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Catéchèse du lundi 11 octobre 1943


L’extase de fusion en Dieu, fruit de l’amour d’une créature.

 










 

351> Jésus dit :   

 "Que dois-tu m’appeler ? Quels sont les noms les plus doux ? Mais ceux du Cantique des Cantiques [1], fille et épouse de mon amour et de ma douleur.

Tu dis que seules la prière et ma parole te calment dans ta souffrance présente. Oui, tu es arrivée à ce point qui est le plus haut de l’union avec moi que puisse atteindre un être humain. C’est déjà l’extase.    

Car l’extase n’est pas seulement le fait de rester en dehors des sens par la joie de contempler des visions du Paradis.  

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352> L’extase, et d’un point de vue spirituel, une extase beaucoup plus profonde que la première, c’est aussi d’être isolé de la douleur morale, en plus de celle de la vie matérielle, en me parlant et en m’entendant parler, mais sans perdre l’usage des sens. Celle-ci est plus profonde, car elle est donnée uniquement par l’amour.      

 L’extase contemplative est une œuvre voulue par la volonté de Dieu, qui souhaite qu’une de ses créatures ait la vision des choses célestes, soit pour l’attirer davantage à lui, soit pour la récompenser de son amour. En revanche, cette extase de fusion plutôt que de contemplation, est une œuvre accomplie grâce à l’initiative de la créature amoureuse, parvenue à une telle puissance d’amour qu’elle ne peut se nourrir, respirer, agir qu’avec l’amour et dans l’amour.  

C’est la ‘fusion’. C’est être ‘deux en un’. Quelque chose qui, dans les proportions imposées par la nature humaine, laquelle est toujours humaine, quelque grand que soit son dépassement, reproduit les actes ineffables, indescriptibles, très ardents qui règlent les rapports entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint, les Trois qui ne sont qu’Un, trois Amours qui se cherchent, se contemplent, se louent mutuellement, enveloppés étroitement dans un unique abîme d’amour incandescent qui fait des trois Personnes distinctes une indivisible Unité.    

 Chante le Gloria, Maria, car tu es parvenue à la ressemblance de Dieu en son point le plus haut et le plus difficile, et tu y es parvenue par ton amour qui ne peut s’accroître davantage, car maintenant tu aimes Dieu de toutes tes forces, avec ton corps et ton âme, et si tu franchissais la limite que tu as atteinte, tu en mourrais brûlée par l’ardeur.          

 Vois-tu, mon âme, que ton Jésus a raison de dire que l’amour est le terme de la perfection humaine ? [2] Les renonciations, les pénitences, les vêtures [3] ne sont rien au regard de l’amour total. Il peut y avoir un ermite pénitent qui est pauvre comparé à quelqu’un qui vit en Société et qui sait m’aimer totalement, jusqu’à l’anéantissement de ses sentiments en moi.

Vois-tu, ma chère âme, que ton Maître a raison lorsqu’il dit que l’amour est le dépassement de la douleur ? Si je n’avais pas aimé de cette façon, crois-tu, ma Maria, que j’aurais pu supporter la Passion ? Et crois-tu que ma Mère, et la tienne, aurait pu supporter la sienne ? Et que les martyrs auraient résisté aux tortures ?      

L’amour n’émousse pas la sensibilité à la douleur chez l’être humain mais elle y mêle une liqueur d’une si fortifiante douceur que la plus terrible des douleurs devient supportable à la créature qui la subit.   

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353> Cette liqueur est la force de Dieu lui-même qui vient à vous avec toute sa puissance, ou plutôt ce sont les pouvoirs de Dieu qui se précipitent en vous, attirés par votre amour, et annulent vos fragilités en vous donnant une vigueur de lutteurs célestes.       

 Moi, le Vainqueur, je vous communique ma victoire sur la faiblesse de la chair, du cœur, et sur la mort. Je vis dans l’âme amoureuse dans une indivisible union, tout comme, homme parmi les humains, je vécus en union avec mon Père. Marie, celle qui était Unie à la Sainte Trinité, vous communique sa puissance d’amour qui attira Dieu en elle des profondeurs des cieux et, de son sourire, elle vous enseigne à aimer avec la perfection qui fut la sienne.        

Tu vois donc, mon âme, à quelles divines et sublimes puissances et ressemblances porte l’amour total.   

 Moi qui t’ai choisie pour une mission de douleur et de lumière, je veux verser sur toi les vagues de l’extase d’amour. Je veux t’en saturer pour que tu aies mon odeur, et de façon beaucoup plus céleste que la reine Esther [4] qui s’imprégnait la tête de parfums terrestres pour plaire à son roi. À l’heure où tu deviendras reine du Royaume que je t’ai préparé et épouse désormais unie à son Époux dans le palais du Roi des rois, je veux que tu sois consumée d’amour, c’est-à-dire de moi-même, au point qu’il ne reste plus rien de toi et que moi, moi seul vive en toi. 

 Viens. Suis-moi. Toujours plus près. Ton œil ne doit chercher que moi et ton oreille ne doit être tendue que pour m’entendre. Ton goût doit trouver insipide toute nourriture qui ne soit pas la mienne, et ton toucher trouver répugnant tout contact qui ne soit pas avec moi. Ton odorat ne doit goûter que la fragrance de ton Époux, non plus caché, mais marchant devant toi pour marquer la voie qui mène à la béatitude céleste.     

Je t’ai attirée et je t’attirerai toujours plus en dégageant des vagues d’odeurs et de lumières qui te raviront aux choses de la terre. Tu es à moi. Je t’ai voulue et je te possède. Maintenant, je te tiens, et seulement un acte de volonté de ta part, lequel ne viendra pas, pourrait t’enlever à moi. Mais il ne viendra pas. Viendra d’abord la soi-disant mort’, c’est-à-dire les noces de ton âme avec moi.     

 Ce sera alors la joie complète. Je te prendrai par la main et devant ma cour, je dirai : ‘Voici ma petite reine dont la robe fut tissée de pénitences et ornée de larmes, et dont la couronne est faite d’amour. Elle s’est préparée à cette heure avec beaucoup de souffrance. La souffrance est maintenant finie pour elle et vient l’amour libre et éternel du Ciel. Réjouissez-vous, ô habitants célestes, pour cette nouvelle sœur qui a fini de lutter et qui entre dans la paix’ [5]."   

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354>  Je priais, ce matin à 5h30, et j’avais entre les mains les prières de sœur Benigna Consolata [6] Je lisais le point : "Quoi faire dans un état d’aridité". Tous les jours, je lis un point qui reste la pensée religieuse de toute la journée. Je lisais : "L’appeler des noms les plus doux", et j’ai demandé à Jésus : "Quels sont pour toi les noms les plus doux ?"        

Il m’a répondu instantanément par les mots que j’ai écrits. Je crois qu’il veut me parler du Cantique des Cantiques pour me porter à une véritable incandescence. Je crois... Parce que des fois il change de sujet après un point et il ne me reste qu’à le suivre.



Croyez, père [7], que j’en ai pleuré de douceur et je me suis sentie, même physiquement, enveloppée et allumée de flammes."         

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Fiche mise à jour le 04/11/2019.

 



[1] Dans le Cantique des Cantiques, le terme "Bien aimé" est utilisé à maintes reprises par la jeune fille pour désigner son amoureux.

[2] Dit dans la dictée du 10 octobre. C'est dans ce sens que Saint Séraphin de Sarov disait: "Le vrai but de notre vie chrétienne consiste dans l'acquisition de l'Esprit Saint de Dieu." Cf. Le but de la vie chrétienne dans Entretien de St Séraphim de Sarov avec Motovilov sur la lumière du St Esprit.

[3] Monacazione en italien, désigne les prises d’habits que font les moines et les moniales.

[4] Cf. le Livre d'Esther 2, 9-13.

[5] Ceci nous rappelle la phrase : J’ai fini de souffrir mais je continuerai à aimer que l’auteur, dès 1952, prépara pour le souvenir pieux de sa mort, survenue à Viareggio, le 12 octobre 1961.

[6] Sœur Benigna Consolata Ferrero (1885-1916).

[7] Père Miglionni.