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Catéchèse du lundi 28 août 1944
47> Jésus parle :
"Salomon fait dire à la Sagesse: "Si quelqu'un est tout petit,
qu'il vienne à moi" . Et
réellement de sa forteresse, des murs de sa
cité, l'Éternelle Sagesse disait à l'Éternelle Enfant : "Viens
à Moi". Il brûlait de la posséder. Plus tard, le Fils de la Toute Pure
Enfant dira : "Laissez venir à Moi les petits enfants car le
Royaume des Cieux est à eux et qui ne leur devient semblable n'aura pas de
place en mon Royaume".
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48> Les voix se rencontrent, et
pendant que la voix du Ciel crie à la toute petite Marie : "Viens à
moi", la voix de l'Homme dit, et pense à sa Mère en disant :
"Venez à Moi si vous savez être de tout petits enfants". Le modèle,
je vous le donne en ma Mère. Voici la parfaite Enfant, au cœur de colombe,
simple et pur. Celle que les années et le contact du monde n'ont pas atteinte
par la barbarie de leur corruption, de leurs voies tortueuses, et
mensongères. Marie a repoussé ce contact. Venez vers Moi en la regardant. Toi
qui la vois, dis-moi : son regard d'enfant est-il bien différent de
celui que tu lui as vu au pied de la Croix ou dans la jubilation de la
Pentecôte ou à l'heure où ses paupières ont voilé ses yeux de gazelle pour le
dernier sommeil ? Non. Ici c'est le regard incertain et étonné de
l'enfant, puis ce sera le regard étonné et respectueux de l'Annonciation, et
puis le bienheureux de la Mère de Bethléem, et puis le regard d'adoration de
ma première sublime Disciple, puis le regard déchirant de la Torturée du
Golgotha, puis le regard radieux de la Résurrection et de la Pentecôte, puis
celui voilé, du sommeil extatique de la dernière vision. Mais aussi soit
qu'il s'ouvre pour la première vision que lorsqu'il se ferme épuisé sur la
dernière. lumière, après la vision de tant de joies et d'horreurs,
l’œil est serein, pur, tranquille pan de ciel qui resplendit, toujours égal,
sous le front de Marie. Colère, mensonge, orgueil, impureté, haine, curiosité,
ne l'ont jamais souillé de leurs nuages fumeux. C'est l’œil qui regarde Dieu
avec amour, au milieu des pleurs ou des rire, et qui pour l'amour de Dieu
caresse et pardonne, et supporte tout, et l'amour envers son Dieu le rend
invulnérable aux assauts du Mal, qui tant de fois a utilisé l’œil pour
pénétrer dans le cœur. L’œil pur, paisible, bénédisant
que possèdent les purs, les saints, ceux qui sont enamourés de Dieu.
Je l'ai dit : "La lumière de ton corps, c'est l’œil. Si l’œil est
pur, tout ton corps sera dans la lumière, mais si l’œil est trouble, toute ta
personne sera dans les ténèbres".
49> Les saints ont eu cet œil qui
est lumière pour l'esprit et salut pour la chair parce que, comme Marie,
pendant toute leur vie ils n'ont regardé que Dieu et même plus encore: ils se
sont souvenus de Dieu.
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