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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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vendredi
4 août 28
- Fin de discours et guérisons 279 - Jésus ira aider une veuve à la maison 279 - Manaën protège le Baptiste contre Hérodiade 280 - Il y a des disciples du Baptiste qui doutent 281 - Les deux envoyés sont maintenant convaincus 282 - Les faits à rapporter au Baptiste 282 - La foule a augmenté 283 - Jaïre a fait témoigner sa fille 284 - Discours (L'éloge du Précurseur 283 - Il est Élie qui doit venir 286 - Une génération malicieuse) 286 - Les méchants deviennent plus méchants 287 - Discours (Les endurcis et les petits) 287 - Prière de Jésus pour les petits 288 |
4.129. |
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279> Jésus est seul avec Matthieu qui, blessé à un pied; n'a pas pu aller prêcher avec les autres. Mais cependant des malades et des gens désireux d'entendre la Bonne Nouvelle occupent la terrasse et l'espace libre du jardin pour l'entendre et obtenir son aide. Jésus achève son discours en disant : "Après avoir contemplé ensemble la grande phrase de Salomon : "C'est dans l'abondance de la justice que se trouve la plus grande force" je vous exhorte à posséder cette abondance parce que c'est la monnaie qu'il faut pour entrer dans le Royaume des Cieux. Demeurez avec ma paix et que Dieu soit avec vous." Puis il se tourne vers les pauvres et les malades - et, dans beaucoup de cas, ce sont à la fois l'un et l'autre - et il écoute avec bonté leurs doléances, donne un secours en argent, conseille par ses paroles, guérit par l'imposition des mains et par la parole. Mathieu, à ses côtés, fait la distribution de l'argent. Jésus écoute avec attention une pauvre veuve qui Lui parle en pleurant de la mort imprévue de son mari menuisier, à son établi, survenue quelques jours auparavant : "Je suis accourue pour te chercher ici, et toute la parenté du mort m'a accusée d'être inconvenante et dure de cœur, et maintenant elle me maudit. Mais moi, j'étais venue parce que je sais que tu ressuscites et je sais que, si j'avais pu te trouver, mon mari serait ressuscité. Tu n'y étais pas... Maintenant lui est dans le tombeau depuis deux semaines... et je reste avec cinq enfants... Les parents me haïssent et ne m'aident pas. J'ai des oliviers et des vignes. 280> Pas beaucoup, mais ils me donneraient du pain pour l'hiver si je pouvais les garder jusqu'à la récolte. Mais je n'ai pas d'argent car l'homme, depuis quelque temps, n'était pas en bonne santé. Il travaillait peu et, pour se soutenir, mangeait et ne buvait que trop. Il disait que le vin lui faisait du bien... au contraire, il a fait le double mal de le tuer et de dissiper les économies déjà réduites par son peu de travail. Il allait finir un char et un coffre, et avait mis en chantier deux lits, des étagères et des tables. Mais maintenant... Rien n'est fini, et mon garçon n'a pas encore huit ans. Je vais perdre l'argent... Je devrai vendre l'outillage, le bois. Le char et le coffre, je ne peux même pas les vendre comme tels, bien qu'ils soient presque terminés, et je devrai les céder comme bois de chauffage. Et l'argent ne suffira pas car, moi, ma mère âgée et malade, et cinq enfants, nous sommes sept personnes. ..Je vendrai le vignoble et les oliviers. ..Mais tu sais comme est le monde... Il étrangle ceux qui sont dans le besoin. Dis-moi, que dois-je faire ? Je voulais garder l'établi et les outils pour le fils qui connaît déjà quelque chose du bois,.. je voulais garder la terre pour vivre, et pour doter mes filles..." Il est en train d'écouter tout cela quand un remue-ménage parmi les gens l'avertit qu'il y a quelque chose de nouveau. Il se retourne pour voir et voit trois hommes qui se fraient un chemin à travers la foule. Il se tourne de nouveau pour parler à la veuve: "Où habites- tu ?" "A Corozaïn, près du chemin qui mène à la Fontaine Chaude. Une maison basse entre deux figuiers." "C'est bien. Je viendrai finir le char et le coffre, et tu les vendras à ceux qui les ont commandés. Attends-moi demain à l'aurore." "Toi ! Toi, travailler pour moi !" l'étonnement suffoque la femme. "Je reprendrai mon travail et je te donnerai la paix, En même temps, aux gens sans cœur de Corozaïn, je donnerai une leçon de charité." "Oh ! oui ! Sans cœur ! S'il y avait eu encore le vieil Isaac ! Il ne m'aurait pas laissée mourir de faim. Mais lui est retourné vers Abraham..." "Ne pleure pas. Va-t-en tranquille. Voilà ce dont tu as besoin pour aujourd'hui. Demain, Moi je viendrai. Va en paix." La femme se prosterne pour baiser ses vêtements et s'en va plus tranquille. "Maître trois fois saint, puis-je te saluer ?" demande l'un des trois hommes qui sont survenus et qui se sont arrêtés respectueusement derrière Jésus, en attendant qu'il congédie la femme, et qui ont donc entendu la promesse de Jésus. Et cet homme qui salue, c'est Manaën. 281> Jésus se tourne et dit avec un sourire : "Paix à toi, Manaën ! Tu t'es donc souvenu de Moi ?" "Toujours, Maître. Et j'avais décidé de venir te trouver chez Lazare ou au Jardin des Oliviers pour être avec Toi. Mais avant la Pâque, le Baptiste a été pris. Il a été repris par trahison, et moi je craignais qu'en l'absence d'Hérode, venu à Jérusalem pour la Pâque, Hérodiade ne commandât de tuer le Saint. Elle n'a pas voulu aller à Sion pour les fêtes, disant qu'elle était malade. Malade, oui, de haine et de luxure... Je suis allé à Machéronte pour surveiller... et retenir la femme perfide qui serait capable de tuer de sa main... Et elle ne le fait pas par crainte de perdre la faveur d'Hérode qui... par peur ou par conviction, défend Jean, en se limitant à le garder en prison. En ce moment Hérodiade a fui la chaleur accablante de Machéronte pour aller dans un château qui lui appartient. Et je suis venu avec mes amis et disciples de Jean. Il les a envoyés pour t'interroger et je me suis uni à eux." Les gens, entendant parler d'Hérode et comprenant quel est celui qui en parle, s'empressent avec curiosité autour du groupe de Jésus et des trois. "Que vouliez-vous me demander ?" demande Jésus après les échanges de salutations avec les deux austères personnages. "Parle, Manaën, toi qui sais tout, et Lui es plus attaché" dit l'un des deux. "Voici,
Maître. Tu dois être indulgent si, par trop d'amour, les disciples
arrivent à se méfier de Celui qu'ils croient opposés à leur maître ou
désireux de le supplanter. C'est ce que font les tiens et de même ceux
de Jean. C'est une jalousie compréhensible qui montre tout l'amour des
disciples pour leurs maîtres. Quant à moi,.. je suis impartial, et eux
qui sont avec moi peuvent le dire, car je te connais et je connais Jean;
et je vous aime avec justice, au point que t'aimant Toi, pour ce que tu
es, j'ai préféré faire le sacrifice de rester près de Jean parce que
je le vénère, lui aussi, pour ce qu'il est, et actuellement parce qu'il
est plus en danger que Toi. Maintenant, à cause de cet amour qu'attisent
par leur rancœur les pharisiens, eux sont arrivés à douter que tu es le
Messie. Et ils l'ont avoué à Jean, croyant lui faire plaisir en lui
disant : "Pour nous, c'est toi qui es le Messie. Il ne peut y
avoir quelqu'un de plus saint que toi". Jean a commencé par leur
faire des reproches en les appelant blasphémateurs et puis, après les
reproches, avec plus de douceur,
il leur a expliqué tout ce qui te désigne comme le vrai Messie. 282>
"Mais ne nous crois pas hostiles, Maître ! Les paroles de Manaën pourraient te le faire penser. Nous... nous... Nous connaissons depuis des années le Baptiste et nous l'avons toujours vu saint, pénitent, inspiré. Toi... nous ne te connaissons que par les paroles d'autrui. Et tu sais ce qu'est la parole des hommes... Elle crée et détruit renommée et louange par le contraste entre ceux qui exaltent et ceux qui dénigrent, comme un nuage se forme et se dissipe par l'effet de deux vents contraires." "Je sais, je sais. Je lis dans votre esprit, et vos yeux lisent la vérité dans ce qui vous entoure, de même que vos oreilles ont entendu mon entretien avec la veuve. Cela suffirait pour vous persuader. Mais je vous dis : observez ce qui m'entoure. Ici, il n'y a pas de riches ni de jouisseurs, il n'y a pas de personnes scandaleuses. Mais des pauvres, des malades, des israélites honnêtes qui veulent connaître la Parole de Dieu. Et rien d'autre. Celui-ci, celui-là, cette femme, et puis cette fillette, et ce vieillard sont venus ici malades et maintenant ils sont en bonne santé. Interrogez-les et ils vous diront ce qu:ils avaient et comment je les ai guéris, et comme ils sont maintenant. Faites, faites. Moi, pendant ce temps, je parle avec Manaën" et Jésus va se retirer. "Non, Maître. Nous ne doutons pas de tes paroles. Donne-nous seulement une réponse à apporter à Jean, pour qu'il voie que nous sommes venus et pour qu'il puisse se baser sur elle pour persuader nos compagnons."
Celui-ci dit : "Je suis maçon, et il m'est tombé sur la figure un seau plein de chaux vive. Elle m'a brûlé les yeux. Depuis quatre ans j'étais dans les ténèbres. Le Messie a humecté mes yeux desséchés avec sa salive et ils sont redevenus plus frais que quand j'avais vingt ans. Qu'il en soit béni." 283> Jésus reprend : "Et avec les aveugles, les sourds, les muets guéris, se redressent les boiteux et courent les estropiés. Voilà ce vieillard qui était tout à l'heure déformé et qui maintenant est droit comme un palmier du désert et agile comme une gazelle. Se guérissent les maladies les plus graves. Toi, femme, qu'avais-tu ?" "Un mal au sein pour avoir trop donné de lait à des bouches voraces et le mal, avec le sein, me rongeait la vie. Maintenant, re- gardez" et elle entrouvre son vêtement, montrant son sein intact et elle ajoute : "Ce n'était qu'une plaie et ma tunique encore couverte de pus le montre. Maintenant je m'en vais à la maison mettre un vêtement propre. Je suis forte et heureuse. Alors que seulement hier j'étais mourante, amenée ici par des gens charitables, et si malheureuse... à cause des enfants qui allaient être sans mère. Louange éternelle au Sauveur !" "Vous entendez ? Et vous pouvez interroger le chef de la synagogue de cette ville sur la résurrection de sa fille [1] et, en allant à Jéricho, passez par Naïm. Informez-vous au sujet du jeune homme ressuscité en présence de toute la ville et au moment où on allait le mettre au tombeau. [2] Vous pourrez ainsi rapporter que les morts ressuscitent. Que beaucoup de lépreux sont guéris, vous pouvez le savoir dans de nombreuses localités d'Israël, mais si vous voulez aller à Sicaminon, cherchez-en parmi les disciples et vous en trouverez plusieurs. Dites donc à Jean que les lépreux sont purifiés. Et dites, puisque vous le voyez, que la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Et bienheureux celui qui ne sera pas scandalisé à mon sujet. Dites cela à Jean. Et dites-lui que je le bénis avec tout mon amour." "Merci, Maître. Bénis-nous aussi avant notre départ." "Vous ne pouvez partir par cette chaleur. Soyez donc mes hôtes jusqu'au soir. Vous vivrez pendant un jour la vie de ce Maître qui n'est pas Jean, mais que Jean aime parce qu'il sait qui il est. Venez à la maison. Il y fait frais et je vous restaurerai. Adieu, mes auditeurs. La paix soit avec vous" et après avoir congédié les foules, il rentre à la maison avec les trois hôtes... ...Je ne sais pas ce qu'ils disent pendant ces heures de chaleur étouffante. Ce que je vois maintenant, ce sont les préparatifs du départ des deux disciples pour Jéricho. Il semble que Manaën reste car on n'a pas amené son cheval avec les deux ânes robustes devant l'ouverture du mur de la cour. 284> Les deux envoyés de Jean, après plusieurs inclinations au Maître et à Manaën, montent en selle et se retournent encore pour regarder et saluer jusqu'à ce qu'un détour de la route les dérobe à la vue. Beaucoup de gens de Capharnaüm se sont rassemblés pour voir ce départ, car la nouvelle de la venue des disciples de Jean et la réponse que leur a faite Jésus ont fait le tour du pays et je crois aussi des autres pays voisins. Je vois des personnes de Bethsaïda et de Corozaïn, qui se sont présentées aux envoyés de Jean en demandant de ses nouvelles et en lui envoyant leurs salutations -ce sont peut-être d'anciens disciples du Baptiste - qui restent maintenant en groupe avec des gens de Capharnaüm pour commenter. Jésus, avec à son côté Manaën, va rentrer dans la maison en parlant. Mais les gens se pressent autour de Lui, curieux d'observer le frère de lait d'Hérode et ses manières pleines de respect pour Jésus et ils désirent parler avec le Maître. Il y a aussi Jaïre, le chef de synagogue mais, grâce à Dieu, il n'y a pas de pharisiens. C'est justement Jaïre qui dit : "Jean sera content ! Non seulement tu lui as envoyé une réponse exhaustive mais aussi, en les retenant, tu as pu les instruire et leur montrer un miracle." "Et puis, quel miracle !" dit un homme. "J'avais amené exprès ma fillette aujourd'hui pour qu'ils la voient. Elle n'a jamais été aussi bien et, pour elle, c'est une joie de venir trouver le Maître. Vous avez entendu, hein ? sa réponse ? "Je ne me souviens pas de ce que c'est que la mort. Mais je me souviens qu'un ange m'a appelée en me faisant passer à travers une lumière de plus en plus vive au bout de laquelle était Jésus. Et comme je l'ai vu alors, avec mon esprit qui revenait en moi, je ne le vois plus maintenant. Vous et moi, en ce moment, nous voyons l'Homme, mais mon esprit a vu le Dieu renfermé dans l'Homme". Et comme elle est devenue bonne, depuis lors ! Elle l'était bonne, mais maintenant c'est vraiment un ange. Ah ! pour moi, que tous disent ce qu'ils veulent, il n'y a de saint que Toi !" "Mais Jean aussi est saint" dit quelqu'un de Bethsaida. "Oui, mais il est trop sévère." "Il ne l'est pas davantage pour les autres que pour lui-même." "Mais il ne fait pas de miracles et l'on dit qu'il jeûne pour être comme un mage." "Et pourtant il est saint" la discussion s'étend dans la foule. Jésus lève la main et l'étend avec le geste habituel qu'il a quand il réclame le silence et l'attention parce qu'il veut parler. 285> Le silence se fait tout de suite. Jésus dit : "Jean est saint et grand. Ne regardez pas ses manières de faire ni l'absence de miracles. En vérité je vous le dis : "C'est un grand du Royaume de Dieu". C'est là qu'il apparaîtra dans toute sa grandeur. Plusieurs
se lamentent de ce qu'il était et est sévère jusqu'à paraître dur. En
vérité je vous dis que lui a fait un travail de géant pour préparer
les voies du Seigneur, Et celui qui travaille ainsi n'a pas de temps à
perdre en mollesses. Ne disait-il pas lui, quand il était le long du
Jourdain, les paroles où Isaïe l'annonce, lui et le Messie :
"Toute vallée sera comblée, toute montagne sera abaissée, les
voies tortueuses seront redressées et les voies raboteuses aplanies"[3]
et cela pour préparer les voies au Sauveur et Roi ? Mais, en vérité,
il a fait, lui, plus que tout Israël pour me préparer la route ! Et
qui doit abattre les montagnes et combler les vallées, redresser les
chemins et rendre douces les montées pénibles, ne peut que travailler
avec rudesse. C'est qu'il était le Précurseur et il ne me devançait que
de quelques lunes et il fallait que tout soit fait avant que le Soleil
soit haut sur le jour de la Rédemption. Ce jour est arrivé, le Soleil
monte pour resplendir sur Sion et de là sur tout le monde. Jean a préparé
la route, comme il le devait. Voilà ce qu'est Jean. C'est ainsi que le voit Manaën car il a compris la vérité de la vie et de la mort, et il voit la grandeur là où elle se trouve, même si elle se cache sous des apparences sauvages. Et vous, qu'avez-vous vu en Jean quand vous êtes allés le voir ? Un prophète ? Un saint ? Je vous le dis : il est plus qu'un prophète. Il est plus que beaucoup de saints, plus que des saints car c'est lui dont il est écrit : "Voici que J'envoie devant vous mon ange pour préparer ton chemin devant Toi".[4] 286>
Jean
est appelé : "ange" par la parole prophétique. Eh bien,
je vous le dis : Que vous demandiez-vous l'un à l'autre ?" "Nous disions : "Mais est-ce que Jean sera dans le Royaume ? Et comment y sera-t-il ?"" "Lui, en son esprit est déjà du Royaume et il y sera après la mort comme un des soleils les plus brillants de l'éternelle Jérusalem. Et cela à cause de la Grâce qui, en lui, est sans défaut et à cause de sa propre volonté. Car il a été et il est violent même avec lui-même, pour une fin sainte...A partir du Baptiste le Royaume des Cieux appartient à ceux qui savent le conquérir par la force opposée au Mal et ce sont les violents qui le conquièrent. Car maintenant, on connaît ce qu'il faut faire et tout est donné pour cette conquête. Ce n'est plus le temps où ne parlaient que la Loi et les Prophètes. Eux ont parlé jusqu'à Jean. Maintenant c'est la Parole de Dieu qui parle et elle ne cache pas un iota de ce qu'il faut savoir pour cette conquête. Si vous croyez en Moi, vous devez donc voir Jean comme l'Elie qui doit venir. Qu'entende qui a des oreilles pour entendre. Mais,
à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à celle
que décrivent ces garçons qui, assis sur la place, crient à leurs 287>
compagnons : "Tu as bien parlé, Maître" dit le chef de la synagogue. "Voilà pourquoi ma fille, encore sans malice, te voit tel que nous n'arrivons pas à te voir. Et pourtant cette ville et celles voisines voient déborder sur elles ta puissance, ta sagesse et ta bonté et, je dois le reconnaître, elles ne progressent qu'en méchanceté à ton égard. Elles ne se repentent pas et le bien que tu leur donnes produit une fermentation de haine envers Toi." "Comment parles-tu, Jaïre ? Tu nous calomnies ! Nous sommes ici parce que fidèles au Christ" dit quelqu'un de Bethsaïda. "Oui. Nous. Mais combien sommes-nous ? Moins de cent sur trois villes qui devraient être aux pieds de Jésus. Parmi ceux qui manquent, et je parle des hommes, la moitié est hostile, un quart indifférent, l'autre je veux penser qu'il ne peut pas venir. N'est-ce pas une faute aux yeux de Dieu ? Et est-ce qu'Il ne punira pas toute cette rancœur et cet entêtement dans le mal ? Parle Toi, Maître, qui sais et qui, si tu te tais, c'est à cause de ta bonté mais pas parce que tu ignores. Tu es généreux et on prend cela pour de l'ignorance et de la faiblesse. Parle donc, et que ta parole puisse secouer au moins les indifférents, puisque les méchants ne se convertissent pas mais deviennent toujours plus méchants."
Et
Jésus, levant les yeux vers le ciel qui s'assombrit vers le soir, s'écrie :
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