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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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dimanche 7 avril 30 (16 Nisan) RÉSUMÉ - Manaën se rend chez Nicodème 47 - Les apparitions de Jésus et les gardes du tombeau 47 - Manaën est prêt à mourir 48 - Jésus leur apparaît et les remercie 48 - Enthousiasme de Manaën 49 |
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47> Manaën marche vivement avec les bergers par les pentes qui conduisent de Béthanie à Jérusalem. Une belle route va directement en direction de l’oliveraie. C’est vers elle que tourne Manaën, après avoir quitté les bergers qui veulent entrer dans la ville, par petits groupes, pour aller au Cénacle. Un peu avant, je le remarque par leurs conversations, ils doivent avoir rencontré Jean qui venait vers Béthanie apporter la nouvelle de la Résurrection et l’ordre d’être tous en Galilée dans quelques jours. Ils se quittent justement parce que les bergers veulent répéter personnellement à Pierre ce qu’ils ont déjà dit à Jean, à savoir que le Seigneur, en apparaissant à Lazare, a dit de se réunir au Cénacle. Manaën monte par un chemin secondaire vers une maison au milieu d’une oliveraie. Une belle maison, entourée par des cèdres du Liban qui dominent par leurs masses imposantes les nombreux oliviers de la montagne. Il entre, sûr de lui, et dit au serviteur qui est accouru : " Où est ton maître ?" "De ce côté avec Joseph qui est venu depuis peu." " Dis-lui que je suis ici." Le serviteur va et revient avec Nicodème et Joseph. Les voix des trois se mêlent en un seul même cri : "Il est ressuscité ! " Ils se regardent, étonnés de le savoir tous. Puis Nicodème prend son ami et l’entraîne dans une pièce intérieure. Joseph les suit. "Tu as osé revenir ?" "Oui. Lui a dit : “Au Cénacle”. Je désire vivement le voir maintenant, glorieux, pour m’enlever la douleur du souvenir que j’ai de Lui, attaché et couvert d’immondices comme un malfaiteur frappé par l’indignation du monde." "Oh ! nous aussi, nous voudrions le voir... Et pour nous enlever l’horreur du souvenir de son supplice, de ses blessures sans nombre... Mais Lui ne s’est montré qu’aux femmes" murmure Joseph. " C’est juste. Elles Lui ont été toujours fidèles, ces années-ci. Nous avions peur. La Mère l’a dit : " Un bien pauvre amour que le vôtre s’il a attendu cette heure pour se montrer ! " " objecte Nicodème.
" Oui,
nous aurions besoin de sa bénédiction pour avoir du courage. " " Il est
apparu à Lazare... C’était environ l’heure de tierce. Lazare nous est apparu
transfiguré. " " Oh
! Lazare le mérite ! Nous... " dit Joseph. " Oui.
Nous sommes encore incrustés de doute et de pensées humaines, comme d’une
lèpre mal guérie... Et il n’y a que Lui qui peut dire : “Je veux que vous en
soyez purifiés !” Il ne parlera donc plus maintenant qu’il est ressuscité, à
nous qui sommes les moins parfaits ? " demande Nicodème. " Et il ne
fera plus de miracles, pour châtier le monde, maintenant qu’il est sorti de
la mort et des misères de la chair ? " demande de nouveau Joseph. Mais ce qu’ils
demandent ne peut avoir qu’une réponse. La Sienne. Et la Sienne ne vient pas.
Les trois restent accablés. Puis Manaën dit :
" Eh bien, je vais au Cénacle. S’ils me tuent, Lui absoudra mon âme
et je le verrai au Ciel. Si je ne le vois pas ici, sur la Terre. Manaën est une
chose tellement inutile dans ses troupes que s’il tombe il laissera le même
vide que laisse une fleur cueillie dans un pré qui fourmille de corolles.
Cela ne se verra même pas... " et il se lève pour partir.
49> Jésus disparaît
dans une incandescence éblouissante. Les trois sont heureux et troublés. "Mais c'était
Lui ?" demande Joseph. "Et tu n'as pas entendu sa voix ?"
répond Nicodème. "La voix... un esprit aussi peut l'avoir... Toi,
Manaën, qui étais près de Lui, que t'en semble-t-il ?" |
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