"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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La Bible est un ensemble de livres divinement inspirés. Ils correspondent donc à la phrase du Credo "Il(Dieu) a parlé par les prophètes". On en compte 73 dans la tradition catholique et orthodoxe un peu moins dans la tradition protestante et anglicane. La différence résidant dans l'adoption ou non des livres dit deutérocanoniques (apocryphes).

Dans le christianisme il y a donc variation dans l'estimation du caractère inspiré ou non d'un texte. Certains lui donnant plénitude d'inspiration, d'autres statut d'édification.

Ne voit-on pas Jude, le propre cousin de Jésus,  faire référence dans son épître - un texte officiel - au Livre d'Énoch pourtant unanimement écarté de la Bible ? 

Il y a donc bien un socle commun intangible, la Bible, et une conviction individualisée.  Ceci prouve que, sans porter atteinte au socle de la Foi, on peut penser que les écrits de Maria Valtorta sont un don authentique de Dieu, mais qu'ils ne peuvent avoir le même statut que la Bible.

Trois Bibles de référence se sont succédées :

La Bible hébraïque qui comporte 24 Livres répartis entre la Torah (la Loi), les Prophètes et les Écrits. Cet héritage du judaïsme, participe du fondement de la foi chrétienne et ont un caractère sacré. Jésus a clairement dit qu'il n'était pas venu abolir cette Loi, mais l'accomplir. Ceci explique qu'on appelle parfois les chrétiens : les "judéo-chrétiens". La Torah est appelée par les chrétiens "pentateuque"

La Bible des septante ou LXX (grecque) contemporaine du Christ (IIIe siècle avant notre ère) et réputée avoir été élaborée dans l'île de Pharos à Alexandrie, à la demande de Ptolémée II philadelphe, par 70 (septante) érudits. C'est le recueil des premiers chrétiens et des juifs de cette époque. Son contenu est enrichi de nouveaux écrits par rapport à la Bible Hébraïque. Les Livres sont répartis entre les Livres législatifs et historiques, d'une part, et les Livres poétiques et prophétiques, d'autre part.

C'est de ce recueil dont parle Jésus dans les écrits de Maria Valtorta. Il fait en effet référence à son architecture et à ses dénominations. Par exemple il parle de "Paralipomènes" au lieu de "Chroniques" ou fait référence à l'appellation "Sagesse de Salomon" pour le Livre de la Sagesse, comme il y a la Sagesse de Sirac (Siracide).

La Vulgate Latine enfin. Ce recueil, réalisé par saint Jérôme, est à l'origine de nos Bibles actuelles. Elle reprend la division des Septante et inclue les Livres du Nouveau Testament (Évangile). C'est cette référence qui perdure. Elle comporte :

L'Ancien Testament (Ancienne Alliance) incluant :

  • les Livres historiques dont les cinq premiers forment le Pentateuque (Torah), 

  • les Livres didactiques dont les cinq derniers forment les Livres Sapientiaux, 

  • les Livres prophétiques dont quatre constituent les grands prophètes et douze autres les petits.

Le Nouveau Testament (Nouvelle Alliance) incluant :

  • les Livres historiques (les quatre évangiles et les Actes des apôtres), 

  • les livres didactiques (les épîtres) 

  • et un Livre prophétique (l'Apocalypse ou Livre de la Révélation).

Les Livres apocryphes ou deutérocanoniques sont absents de la Bible Hébraïque, mais présents dans la Bible des Septante : deux saints influèrent leur statut : saint Jérôme, le premier traducteur de la Bible qui était partisan de les séparer du canon des Écritures et saint Augustin qui était partisan de les inclure. La tradition réformée et anglicane tient du premier et la tradition catholique et orthodoxe du second. Ces livres sont : Tobie - Judith - Esther version grecque - Sagesse (de Salomon) - Siriacide (Ecclésiastique) - Baruch - Azarias - Daniel version grecque (Suzanne et Bel) - Maccabées 1 et 2. Dans les écrits de Maria Valtorta Jésus y fait largement référence pour son enseignement sans distinction de statut.

Le Pentateuque est composé des cinq premiers Livres appelés chacun par leurs premiers mots de la traduction des Septante : la Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, et Deutéronome.

Actuellement plusieurs traductions en français, existent. Elles sont dites catholiques, protestantes, œcuméniques, évangéliques, juives, selon le milieu où elles ont cours ou selon l'origine des traductions, mais toutes traduisent une seule et même Œuvre. Par contre, la Bible des Témoins de Jéhovah, nettement orientée, n'est pas considérée par les chrétiens comme une véritable traduction. Le Site Info-Bible fait un excellent panorama de toutes ces traductions et offre une lecture en ligne.


Où en parle-t-on dans l'œuvre ?
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Les livres qui renferment cette histoire de notre peuple - et qui seront des livres éternels autant que le monde, car c'est à eux que les docteurs de tous les pays et de tous les temps s'adresseront pour fortifier leur science et leurs recherches sur le passé à l'aide des lumières de la vérité. 7.182


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Quelques commentaires utiles, tirés du forum "Docteur Angélique" pour mieux s'orienter :

http://docteurangelique.forumactif.com/ftopic244.Bible.htm 

"Quelques bibles :

La bible de Jérusalem (1956)
elle est une traduction catholique réalisée par l’école biblique de Jérusalem. Sa dernière mise à jour a été réalisée en 1998. L’équipe de rédaction était composée de 30 traducteurs ainsi qu’une centaine d’exégètes. Appréciée pour sa rigueur de la traduction et la vigueur de style.

La bible de la Pléiade (1956)
Il s’agit d’une traduction non confessionnelle réalisée par des biblistes de renom. Elle est publiée par Gallimard.

La bible du rabbinat (1956)
C’est la bible de référence des juifs religieux de langue française. Il s’agit de la bible hébraïque (Ancien Testament) publiée en 1899 sous la direction du grand rabbin Zadoc Kahn. Très appréciée par les religieux juifs de langue française.

La bible d’Osty (1973)
Fruit du travail du chanoine d’Osty. Traduction dite à "l’équivalence formelle", c’est à dire le même mot dans l’original est traduit presque toujours par le même mot français alors que dans la langue d’origine, le sens des mots changent en fonction du contexte. Publié chez Seuil.

La Traduction œcuménique de la bible (TOB) (1975)
Une centaine de spécialistes catholiques, protestants et orthodoxes ont participé à cette œuvre. Editée chez Le Cerf.

La bible en français courant (1982)
Elle est une traduction selon le principe de l’équivalence fonctionnelle. Lorsqu’une expression biblique n’est pas compréhensible dans la culture contemporaine, elle est traduite par une expression qui fonctionne de la même façon dans la langue actuelle. Elle est publiée par l’Alliance biblique universelle. La dernière version date de 1997.

La nouvelle bible Segond (2002)
Il s’agit d’une mise à jour de l’excellente bible de Louis Segond, publiée en 1880. Appréciée par les protestants pour la précision de vocabulaire et sa fidélité à l’original.

La bible d’André Chouraqui (1985)
Œuvre de l’écrivain juif Chouraqui qui pousse le littéralisme à la limite de la compréhension.

La bible expliquée (2004)
Chaque page est assortie de courtes notices destinées à des non spécialistes. Elle est le fruit du travail de 80 biblistes.

La bible de Bayard (2001)
C’est une traduction où chaque livre est traduit par un écrivain-exégète.

La bible d’Olivétan, revue par Ostervald avec la dernière version (1996)
Il s’agit d’une mise à jour de la bible publiée en 1535 par Olivétan. Cette bible était utilisée par Calvin mais était connue pour être la bible des Vaudois. En 1560, elle est dénommée Bible de Genève. Elle republiée en 1999 par la mission Baptiste Maranatha.

Il existe d’autres bibles comme la bible de Luther, la bible de J.N.Darby rééditée et imprimée en 2002 en Hollande, les saintes écritures des Témoins de Jéhowa, etc.


 

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