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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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- [Commentaires de Jésus : La foi des Mages 210 - Leur détachement 211 - Leur humilité devant les hommes 211 - Leur rectitude de conscience 212 - Leur humilité devant Dieu 212 - Leur piété 213 - Leur générosité 214 - Leur respect mutuel 215 - Joseph gardien et protecteur 215 - Marie notre Avocate 216 - Méditez et imitez 216 - (La réalité des faits dans l'Oeuvre)] 216 |
1.57. |
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210> Jésus
dit : "Et maintenant ? Que vous dire,
maintenant, ô âmes qui sentez mourir votre foi ? Ces Sages d'orient n'avaient rien qui les assurât de la vérité.
Rien de surnaturel. Seulement leurs calculs astronomiques et leur travail de
réflexion qu'une vie intègre rendait parfaite. Et pourtant, ils ont eu la foi. Foi en
tout : foi dans la science, foi dans leur conscience, foi dans la bonté
divine. 211> Par la science ils ont cru au signe
de l'étoile nouvelle qui ne pouvait être que "celle" attendue
depuis des siècles par l'humanité : le Messie. Par la conscience ils
ont eu la foi dans la même voix qui, recevant les "voix" célestes,
leur disait : "C'est cette étoile qui indique la venue du
Messie". Par leur bonté, ils ont eu foi que Dieu ne
les aurait pas trompés et, puisque leur intention était droite, Dieu les
aurait aidés de toutes façons pour atteindre leur but. Et ils ont réussi. Eux seuls, parmi tant de
gens qui étudient les signes, ils ont compris ce signe, parce que eux seuls
avaient dans l'âme le désir anxieux de connaître les paroles de Dieu avec une
intention droite dont la pensée profonde était de donner sans retard à Dieu
louange et honneur. Ils ne recherchaient pas un intérêt
personnel. Bien plus, ils vont au devant des fatigues et des dépenses et ne
demandent aucune compensation humaine. Ils demandent seulement que Dieu se
souvienne d'eux et les sauve pour l'éternité. De même qu'ils ne pensent pour
l'avenir à aucune récompense humaine, ainsi quand ils décident leur voyage,
ils n'ont aucune préoccupation humaine. Vous, vous auriez formulé mille
prétextes : "Comment ferai-je à faire un si long voyage, dans des
pays et parmi des peuples de langues différentes ? Me croira-t-on ou
m'emprisonnera-t-on comme espion ? Quelle aide me donnera-t-on pour franchir
déserts et fleuves et montagnes ? Et la chaleur ? Et le vent des
hauts plateaux ? Et les fièvres qui règnent dans les zones
marécageuses ? Et les fleuves gonflés par les pluies ? Et la
nourriture différente ? Et les langues diverses ? Et... et...
et…". C'est ainsi que vous raisonnez. Eux n'ont pas raisonné de cette
façon. Ils disent avec une sincère et sainte audace : "Toi, ô Dieu,
tu lis ce que nous avons dans le cœur et tu vois quelle fin nous poursuivons.
Nous nous remettons entre tes mains. Accorde-nous la joie surhumaine d'adorer
ta Seconde Personne faite Chair pour le salut du monde." Suffit. Et ils se mettent en chemin depuis
les Indes lointaines. Des chaînes mongoliques sur lesquelles planent
seulement les aigles et les vautours, où Dieu leur parle avec le fracas des
vents et des torrents et il écrit des paroles mystérieuses sur les pages
illimitées des neiges. Des terres où naît le Nil et d'où il s'avance, veine
d'un verte d'azur jusqu'au cœur azuré de la Méditerranée, ni pics, ni forêts,
ni sables, océans desséchés et plus dangereux que les océans marins
n'arrêtent leur marche. Et l'étoile brille sur leurs nuits, les empêchant de
dormir. 212> Quand on cherche Dieu, les habitudes
animales doivent céder à des impatiences et des nécessités surhumaines. L'étoile les amène du nord, de l'orient et du
midi, et par un miracle de Dieu elle s'avance pour eux trois vers un même
point. De même, par un autre miracle, elle les rassemble après de si longs
parcours en ce même point. Un seul moment d'effroi les assaille quand
l'étoile disparaît. Alors, humbles parce que réellement grands, ils ne
pensent pas que ce soit par la méchanceté des hommes que la chose arrive, que
les gens corrompus de Jérusalem ne méritent pas de voir l'étoile. Ils pensent
que c'est eux-mêmes qui ont démérité de Dieu et ils s'examinent, tremblants
et contrits, déjà prêts à demander pardon. Mais leur conscience les rassure. Âmes
habituées à la méditation, leur conscience est très sensible. Elle s'est
affinée par une attention constante, une introspection aiguë qui fait de leur
intérieur un miroir où se reflètent les plus petites traces des
évènements journaliers. Ils s'en sont fait une maîtresse, une voix qui
prévient et se fait entendre, je ne dis pas à la plus petite erreur mais à un
simple regard vers la déviation ou l'erreur vers ce qui est humain, vers la
complaisance pour ce qui est le moi. Aussi, quand ils se mettent en
face de cette maîtresse, de ce miroir sévère et clair, ils savent qu'il ne
mentira pas. Maintenant, elle les rassure et ils reprennent courage. "Oh ! douceur d'avoir conscience
qu'il n'y a rien en nous de contraire à Dieu ! De savoir qu'Il regarde
avec complaisance l'âme du fils fidèle et la bénit. De ce sentiment vient un
accroissement de foi et de confiance et d'espérance et la force d'âme et la
patience. En ce moment c'est la tempête. Mais elle passera, puisque Dieu
m'aime et sait que je l'aime et Il ne manquera pas de m'aider, une fois de
plus" .Ainsi parlent ceux qui possèdent la paix, la paix qui vient d'une
conscience droite qui dirige souverainement chacune de leurs actions. J'ai dit qu'ils étaient "humbles parce
qu'ils étaient réellement grands". Dans votre vie, au contraire,
qu'arrive-t-il ? Qu'un individu, non pas parce qu'il est grand, mais
parce qu'il est violent, et il tire sa puissance avec la complicité de son
influence et de votre sotte idolâtrie, voilà pourquoi il n'est
jamais humble. 213> Il y a de pauvres malheureux qui, pour le
fait qu'ils sont majordomes d'un personnage influent, huissiers d'un bureau,
employés d'une administration, sujets de celui qui leur a procuré une place,
ils prennent des poses de demi-dieux. Ils font pitié !… Eux, les trois Sages, étaient réellement
grands. Par leur vertu surnaturelle, en premier lieu, par leur science
ensuite, et enfin par leur richesse. Mais ils se considèrent comme un
néant : poussière sur la poussière de la terre par rapport au Dieu
Très-Haut qui crée les mondes par un sourire et les sème comme des graines
pour rassasier le regard des anges avec des colliers d'étoiles. Mais s'ils se considèrent comme rien en face
du Dieu Très-Haut qui a créé la planète sur laquelle ils vivent et lui a
donné une extraordinaire variété, en disposant, Lui Sculpteur Infini d’œuvres
sans limites, ici, d'un coup de pouce une couronne de douces collines et là,
une ossature de dômes et de pics qui semblent des vertèbres de la terre, de
ce corps démesuré qui a pour veines les fleuves, pour bassins les lacs, pour
cœur les océans, pour vêtements les forêts, pour voiles les nuages, pour
ornements les glaciers cristallins, pour gemmes les turquoises et les
émeraudes, les opales et les béryls de toutes nuances qui, avec les bois et
les vents, chantent le grand chœur de louanges à leur Seigneur. Mais ils se sentent
néant, en leur sagesse, en présence du Dieu Très-Haut d'où leur vient la
sagesse et qui leur a donné un regard plus pénétrant que celui de leurs yeux
pourvoir les réalités : les yeux de l'âme qui savent lire dans les
choses des paroles que n'a pas écrites une main humaine mais qui ont été
gravées par la pensée de Dieu. Mais ils ont conscience de leur néant comme
possesseurs de richesses : atomes en comparaison des richesses du
Possesseur de l'univers qui répand les métaux et les gemmes dans les astres
et les planètes et des richesses inépuisables dans le cœur de ceux qui
l'aiment. Arrivés devant une pauvre maison, dans la
plus insignifiante des cités de Juda, ils ne hochent pas la tête en
disant : "impossible !", mais ils courbent l'échine,
fléchissent les genoux, s’humilient surtout en leur cœur et adorent. Là,
derrière ce pauvre mur, Dieu se trouve, ce Dieu qu'ils ont toujours invoqué
n'osant jamais espérer d'avoir même de loin la possibilité de le voir, mais
ils l'invoquent pour le bien du genre humain, pour "leur" bien
éternel. 214> Oh ! c'est seulement cela qu'ils
souhaitaient, de pouvoir le voir, le connaître, le posséder dans la vie où il
n'y a plus d'aubes ni de crépuscules. Il est là, derrière
ce pauvre mur. Sans doute son cœur de Bambin, qui est pourtant le cœur d'un
Dieu, perçoit les battements du cœur de ces trois qui, prosternés sur la
poussière du chemin, crient : "Saint, Saint, Saint. Béni le
Seigneur notre Dieu. Gloire à Lui au plus haut des Cieux et paix à ses serviteurs.
Gloire, gloire, gloire et bénédiction". C'est cela qu'ils demandent avec
un cœur tremblant d'amour. Pendant la nuit et la matinée qui suit, ils se
préparent par la prière la plus vive à communier avec Dieu-Enfant. Ils ne
vont pas vers cet autel qu'est un sein virginal qui porte l'Hostie Divine,
comme vous y allez, l'âme remplie de préoccupations humaines. Ils oublient sommeil et nourriture, et s'ils
prennent les plus beaux habits, ce n'est pas par vanité humaine, mais pour
faire honneur au Roi des rois. À la cour des souverains les dignitaires
entrent avec les plus beaux habits. Et pourquoi n'iraient-ils pas voir ce Roi
avec leurs habits de fête ? Et quelle fête y aurait-il pour eux, plus
grande que celle-là ? Oh ! dans leurs pays lointains à
plusieurs reprises, ils ont dû se parer pour des hommes qui étaient leurs
égaux, pour les fêter et leur faire honneur. Il est donc juste de prosterner
aux pieds du Roi Suprême, pourpre et joyaux, soies et plumes précieuses.
Mettre à ses pieds, à ses doux petits pieds, les textiles de la terre, les
gemmes de la terre, les plumes de la terre, les métaux de la terre - tout qui
appartient à son œuvre - pour que, elles aussi, ces choses de la terre
adorent leur Créateur. Et ils seraient heureux si la Petite Créature leur
ordonnait de s'allonger sur le sol pour offrir un tapis vivant à ses
pas de Bambin et leur marcher dessus, Lui qui a laissé les étoiles pour eux,
poussière, poussière, poussière. Ils sont humbles et généreux, obéissants aux
"voix" du Très-Haut. Elles ordonnent de porter des cadeaux au Roi
Nouveau-Né. Ils portent eux-mêmes ces dons. Ils ne disent pas : "Il
est riche et n'en a pas besoin. Il est Dieu et ne connaîtra pas la
mort". Ils obéissent. Et ce sont eux qui les premiers secourent la pauvreté
du Sauveur. Comme il sera utile cet or pour ceux qui demain seront des
fugitifs ! Comme elle sera expressive cette myrrhe pour celui qui
bientôt sera mis à mort! Comme il sera pieux cet encens pour qui devra
respirer la puanteur de la luxure des hommes qui bouillonne autour
de sa pureté infinie ! 215> Ils sont humbles,
généreux, obéissants et respectueux l'un de l'autre. Les vertus enfantent
toujours d'autres vertus. Après celles qui s'adressent à Dieu, voilà celles
qui s'adressent au prochain. C'est le respect qui devient charité. Au plus
vieux il est réservé de parler au nom de tous, de recevoir pour le premier le
baiser du Seigneur, et de le conduire par la main : Les autres pourront
encore le voir, mais lui, il est âgé, non. Il est bien proche le jour où il
retournera à Dieu. Il le verra ce Christ, après sa mort cruelle et le suivra
dans le sillage des sauvés, quand il retournera au Ciel. Mais il ne le verra
plus sur cette terre, et alors, pour viatique, il lui reste la tiédeur de la
petite main qui se fie à sa main déjà ridée. Il n'y a aucune envie chez les
autres, mais au contraire un surcroît de respect pour le vieux sage. Il a
mérité plus qu'eux et pendant un plus long temps. Le Dieu-Enfant le sait.
Elle ne se fait pas encore entendre la Parole du Père, mais son geste est
parole. Bénie soit son innocente parole qui indique l'ancien comme son
préféré. Mais, ô mes fils, il y a deux autres
enseignements qui ressortent de cette vision. L'attitude de Joseph qui sait se tenir à
"sa" place. Présent, comme gardien et protecteur de la Pureté et de
la Sainteté, mais il n'en usurpe pas les droits. C'est Marie, avec son Jésus, qui reçoit les hommages et à
qui est adressée la parole. Joseph s'en réjouit pour Elle et ne se fait pas
de souci d'être un personnage secondaire. Joseph est un juste : il
est le Juste. Et il est juste toujours, même à cette heure. Les vapeurs
de la fête ne lui montent pas au cerveau. Il reste humble et juste. Il est heureux des cadeaux. Pas pour lui.
Mais il pense qu'avec ces présents il pourra procurer une vie plus facile à
son Épouse et à l'Enfant. Il n'y a pas en Joseph de désir de richesses. C'est
un travailleur, et il continuera de travailler. Mais que "Eux", ses
deux amours aient un peu d'aise et de confort. Ni lui, ni les Mages ne savent
que ces dons serviront pour une fuite et une vie d'exil où ces richesses se
dispersent comme des nuages chassés par le vent, et encore à un retour dans
leur patrie. Ils auront alors tout perdu, clients et mobilier, ils ne
trouveront que les murs de leur maison protégés par Dieu car c'était là qu'Il
s'était uni à la Vierge et s'était fait Chair. 216> Joseph est humble,
lui gardien de Dieu et de Celle qui était la Mère de Dieu et l'Épouse du
Très-Haut, jusqu'à présenter l'étrier à ces vassaux de Dieu. C'est un pauvre
charpentier parce que la violence des hommes a dépouillé les héritiers de
David de leurs possessions royales. Mais il est toujours de race royale et a
les manières d'un roi. C'est pour lui aussi qu'a été dit : "il
était humble parce que vraiment grand". Dernier, doux, expressif enseignement. C'est
Marie qui prend la main de Jésus, qui ne sait pas encore bénir, et la guide
dans le geste saint. C'est toujours Marie qui prend la main de
Jésus et la guide, maintenant encore. Maintenant Jésus sait bénir. Mais
parfois, sa main transpercée retombe lasse et découragée parce qu'il est
inutile de bénir. Vous détruisez ma bénédiction. Elle retombe encore indignée
parce que vous me maudissez. C'est alors Marie qui contient cette indignation
en baisant cette main. Oh ! le baiser de ma Mère ! Qui
résisterait à ce baiser ? Puis, de ses doigts délicats, avec un amour si
impérieux, elle prend mon poignet et me force à bénir. Je ne puis repousser
ma Mère, mais il faut passer par Elle pour la faire votre Avocate. Elle est ma Reine, avant d'être la vôtre, et
son amour pour vous a des indulgences que le mien même ne connaît pas. Et
Elle, sans parole, avec les perles de ses larmes et l'évocation de ma Croix
dont Elle me fait tracer le signe en l'air, plaide votre cause et me
persuade : "Tu es le Sauveur. Sauve !". Voilà, mes fils, "l'Évangile de la
Foi" dans la vision de la scène des Mages. Méditez et imitez, pour votre
bien." Vendredi 3 mars 1944. Jésus dit : "Écris cela seulement Il y a quelques
jours, tu disais que tu meurs sans voir satisfait ton désir de visiter les
Lieux Saints. Tu les vois et comme ils étaient quand je les ai
sanctifiés par ma présence. Maintenant, après vingt siècles de profanations
par haine ou par amour, ils ne sont plus comme ils étaient, Donc, à présent, toi,
tu les vois et qui va en Palestine ne les voit pas. Ne t'attriste donc
pas. Deuxième chose : tu te lamentes de ce
que même les livres qui parlent de Moi te semblent n'avoir plus de saveur
aucune alors qu'autrefois tu les aimais tant. Cela aussi vient des conditions
où tu te trouves. Comment veux-tu que te paraissent plus parfaites les œuvres
humaines lorsque c'est par mes soins que se manifeste à toi la réalité des
faits ? Cette impression peut se produire même avec de bonnes
traductions. Elles altèrent toujours la force de la phrase originelle. 217> Les descriptions
humaines, aussi bien pour les lieux que pour les faits et les sentiments,
sont des "traductions" et pour cela toujours incomplètes, inexactes,
sinon dans les paroles et les faits, mais dans les sentiments. Surtout
maintenant que le rationalisme en a abîmé la vie qui s'y exprimait. Aussi
quand je donne à quelqu'un de voir et de savoir, toute autre description
paraît froide et laisse insatisfait et dégoûté. |
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Troisièmement:
c'est vendredi. Je veux que tu revives ma souffrance. Je veux cela de
toi aujourd'hui, que tu la revives dans ton esprit et ta chair. C'est assez.
Souffre avec paix et amour. Je te bénis." |
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