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Catéchèse du
dimanche 16 janvier 1944 (suite et fin)
66> Jésus m'explique
le sens de la phrase. "Ce désormais,
que beaucoup de traducteurs passent sous silence, est la clef de la phrase et
l'explique avec son vrai sens.
Je fus le Fils soumis à la Mère, jusqu'au
moment où la volonté de mon Père m'indiqua que l'heure était venue d'être le
Maître. À partir du moment où ma mission commença, je ne fus plus le Fils
soumis à sa Mère, mais le Serviteur de Dieu. Les liens qui m'unissaient à
Celle qui m'avait engendré étaient rompus. Ils s'étaient transformés en liens
de plus haut caractère. Ils s’étaient tous réfugiés dans l'esprit. L'esprit
appelait toujours " Maman " Marie, ma Sainte. L'amour ne connut pas
d'arrêt, ne s'attiédit pas, au contraire, il ne fut jamais aussi parfait que
lorsque, séparé d'Elle pour une seconde naissance, Elle me donna au monde,
pour le monde, comme Messie, comme Évangélisateur. Sa troisième, sublime
maternité mystique, ce fut quand, dans le déchirement du Golgotha, Elle
m'enfanta à la Croix, en faisant de Moi, le Rédempteur du monde.
"Qu'y a-t-il désormais entre Moi et Toi ?". J'étais
d'abord tien, uniquement tien. Tu me commandais, Je t'obéissais. Je t'étais
"soumis". Maintenant, j'appartiens à ma mission.
Ne l'ai-je peut-être pas dit ?
"Celui qui met la main à la
charrue et se retourne pour saluer ceux
qui restent, n'est pas apte au Royaume de Dieu" . J'avais mis la main à la charrue pour ouvrir avec le
soc, non pas la glèbe mais les cœurs, pour y semer la parole de Dieu. Je ne
l'avais enlevée cette main que quand on me l'avait arrachée de là pour la
clouer à la Croix et pour ouvrir par la torture de ce clou le Cœur de mon
Père en faisant sortir de la plaie le pardon pour l'humanité.
Ce "désormais", oublié par plusieurs, voulait dire ceci :
"Tu m'as été tout, ô Mère tant que je fus le Jésus de Marie de Nazareth
et tu m'es tout en mon esprit mais, depuis que je suis le Messie attendu,
j'appartiens à mon Père.
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67> Attends encore un peu et ma
mission terminée, je serai de nouveau tout à toi. Tu me recevras
encore dans tes bras comme quand j'étais petit et personne ne te le disputera
plus, ce Fils qui est le tien que l'on regardera comme la honte de
l'humanité, dont on te jettera la dépouille pour te couvrir toi aussi de
l'opprobre d'être la mère d'un criminel. Et puis tu m'auras de nouveau,
triomphant et puis, tu m'auras pour toujours, triomphante toi aussi, au Ciel. Mais maintenant, j'appartiens à tous ces hommes et
j'appartiens au Père qui m'a envoyé vers eux".
Voilà ce que veut dire ce petit "désormais", si chargé de
signification."
Jésus m'a donné cette instruction : "Quand j'ai dit aux
disciples : "Allons faire plaisir à ma Mère", j'avais donné à
la phrase un sens plus relevé qu'il ne semblait. Ce n'était pas le plaisir de
me voir, mais d'être l'Initiatrice de mon activité miraculeuse et la Première
Bienfaitrice de l'humanité.
Gardez-en toujours le souvenir : Mon premier
miracle est arrivé par Marie. Le premier Symbole que Marie est la clef du
miracle. Je ne refuse rien à ma Mère et, à cause de sa prière, J'avance même
le temps de la grâce. Je connais ma Mère, la seconde en Bonté après Dieu. Je
sais que vous faire grâce, c'est la faire heureuse, puisqu'Elle est la
"Toute Amour". Voilà pourquoi j'ai dit, Moi qui savais :
"Allons lui faire plaisir ".
En outre, j'ai voulu rendre manifeste au monde sa puissance en même temps que
la mienne. Destinée à être unie à Moi dans la chair - car nous fûmes une
seule chair : Moi en Elle, et Elle autour de Moi, comme des pétales de
lis autour d'un pistil odorant et plein de vie - unie à Moi dans la
douleur - car nous fûmes sur la Croix, Moi avec ma chair, Elle avec son
esprit, de même que le lys exhale son parfum avec sa corolle et l'essence
qu'on en tire - il était juste qu'Elle me fût unie dans la puissance qui
se manifeste au monde.
Je vous dis à vous ce que Je disais aux invités : "Remerciez Marie.
C'est par Elle que vous avez eu le Maître du miracle et que vous avez toutes
mes grâces, spécialement celles du pardon".
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