|
"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
||
|
- Le chef-d'œuvre de Dieu 35 - Dans la pensée de Dieu à l'origine des êtres
35 - La joie de Dieu 36 - Le chapelet de ses titres 36 - La création faite pour l'homme 36 - Dieu savait ce que serait l'homme 38 - La Mère du Dieu incarné 39 - L'union sexuelle 40 - Satan, cette petite fille t'a vaincu 41 - Ce qu'auraient pu être la naissance et la
mort 42 - La virginité de Marie 43 - La revanche de Dieu 43 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 1 1.8. |
||
|
35> Jésus dit : "Lève-toi en
hâte, ma petite amie. J'ai un ardent désir de te porter avec Moi dans l'azur
paradisiaque de la contemplation de la Virginité de Marie. Tu en sortiras
avec l’âme aussi fraîche que si tu venais d'être créée par le Père, petite
Ève, encore ignorante de la chair. Tu en sortiras avec l'esprit illuminé,
parce que tu seras plongée dans le chef-d’œuvre de Dieu. Tu en sortiras avec
tout ton être débordant d'amour, parce que tu auras compris comme Dieu sait
aimer. Parler de la conception de Marie, la Sans Tache, cela signifie plonger
dans l'azur, dans la lumière, dans l'amour. Viens et lis ses gloires dans le
livre de l'Ancêtre. "Dieu m'a possédée dès le commencement de
ses œuvres [1], dès le
commencement, avant la création. Il m'a établie à l'origine des êtres, avant
que fut créée la terre. Lorsque les abîmes n'existaient pas encore, il
m'avait déjà conçue. Les sources d'eau vive ne coulaient pas encore et les
montagnes ne s'étaient pas dressées avec leurs masses imposantes et les
collines n'étaient pas exposées au soleil, que j'étais engendrée. 36> Dieu n'avait pas encore fait la terre, les fleuves et l'axe du
monde, et moi j'étais. Quand Il préparait le ciel, j'étais présente quand,
par l'effet d'une loi immuable, Il enferma l'abîme sous la voûte des cieux;
quand dans les hauteurs Il assura la stabilité de la voûte céleste et Il fit
les sources d'eau vive; quand Il fixait à la mer ses limites et imposait des
lois à ses masses d'eau; quand Il ordonnait aux eaux de ne pas franchir leurs
limites, quand Il jetait les fondements de la terre, j'étais avec Lui pour
organiser toutes les choses. Dans une joie sans fin, je jouais au milieu de
l'univers...". Vous avez appliqué ces paroles à la Sagesse,
mais elles parlent d'Elle : la Mère toute belle, toute sainte, la Vierge
Mère de la Sagesse que Je suis personnellement, Moi, qui te parle. J'ai voulu
que tu écrives le premier vers de cet hymne en tête du livre qui parle d'Elle
[2], pour qu'on
reconnaisse et que l'on sache qu'Elle est la consolation et la joie de Dieu,
la raison de la constante, parfaite, intime joie de ce Dieu Un et Trine qui
vous gouverne et vous aime et à qui l'homme a donné tant de motifs de
tristesse, la raison pour laquelle Il a perpétué la race humaine alors qu'à
la première épreuve elle méritait la destruction, la raison du pardon que
vous avez obtenu. Avoir Marie pour en être aimé. Oh ! cela
valait bien la peine de créer l'homme, de le laisser vivre, de décréter qu'il
serait par- donné, pour avoir la Vierge belle, la Vierge sainte, la Vierge
immaculée, la Vierge possédée par l'amour, la Fille bien-aimée, la Mère toute
pure, l'Épouse aimante ! Dieu vous a donné et vous aurait encore donné
davantage pour posséder la Créature qui fait ses délices, le Soleil de son
soleil, la Fleur de son jardin. Et Il continue à vous donner tellement par
Elle, sur ses demandes, pour sa joie, parce que sa joie va se confondre avec
la joie de Dieu et l'augmente des lueurs qui font étinceler la lumière, la
grande lumière du Paradis, et toute étincelle est une grâce pour l'univers;
pour la race humaine, pour les bienheureux eux-mêmes, qui répondent dans un
cri étincelant d'alléluia pour tout miracle de Dieu, créé par le désir du Dieu
Trine de voir l'étincelant sourire de joie de la Vierge. Dieu a voulu donner un roi à l'univers qu'Il
avait créé du néant. Un roi qui fût le premier de nature matérielle parmi
toutes les créatures sorties de la matière et elles-mêmes matérielles. 37> Un roi qui fût un peu moins que divin par sa nature
spirituelle, uni à a Grâce comme il l'était dans l'innocence de sa première
journée. Mais l'Intelligence suprême, qui connaît tous les évènements les
plus lointains dans les profondeurs des siècles, qui découvre incessamment
tout ce qui était, est et sera - et pendant qu'Elle contemple
le passé et observe le présent, voilà qu'Elle plonge son regard dans l'avenir
le plus lointain et n'ignore pas comme sera la mort du dernier homme, tout
cela sans confusion ni discontinuité - Elle n'a jamais ignoré que le roi
qu'Elle avait prévu, créé pour être semi-divin à ses côtés dans le Ciel,
héritier du Père, arrivé adulte dans son royaume après avoir vécu dans la
maison de sa mère - la terre dont il a été formé - durant son enfance de fils
de l'Éternel pendant son séjour terrestre, Elle n'a pas ignoré qu'il aurait
commis contre lui-même le crime de tuer en lui la Grâce, et le vol de se
dérober du Ciel.
Pour qui aurait-Il fait ces étoiles et ces
planètes qui se déplacent comme des flèches en rayant la voûte du firmament,
ou s'avancent avec une lenteur apparente mais majestueuse dans leur course de
bolides, vous procurant lumières et saisons et vous donnant, éternels,
immuables et pourtant toujours changeants, une nouvelle page à lire sur
l'azur, chaque soir, chaque mois, chaque année ? C'est comme s'ils
voulaient vous dire : "Oubliez la prison, laissez de côté vos
publications remplies de choses obscures, putrides, sales, venimeuses,
menteuses, blasphématoires, corruptrices, et élevez-vous, au moins par le
regard, vers la liberté sans limites des cieux, faites-vous une âme d'azur en
regardant tant de sérénité, faites-vous une provision de lumière pour
l'emporter dans votre noire prison, lisez la parole que nous écrivons en
chantant notre chœur sidéral, plus harmonieux que celui des orgues d'une
cathédrale; la parole qu'écrit notre splendeur, la parole qu'écrit notre
amour, parce que il nous est toujours présent Celui qui nous a donné la joie
d'exister, et nous l'aimons pour nous avoir donné cette existence, cette splendeur,
ce mouvement, cette liberté et cette beauté au milieu de cet azur plein de
suavité au-delà duquel nous voyons un azur encore plus sublime : le
Paradis. 38> C'est notre être qui nous donne
d'accomplir la seconde partie du commandement de l'amour en vous aimant,
vous, notre universel prochain, en vous aimant par le don que nous vous
faisons en vous procurant direction et lumière, chaleur et beauté. Lisez la
parole que nous vous disons, c'est celle qui inspire notre chant, notre
splendeur , notre joie : Dieu". Pour qui aurait-Il fait, cet azur liquide,
miroir du ciel, chemin vers la terre, sourire des eaux, voix des flots,
parole aussi qui, par ce bruissement de soie, ces rires d'enfants paisibles,
ces soupirs des vieux qui se souviennent et pleurent, ces soufflets de
violence, ces coups de corne, ces mugissements et grondements, toujours ne
cesse de parler et dit : "Dieu" ? La mer est pour vous
comme les cieux et les astres et, avec la mer, les lacs et les fleuves, les
ruisseaux et les étangs et les sources claires, tout ce qui sert à vous
porter, à vous nourrir, à vous désaltérer et à vous purifier, et qui vous
servent en servant le Créateur, sans sortir de leur lit pour vous submerger
comme vous le méritez. Pour qui aurait-Il fait toutes les innombrables
familles des animaux, qui sont des fleurs qui volent en chantant, qui sont
des serviteurs qui courent et travaillent pour vous, qui vous nourrissent et
vous égaient, vous, les rois de la création ? Pour qui aurait-Il fait toutes les
innombrables familles des plantes et des fleurs qui semblent des papillons,
des gemmes et des oiseaux immobiles, des fruits qui paraissent des colliers
et des écrins de perles, tapis pour vos pieds, repos pour vos têtes, loisirs,
utilités, joie pour l'esprit, pour les membres, la vue, l'odorat ? Pour qui aurait-Il fait les minéraux dans les
profondeurs de la terre, les sels dissous dans les sources bouillantes ou
glacées, le soufre, l'iode, le brome, sinon pour le plaisir de quelqu'un qui
n'est pas Dieu mais fils de Dieu, un être unique : l'homme ? À la joie de Dieu,
aux besoins de Dieu, rien n'était nécessaire. Lui se suffit à Lui-Même. Sa contemplation est sa béatitude, sa
nourriture, sa vie; son repos. Toute la création n'a pu accroître d'un atome
l'infini de sa joie, de sa beauté, de sa vie, de sa puissance. Tout cela, Il
l'a fait pour sa créature, pour celui dont Il a voulu faire le roi des choses
créées, pour l'homme. Pour voir tant d’œuvres divines et le
remercier de la puissance qu'Il vous donne, cela valait la peine de vivre, et
de votre vie vous devez être reconnaissants. Vous auriez dû l'être, même si
vous n'aviez été rachetés qu'à la fin des temps. 39> En effet, bien qu'ayant été dans les premiers, et que
vous soyez toujours, chacun en particulier, prévaricateurs, orgueilleux,
luxurieux, homicides, Dieu vous accorde encore de jouir de la beauté de
l'univers et vous traite comme si vous étiez bons, de bons fils auxquels on
apprend et accorde tout pour rendre plus douce et plus saine la vie. Ce que
vous savez, vous le savez par lumière de Dieu. Tout ce que vous découvrez,
c'est sur les indications de Dieu. Dans le Bien. Les autres connaissances et
les autres découvertes, qui portent le signe du mal, viennent du Mal
suprême : Satan. L'Intelligence suprême, qui n'ignore rien,
savait avant que l'homme existât qu'il aurait été, par son libre vouloir,
voleur et homicide.
Et encore, en voyant l'Erreur et en admirant
la Sans-Erreur : "Viens vers Moi, toi qui effaces l'amertume de la
désobéissance humaine, de la fornication humaine avec Satan, et de l'humaine
ingratitude. Je prendrai avec toi ma revanche sur Satan". Dieu, le Père Créateur, avait créé l'homme et
la femme avec une loi d'amour si parfaite que vous ne pouvez plus en aucune
façon en comprendre la perfection. Et vous vous égarez en pensant comment
aurait été l'espèce humaine si l'homme ne l'eût pas soumise aux directives de
Satan.
41> Considérez les
animaux, tous les animaux. Avez-vous jamais vu un mâle et une femelle
aller l'un vers l'autre pour un stérile embrassement et une relation
impure ? Non. De près ou de loin, en volant ou en rampant, en sautant ou
en courant, ils accomplissent le rite de la fécondation sans s'y soustraire
en s'arrêtant à la jouissance, mais ils vont jusqu'aux conséquences sérieuses
et saintes de la perpétuation de la race, l'unique but. L'homme, demi-dieu
par son origine divine d'une grâce que je lui ai donnée entière, devrait
accepter uniquement dans le même but l'acte animal qui s'impose, depuis que
vous êtes descendus d'un degré dans l'ordre de l'animalité. Vous n'agissez pas comme les plantes et les
animaux. Vous avez eu comme maître Satan, vous l'avez voulu comme maître
et le voulez encore. Et les actes que vous faites sont dignes du maître
que vous avez voulu. Mais si vous aviez été fidèles à Dieu, vous auriez eu la
joie d'avoir des enfants saintement, sans douleur, sans vous livrer à des
unions obscènes, indignes, qu'ignorent les animaux eux-mêmes, les animaux
sans âme raisonnable et spirituelle. A l'homme et à la femme pervertis par Satan, Dieu
a voulu opposer l'Homme né d'une Femme super sublimée par Dieu, au point
d'engendrer sans avoir connu l'homme : Fleur qui engendre Fleur sans
besoin de fécondation matérielle, mais qui devient Mère par l'effet d'un seul
baiser du Soleil sur le calice inviolé du Lys-Marie. La revanche de Dieu ! 42> C'est inutilement
désormais que tu les as corrompus, ceux qui avaient été créés dans l'état d'innocence, en
les portant à s'unir et à concevoir au travers de détours luxurieux, privant
Dieu, dans sa créature aimée, de leur accorder des enfants selon des règles
qui, si elles avaient été respectées, auraient maintenu sur la terre un
équilibre entre les sexes et les races, capable d'empêcher les guerres entre
les peuples et les malheurs dans les familles. En obéissant, ils auraient pourtant connu
l'amour et ils l'auraient eu. Une possession pleine et tranquille de
cette émanation de Dieu, qui du surnaturel descend au naturel pour que la
chair aussi en éprouve une joie sainte, elle qui est unie à l'esprit et créée
par le Même qui a créé l'esprit. Maintenant votre amour, ô hommes, vos amours,
que sont-ils ? Ils sont ou luxure qui prend les apparences de l'amour,
ou peur inguérissable de perdre l'amour du conjoint à cause de sa luxure et
des autres. Vous n'êtes jamais plus certains de posséder le cœur de l'époux
ou de l'épouse depuis que la luxure a envahi le monde. Et vous tremblez et
pleurez et devenez fous de jalousie, assassins parfois, pour venger une
trahison, et désespérés en d'autres cas, frappés d'aboulie ou de démence. Voilà ce que tu as fait, Satan, aux fils de
Dieu. Ceux que tu as corrompus auraient connu la joie d'avoir des
enfants sans douleur, la joie de venir au jour et de mourir sans crainte.
Mais, maintenant, tu es vaincu en une Femme et par la Femme. Marie (Valtorta), petite voix (de Dieu), tu
as vu la naissance du Fils de la Vierge et la naissance au Ciel de sa Mère.
Tu as donc vu qu'en dehors de la faute, la peine de mettre au monde et
celle de mourir est inconnue. Mais si à la super-innocente Mère de Dieu a été
réservée la perfection des dons célestes, à tous ceux qui, descendant des
premiers parents, seraient restés innocents et fils de Dieu, il aurait été
donné d'engendrer sans douleur - comme il se devait, pour avoir su s'unir et
concevoir sans luxure - et de mourir sans angoisse ! 43> La sublime revanche de Dieu sur la vengeance de Satan a été de porter la perfection
de la créature aimée à une super-perfection qui, au moins dans une
créature, a neutralisé tout souvenir d'humanité, susceptible de donner
accès au poison de Satan. C'est ainsi que, non pas à la suite d'une chaste
union humaine, mais par un divin embrassement qui transfigure l'esprit dans
l'extase du Feu, est venu au monde le Fils.
Une connivence inconsciente existe toujours,
même chez le plus saint : celle-là originelle de l'esprit avec le péché.
C'est celle dont le Baptême affranchit. Il en affranchit, mais de même qu'une
femme séparée de son époux par la mort ne retrouve pas une virginité totale,
ainsi le Baptême ne rend pas cette virginité totale qui était celle de nos
premiers parents avant la faute. Une cicatrice persiste, douloureuse, qui ne
s'oublie pas et se trouve toujours en situation de ramener une plaie, comme
certaines maladies dont périodiquement les virus redeviennent actifs. Chez la Vierge, il n'y a pas trace de connivence avec la faute. Son âme se manifeste belle et intacte comme quand le Père la pensa, réunissant en Elle toutes les grâces. C'est la Vierge, c'est l'Unique, c'est la Parfaite, c'est la Complète. Telle que pensée, telle qu'engendrée, Elle demeure: Telle Elle est couronnée et demeure éternellement. C'est la Vierge. C'est l'abîme de l'intangibilité, de la pureté, de la grâce, qui se perd dans l'Abîme d'ou Elle est jaillie, en Dieu, Intangibilité, Pureté, Grâce absolues au superlatif. |
|||
|
Voici la revanche du Dieu Trine et Un. A l'encontre de toutes les créatures profanées Il dresse cette Étoile de perfection. Contre la curiosité malsaine, cette Réservée qui se satisfait du seul amour de Dieu. Contre la science du mal, cette sublime Ignorante. 44> En Elle, non seulement ignorance d'un amour avili, non seulement ignorance de l'amour que Dieu avait accordé au couple humain, mais davantage encore. En Elle c'est l'ignorance d'une fièvre pernicieuse, héritage du péché. En Elle il n'y a que la sagesse à la fois gelée et incandescente de l'amour divin. Feu qui glace la chair pour en faire un miroir parfait à l'autel où Dieu épouse une Vierge et ne s'avilit pas, parce que sa perfection enveloppe Celle qui est, ainsi qu'il convient à une épouse, d'un degré seulement inférieure à l'Époux, soumise à Lui en tant que Femme, mais comme Lui sans tache." |
|||