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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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mardi
30 mai 28 Betsaïda
- Jugements opposés sur l'adoption de Margziam 24 - La fille de Jaïre est mourante 25 - Discours : (Le jugement des bons 25 - Le souci pour l'orphelin) 26 - [Commentaire de Jésus : Localisation du chapitre suivant]
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24> Jésus parle de la maison de Philippe. Il y a beaucoup de gens rassemblés devant et Jésus est debout sur le seuil où l'on accède par un double perron. La nouvelle de l'adoption par Pierre d'un enfant qui est venu avec sa petite fortune de trois brebis pour retrouver la grande richesse d'une famille, s'est répandue comme une tache d'huile sur un tissu. Tous en parlent et chuchotent en faisant des commentaires qui correspondent aux différentes mentalités. L'un, sincère ami de Simon et de Porphyrée, partage leur joie. Un autre, malveillant, dit : "Pour le faire accepter il a dû le pourvoir d'une dot." Un autre, brave homme, dit : "Tous nous aimerons bien ce petit que Jésus aime." Un autre dit méchamment : "La générosité de Simon ? Oui, bien sûr ! Ce sera pour lui un bénéfice, sinon !..." D'autres, avides : "Je l'aurais fait, moi aussi si j'avais eu un enfant avec des brebis. Trois, vous pensez !? Un petit troupeau. Et belles ! C'est la laine et le lait assurés, et puis les agneaux à vendre ou à garder ! C'est une richesse ! Et l'enfant peut être utile, travailler..." 25> D'autres élèvent la voix : "Oh ! quelle honte ! Se faire payer une bonne action ? Simon n'y a sûrement pas réfléchi. Dans sa modeste richesse de pêcheur, nous l'avons toujours connu généreux envers les pauvres, surtout envers les enfants. Il est juste, maintenant que lui n'a plus le gain de la pêche et que sa famille compte une personne de plus, qu'il ait un peu de gain d'une autre façon." Pendant que chacun fait ses commentaires en tirant de son propre cœur ce qu'il a de bon ou de mauvais, en l'habillant de paroles, Jésus parle avec un homme de Capharnaüm[1] qui est venu le rejoindre pour Lui dire de venir au plus tôt parce que la fille du chef de la synagogue[2] est mourante et aussi parce que, depuis quelques jours, une dame accompagnée d’une servante[3] est à sa recherche. Jésus promet de venir le matin suivant, ce qui afflige ceux de Bethsaïda qui voudraient le garder plusieurs jours. "Vous avez moins besoin de Moi que les autres. Laissez-moi aller. Du reste, maintenant, tant que dure l'été, je resterai en Galilée et souvent à Capharnaüm. Nous nous verrons facilement. Là-bas, il y a un père et une mère angoissés. C'est charité de les secourir. Vous approuvez la bonté de Simon envers l'orphelin. Ceux qui sont bons parmi vous. Mais seul le jugement des bons a de la valeur. Ceux qui ne le sont pas, il ne faut pas écouter leurs jugements toujours imprégnés de poison et de mensonge. Alors vous, les bons, devez approuver aussi ma bonté d'aller soulager un père et une mère. Gardez-vous de laisser stérile votre approbation, mais qu'elle vous porte à imiter. Tout le bien qui vient d'un acte de bonté, ce sont les pages de l'Écriture qui le disent. Rappelons-nous Tobit. Il mérita que l'archange protégeât son Tobie et lui montrât comment rendre la vue à son père. Mais quelle charité, et sans penser au profit, avait accompli le juste Tobit malgré les reproches de sa femme et les dangers qui menaçaient sa vie ![4] Et, souvenez-vous des paroles de l'archange : "C'est une bonne chose que la prière accompagnée du jeûne, et l'aumône a plus de valeur que des montagnes d'or, car l'aumône délivre de la mort, purifie des péchés, fait trouver la miséricorde et la vie éternelle... Quand tu priais tout en larmes et que tu ensevelissais les morts... je présentais tes prières au Seigneur".
Allez maintenant. La paix soit avec vous." |
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