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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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samedi
8 juillet 28 Capharnaüm
- À la synagogue le jour du sabbat 254 - Discours (David trahi par les Zipheis) 254 - Les pharisiens se sentent visés 255 - Jésus prévient le piège et guérit l'homme 256 |
4.126. |
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254> Jésus entre dans la synagogue de Capharnaüm qui se remplit lentement de fidèles, car c'est le sabbat. On est grandement étonné de le voir. Tous se le montrent du doigt en chuchotant, et quelqu'un tire le vêtement de tel ou tel apôtre pour demander quand ils sont revenus, car personne ne savait qu'ils étaient de retour. « Nous venons juste de débarquer au "Puits du figuier" venant de Bethsaïda, pour ne pas faire un pas de plus qu'il n'est permis, ami» répond Pierre à Urie le pharisien, et celui-ci, blessé de s'entendre appeler ami par un pêcheur, s'en va, dédaigneux, rejoindre les siens au premier rang. « Ne les excite pas, Simon ! » avertit André. « Les exciter? Il m'a interrogé et j'ai répondu en disant aussi que nous avions évité de marcher, par respect pour le sabbat. » « Ils diront que nous avons fatigué avec la barque... » « Ils en arriveront à dire que nous avons fatigué en respirant! Imbécile! C'est la barque qui fatigue, c'est le vent et l'eau, pas nous quand nous allons en barque. » André encaisse la réprimande et se tait. Après les prières préliminaires, vient le moment de la lecture d'un passage et son explication. Le chef de la synagogue demande à Jésus de le faire, mais Jésus montre les pharisiens en disant : « Qu'ils le fassent eux. » Mais, comme ils ne veulent pas le faire, il Lui faut parler. Jésus lit le passage du premier livre des Rois où on raconte comment David, trahi par les Zipheis, fut signalé à Saül qui était à Gabaa.[1] Il rend le rouleau et commence à parler. « Violer le commandement de la charité, de l'hospitalité, de l'honnêteté, est toujours mal. Mais l'homme n'hésite pas à le faire avec la plus grande indifférence. Nous avons ici un double récit de cette violation et la punition de Dieu qui la sanctionna.
Je vous préviens que c'est un péché. Je vous préviens qu'une semblable conduite est égoïsme et haine. Et vous savez que la haine et l'égoïsme sont les ennemis de l'amour. Je vous le fais remarquer parce que je me préoccupe de vos âmes. Parce que je vous aime. Parce que je ne vous veux pas pécheurs. Parce que je ne veux pas que Dieu vous punisse, comme il advint à Saül qui, pendant qu'il poursuivait David pour le prendre et le tuer, eut son pays détruit par les Philistins. En vérité, cela arrivera toujours à qui nuit au prochain. Sa victoire durera autant que l'herbe dans le pré. Elle aura vite fait de pousser, mais aussi de sécher et d'être écrasée par les pieds indifférents des passants. Alors que la bonne conduite, une vie honnête, peine à naître et à s'affermir, mais une fois formée comme vie habituelle, devient un arbre puissant et feuillu que les tourbillons eux-mêmes ne sauraient arracher et que la canicule ne brûle pas. En vérité, celui qui est fidèle à la Loi, mais réellement fidèle, devient un arbre puissant que les passions ne plient pas, et qui n'est pas brûlé par le feu de Satan. J'ai parlé. Si quelqu'un veut ajouter quelque chose, qu'il le fasse. » « Nous te demandons si c'est pour nous, les pharisiens, que tu as parlé. » « La synagogue serait-elle pleine de pharisiens ? Vous êtes quatre. La foule comprend des centaines de personnes. La parole est pour tout le monde. » « L'allusion pourtant était claire. » « En vérité, on n'a jamais vu que quelqu'un, seulement indiqué 256> par une comparaison, s'accuse de lui-même ! Et c'est ce que vous faites, Mais pourquoi vous accusez-vous si Moi je ne vous accuse pas ? Vous savez peut-être que vous agissez comme je l'ai dit ? Moi, je ne le sais pas. Mais, s'il en est ainsi, repentez-vous-en. Car l'homme est faible et peut pécher. Mais Dieu lui pardonne s'il s'élève en lui un repentir sincère et le désir de ne plus pécher. Mais certainement persévérer dans le mal est un double péché et sur lui ne descend pas le pardon. » « Nous, nous n'avons pas ce péché. » « Et alors ne vous affligez pas de mes paroles. » L'incident est clos et la synagogue se remplit du chant des hymnes. Puis il semble que l'assemblée va se séparer sans autres incidents. Mais le pharisien Joachim découvre un homme dans la foule et lui indique par des signes et le regard de venir au premier rang. C'est un homme d'environ cinquante ans et il a un bras atrophié devenu, même pour la main, beaucoup plus petit que l'autre, car l'atrophie a détruit les muscles. Jésus le voit et voit tout ce qu'on a combiné pour le Lui faire voir. Il a sur le visage une expression de dégoût et de compassion qui passe comme un éclair mais qui est très visible. Pourtant il ne dévie pas le coup. Au contraire, il fait face à la situation avec fermeté.
L'homme obéit et sa main devient saine, comme l'autre. Il s'en sert tout de suite pour prendre un pan du manteau de Jésus pour le baiser en Lui disant : « Tu sais que je ne connaissais pas leur véritable intention. Si je l'avais sue, je ne serai pas venu, préférant garder ma main morte plutôt que de m'en servir contre Toi. Ne m'en veux donc pas. » « Va en paix, homme. le sais la vérité, et à ton égard je n'ai que bienveillance. » La foule sort en faisant des commentaires et Jésus sort en dernier avec les onze apôtres. |
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