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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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dimanche 7 avril 30 (16 Nisan) RÉSUMÉ - Jésus entre avec le premier rayon de soleil 22 - C'est une fête d'amour 22 - Discours (Merci pour tes prières 23 - Tu ne seras plus séparée de ton Fils 23 - Je vais rendre heureuse l'autre Marie) 24 |
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22> Marie maintenant est prosternée le visage contre terre. On
dirait une pauvre chose abattue. On dirait cette fleur morte de soif dont
elle a parlé. La fenêtre close
s’ouvre avec un impétueux battement de ses lourds volets et, avec le premier
rayon de soleil, Jésus entre. Marie, qui s’est
secouée au bruit et qui lève la tête pour voir quel vent a ouvert les volets,
voit son Fils rayonnant : beau, infiniment plus beau qu’il ne l’était avant
d’avoir souffert, souriant, vivant, plus lumineux que le soleil, vêtu d’un
blanc qui paraît de la lumière tissée, et qui s’avance vers elle. Elle se redresse sur
ses genoux et, joignant en croix les mains sur sa poitrine, elle dit dans un
sanglot qui est rire et pleur : "Seigneur, mon Dieu." Et elle reste
ainsi ravie dans sa contemplation, le visage tout baigné de larmes, mais
devenu serein, pacifié par le sourire et l’extase. Mais Lui ne veut pas
la voir, sa Maman, à genoux comme une servante. Et il l’appelle en lui
tendant les mains, des blessures desquelles sortent des rayons qui rendent
encore plus lumineuse sa Chair glorieuse : "Maman !" Mais ce n’est pas la
parole affligée des colloques et des adieux d’avant la Passion, ni la
lamentation déchirée de la rencontre sur le Calvaire et de l’agonie. C’est un
cri de triomphe, de joie, de libération, de fête, d’amour, de gratitude. Et il se penche sur
sa Mère qui n’ose pas le toucher et lui met les mains sous ses coudes pliés,
la lève, la serre sur son Cœur et l’embrasse. Oh ! alors Marie
comprend que ce n’est pas une vision, que c’est son Fils réellement
ressuscité, que c’est son Jésus, le Fils qui l’aime encore en Fils. Et
avec un cri elle se jette à son cou, l’embrasse et le baise, en riant dans
ses pleurs. Elle baise son front où il n’y a plus de blessures, sa tête qui
n’est plus dépeignée ni couverte de sang, ses yeux éblouissants, ses joues
guéries, sa bouche qui n’est plus enflée. Et puis elle Lui prend les mains et
en baise le dessus et la paume, sur les blessures rayonnantes, et tout à coup
se baisse à ses pieds, les découvre de dessous son vêtement de splendeur et
les baise. Puis elle se lève, le regarde, n’ose pas. Mais Lui sourit et
comprend. Il entrouvre son vêtement sur la poitrine et il dit : "Et
celle-là, Maman, tu ne la baise pas, celle qui t’a fait si mal et que toi
seule es digne de baiser ? 23> Embrasse-moi sur le
Cœur, Maman. Ton baiser m’enlèvera le dernier souvenir de tout ce qui est
douleur et me donnera cette joie qui manque encore à ma Joie de
Ressuscité." Il prend dans ses mains le visage de sa Mère et en pose les
lèvres sur la lèvre de la blessure du Côté, d’où sortent des flots de lumière
très vive. Le visage de Marie
est auréolé par cette lumière, plongé comme il l’est dans ses rayons. Elle le
baise, le baise pendant que Jésus la caresse. Elle ne se lasse pas de le
baiser. On dirait un assoiffé qui ait attaché sa bouche à la source et en
boit la vie qui lui échappait. Maintenant Jésus
parle. "Tout est fini,
Maman. Maintenant tu ne dois plus pleurer pour ton Fils. L’épreuve est
accomplie. La Rédemption est arrivée. Maman, merci de m’avoir conçu, élevé,
aidé dans la vie et dans la mort.
Le Ciel tout entier
chante son hosanna à toi, ma Mère, Maman Sainte ! Un hosanna qui ne meurt
pas, qui n’est pas menteur comme celui qui m’a été donné il y a quelques
jours.
Mais pour ma
Rédemption il fallait aussi cette douleur que tu as éprouvée. Beaucoup sera
continuellement ajouté à la Rédemption car il sera continuellement créé
beaucoup de Pêché. J’appellerai tous mes serviteurs à cette coparticipation
rédemptrice. Tu es celle qui à elle seule fera plus que tous les autres
saints ensemble. C’est pour cela aussi qu’il fallait ce long abandon.
Maintenant il est fini. Je ne suis plus
séparé du Père. Tu ne seras plus séparée du Fils. Et ayant le Fils, tu as
notre Trinité. Ciel vivant, tu porteras sur la Terre la Trinité parmi les
hommes et tu sanctifieras l’Église, toi, Reine du Sacerdoce et Mère des
Chrétiens. Puis je viendrai te prendre. Et ce ne sera plus Moi en toi, mais
toi en Moi, dans mon Royaume, pour rendre plus beau le Paradis. Maintenant je m’en
vais, Maman. Je vais rendre heureuse l’autre Marie. Puis je monte vers le
Père. C’est de là que je viendrai à ceux qui ne croient pas. Maman, ton baiser
pour bénédiction, et ma Paix à toi pour compagne. Adieu." |
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Et Jésus disparaît dans le soleil qui descend à flots du
ciel serein du matin. |
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[1] Le Pape Jean-Paul II,
dans son audience du 21 mai 1997, confirme l'hypothèse
de l'apparition de Jésus à sa mère et laisse supposer que ce fut,
effectivement, la première.