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"L'Évangile tel
qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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dimanche
22 avril 29
- Discours : (Les deux
volontés : La bonne et la mauvaise 48 - L'obéissance 50 - Soyez bons) 51 - Qu'a-t-il voulu dire ? 52 |
6.84. |
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48> Jésus parle à l'intérieur
de la synagogue de Kériot, invraisemblablement bondée.
Il est en train de répondre à tels ou tels qui Lui demandent conseil sur des
questions personnelles, en particulier. Puis, après les avoir satisfaits, il
commence à parler à haute voix. "Gens de Kériot, écoutez ma parabole d'adieu. Nous lui donnerons
ce nom : "Les deux volontés".
49> L'un, l'aîné, était
humble, obéissant, il faisait sans discuter la volonté paternelle, toujours
gai et content de son travail. L'autre, bien que moins âgé, était souvent mécontent, et il
avait des discussions avec son père et avec son propre moi. Il ne cessait de
réfléchir, de faire des réflexions très humaines sur les conseils et les
ordres qu'il recevait. Au lieu de les exécuter comme ils lui étaient donnés,
il se permettait de les modifier en tout ou en partie comme si celui qui
commandait était un imbécile. L'aîné lui disait : "N'agis pas ainsi.
Tu peines le père !" Mais lui répondait : "Tu es un sot.
Grand et gros comme tu es, et en plus l'aîné, adulte désormais, oh !
moi, je ne voudrais pas en rester au rang où le père t'a mis. Mais je
voudrais faire davantage : m'imposer aux serviteurs. Qu'ils comprennent
que c'est moi le maître. Tu semblés un serviteur toi aussi, avec ta
perpétuelle douceur. Tu ne vois pas comme, au fond, tu passes inaperçu,
malgré ta qualité d'aîné ? Certains vont jusqu'à se moquer de
toi..." Le cadet, tenté, plus que tenté : disciple de Satan dont il
mettait attentivement en pratique toutes les insinuations, tentait l'aîné.
Mais celui-ci, fidèle au Seigneur dans l'observation de la Loi, restait
fidèle même à son père, qu'il honorait par sa conduite parfaite. Les années passèrent et le cadet, irrité de ne pouvoir régner
comme il le rêvait, après avoir prié plusieurs fois son père :
"Donne-moi l'ordre d'agir en ton nom, pour ton honneur, au lieu de le
laisser à cet imbécile qui est plus doux qu'une brebis", après avoir
essayé de pousser son frère à en faire plus que le père ne commandait pour
s'imposer aux serviteurs, aux concitoyens, aux voisins, il se dit à
lui-même : "Oh ! cela suffit ! C'est notre réputation qui
est en jeu ! Puisque personne ne veut agir, moi, j'agirai". Et il
se mit à n'en faire qu'à sa tête, s'abandonnant à l'orgueil et au mensonge et
désobéissant sans scrupule. Le père lui disait : "Mon fils, reste soumis à ton
aîné, lui sait ce qu'il fait". Il disait: "On m'a dit que tu as
fait ceci, est-ce vrai ?" Et le cadet répondait en haussant les
épaules, à l'une et l'autre parole de son père: "Il sait, il sait !
Il est trop timide, hésitant. Il manque les occasions de triompher". Il
disait: "Moi, je n'ai pas agi ainsi". Le père disait: "Ne
recherche pas l'aide d'un tel et un tel. Qui veux-tu qu'il t'aide mieux que
nous, pour donner de l'éclat à notre nom? Ce sont de faux amis qui t'excitent
pour rire ensuite à tes dépens". Et le cadet disait: "Tu es jaloux
que se soit moi qui aie l'initiative? Du reste je sais que j'agis bien". 50> Il se passa encore du temps. Le premier
grandissait toujours plus en justice, l'autre nourrissait de mauvaises
passions. A la fin, le père dit : "Il est temps d'en finir. Ou bien
tu te soumets à ce que je dis ou bien tu perds mon amour". Le révolté
alla le dire à ses faux amis. "Tu t'en fais pour cela ? Mais
non ! Il y a manière de mettre le père dans l'impossibilité de préférer
un fils à l'autre. Mets-le entre nos mains et nous en ferons notre affaire.
Tu seras exempt de faute matérielle et la possession des biens refleurira
car, après avoir fait disparaître le trop indulgent, tu pourras leur donner
un grand éclat. Ne sais-tu pas qu'il vaut mieux un coup de force, même s'il
fait souffrir, plutôt que l'inertie qui gâte la possession ?" répondirent-ils. Et le cadet, désormais saturé de perversité, adhéra à l'indigne
complot. Maintenant, dites-moi : peut-on peut-être blâmer le père
d'avoir donné à ses fils deux méthodes d'éducation ? Peut-on dire qu'il
est complice ? Non. Et comment donc, alors qu'un fils est saint, l'autre
est pervers ? La volonté de l'homme lui est-elle à l'avance donnée de
deux façons ? Non. Elle est donnée d'une façon unique. Mais l'homme la
change à sa guise : celui qui est bon rend sa volonté bonne, le mauvais
la rend mauvaise. Moi, je vous exhorte, ô vous de Kériot
- et ce sera la dernière fois que je vous exhorte à suivre les voies de la
sagesse - à suivre uniquement la bonne volonté. Presque à la fin de mon
ministère, je vous dis les paroles chantées à ma naissance : "La
paix est pour les hommes de bonne volonté". Je vous rappelle deux épisodes de l'histoire d'Israël. Deux
preuves que Dieu n'est pas là où l'homme veut agir par lui-même en piétinant
l'ordre qu'il a reçu. Voyons les Macchabées. On y dit : pendant que Judas Maccabée allait avec Jonathas
combattre à Galaad, pendant que Simon allait libérer les autres de Galilée,
il avait été ordonné à Joseph de Zacharie et à Azarias,
chefs du peuple, de rester en Judée pour la défendre. Et Judas leur dit:
"Ayez soin de ce peuple, et ne livrez pas bataille aux nations jusqu'à
notre retour". 51> Mais Joseph et Azarias,
entendant parler des grandes victoires des Macchabées, voulurent les imiter
en disant : "Nous aussi faisons-nous un nom et allons combattre les
nations qui nous entourent". Ils furent vaincus et poursuivis et
"grande fut la déroute du peuple parce qu'ils n'avaient pas obéi à Judas
et à ses frères, croyant agir en héros". L'orgueil et la désobéissance [1]. Et que lit-on dans les Rois? On lit que Saül fut réprouvé une
première et une seconde fois, et la seconde fois il fut réprouvé pour avoir
désobéi au point que David fut choisi pour le remplacer. Pour avoir désobéi!
Rappelez-vous! Rappelez-vous! "Le Seigneur veut-il peut-être des
holocaustes ou des victimes, ou pas plutôt que l'on obéisse à la voix du
Seigneur? L'obéissance a plus de valeur que les sacrifices, la soumission
plus que l'offrande de la graisse des moutons. Car la révolte est un délit de
magie et le refus de soumission est comme un crime d'idolâtrie. Maintenant,
puisque tu as rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur t'a rejeté pour
t'enlever la royauté". Rappelez-vous! Rappelez-vous! Quand Samuel, obéissant, remplit
sa corne d'huile et alla chez Isaï [2] de Bethléem, parce
que le Seigneur avait choisi là un autre roi, Isaï
entra au banquet avec ses fils après le sacrifice et alors ces fils furent
présentés à Samuel. D'abord Eliab, l'aîné, grand et
beau. Mais le Seigneur dit à Samuel: "Ne fais pas attention à son visage
ni à sa taille car Je l'ai écarté. Moi, Je ne juge pas selon les vues
humaines. Car l'homme admire les choses que voient ses yeux, mais le Seigneur
voit les cœurs". Et Samuel ne voulut pas prendre pour roi Eliab. Il lui fut présenté Abinadab,
mais Samuel dit: "Le Seigneur ne l'a pas non plus élu". Et Isaï lui présenta Samma, mais
Samuel dit: "Lui non plus n'est pas l'élu du Seigneur". Et ainsi
pour tous les sept fils d'Isaï présents au banquet.
Mais Samuel dit: "Est-ce que ce sont là tous tes fils?"
"Non" répondit Isaï. "Il en reste
un, encore enfant, qui fait paître les brebis". "Fais-le venir, car
nous ne nous mettrons à table que quand il sera arrivé". Et David
arriva, blond et beau, un enfant. Et le Seigneur dit: "Oins-le. C'est
lui le roi".
52> Adieu, hommes, femmes, enfants de Kériot ! Adieu ! Regardons-nous bien dans les
yeux ! Faisons en sorte que les cœurs, le mien et les vôtres, se fondent
dans un embrassement d'amour et d'adieu, et que l'amour reste toujours
vivant, même quand je ne serai plus, jamais plus parmi vous... Ici, la première fois que je suis venu, un juste a expiré dans
le baiser de son Sauveur, dans une vision de gloire... Ici, cette fois, la
dernière que je viens, je vous bénis avec l'amour... Adieu !... Que le Seigneur vous donne la foi, l'espérance
et la charité dans une mesure parfaite. Qu'il vous donne l'amour, l'amour,
l'amour. Pour Lui, pour Moi, pour les bons, pour les malheureux, pour les
coupables, pour ceux qui portent le poids d'une faute qui n'est pas la
leur... Rappelez-vous ! Soyez bons. Ne soyez pas injustes.
Rappelez-vous que non seulement j'ai pardonné aux coupables, mais que j'ai
enveloppé d'amour Israël tout entier. Tout Israël, qui est composé de bons et
de ceux qui ne le sont pas, comme dans une famille il y a ceux qui sont bons
et ceux qui ne le sont pas, et ce serait une injustice de dire qu'une famille
est mauvaise parce que l'un de ses membres est mauvais. Je m'en vais... Si encore quelqu'un de vous a besoin de me
parler, qu'il vienne dans la soirée à la maison de campagne de Marie de Simon." Jésus lève la main et bénit, puis il sort
rapidement par une petite porte secondaire suivi des siens. Les gens murmurent : "Il ne revient plus !" "Qu'a-t-il voulu dire ?" "Il avait des larmes aux yeux en disant adieu..." "Vous avez entendu ? Il dit qu'il
montera !" "Alors il a vraiment raison Judas ! Certainement que
plus tard, comme roi, il ne sera plus parmi nous comme maintenant..." "Mais moi, j'ai parlé avec ses frères. Eux disent qu'il ne
sera pas roi comme nous le pensons, mais Roi de rédemption comme disent les
prophètes. Il sera le Messie, voilà !" "Le Roi Messie, certainement !" "Mais non ! Le Roi Rédempteur. L'homme des
douleurs." "Oui." "Non"... Jésus, cependant, va rapidement vers la
campagne. |
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