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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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mardi 16 mars 27 (19
We-Adar)
- La maison d'un paysan propriétaire 61 - Arrivée de deux femmes dont Marie 62 - Marie aide à terminer les préparatifs 63 - Arrivée de l'épouse 63 - Arrivée de Jésus avec deux disciples 63 - Les convives à table 64 - Le miracle de l'eau changée en vin 65 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 2 2.14. |
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61> Les noces de Cana : Je vois une maison, une vraie maison
orientale : un cube blanc plus large que haut, avec de rares ouvertures,
surmontée d'une terrasse qui sert de toit et est entourée d'un muret de un
mètre environ et ombragée par une tonnelle de vigne qui grimpe jusque là et
étend ses rameaux au delà du milieu de cette terrasse ensoleillée. 62> Un escalier extérieur monte le long de la façade au niveau
d'une porte qui s'ouvre à mi-hauteur de la façade. Au dessous, il y a au
niveau du sol des portes basses et rares, pas plus de deux de chaque côté,
qui donnent accès dans des pièces basses et sombres. La maison s'élève au
milieu d'une espèce de cour plutôt une pelouse, au centre de laquelle se
trouve un puits. Il y a des figuiers et des pommiers. La maison donne sur la
route sans être à bord de route. Elle est un peu en retrait et un sentier
traverse la pelouse jusqu'à la route qui semble être une maîtresse route. On dirait que la
maison est à la périphérie de Cana : maison de paysans propriétaires qui
vivent au milieu de leur petit domaine. La campagne s'étend au delà de la
maison avec ses lointains de tranquille verdure. Il fait un beau soleil et
l'azur du ciel est très pur. Au début, je ne vois rien d'autre. La maison est
solitaire. Puis je vois deux
femmes avec de longs vêtements et un manteau qui sert aussi de voile. Elles
avancent sur la route et puis sur le sentier. L'une plus âgée,
sur les cinquante ans, en habits foncés de couleur fauve marron, comme de laine
naturelle. L'autre est en vêtements plus clairs, avec un habit d'un jaune
pâle et un manteau azur. Elle semble avoir à peu près trente cinq ans. Elle
est très belle, svelte et elle a une contenance pleine de dignité bien que
toute gentillesse et humilité. Quand elle est plus proche, je remarque la
couleur pâle du visage, les yeux azurés et les cheveux blonds qui
apparaissent sur le front, sous le voile. Je reconnais Marie la
Très Sainte. Qui est l'autre, brune et
plus âgée, je ne sais. Elles parlent entre elle et la Madone sourit. Quand
elles sont tout à côté de la maison, quelqu'un sûrement chargé de guetter les
arrivées, avertit et à leur rencontre arrivent des hommes et des femmes, tous
en habits de fête. Tout le monde leur fait fête et surtout à Marie la Très
Sainte. L'heure semble
matinale, je dirais vers les neuf heures peut-être plus tôt, car la campagne
a encore cet aspect de fraîcheur des premières heures du jour avec la rosée
qui rend l'herbe plus verte et la pelouse qui n'est pas empoussiérée. La
saison me paraît printanière car l’herbe des prés n'est pas brûlée par le soleil
d'été et dans les champs, les blés sont en herbe, sans épis, tout verts. Les
feuilles du figuier et du pommier sont vertes et encore tendres mais je ne
vois pas de fleurs sur le pommier et je ne vois pas de fruits, ni sur le
pommier ni sur le figuier ni sur la vigne. C'est que le pommier a déjà fleuri
depuis peu, mais les petits fruits ne se voient pas encore. 63> Marie, très fêtée et accompagnée par un homme âgé qui doit
être le propriétaire, monte l'escalier extérieur et entre dans une grande
salle qui paraît occuper tout ou en grande partie, l'étage. Je crois comprendre
que les pièces du rez-de-chaussée sont les vraies pièces d'habitation, les
dépenses, les débarras et les celliers et que l'étage est réservé à des
usages spéciaux : fêtes exceptionnelles ou à des travaux qui demandent
beaucoup de place ou à l'emmagasinage des produits agricoles. Pour les fêtes
on la débarrasse et on l'orne, comme aujourd'hui de branches vertes, de
nattes, de tables garnies. Au centre, il y en a
une très riche, avec dessus déjà; des amphores et des plats garnis de fruits.
Le long du mur, à ma droite une autre table garnie mais moins richement. A ma
gauche une sorte de longue crédence avec dessus des plats de fromages et
d'autres aliments qui me semblent des galettes couvertes de miel et de
friandises. Par terre, toujours à ma gauche d'autres amphores et six grands
vases en forme de brocs de cuivre, plus ou moins. Pour moi ce serait des
jarres. Marie écoute avec
bienveillance ce que tous lui disent puis gentiment quitte son manteau et
aide à terminer les préparatifs pour la table. Je la vois aller et venir
rangeant les lits de table, redressant les guirlandes de fleurs, donnant
meilleur aspect aux coupes de fruits;veillant à ce
que les lampes soient garnies d'huile. Elle sourit et parle très peu et à
voix très basse. Par contre, Elle écoute beaucoup et avec combien de
patience. Un grand bruit d'instruments
de musique (peu harmonieux, en vérité) se fait entendre sur la route. Tout le
monde, à l'exception de Marie, court dehors. Je vois entrer l'épouse toute parée et heureuse, entourée des parents et des
amis, à côté de l'époux qui est accouru à sa rencontre le premier. Ici il se produit un
changement dans la vision : Je vois, au lieu de
la maison, un pays. Je ne sais si c'est Cana ou une autre bourgade voisine.
Je vois Jésus avec Jean et un autre
qui pourrait être Jude Thaddée,
mais pour ce second, je pourrais me tromper. Pour Jean, je ne me trompe pas.
Jésus est vêtu de blanc et a un manteau azur foncé. En entendant le bruit de
la musique, le compagnon de Jésus demande un renseignement à un homme du
peuple et en fait part à Jésus. " Allons faire plaisir à ma
Mère" dit Jésus en souriant et il se met en route à travers les champs
avec ses deux compagnons dans la direction de la maison. 64> J'ai oublié de dire mon impression que Marie est ou
parente ou très amie des parents de l'époux car je les vois en grandes
confidences [1]. Quand Jésus arrive,
le veilleur habituel prévient les autres. Le maître de maison, en même temps
que son fils, l'époux, et que Marie, descend à la rencontre de Jésus et le
salue respectueusement. Il salue aussi les deux autres et l'époux fait la
même chose. Mais, ce qui me plaît, c'est le salut plein d'un amoureux respect
de Marie à son Fils et réciproquement. Pas d'épanchements, mais un tel regard
accompagne les paroles de la salutation : "La paix avec Toi",
et un tel sourire qui vaut cent baisers et cent embrassements. Le baiser
tremble sur les lèvres de Marie, mais Elle ne le donne pas. Elle pose
seulement sa petite main blanche sur l'épaule de Jésus et effleure une boucle
de sa longue chevelure. Une caresse d'une pudique énamourée. Jésus monte à côté de
sa Mère, suivi des deux disciples et du propriétaire et il entre dans la
salle de réception où les femmes s'occupent à ajouter des sièges et des
couverts pour les trois hôtes qu'on n'attendait pas, me semble-t-il. Je
dirais que la venue de Jésus était incertaine et celle de ses deux compagnons
absolument imprévue. J'entends
distinctement la voix pleine, virile; très douce du Maître dire en entrant
dans la salle: " La paix soit dans cette maison, et la bénédiction
de Dieu sur vous tous." Salut cumulatif à toutes les personnes présentes
et plein de majesté. Jésus domine tout le monde par sa stature et son aspect.
C'est l'hôte et inattendu, mais il semble le roi de la fête, plus que l'époux,
plus que le maître de maison. Tout en restant humble et condescendant, c'est
Lui qui en impose. Jésus prend place à
la table centrale, avec l'époux, l'épouse, les parents des époux et les amis
plus influents. Aux deux disciples, par respect pour le Maître, on donne des
sièges à la même table. Jésus tourne le dos
au mur où sont les jarres. Il ne les voit donc pas, ni non plus l'affairement
du majordome autour des plats de rôti qu'on amène par une trappe auprès des
crédences. J'observe une chose.
Sauf les mères des époux et Marie, aucune femme ne siège à cette
table, Toutes les femmes se trouvent, et elles font un grand bruit, à la
table le long du mur. 65> On les sert après les
époux et les hôtes de marque. Jésus est près du maître de maison et a en
vis-à-vis Marie qui est à côté de l'épouse. Le repas commence, et je vous
assure que l'appétit ne manque pas et encore moins la soif. Deux mangent et
boivent peu, ce sont Jésus et sa Mère, qui aussi parle très peu. Jésus parle
un peu plus. Mais tout en parlant peu, il n'est, dans sa conversation, ni
renfrogné ni dédaigneux. C'est un homme courtois, mais pas bavard. Quand on
l'interroge, il répond, s'intéresse à ce qu'on Lui dit et donne son avis,
mais ensuite se recueille en Lui-même comme quelqu'un habitué à la méditation.
Il sourit mais ne rit jamais. S'il entend quelque plaisanterie trop
aventurée, il fait celui qui n'entend pas. Marie se nourrit de la
contemplation de son Jésus et aussi Jean qui est au bout de la table et reste
suspendu aux lèvres de son Maître.
"Femme, qu'y
a-t-il, désormais entre Moi et Toi ?" Jésus en disant cette
phrase sourit encore plus doucement et Marie sourit, comme deux qui savent une
vérité qui est leur joyeux secret que tous les autres ignorent. Marie ordonne aux
serviteurs: "Faites ce que Lui vous dira. " Marie a lu dans les
yeux souriants de son Fils l'assentiment, voilé d'un grand enseignement pour
tous les "appelés ". Et Jésus ordonne aux
serviteurs : "Emplissez d'eau les cruches, " Je vois les
serviteurs emplir les jarres de l'eau apportée du puits. (J'entends le
grincement de la poulie qui monte et descend le seau qui déborde). Je vois le
majordome qui se verse un peu de ce liquide avec un regard de stupeur, qui
ressaie avec une mimique d'un plus grand étonnement et le goûte. Il parle au
maître de maison et à l'époux son voisin. Marie regarde encore
son Fils et sourit; puis recevant un sourire de Lui, incline la tête en
rougissant légèrement. Elle est heureuse. Dans la salle passe
un murmure. Les têtes se tournent vers Jésus et Marie. On se lève pour mieux
voir. On va vers les jarres. Un silence, puis un chœur de louanges à Jésus. 66> Mais Lui se lève et dit une seule parole : "Remerciez
Marie " et puis il quitte le repas. Sur le seuil il répète :
"La paix à cette maison et la bénédiction de Dieu sur vous" et il
ajoute : "Mère, je te salue." |
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La vision s'arrête. |
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[1] Cette parenté avec
l'époux (dont on ne connaîtra pas le nom) est confirmée par les autres visonnaires : Maria d'Agreda et Anne-Catherine Emmerich