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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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d'après un dessin mercredi 31 mai 28 (18 siwan)
- [Commentaire de MV : La vision chasse la fatigue]
26 - Sur la route à travers la foule 26 - Un père implore pour sa fille 27 - Jésus accompagne l'homme qui pleure 27 - Guérison de l'hémorroïsse 27 - Hélas! la fille est morte 28 - Les pleureuses sont déjà à l'œuvre 29 - Résurrection de la fille de Jaïre 30 - [Commentaire de MV : Pitié et puissance de Jésus]
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Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4 4.91. |
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11 mars 1944 26> La vision s'est manifestée
alors que je priais très épuisée et soucieuse et donc bien dans les plus
mauvaises conditions pour penser, de moi-même, à de pareilles choses. Mais
l'épuisement physique et mental et les soucis se sont dissipés dès
l'apparition de mon Jésus et j'écris. Jésus se
trouve sur une route ensoleillée et poussiéreuse qui côtoie les rives du lac.
Il se dirige vers le pays, entouré d'une grande foule qui l'attendait
certainement et qui se presse autour de Lui bien que les apôtres jouent des
bras et des épaules pour qu'il puisse passer et élèvent la voix pour amener
la foule à laisser un peu de place. Mais
Jésus ne s'inquiète pas de cette bousculade. Dépassant de la tête la foule
qui l'entoure, il la regarde avec un doux sourire alors qu'elle se serre
autour de Lui, répond aux saluts, caresse quelque enfant qui réussit à se
faufiler dans la masse des adultes et à s'approcher de Lui, il pose la main
sur la tête des petits enfants que les mères soulèvent au-dessus de la tête
des gens, pour qu'il les touche. Tout en marchant lentement, patiemment au
milieu de tout ce vacarme et de ces continuelles bousculades qui ennuieraient
tout autre que Lui. 27> Une voix d'homme
crie : "Faites place, faites place." C'est
une voix angoissée et que beaucoup doivent connaître et respecter comme celle
d'un personnage influent car la foule, qui s'ouvre très difficilement
tellement elle est serrée, laisse passer un homme d'une cinquantaine
d'années, vêtu d'un vêtement long et flou, la tête couverte d'un foulard
blanc dont les pans retombent le long du visage et du cou. Arrivé
devant Jésus, il se prosterne à ses pieds et dit : "Oh !
Maître, pourquoi as-tu été absent si longtemps ? [1] Ma
fillette est si malade. Personne ne peut la guérir. Toi seul, tu es mon
espoir et celui de sa mère. Viens; Maître. Je t'ai attendu avec une angoisse
infinie. Viens, viens, tout de suite. Mon unique enfant est en train de
mourir..." et il pleure. Jésus
pose sa main sur la tête de l'homme en larmes, sur la tête courbée et que
secouent dès sanglots, et il lui répond : "Ne pleure pas. Aie foi.
Ta fillette vivra. Allons auprès d'elle. Lève-toi ! Allons !"
Jésus dit ces deux derniers mots sur un ton de commandement. Tout d'abord,
c'était le Consolateur, maintenant c'est le Dominateur qui parle. Ils se
remettent en marche. Jésus a à son côté le père qui pleure, et il le tient
par la main. Quand un sanglot plus fort secoue le pauvre homme, je vois Jésus
qui le regarde et lui serre la main. Il ne fait rien d'autre, mais quelle
force doit refluer dans une âme quand elle se sent ainsi traitée par
Jésus ! Auparavant, à la place du père, il y avait Jacques, mais Jésus
lui a fait céder la place au pauvre père. Pierre est de l'autre côté. Jean
est à côté de Pierre et il cherche avec lui à opposer une barrière à la
foule, comme font Jacques et l'Iscariote de l'autre côté, près du père qui
pleure. Les autres apôtres sont en partie devant, en partie derrière Jésus.
Mais il en faudrait d'autres ! Surtout les trois qui sont derrière,
parmi lesquels je vois Matthieu, n'arrivent pas à retenir la muraille
vivante. Mais, quand ils crient un peu trop et, pour un peu, insulteraient la
foule indiscrète, Jésus tourne la tête et dit doucement : "Laissez
faire ces petits qui sont à Moi !..."
28> "Maître" répondent les
disciples, "tu ne vois pas comme la foule te presse de tous côtés ?
Tous te touchent, malgré nos efforts." "Qui
m'a touché pour obtenir un miracle, je le demande. J'ai senti un pouvoir
miraculeux sortir de Moi parce qu'un cœur le demandait avec foi. Quel est ce
cœur ?" Les
yeux de Jésus s'abaissent deux ou trois fois, pendant qu'il parle, sur une
petite femme d'environ quarante ans, très pauvrement vêtue et très ridée, qui
cherche à s'éclipser dans la foule, à se dissimuler dans la cohue. Ces yeux
doivent la brûler, elle se rend compte qu'elle ne peut s'enfuir, revient en
avant et se jette à ses pieds, le visage presque dans la poussière, les mains
tendues en avant qui, cependant, n'osent pas toucher Jésus. "Pardon !
C'est moi. J'étais malade. Douze ans que j'étais malade ! Tout le monde
me fuyait. Mon mari m'a abandonnée. J'ai dépensé tout mon avoir pour qu'on ne
me considère pas comme déshonorée, pour vivre comme tout le monde. Mais
personne n'a pu me guérir. Tu vois, Maître ? Je suis vieille avant
l'âge. Ma force s'en est allée avec ce flux inguérissable et avec elle ma
paix. On m'a dit que tu es bon. Celui qui me l'a dit a été guéri par Toi de
sa lèpre [2] et
qui, pour avoir vu pendant tant d'années tout le monde le fuir, n'a pas
éprouvé de répulsion pour moi. Je n'ai pas osé le dire avant. Pardon !
J'ai pensé que si je te touchais, je serais guérie. Mais je ne t'ai pas rendu
impur. J'ai à peine effleuré le bord de ton vêtement là où il traîne sur le
sol, sur les ordures du sol... Moi aussi, je suis une ordure... Mais je suis
guérie, que tu sois béni ! Au moment où j'ai touché ton vêtement, mon
mal s'est arrêté. Je suis redevenue comme toutes les femmes. Je ne serai plus
évitée par tout le monde. Mon mari, mes enfants, mes parents pourront rester
avec moi, je pourrai les caresser. Je serai utile dans ma maison. Merci Jésus,
bon Maître. Que tu sois éternellement béni !" Jésus
la regarde avec une infinie bonté. Il lui sourit et lui dit : "Va
en paix, ma fille. Ta foi t'a sauvée. Sois définitivement guérie. Sois bonne
et heureuse. Va."
29> Le pauvre père pousse un gémissement. Il
porte ses mains au front et le serre en se comprimant les yeux et en se
courbant comme s'il avait reçu un coup. Jésus,
qui paraît ne devoir rien voir ni rien entendre, attentif comme il l'est à
écouter la femme et à lui répondre, se tourne au contraire et pose la main
sur les épaules courbées du pauvre père. "Homme, je te l'ai dit :
"aie foi". Je te répète : "aie foi". Ne crains pas.
Ta fillette vivra. Allons la trouver." Et il se met en route en tenant
étroitement serré contre Lui l'homme anéanti. La foule, devant cette douleur
et là grâce déjà survenue, s'arrête intimidée, s'écarte, laisse passer
librement Jésus et les siens et puis suit comme un sillage la Grâce qui
passe. Ils
font ainsi une centaine de mètres environ, peut-être plus - je ne sais pas
calculer - et pénètrent toujours plus au centre du pays. Il y a un
rassemblement de gens devant une maison de belle apparence, qui commente à
haute voix l'évènement, répondant par des cris perçants à des cris plus aigus
qui viennent de la porte grande ouverte. Ce sont des cris perçants, aigus,
tenus sur une note fixe et qui semblent être dirigés par une voix plus aiguë
qui s'élève toute seule et à laquelle répond un groupe de voix plus faibles,
puis un autre chœur de voix plus pleines. C'est un vacarme qui ferait mourir
quelqu'un qui se porte bien. Jésus
ordonne aux siens de rester devant la sortie et il appelle avec Lui Pierre,
Jean et Jacques. Il entre avec eux dans la maison en tenant toujours serré le
bras du père en larmes. Il semble vouloir lui infuser par cette étreinte la
certitude que Lui est là pour le rendre heureux. Les... pleureuses (je
dirais : celles qui hurlent) en voyant le chef de famille et le Maître
redoublent leurs cris. Elles battent des mains, agitent des tambourins, font
résonner des triangles et sur cet... accompagnement appuient leurs
lamentations. "Taisez-vous"
dit Jésus. "Il ne faut pas pleurer. La fillette n'est pas morte, elle
dort." Les
femmes poussent des cris plus forts, et certaines se roulent, par terre, se griffent,
s'arrachent les cheveux (ou plutôt font semblant) pour montrer qu'elle est
bien morte. Les musiciens et les amis secouent la tête devant l'illusion de
Jésus. Ils croient bien qu'il s'illusionne. Mais Lui répète un :
"Taisez-vous !" tellement énergique que le vacarme, s'il ne
cesse pas complètement, devient un bourdonnement et il avance. Les
trois apôtres restent contre la porte qu'ils ferment au nez des curieux. Le
père s'arrête au pied du lit. Jésus
va à la gauche du lit, il tend la main gauche et prend avec elle la petite
main de la morte qui s'abandonne. J'ai bien vu. C'est la main gauche de Jésus
et la main gauche de la petite. Il lève le bras droit en portant sa main
ouverte à la hauteur de ses épaules et puis l'abaisse comme quelqu'un qui
jure ou commande. Il dit : "Fillette, je te le dis,
lève-toi !" [3] Un
instant où tous, sauf Jésus et la morte, restent en suspens. Les apôtres
allongent le cou pour mieux voir. Le père et la mère regardent leur enfant,
les yeux mornes. Un instant. Puis un soupir soulève la poitrine de la petite
morte. Une légère couleur monte au visage de cire et en fait disparaître la
teinte livide de la mort. Un sourire se dessine sur les lèvres pâles avant
encore que s'ouvrent les yeux, comme si la fillette faisait un beau rêve.
Jésus tient toujours la main dans sa main. La fillette ouvre doucement les
yeux, elle regarde tout autour d'elle comme si elle venait de s'éveiller.
Elle voit d'abord le visage de Jésus qui là fixe de ses yeux magnifiques et
qui lui sourit avec une bonté qui l'encourage, et elle Lui sourit. "Lève-toi"
répète Jésus et, écartant avec sa main les préparatifs funèbres répandus sur
le lit et à côté (fleurs, voiles, etc.), il l'aide à descendre, à lui faire
faire ses premiers pas en la tenant toujours par la main. "Donnez-lui
à manger, maintenant" commande-t-il. "Elle est guérie. Dieu vous
l'a rendue. Remerciez-le, et ne parlez à personne de ce qui est arrivé. Vous
savez ce qui lui était arrivé, vous avez cru et vous avez mérité le miracle.
Les autres n'ont pas eu foi, il est inutile de chercher à les persuader. À
ceux qui nient le miracle, Dieu ne se manifeste pas. Et toi, fillette, sois
bonne. Adieu ! Paix à cette maison !" et il sort en refermant
la porte derrière Lui. La
vision cesse. 31> Je vous dirai que les
deux détails qui m'ont particulièrement réjoui ont été ceux où Jésus cherche
dans la foule qui l'a touché et surtout quand debout près de la petite morte,
il lui prend la main et lui ordonne de se lever. La paix, la sécurité sont
entrées en moi. Il n'est pas possible que quelqu'un qui a pitié comme Lui et
qui est puissant puisse n'avoir pas pitié de nous et ne pas vaincre le Mal
qui nous fait mourir. |
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Jésus pour
le moment ne fait pas de commentaires, comme il ne dit rien sur d'autres
choses. Il me voit presque morte et il ne juge pas opportun que je sois mieux
ce soir. Qu'il soit fait comme Lui le veut. Je suis déjà suffisamment
heureuse de posséder en moi sa vision. |
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[1] Jésus est
parti depuis début mars, soit 3 à 4 mois
[3] "Talitha koum". La fillette décrit sa résurrection au Tome 4, chapitre 129, page 284