| La
Bible est un ensemble de livres divinement inspirés. Ils correspondent
donc à la phrase du Credo "Il(Dieu) a parlé par les prophètes".
On en compte 73 dans la tradition catholique et orthodoxe un peu moins
dans la tradition protestante et anglicane. La différence résidant dans
l'adoption ou non des livres dit deutérocanoniques
(apocryphes).
Dans le
christianisme il y a donc variation dans l'estimation du caractère inspiré
ou non d'un texte. Certains lui donnant plénitude d'inspiration, d'autres
statut d'édification.
Ne voit-on
pas Jude, le propre cousin de Jésus, faire référence dans son épître
- un texte officiel - au Livre d'Énoch pourtant unanimement écarté de
la Bible ?
Il y a
donc bien un socle commun intangible, la Bible, et une conviction individualisée.
Ceci prouve que, sans porter atteinte au socle de la Foi, on peut penser
que les écrits de Maria Valtorta sont un don authentique de Dieu, mais
qu'ils ne peuvent avoir le même statut que la Bible.
Trois Bibles
de référence se sont succédées :
La Bible
hébraïque qui comporte 24 Livres répartis
entre la Torah (la Loi), les Prophètes et les Écrits. Cet héritage du
judaïsme, participe du fondement de la foi chrétienne et ont un caractère
sacré. Jésus a clairement dit qu'il n'était pas venu abolir cette Loi,
mais l'accomplir. Ceci explique qu'on appelle parfois les chrétiens
: les "judéo-chrétiens". La Torah est appelée par les chrétiens
"pentateuque"
La Bible des septante ou LXX
(grecque) contemporaine du Christ (IIIe siècle avant notre
ère) et réputée avoir été élaborée dans l'île de Pharos à
Alexandrie, à la demande de Ptolémée II philadelphe, par 70
(septante) érudits. C'est le recueil des premiers
chrétiens et des juifs de cette époque. Son contenu est enrichi de nouveaux
écrits par rapport à la Bible Hébraïque. Les Livres sont répartis entre
les Livres législatifs et historiques, d'une part, et les Livres poétiques
et prophétiques, d'autre part.
C'est
de ce recueil dont parle Jésus dans les écrits de Maria Valtorta. Il
fait en effet référence à son architecture et à ses dénominations. Par
exemple il parle de "Paralipomènes" au lieu de "Chroniques"
ou fait référence à l'appellation "Sagesse de Salomon" pour
le Livre de la Sagesse, comme il y a la Sagesse de Sirac (Siracide).
La Vulgate
Latine
enfin. Ce recueil, réalisé par saint Jérôme, est à l'origine de nos Bibles
actuelles. Elle reprend la division
des Septante et inclue les Livres du Nouveau Testament (Évangile). C'est
cette référence qui perdure. Elle comporte :
L'Ancien
Testament (Ancienne
Alliance) incluant :
-
les
Livres historiques dont les cinq premiers forment le Pentateuque
(Torah),
-
les Livres didactiques dont les cinq derniers forment les Livres
Sapientiaux,
-
les Livres prophétiques dont quatre constituent les grands prophètes
et douze autres les petits.
Le
Nouveau Testament (Nouvelle
Alliance) incluant :
-
les
Livres historiques (les quatre évangiles et les Actes des apôtres),
-
les livres didactiques (les épîtres)
-
et un Livre prophétique (l'Apocalypse ou Livre de la Révélation).
Les Livres
apocryphes ou deutérocanoniques sont
absents de la Bible Hébraïque, mais présents dans la Bible des Septante
: deux saints influèrent leur statut : saint Jérôme, le premier traducteur
de la Bible qui était partisan de les séparer du canon des Écritures et
saint Augustin qui était partisan de les inclure. La tradition réformée
et anglicane tient du premier et la tradition catholique et orthodoxe
du second. Ces livres sont : Tobie - Judith - Esther version grecque -
Sagesse (de Salomon) - Siriacide (Ecclésiastique) - Baruch - Azarias -
Daniel version grecque (Suzanne et Bel) - Maccabées 1 et 2. Dans les écrits
de Maria Valtorta Jésus y fait largement référence pour son enseignement
sans distinction de statut.
Le Pentateuque
est composé des cinq premiers Livres appelés chacun
par leurs premiers mots de la traduction des Septante : la Genèse, Exode,
Lévitique, Nombres, et Deutéronome.
Actuellement
plusieurs traductions en français, existent. Elles sont dites catholiques,
protestantes, œcuméniques, évangéliques, juives, selon le milieu où elles
ont cours ou selon l'origine des traductions, mais toutes traduisent une
seule et même Œuvre. Par contre, la Bible des Témoins de Jéhovah, nettement
orientée, n'est pas
considérée par les chrétiens comme une véritable traduction. Le Site Info-Bible
fait un excellent panorama
de toutes ces traductions et offre une lecture
en ligne.
Où en parle-t-on
dans l'œuvre ?
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Les livres qui renferment cette histoire
de notre
peuple
-
et qui seront des
livres éternels
autant que le monde, car c'est à eux que
les docteurs de tous les pays et de tous les temps s'adresseront pour
fortifier leur science et leurs recherches sur le passé à l'aide des lumières
de la vérité. 7.182
En savoir plus
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Quelques commentaires utiles, tirés du forum "Docteur
Angélique" pour mieux s'orienter : http://docteurangelique.forumactif.com/ftopic244.Bible.htm "Quelques
bibles : La
bible de Jérusalem (1956)
elle est une traduction catholique réalisée par
l’école biblique de Jérusalem. Sa dernière mise à jour a été réalisée
en 1998. L’équipe de rédaction était composée de 30 traducteurs
ainsi qu’une centaine d’exégètes. Appréciée
pour sa rigueur de la traduction et la vigueur de style. La
bible de la Pléiade (1956)
Il s’agit d’une traduction non confessionnelle réalisée par des
biblistes de renom. Elle est publiée par Gallimard. La
bible du rabbinat (1956)
C’est la bible de référence des
juifs religieux de langue française. Il s’agit de la bible hébraïque
(Ancien Testament) publiée en 1899 sous la direction du grand rabbin
Zadoc Kahn. Très appréciée par les religieux juifs de langue française. La
bible d’Osty (1973)
Fruit du travail du chanoine d’Osty. Traduction dite à "l’équivalence
formelle", c’est à dire le même mot dans l’original est traduit
presque toujours par le même mot français alors que dans la langue
d’origine, le sens des mots changent en fonction du contexte. Publié
chez Seuil. La
Traduction œcuménique de la bible (TOB) (1975)
Une centaine de spécialistes catholiques, protestants et orthodoxes ont
participé à cette œuvre. Editée chez Le Cerf. La
bible en français courant (1982)
Elle est une traduction selon le principe de l’équivalence
fonctionnelle. Lorsqu’une expression biblique n’est pas compréhensible
dans la culture contemporaine, elle est traduite par une expression qui
fonctionne de la même façon dans la langue actuelle. Elle est publiée
par l’Alliance biblique universelle. La dernière version date de 1997. La
nouvelle bible Segond (2002)
Il s’agit d’une mise à jour de l’excellente
bible de Louis Segond, publiée en 1880. Appréciée
par les protestants pour la précision de vocabulaire et sa fidélité à
l’original. La
bible d’André Chouraqui (1985)
Œuvre de l’écrivain juif Chouraqui qui pousse
le littéralisme à la limite de la compréhension. La
bible expliquée (2004)
Chaque page est assortie de courtes notices destinées
à des non spécialistes. Elle est le fruit du travail de 80 biblistes. La
bible de Bayard (2001)
C’est une traduction où chaque livre est
traduit par un écrivain-exégète. La
bible d’Olivétan, revue par Ostervald
avec la dernière version (1996)
Il s’agit d’une mise à jour de la bible publiée
en 1535 par Olivétan. Cette bible était utilisée par Calvin mais était
connue pour être la bible des Vaudois. En 1560, elle est dénommée Bible
de Genève. Elle republiée en 1999 par la mission Baptiste Maranatha. Il
existe d’autres bibles comme la bible de Luther, la bible de J.N.Darby rééditée
et imprimée en 2002 en Hollande, les saintes écritures des Témoins de Jéhowa,
etc.
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