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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Marie s’offre à la contemplation sous ses
traits terrestres puis dans sa gloire céleste, et elle justifie la diversité
des apparitions |
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Index des "Cahiers" >> Sommaire de décembre 1947 Catéchèse du 28 décembre 1947 Accès direct aux rubriques : |
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RETOURS AUX FICHES |
452> Elle s’approche de
mon lit, vêtue de blanc, portant un léger voile de lin tissé de façon lâche
sur ses cheveux blonds divisés au sommet de la tête, telle que je l’ai si
souvent vue dans les visions... Elle est douce, mais légèrement triste.
Posant ses très belles, mains au bord du lit, elle me dit cependant: "Je suis là,
pour que tu puisses me contempler, étudier mes traits une fois encore, et
pour que tu puisses comprendre en quoi réside la différence entre celle que
j'étais sur terre et celle que je suis maintenant au ciel. À Lourdes, à Fatima,
dans les apparitions en général, j'apparais telle que je
suis maintenant au ciel, et mon apparence possède déjà l’indescriptible
beauté lumineuse des corps glorifiés. Cette beauté, les voyants de ces
apparitions-là ne la saisissent jamais complètement, dans tous ses détails.
Remarque qu’ils savent décrire le vêtement que je portais, le chapelet que
j'égrenais, le rocher ou l’arbre sur lequel je me pose, les gestes que je
fais, l’expression de mon visage, mais ils sont toujours indécis et, involontairement,
ils ne sont jamais véridiques lorsqu’il s’agit de décrire mon visage, la
couleur de mes yeux, de mes cheveux ou de ma peau. Ils s’efforcent de le
faire. Ils n’y parviennent pas, ils ne le peuvent pas. Aucune âme voyante ne
m’a autant vue que toi, en tant qu’Enfant, Épouse, Mère sur la terre, ou en
tant que Reine des cieux. Chaque fois, tu dis : "C’est toujours elle.
Mais comme elle est différente lorsqu’elle est la glorieuse Reine du ciel,
assumée corps et âme parmi les anges, de lorsqu’elle est l’humble Marie de
Nazareth !″ Regarde-moi bien, ma
fille, et apaise ta douleur. Regarde-moi. Est-ce que je suis Marie de
Nazareth ? " Je l’observe
attentivement ; elle était tout près de mon visage. J’examine sa peau,
qui a la chaude pâleur du magnolia teintée d’un léger rose sur les joues, les
lèvres charnues et purpurines comme il faut, le nez fin et droit, les yeux
parfaitement proportionnés et d’une couleur de ciel limpide sous un front
haut et lisse, l’ovale parfait de son visage d’enfant... 453> Je ne sais pourquoi
sa figure me fait penser à une flamme pure ou à un bouton de lys prêt à
s’éclore, tant les courbes de cet ovale sont douces... J’observe bien ses
beaux cheveux d’un doux blond, fins, soyeux et légèrement ondulés. Je pense
que si, au lieu d’être serrés en lourdes tresses qui les tirent sur la tête,
ils étaient dénoués, les ondulations en seraient plus profondes... Et surtout
je me perds à sentir la légère chaleur de son corps qui respire à mes côtés,
et son parfum... son parfum caractéristique, l’odeur de Marie... l’odeur de
la Vierge... Marie devine mon
désir de m’abandonner sur son bras maternel pour être soulagée de mes
nombreuses peines de toutes sortes, et elle m’attire à elle. Je reste comme
ça... je ne sais combien de temps. Puis elle me lâche et dit : "Écris
que je t’ai prise sur mon cœur." J’écris ces cinq dernières lignes.
Elle baisse les yeux
vers moi, me sourit et demande : "Est-ce bien moi
? - Oui. - Mais est-ce que je
ressemble à la femme qui fut la Mère de Jésus ?" Je réponds
courageusement: "Oui... et
non." Il faut en effet du courage pour faire certaines comparaisons et
certains aveux. "C’est pourtant
moi, tu le vois, telle que je suis au ciel. C’est ainsi que je suis apparue à Lourdes et à
Fatima. C’est là que les voyants m’ont le mieux vue, car c’étaient "des
innocents" comme toi, ma fille. Plus la personne est innocente, plus elle
me voit telle que je suis, et elle me décrit avec le plus d’exactitude
possible pour une créature, elle me fait sculpter de façon ressemblante, dans
la mesure où une image peut me ressembler." 454> Elle revient près de
moi, humaine... Elle m’interroge: "Est-ce que ton tourment s’apaise
?" Je pleure. Elle me caresse... Je pleure parce que, depuis que j’ai lu
qu’elle est apparue à Cornacchiola Bruno [1] (je connais
maintenant son nom) avec les cheveux noirs et le type oriental, je crois être
dans l’erreur quand j’affirme que Marie est blonde. Et pourtant, elle l’est,
d’un blond pâle même, presque couleur paille, presque de l’or pur. Je
le vois bien: elle est ici et sa tête est à moins de trente centimètres de la
mienne! Elle me caresse pour
me consoler et me dit: "Ne crains rien,
Maria. L’ombre de la grotte et de mon manteau a beaucoup contribué à cette
erreur. Il n’était d’ailleurs pas nécessaire qu’un pécheur me dévoile
parfaitement comme Bernadette, Lucie, Jacinthe, François ou le petit Jean de
mon Jésus, qui sont innocents.
Regarde-moi et oublie
ta peine, tes peurs, tout. Souviens-toi: “Puis voici que l’Agneau apparut à
mes yeux ; il se tenait sur le mont
Sion, avec cent quarante-quatre milliers de gens portant inscrits sur le
front son nom et le nom de son père... [4] ils chantent un
cantique nouveau... 455> que nul ne pouvait apprendre, hormis les
cent quarante-quatre milliers, les rachetés à la terre... comme prémices pour
Dieu et pour l’Agneau. Jamais leur bouche ne connut le mensonge." Tu as
l’impression de ne pas pouvoir appartenir à cette armée parce que tu n’es pas
innocente? Il est encore dit que l’ange du Seigneur marque du signe de Dieu
cent quarante-quatre mille serviteurs du Seigneur qui, vêtus de robes
blanches, louent éternellement Dieu après avoir traversé la grande
tribulation [5]. Tu le portes toi
aussi. Mais je t’imprime par un baiser ce signe sur le front, moi, la Reine
des anges et la Mère de Dieu. |
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Sois en paix. Le
Seigneur un et trine, ainsi que moi-même essuyons dès cette terre toutes tes
larmes." Je m’abandonne de
nouveau à l’étreinte maternelle. |
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[1]
Il s’agit du voyant de Tre-Fontane. Après en avoir
fait mention le 25 décembre 1947, elle en parlera plus longuement le 31.
[2]
Plus exactement, tertiaire de l’ordre des servites de Marie.
[3]
Cette célèbre fresque, attribuée à la main d’un ange, se trouve dans la
basilique Santissima Annunziata de
Florence. Les restes de Maria Valtorta reposent
depuis 1973 dans le cloître attenant.
[4] Apocalypse 14,1-5
[5] Apocalypse 7,9-17