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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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jeudi
30 novembre 28
- Rappel des Encénies chez Lazare 562 - Les Encénies de l'an prochain pour Jean d'Endor ? 563 - Margziam distribue les fouaces avec le miel 564 - Discours (La force du sacrifice) 564 - Jésus sculpte une brebis pour Margziam 566 |
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562> Je ne sais si c'est le même jour, mais je le suppose à cause de la présence de Pierre à la table de famille de Nazareth. Le repas est presque fini et Sintica se lève pour mettre sur la table des pommes, des noix, du raisin et des amandes qui finissent le souper, car c'est le soir et les lampes sont déjà allumées. C'est sur les lampes justement que roule la conversation pendant que Sintica apporte les fruits. Pierre dit : "Cette année, nous allons en allumer une de plus, et ensuite toujours une de plus, pour toi, mon fils. Car nous voulons l'allumer nous pour toi, même si tu es ici. La première fois que nous l'allumons pour un enfant..." et 563> Simon s'émeut un peu en terminant : "Sûrement... si tu y étais toi, ce serait plus beau..." "L'an dernier, c'était moi, Simon, qui soupirais ainsi pour le Fils si loin, et avec moi Marie d'Alphée et Salomé, et aussi Marie de Simon, dans la maison de Kériot, et la mère de Thomas..."[1] "Oh ! La mère de Judas ! Cette année, elle aura son fils... mais je ne crois pas qu'elle soit plus heureuse... N'y pensons pas... Nous étions chez Lazare. Que de lumières !... Cela ressemblait à un ciel d’or et de feu. Cette année, Lazare a sa sœur... Mais je peux bien dire qu'ils soupireront en pensant que tu n'y es pas. Et l'année prochaine ? Où serons-nous ?" "Moi, je serai très loin..." murmure Jean. Pierre se tourne pour le regarder car il l'a à son côté, et il va lui demander quelque chose mais, heureusement, il sait s'arrêter par suite d'un coup d’œil de Jésus. Margziam demande : "Où seras-tu ?" "Par la miséricorde du Seigneur, j'espère dans le sein d'Abraham..." "Oh ! tu veux mourir ? Tu ne veux pas évangéliser ? Tu ne regrettes pas de mourir sans l'avoir fait ?" "La parole du Seigneur doit sortir de lèvres saintes. C'est beaucoup qu'Il m'ait permis de l'entendre et de me racheter grâce à elle. Cela m'aurait plu,.. Mais c'est tard..." "Et pourtant, tu évangéliseras. Tu l'as déjà fait, tant que tu as attiré l'attention sur toi. Pour cela tu seras également appelé disciple évangélisateur, même si tu ne voyages pas en répandant la bonne Nouvelle et tu auras dans l'autre vie la récompense réservée à mes évangélisateurs."
"En vérité, je te dis que la mort sera bonté suprême pour beaucoup qui de cette façon connaîtront jusqu'à quel point l'homme devient démoniaque pour arriver à un point où la paix les consolera de cette connaissance et la changera en hosanna parce qu'elle sera unie à l'inexprimable joie de la libération des Limbes." "Et les années suivantes où serons-nous, Seigneur ?" demande le Zélote attentif. "Où il plaira à l'Éternel. Veux-tu connaître d'avance les temps éloignés quand nous ne sommes pas sûrs du moment que nous vivons 564> et s'il nous sera accordé de le finir ? Du reste, quelque soit l'endroit où se feront les futures Encénies, il sera toujours saint si vous y êtes pour accomplir la volonté de Dieu." "Vous y serez ? Et Toi ?" demande Pierre. "Moi, je serai toujours où se trouveront ceux que j'aime." Marie n'a jamais parlé, mais ses yeux n'ont pas cessé un moment de scruter le visage du Fils... Elle en est détournée par l'observation de Margziam qui dit : "Pourquoi, Mère, n'as-tu pas mis sur la table les fouaces au miel ? Elles plaisent à Jésus et elles feraient du bien à Jean pour sa gorge. Et puis elles plaisent aussi à mon père..." "Et aussi à toi" termine Pierre. "Pour moi... c'est comme si elles n'existaient pas. J'ai promis..." "Et c'est pour cela, mon chéri, que je ne les ai pas mises..." dit Marie en le caressant, car Margziam est entre elle et Sintica d'un côté de la table, alors que les quatre hommes sont du côté opposé. "Non, non. Tu peux les apporter à tout le monde. Et même, tu dois les apporter et moi, je les donnerai à tout le monde." Sintica prend une lampe, sort et revient avec les fouaces. Margziam prend le plateau et commence la distribution. La plus belle, dorée, levée comme celle d'un maître pâtissier, il la donne à Jésus. Une autre, aussi parfaite, à Marie. Puis c'est le tour de Pierre, de Simon, de Sintica. Mais pour la donner à Jean, l'enfant se lève et il va à côté du pédagogue vieux et malade, et lui dit : "Pour toi la tienne et la mienne, et en plus un baiser pour tout ce que tu m'enseignes." Puis il revient à sa place, en posant résolument le plateau au milieu de la table et en croisant les bras. "Tu me fais avaler de travers ce délice" dit Pierre en voyant que Margziam n'en prend vraiment pas. Et il ajoute : "Un petit morceau, au moins. Tiens, de la mienne, seulement pour ne pas mourir d'envie. Tu souffres trop... Jésus te le permet."
"C'est parce que tu en meurs d'envie." "Non, c'est parce que je sais que Dieu me dit : "Tu fais bien, mon fils" "Le Maître t'aurait fait plaisir, même sans ce sacrifice. Il t'aime tant !" "Oui. Mais il n'est pas juste, étant aimé, que j'en profite. Lui le 565> dit, du reste, que grande est la récompense au Ciel même pour une coupe d'eau offerte en son nom. Je pense que si elle est grande pour un calice d'eau donné à un autre en son nom, elle le sera aussi pour une fouace ou un peu de miel que l'on se refuse pour l'amour d'un frère. Est-ce ,que je parle mal, Maître ?"
"Alors il est vraiment utile que je fasse toujours des sacrifices pour le temps où nous serons persécutés" dit Margziam avec conviction. "Persécutés ?" demande Pierre. "Oui. Tu ne te rappelles pas que Lui l'a dit ? "Vous serez persécutés à cause de Moi". Toi, tu me l'as dit quand tu es venu pour la première fois seul, évangéliser à Bethsaïda, pendant l'été." 566> "Il se souvient de tout, cet enfant" dit Pierre plein d'admiration. Le souper est terminé. Jésus se lève, il prie pour tous et bénit. Et puis, pendant que les femmes vont faire la vaisselle, Jésus se met avec les hommes daris un coin de la pièce et il taille un morceau de bois qui sous le regard admiratif de Margziam devient une brebis... |
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