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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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Les Textes Fondamentaux |
Catéchisme
de l’Église catholique |
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Chapitre
troisième Article 7 - Le sacrement du Mariage 1601 I.
Le Mariage dans le dessein de Dieu 1602 Le mariage dans l’ordre de la création 1603 1604 1605 Que l’homme et la femme soient créés l’un pour l’autre, l’Écriture Sainte l’affirme : " Il n’est pas bon que l’homme soit seul " (Genèse 2, 18). La femme, " chair de sa chair " (cf. Genèse 2, 23), son égale, toute proche de lui, lui est donnée par Dieu comme un " secours " (cf. Genèse 2, 18), représentant ainsi le " Dieu en qui est notre secours " (cf. Ps 121, 2). " C’est pour cela que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviennent une seule chair " (Genèse 2, 24). Que cela signifie une unité indéfectible de leur deux vies, le Seigneur lui-même le montre en rappelant quel a été, " à l’origine ", le dessein du Créateur (cf. Mt 19, 4) : " Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair " (Mt 19, 6). Le mariage sous le régime du péché 1606 1607 1608 Le
mariage sous la pédagogie de la Loi 1609 Dans sa miséricorde, Dieu n’a pas abandonné l’homme pécheur. Les peines qui suivent le péché, les douleurs de l’enfantement (cf. Genèse 3, 16), le travail " à la sueur de ton front " (Genèse 3, 19), constituent aussi des remèdes qui limitent les méfaits du péché. Après la chute, le mariage aide à vaincre le repliement sur soi-même, l’égoïsme, la quête du propre plaisir, et à s’ouvrir à l’autre, à l’aide mutuelle, au don de soi. 1610 La conscience morale concernant l’unité et l’indissolubilité du mariage s’est développée sous la pédagogie de la Loi ancienne. La polygamie des patriarches et des rois n’est pas encore explicitement critiquée. Cependant, la Loi donnée à Moïse vise à protéger la femme contre l’arbitraire d’une domination par l’homme, même si elle porte aussi, selon la parole du Seigneur, les traces de " la dureté du cœur " de l’homme en raison de laquelle Moïse a permis la répudiation de la femme (cf. Mt 19, 8 ; Dt 24, 1). 1611 En voyant l’Alliance de Dieu avec Israël sous l’image d’un amour conjugal exclusif et fidèle (cf. Os 1-3 ; Is 54 ; 62 ; Jr 2-3 ; 31 ; Ez 16 ; 23), les prophètes ont préparé la conscience du Peuple élu à une intelligence approfondie de l’unicité et de l’indissolubilité du mariage (cf. Ml 2, 13-17). Les livres de Ruth et de Tobie donnent des témoignages émouvants du sens élevé du mariage, de la fidélité et de la tendresse des époux. La Tradition a toujours vu dans le Cantique des Cantiques une expression unique de l’amour humain en tant qu’il est reflet de l’amour de Dieu, amour " fort comme la mort " que " les torrents d’eau ne peuvent éteindre " (Ct 8, 6-7). 1612 1613 1614 Dans sa prédication, Jésus a enseigné sans équivoque le sens originel de l’union de l’homme et de la femme, telle que le Créateur l’a voulue au commencement : la permission, donnée par Moïse, de répudier sa femme, était une concession à la dureté du cœur (cf. Mt 19, 8) ; l’union matrimoniale de l’homme et de la femme est indissoluble : Dieu lui-même l’a conclue : " Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni " (Mt 19, 6). 1615 Cette insistance sans équivoque sur l’indissolubilité du lien matrimonial a pu laisser perplexe et apparaître comme une exigence irréalisable (cf. Mt 19, 10). Pourtant Jésus n’a pas chargé les époux d’un fardeau impossible à porter et trop lourd (cf. Mt 11, 29-30), plus pesant que la Loi de Moïse. En venant rétablir l’ordre initial de la création perturbé par le péché, il donne lui-même la force et la grâce pour vivre le mariage dans la dimension nouvelle du Règne de Dieu. C’est en suivant le Christ, en renonçant à eux-mêmes, en prenant leurs croix sur eux (cf. Mc 8, 34) que les époux pourront " comprendre " (cf. Mt 19, 11) le sens originel du mariage et le vivre avec l’aide du Christ. Cette grâce du Mariage chrétien est un fruit de la Croix du Christ, source de toute vie chrétienne. 1616 C’est ce que l’Apôtre Paul fait saisir en disant : " Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église ; il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier " (Ep 5, 25-26), en ajoutant aussitôt : " ’Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair’ : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église " (Ep 5, 31-32). 1617 Toute la vie chrétienne porte la marque de l’amour sponsal du Christ et de l’Église. Déjà le Baptême, entrée dans le peuple de Dieu, est un mystère nuptial : il est, pour ainsi dire, le bain de noces (cf. Ep 5, 26-27) qui précède le repas de noces, l’Eucharistie. Le Mariage chrétien devient à son tour signe efficace, sacrement de l’alliance du Christ et de l’Église. Puisqu’il en signifie et communique la grâce, le mariage entre baptisés est un vrai sacrement de la Nouvelle Alliance (cf. DS 1800 ; Codex Juris Canonici, can. 1055, § 2). La
virginité pour le Royaume 1618 Le Christ est le centre de toute vie chrétienne. Le lien avec Lui prend la première place devant tous les autres liens, familiaux ou sociaux (cf. Lc 14, 26 ; Mc 10, 28-31). Dès le début de l’Église, il y a eu des hommes et des femmes qui ont renoncé au grand bien du mariage pour suivre l’Agneau partout où il va (cf. Ap 14, 4), pour se soucier des choses du Seigneur, pour chercher à Lui plaire (cf. 1 Co 7, 32), pour aller au devant de l’Epoux qui vient (cf. Mt 25, 6). Le Christ lui-même a invité certains à le suivre en ce mode de vie dont Il demeure le modèle : Il y
a des eunuques qui le sont de naissance, dès le sein de leur mère ; il y
a aussi des eunuques qui le sont devenus par la main des hommes ; et il
y en a qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du Royaume des cieux. Que
celui qui peut comprendre, comprenne (Mt 19, 12). 1619 La virginité pour le Royaume des Cieux est un déploiement de la grâce baptismale, un signe puissant de la prééminence du lien au Christ, de l’attente ardente de son retour, un signe qui rappelle aussi que le mariage est une réalité de l’éon présent qui passe (cf. Mc 12, 25 ; 1 Co 7, 31). 1620 Les deux, le sacrement du Mariage et la virginité pour le Royaume de Dieu, viennent du Seigneur lui-même. C’est Lui qui leur donne sens et leur accorde la grâce indispensable pour les vivre conformément à sa volonté (cf. Mt 19, 3-12). L’estime de la virginité pour le Royaume (cf. Lumen gentium 42 ; Perfectae caritatis 12 ; Optatam totius 10) et le sens chrétien du Mariage sont inséparables et se favorisent mutuellement : Dénigrer
le mariage, c’est amoindrir du même coup la gloire de la virginité ; en
faire l’éloge, c’est rehausser l’admiration qui est due à la virginité ...
Car enfin, ce qui ne paraît un bien que par comparaison avec un mal ne peut
être vraiment un bien, mais ce qui est mieux encore que des biens incontestés
est le bien par excellence (S. Jean Chrysostome, virg.
10, 1 : PG 48, 540A) ; cf. Familiaris consortio 16). II.
La célébration du mariage 1621 1622 " En tant que geste sacramentel de sanctification, la célébration liturgique du mariage ... doit être par elle-même valide, digne et fructueuse " (Familiaris consortio 67). Il convient donc que les futurs époux se disposent à la célébration de leur mariage en recevant le sacrement de pénitence. 1623 Selon la tradition latine, ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement du Mariage en exprimant devant l’Église leur consentement. Dans la tradition des Eglises orientales, les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel échangé par les époux (cf. CCEO, can. 817), mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement (cf. CCEO, can. 828). 1624 Les diverses liturgies sont riches en prières de bénédiction et d’épiclèse demandant à Dieu sa grâce et la bénédiction sur le nouveau couple, spécialement sur l’épouse. Dans l’épiclèse de ce sacrement les époux reçoivent l’Esprit Saint comme Communion d’amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 32). C’est Lui le sceau de leur alliance, la source toujours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité. III.
Le consentement matrimonial 1625 – ne pas subir de contrainte ; – ne pas être empêché par une loi naturelle ou ecclésiastique. 1626 L’Église considère l’échange des consentements entre les époux comme l’élément indispensable " qui fait le mariage " (Codex Juris Canonici, can. 1057, § 1). Si le consentement manque, il n’y a pas de mariage. 1627 Le consentement consiste en un " acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement " (Gaudium et spes 48, § 1 ; cf. Codex Juris Canonici, can. 1057, § 2) : " Je te prends comme ma femme " – " Je te prends comme mon mari " (OcM 45). Ce consentement qui lie les époux entre eux, trouve son accomplissement en ce que les deux " deviennent une seule chair " (cf. Genèse 2, 24 ; Mc 10, 8 ; Ep 5, 31). 1628 Le consentement doit être un acte de la volonté de chacun des contractants, libre de violence ou de crainte grave externe (cf. Codex Juris Canonici, can. 1103). Aucun pouvoir humain ne peut se substituer à ce consentement (Codex Juris Canonici, can. 1057, § 1). Si cette liberté manque, le mariage est invalide. 1629
Pour cette raison (ou
pour d’autres raisons qui rendent nul et non avenu le mariage : cf.
Codex Juris Canonici, can. 1095-1107), l’Église peut, après examen de la
situation par le tribunal ecclésiastique compétent, déclarer " la
nullité du mariage ", c’est-à-dire que le mariage n’a jamais
existé. En ce cas, les contractants sont libres de se marier, quitte à se
tenir aux obligations naturelles d’une union antérieure (cf. Codex Juris Canonici, can. 1071). 1630 Le prêtre (ou le diacre) qui assiste à la célébration du mariage, accueille le consentement des époux au nom de l’Église et donne la bénédiction de l’Église. La présence du ministre de l’Église (et aussi des témoins) exprime visiblement que le mariage est une réalité ecclésiale. 1631 C’est pour cette raison que l’Église demande normalement pour ses fidèles la forme ecclésiastique de la conclusion du mariage (cf. Cc. Trente : DS 1813-1816 ; Codex Juris Canonici, can. 1108). Plusieurs raisons concourent à expliquer cette détermination : – Le mariage sacramentel est un acte liturgique. Il est dès lors convenable qu’il soit célébré dans la liturgie publique de l’Église. – Le mariage introduit dans un ordo ecclésial, il crée des droits et des devoirs dans l’Église, entre les époux et envers les enfants. – Puisque le mariage est un état de vie dans l’Église, il faut qu’il y ait certitude sur le mariage (d’où l’obligation d’avoir des témoins). – Le caractère public du consentement protège le " Oui " une fois donné et aide à y rester fidèle. 1632 Pour que le " Oui " des époux soit un acte libre et responsable, et pour que l’alliance matrimoniale ait des assises humaines et chrétiennes solides et durables, la préparation au mariage est de première importance : L’exemple
et l’enseignement donnés par les parents et par les familles restent le
chemin privilégié de cette préparation. Le
rôle des pasteurs et de la communauté chrétienne comme " famille de
Dieu " est indispensable pour la transmission des valeurs humaines
et chrétiennes du mariage et de la famille (cf. Codex Juris
Canonici, can. 1063), et
ceci d’autant plus qu’à notre époque beaucoup de jeunes connaissent
l’expérience des foyers brisés qui n’assurent plus suffisamment cette
initiation : Il
faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au
sein de la famille, sur la dignité de l’amour conjugal, sa fonction, son
exercice : ainsi formés à la chasteté, ils pourront, le moment venu,
s’engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la dignité (Gaudium et spes 49, § 3). Les
mariages mixtes et la disparité de culte 1633 1634
La différence de
confession entre les conjoints ne constitue pas un obstacle insurmontable
pour le mariage, lorsqu’ils parviennent à mettre en commun ce que chacun
d’eux a reçu dans sa communauté, et à apprendre l’un de l’autre la façon dont
chacun vit sa fidélité au Christ. Mais les difficultés des mariages mixtes ne
doivent pas non plus être sous-estimées. Elles sont dues au fait que la
séparation des chrétiens n’est pas encore surmontée. Les époux risquent de
ressentir le drame de la désunion des chrétiens au sein même de leur foyer.
La disparité de culte peut encore aggraver ces difficultés. Des divergences
concernant la foi, la conception même du mariage, mais aussi des mentalités
religieuses différentes, peuvent constituer une source de tensions dans le
mariage, principalement à propos de l’éducation des enfants. Une tentation
peut se présenter alors : l’indifférence religieuse. 1635
D’après le droit en
vigueur dans l’Église latine, un mariage mixte a besoin, pour sa licéité, de
la permission expresse de l’autorité ecclésiastique (cf. Codex Juris Canonici, can. 1124). En cas de disparité de culte une dispense
expresse de l’empêchement est requise pour la validité du mariage (cf.
Codex Juris Canonici, can. 1086). Cette permission ou cette dispense supposent
que les deux parties connaissent et n’excluent pas les fins et les propriétés
essentielles du mariage et aussi que la partie catholique confirme ses
engagements, portés aussi à la connaissance explicite de la partie non
catholique, de conserver sa foi et d’assurer le baptême et l’éducation des
enfants dans l’Église catholique (cf. Codex Juris Canonici, can. 1125). 1636
Dans beaucoup de
régions, grâce au dialogue œcuménique, les communautés chrétiennes concernées
ont pu mettre sur pied une pastorale commune pour les mariages mixtes.
Sa tâche est d’aider ces couples à vivre leur situation particulière à la
lumière de la foi. Elle doit aussi les aider à surmonter les tensions entre
les obligations des conjoints l’un envers l’autre et envers leurs communautés
ecclésiales. Elle doit encourager l’épanouissement de ce qui leur est commun
dans la foi, et le respect de ce qui les sépare. 1637
Dans les mariages avec
disparité de culte l’époux catholique a une tâche particulière :
" Car le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la
femme non croyante se trouve sanctifiée par le mari croyant " (1 Co
7, 14). C’est une grande joie pour le conjoint chrétien et pour l’Église si
cette " sanctification " conduit à la conversion libre de
l’autre conjoint à la foi chrétienne (cf. 1 Co 7, 16). L’amour conjugal
sincère, la pratique humble et patiente des vertus familiales et la prière
persévérante peuvent préparer le conjoint non croyant à accueillir la grâce
de la conversion. IV.
Les effets du sacrement du Mariage 1638
" Le
lien matrimonial 1639 Le consentement par lequel les époux se donnent et s’accueillent mutuellement, est scellé par Dieu lui-même (cf. Mc 10, 9). De leur alliance " une institution, que la loi divine confirme, naît ainsi, au regard même de la société " (Gaudium et spes 48, § 1). L’alliance des époux est intégrée dans l’alliance de Dieu avec les hommes : " L’authentique amour conjugal est assumé dans l’amour divin " (Gaudium et spes 48, § 2). 1640 Le lien matrimonial est donc établi par Dieu lui-même, de sorte que le mariage conclu et consommé entre baptisés ne peut jamais être dissout. Ce lien qui résulte de l’acte humain libre des époux et de la consommation du mariage, est une réalité désormais irrévocable et donne origine à une alliance garantie par la fidélité de Dieu. Il n’est pas au pouvoir de l’Église de se prononcer contre cette disposition de la sagesse divine (cf. Codex Juris Canonici, can. 1141). La
grâce du sacrement du Mariage 1641 " En leur état de vie et dans leur ordre, [les époux chrétiens] ont dans le peuple de Dieu leurs dons propres " (Lumen gentium 11). Cette grâce propre du sacrement du Mariage est destinée à perfectionner l’amour des conjoints, à fortifier leur unité indissoluble. Par cette grâce " ils s’aident mutuellement à se sanctifier dans la vie conjugale, dans l’accueil et l’éducation des enfants " (Lumen gentium 11 ; cf. Lumen gentium 41). 1642 Le Christ est la source de cette grâce. " De même que Dieu prit autrefois l’initiative d’une alliance d’amour et de fidélité avec son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Epoux de l’Église, vient à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement du Mariage " (Gaudium et spes 48, § 2). Il reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres (cf. Ga 6, 2), d’être " soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ " (Ep 5, 21) et de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond. Dans les joies de leur amour et de leur vie familiale il leur donne, dès ici-bas, un avant-goût du festin des noces de l’Agneau : Où
vais-je puiser la force de décrire de manière satisfaisante le bonheur du
mariage que l’Église ménage, que confirme l’offrande, que scelle la
bénédiction ; les anges le proclament, le Père céleste le ratifie...
Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un
seul désir, une seule discipline, le même service ! Tous deux enfants
d’un même Père, serviteurs d’un même Maître ; rien ne les sépare, ni
dans l’esprit ni dans la chair ; au contraire, ils sont vraiment deux en
une seule chair. Là où la chair est une, un aussi est l’esprit (Tertullien, ux. 2, 9 ; cf. Familiaris consortio 13). V.
Les biens et les exigences de l’amour conjugal 1643 L’unité
et l’indissolubilité du mariage 1644 L’amour des époux exige, par sa nature même, l’unité et l’indissolubilité de leur communauté de personnes qui englobe toute leur vie : " ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair " (Mt 19, 6 ; cf. Genèse 2, 24). " Ils sont appelés à grandir sans cesse dans leur communion à travers la fidélité quotidienne à la promesse du don mutuel total que comporte le mariage " (Familiaris consortio 19). Cette communion humaine est confirmée, purifiée et parachevée par la communion en Jésus-Christ donnée par le sacrement de Mariage. Elle s’approfondit par la vie de la foi commune et par l’Eucharistie reçue en commun. 1645 " L’égale dignité personnelle qu’il faut reconnaître à la femme et à l’homme dans l’amour plénier qu’ils se portent l’un à l’autre fait clairement apparaître l’unité du mariage, confirmée par le Seigneur " (Gaudium et spes 49, § 2). La polygamie est contraire à cette égale dignité et à l’amour conjugal qui est unique et exclusif (cf. Familiaris consortio 19). La fidélité de l’amour conjugal 1646 1647 1648 1649 1650 1651 On
les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la
messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres
de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à
élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence
et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de
Dieu (Familiaris consortio
84). 1652 Les
enfants sont le don le plus excellent du mariage et ils contribuent
grandement au bien des parents eux-mêmes. Dieu lui-même qui a dit :
" Il n’est pas bon que l’homme soit seul " (Genèse 2, 18)
et qui " dès l’origine a fait l’être humain homme et
femme " (Mt 19, 4), a voulu lui donner une participation spéciale
dans son œuvre créatrice ; aussi a-t-il béni l’homme et la femme,
disant : " Soyez féconds et multipliez-vous "
(Genèse 1, 28). Dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute
la structure de la vie familiale qui en découle, tendent, sans sous-estimer
pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour
coopérer courageusement à l’amour du Créateur et du Sauveur qui, par eux,
veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille (Gaudium
et spes 50, § 1). 1653 La fécondité de l’amour conjugal s’étend aux fruits de la vie morale, spirituelle et surnaturelle que les parents transmettent à leurs enfants par l’éducation. Les parents sont les principaux et premiers éducateurs de leurs enfants (cf. Gravissimum educationis 3). En ce sens, la tâche fondamentale du mariage et de la famille est d’être au service de la vie (cf. Familiaris consortio 28). 1654 Les époux auxquels Dieu n’a pas donné d’avoir des enfants, peuvent néanmoins avoir une vie conjugale pleine de sens, humainement et chrétiennement. Leur mariage peut rayonner d’une fécondité de charité, d’accueil et de sacrifice. VI. L’Église domestique 1655 1656 De nos jours, dans un monde souvent étranger et même hostile à la foi, les familles croyantes sont de première importance, comme foyers de foi vivante et rayonnante. C’est pour cela que le IIe Concile du Vatican appelle la famille, avec une vielle expression, " Ecclesia domestica " (Lumen gentium 11 ; cf. Familiaris consortio 21). C’est au sein de la famille que les parents sont " par la parole et par l’exemple ... pour leurs enfants les premiers hérauts de la foi, au service de la vocation propre de chacun et tout spécialement de la vocation sacrée " (Lumen gentium 11). 1657 C’est ici que s’exerce de façon privilégiée le sacerdoce baptismal du père de famille, de la mère, des enfants, de tous les membres de la famille, " par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâce, le témoignage d’une vie sainte, et par leur renoncement et leur charité effective " (Lumen gentium 10). Le foyer est ainsi la première école de vie chrétienne et " une école d’enrichissement humain " (Gaudium et spes 52, § 1). C’est ici que l’on apprend l’endurance et la joie du travail, l’amour fraternel, le pardon généreux, même réitéré, et surtout le culte divin par la prière et l’offrande de sa vie. 1658 En
bref 1659 1660 L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une intime communauté de vie et d’amour, a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. De par sa nature elle est ordonnée au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. Elle a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement (cf. Gaudium et spes 48, § 1 ; Codex Juris Canonici, can. 1055, § 1). 1661 Le sacrement du mariage signifie l’union du Christ et de l’Église. Il donne aux époux la grâce de s’aimer de l’amour dont le Christ a aimé son Église ; la grâce du sacrement perfectionne ainsi l’amour humain des époux, affermit leur unité indissoluble et les sanctifie sur le chemin de la vie éternelle (cf. Cc. Trente : DS 1799). 1662 Le mariage se fonde sur le consentement des contractants, c’est à dire sur la volonté de se donner mutuellement et définitivement dans le but de vivre une alliance d’amour fidèle et fécond. 1663 Puisque le mariage établit les conjoints dans un état public de vie dans l’Église, il convient que sa célébration soit publique, dans le cadre d’une célébration liturgique, devant le prêtre (ou le témoin qualifié de l’Église), les témoins et l’assemblée des fidèles. 1664 L’unité, l’indissolubilité et l’ouverture à la fécondité sont essentielles au mariage. La polygamie est incompatible avec l’unité du mariage ; le divorce sépare ce que Dieu a uni ; le refus de la fécondité détourne la vie conjugale de son " don le plus excellent ", l’enfant (Gaudium et spes 50, § 1). 1665 |
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