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Catéchèse du mercredi 22 décembre 1943.


Reconnaissance et amour envers le Père et liberté de l’être humain.


Téléchargement des Lettres de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sur le site du Carmel de Lisieux (en PDF).

 










VOIR AUSSI.



 

577> Deutéronome, chapitres 9-11.    

Jésus dit : 

"Même parmi les hommes, c’est la marque d’un cœur délicat que de reconnaître les bienfaits reçus. Vous jugez sévèrement les ingrats. Et avec raison. 

578>  Mais alors, comment Dieu vous jugera-t-il ? Lorsque vous triomphez grâce à un bienfait de Dieu et vous voyez réussir vos entreprises, pourquoi ne trouvez-vous pas un mot pour Celui qui vous a donné cette joie ? Pourquoi dites-vous : "J’ai fait cela" ? Pourquoi, enflés d’orgueil, vous exclamez-vous : "Le Seigneur a bien été obligé de m’écouter, car je mérite son aide" ? Non. Si le Père devait vous donner selon vos mérites, il devrait vous réduire en poussière.       

 Mais, à vous qui êtes durs de cœur et d’esprit, rebelles et vicieux, sacrilèges et menteurs, Dieu ne manque jamais de tenir sa promesse jurée d’être votre Père. Et même s’il est indigné par le comportement de son fils, un père n’en est pas moins un père, s’il est un homme saint et juste. Dieu est très saint et très juste. Dieu ne vous anéantit donc pas comme vous le méritez, mais vous rappelle à lui d’une voix de reproche à laquelle se fond toujours l’amour.    

Une, deux, cent fois il vous appelle. Avec ses éclairs de puissance, il vous rappelle que, même si vous vous créez d’autres dieux, il est le seul Dieu et ses paroles sont toujours les mêmes qu’il avait écrites dans la pierre sur le mont Horeb.        

Vous, à qui il semble plus commode de servir une idole muette et impuissante (muette et impuissante dans les œuvres saintes)
[1], vous méprisez la voix et le commandement de Dieu, car vous les croyez lourds et contraignants. Mais y a-t-il un sort plus lourd que celui que vous vous imposez et un empire plus contraignant que celui qui découle de la volonté des humains, lesquels sont bien différents de Dieu à qui ils ont tourné le dos et le cœur, et qui ne peuvent vous donner que ce qu’ils vous donnent, douleur et mort ?           

 Maintenant, je vous dis : Priez. Parmi vous, il y a encore une minorité capable de m’écouter, de prier et de souffrir pour le monde. À ceux-là, je dis : Priez.    

L’heure est venue de détourner, par la prière et l’immolation, la rigueur du tourment qui a commencé. La douleur et la foi vous rendent acceptables au Seigneur Dieu, votre Père. Parlez donc en faveur de tous. Prenez Dieu au lacet de l’amour
[2]. Lui, qu’aucune force ne lie, est comme un oiseau minuscule pris au filet lorsqu’une âme l’assiège d’amour. Il se rend et bénit. Rappelez à Dieu ses bienfaits, non parce qu’il a besoin que vous les lui rappeliez, mais pour lui montrer que vous vous les rappelez. Pendant que le monde blasphème et tue, chantez hosanna au Seigneur et aimez. L’amour est plus puissant que la force et il vainc même l’enfer. L’amour vainc tout, ô mes bien-aimés. 

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579>  L’amour pliera Dieu, qui s’est durci face à la désaffection de tout un monde, et il obtiendra de lui le seul miracle qui peut vous sauver. L’amour ouvrira le cœur des humains et leur donnera la vue spirituelle nécessaire à voir l’horreur intérieure individuelle qui devient horreur collective. L’amour ramènera l’humain sur les Voies de Dieu. Quand vous aimerez, vous ne ferez plus le mal, le grand mal sciemment voulu, comme vous le faites maintenant.          

Ce n’est pas un poids que de suivre Dieu. Il ne vous demande rien d’autre qu’amour et obéissance, et respect pour sa Majesté supérieure à toutes les autorités terrestres. Amputez de votre cœur, dans une circoncision spirituelle, ce qui est un anneau de péché qui empêche votre cœur de battre du battement honnête du Bien, et de grandir dans la sainte Charité
[3].

 C’est à vous de choisir entre ma bénédiction et ma malédiction. Je respecte votre arbitre[4]. Je ne fais qu’illustrer les fruits de l’une et de l’autre. Ma bénédiction vous apportera la paix et le pain, la sérénité des jours et la prospérité de vos intérêts. Ma malédiction vous laissera vos guerres et vos massacres, et vous donnera en plus sécheresses ou intempéries, épidémies et famines, puisque le châtiment de Dieu ne peut vous donner de quoi combler vos deux basses amours, le ventre et la bourse. 

Choisissez. Et ne dites pas que je ne vous aime pas parce que je n’impose pas le bien. Trop nombreux parmi vous sont ceux qui prient Satan pour qu’il accomplisse pour eux ses prodiges. Vous détruiriez le Bien si je vous l’imposais.

 Il faut d’abord que vous, qui adorez la Bête, ne soyez pas un peuple, mais que ceux qui se souviennent de Dieu soient un peuple. Le Mal sera alors équilibré par le Bien et neutralisé par lui. Et ce n’est pas tout : le bien que vous faites attirera le Bien du Ciel en mesure toujours croissante, car Dieu ne demande rien d’autre que de se répandre en amour sur vous, et vous connaîtrez l’ère de paix qui fut promise aux justes à ma naissance.”



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Fiche mise à jour le 02/05/2018.

 



[1] Cf. Isaïe 44,9.

[2] Lettre de Thérèse de Lisieux à sa sœur Léonie où elle expose "sa Petite Voie d'enfance spirituelle" :  

J'aurais répondu à ta charmante lettre dimanche dernier, si elle m'avait été donnée ; mais nous sommes cinq' et tu sais que je suis la plus petite... aussi c'est moi qui suis exposée à ne voir les lettres que bien après les autres, ou bien pas du tout... Ce n'est que vendredi que j'ai vu ta lettre, ainsi, ma chère petite sœur, je ne suis pas en retard par ma faute...      
Si tu savais comme je suis heureuse de te voir dans ces bonnes dispositions… Je ne suis pas étonnée que la pensée de la mort te soit douce, puisque tu ne tiens plus à rien sur la terre.    
Je t'assure que le bon Dieu est bien meilleur que tu le crois. Il se contente d'un regard, d'un soupir d'amour... Pour moi, je trouve la perfection bien facile à pratiquer parce que j'ai compris qu'il n'y a qu'à
prendre Jésus par le cœur. Regarde un petit enfant qui vient de fâcher sa mère, en se mettant en colère ou bien en lui désobéissant, s'il se cache dans un coin avec un air boudeur et qu'il crie dans la crainte d'être puni, sa maman ne lui pardon­nera certainement pas sa faute ; mais s'il vient lui tendre ses petits bras en souriant et disant : "Embrasse-moi, je ne recommencerai plus", est-ce que sa mère ne le pressera pas aussitôt sur son cœur avec tendresse, oubliant tout ce qu'il a fait ?... Cependant elle sait bien que son cher petit recommencera à la prochaine occasion, mais cela ne fait rien, s'il la prend encore par le cœur, jamais il ne sera puni…     
Au temps de la loi de crainte, avant la venue de Notre-Seigneur, le prophète Isaïe (49,15) disait déjà parlant au nom du Roi des cieux : "Une mère peut-elle oublier son enfant? Eh! bien quand même une mère oublierait son enfant, moi, je ne vous oublierai jamais" Quelle ravissante promesse ! Ah ! nous qui vivons sous la loi d'amour, comment ne pas profiter des amoureuses avances que nous fait notre Epoux ? Comment craindre Celui qui se laisse enchaîner par un cheveu qui vole sur notre cou ? (cantiques 4,9) ?  Sachons donc le retenir prisonnier, ce Dieu qui devient le mendiant de notre amour. En nous disant que c'est un cheveu qui peut opérer ce prodige, il nous montre que les plus petites actions, faites par amour sont celles qui charment son Cœur. Ah ! s'il fallait faire de grandes choses, combien serions-nous à plaindre ! ... Mais que nous sommes heureuses, puisque Jésus se laisse enchaîner par les plus petites !... Ce ne sont pas les petits sacrifices qui te manquent, ma chère Léonie, ta vie n'en est-elle pas composée ? Je me réjouis de te voir en face d'un pareil trésor et surtout en pensant que tu sais en profiter, non seulement pour toi, mais encore pour les âmes. Il est si doux d'aider Jésus par nos légers sacrifices, de lui aider à sauver les âmes qu'il a rachetées au prix de son sang, et qui n'attendent que notre secours pour ne pas tomber dans l'abîme...          
Il me semble que, si nos sacrifices sont des cheveux qui captivent Jésus, nos joies en sont aussi ; pour cela il suffit de ne pas se concentrer dans un bonheur égoïste, mais d'offrir à notre Epoux les petites joies qu'il sème sur le chemin de la vie, pour charmer nos âmes et les élever jusqu'à Lui...         
Je comptais écrire à ma Tante aujourd'hui, mais je n'ai pas le temps, ce sera pour dimanche prochain, je Le prie de lui dire' combien je l'aime, ainsi que mon cher Oncle. Je pense aussi bien souvent à Jeanne et Francis.       
Tu me demandes des nouvelles de ma santé. Eh ! bien, ma chère petite sœur, je ne tousse plus du tout. Es-tu contente ? Cela n'empêchera pas le bon Dieu de me prendre quand il voudra. Puisque je fais tous mes efforts pour être un tout petit enfant, je n'ai pas de préparatifs à faire. Jésus doit Lui-même payer tous les frais du voyage et le prix d'entrée au Ciel.           
Adieu, ma petite sœur chérie, je t'aime, je crois, de plus en plus.      
Ta petite sœur.      
Thérèse de l’Enfant-Jésus.         

(Lettre 171, 12 juillet 1896. Lettres de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Carmel de Lisieux, 1948, pages 325-327 dans l’édition, mais référencée LT 191 dans le PDF en ligne).

[3] Cf. Galates 5,6 : Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité.

[4] Cf. Deutéronome 30,19 : Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance.