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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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dimanche 7
avril 30 (16 Nisan) RÉSUMÉ - Les bergers parlent du Ressuscité 49 - Jésus leur dit qu'il les attend en Galilée 50 - Ils expriment leur admiration 50 - Matthias entonne une prière de louange 50 - Jonathas se mettra au service des apôtres
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49> Eux aussi s’en vont rapidement sous les oliviers et sont tellement
sûrs de sa Résurrection qu’ils parlent avec la gaieté d’enfants heureux. Ils
vont directement vers la ville. "Nous dirons à
Pierre de bien le regarder et de nous dire comme est beau son Visage"
dit Élie. "Oh ! pour moi,
si beau qu'il puisse être, je n'oublierai jamais comme il était torturé"
murmure Isaac. "Mais le
vois-tu encore quand il a été élevé avec la Croix ?" demande Lévi.
"Et vous autres ?" "Moi,
parfaitement. La lumière était alors encore bonne. Ensuite, avec mes vieux
yeux, je n'ai vu que bien peu" dit Daniel. "Moi, au
contraire, je l'ai vu jusqu'à ce qu'il m'a paru mort. Mais j'aurais voulu
être aveugle pour ne pas voir" dit Joseph. "Oh ! bien.
Maintenant il est ressuscité, cela doit nous rendre heureux" dit Jean
pour le consoler. "Et la pensée
que nous ne l'avons quitté que pour être charitables" ajoute Jonathas. 50> " Mais notre cœur est resté là-haut.
Toujours " murmure Matthias. " Toujours.
Oui. Toi qui l’as vu sur le Suaire, dis : comment est-il ? Ressemblant
? " demande Benjamin. " Comme
s’il parlait " répond Isaac. " Le
verrons-nous ce voile ? " demandent plusieurs. " Oh
! La Mère le montre à tous. Vous le verrez certainement. Mais c’est une vue
triste. Il voudrait mieux voir... Oh ! Seigneur ! "
" Seigneur
! Oh ! Seigneur ! " " La paix
à vous qui êtes de bonne volonté. " Le Ressuscité se
fond dans le rayonnement du vif soleil de midi. Quand ils lèvent la tête, il n’est
plus là. Mais il y a la grande joie de l’avoir vu comme il est maintenant.
Glorieux. Ils se lèvent,
transfigurés par la joie. Dans leur humilité, ils ne savent pas se persuader
d’avoir mérité de le voir et ils disent : " À nous ! À
nous ! Comme il est bon notre Seigneur ! De sa naissance à son
triomphe, toujours humble et bon avec ses pauvres serviteurs
! " " Et comme
il était beau ! " " Oh ! si
beau, il ne l’a jamais été ! Quelle majesté ! " " Il
semble plus grand encore et avoir plus de maturité. " " C’est
vraiment le Roi ! " " Oh ! on
le disait le Roi pacifique ! Mais il est aussi le Roi redoutable pour
ceux qui doivent craindre son jugement ! " " Tu as vu
quels rayons se dégageaient de son Visage ? " " Et quels
éclairs dans son regard ! " " Moi, je
n’osais pas le fixer. Et j’aurais pourtant voulu le fixer car, je pense que
peut-être il ne me sera plus accordé de le voir ainsi autrement que dans le
Ciel. Et je veux le connaître pour ne pas éprouver de crainte
alors. " " Oh !
nous ne devons pas craindre si nous restons tels que nous sommes : ses
serviteurs fidèles. Tu as entendu : “Je veux vous dire encore que je vous
aime. Paix à vous qui êtes de bonne volonté”. Oh ! pas un mot de trop. Mais
dans ce peu de paroles, il y a l’approbation complète de ce que nous avons
fait jusqu’à présent et les plus grandes promesses pour la vie à venir. Oh !
entonnons le cantique de la joie, de notre joie : Matthias [1], l'ex-disciple âgé
de Jean Baptiste, marche en tête en chantant, comme autrefois peut-être David
avait chanté devant son peuple par les routes de Judée. Les autres le suivent
en chantant en chœur à chaque alléluia avec une sainte joie. |
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Jonathas, qui fait partie du
groupe, alors que déjà Jérusalem est au pied de la petite colline qu'ils
descendent rapidement, dit : "Pour sa naissance, j'ai perdu ma patrie et
ma maison et pour sa mort j'ai perdu la nouvelle maison où depuis trente ans
je travaillais honnêtement. Mais même si on m'avait enlevé la vie à cause de
Lui, je serais mort dans la joie, car c'est pour Lui que je l'aurais perdue.
Je n'ai pas de rancœur pour celui qui est injuste avec moi. Mon Seigneur m'a
enseigné en mourant la parfaite douceur. Et je ne m'inquiète pas pour le
lendemain. Ma demeure n'est pas ici, mais au Ciel. Je vivrai dans la pauvreté
qui Lui a été si chère et je le servirai jusqu'au moment où il m'appellera...
et... oui... je Lui offrirai aussi de renoncer... à ma maîtresse [2]... C'est l'épine la
plus dure... Mais maintenant que j'ai vu la douleur du Christ et sa gloire,
je ne dois pas tenir compte de ma douleur mais seulement espérer la céleste
gloire. Allons dire aux apôtres que Jonathas est le
serviteur des serviteurs du Christ. " |
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