que le Préteur et moins
défendu, au milieu du chemin, entouré de peu de soldats et d'une multitude
ennemie, ose me défendre, m'aider, m'accorder du repos, me réconforter avec
les femmes pieuses, et être secouru par le Cyrénéen et enfin d'avoir la Mère
au pied de la Croix. Celui-là fut un héros de la justice et devint ainsi un
héros du Christ. |
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Sachez-le, ô hommes
qui vous préoccupez uniquement de votre bien matériel, que Dieu intervient
même pour ses besoins quand Il vous voit fidèles à la justice qui est une
émanation de Dieu. Je récompense toujours celui qui agit avec rectitude. Je
défends celui qui me défend. Je l'aime et le secours. Je suis toujours Celui
qui a dit : "Qui donnera un
calice d'eau en mon nom aura sa récompense". A qui me donne de l'amour,
eau qui désaltère mes lèvres de Martyr divin, je me donne Moi-même, et donc
protection et bénédiction." |
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