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"L'Évangile tel qu'il m'a été
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Plan du Site >> Index des personnages Mages Les
"rois" mages Présentation
générale - Caractères
et aspects - Parcours
apostoliques - Leurs
noms - Où en parle-t-on
dans l'œuvre ? - En
savoir plus sur ces personnages - Comment s'appelaient les mages ? - Qu'en disent les voyantes qui
ont reçu la vision des scènes de l'Évangile ? |
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Dans l'œuvre de Maria Valtorta les trois mages sont anonymes et
ne sont pas "rois". Cependant, si on voulait nommer chacun selon
les noms traditionnels (Melchior, Balthazar et Gaspard), on peut dire que :
Astrologues ils remarquent, chacun de leur côté, la naissance
d’une étoile inconnue. Elle n'avait pas de nom. "Née du sein de Dieu,
elle avait fleuri pour dire aux hommes une vérité bénie, un secret de Dieu.
Mais les hommes n'en avaient pas fait cas, car leurs âmes étaient plongées
dans la boue. Ils ne levaient pas leurs regards vers Dieu et ne savaient pas
lire les paroles qu'Il trace - qu'Il en soit éternellement béni - avec les
astres de feu sur la voûte des cieux". Chacun part à l’insu des autres et ils se retrouvent près de la
mer Morte. L’étoile disparaît au-dessus de Jérusalem, alors qu'ils campent
près de la fontaine d'En Rogel (7.188). Cela les incite à aller voir Hérode. Leur déclaration trouble Hérode, le roi paranoïaque, qui
appelle en consultation les scribes. "Seigneur, peut-être tu ne le sais
pas. Eux deux et moi-même, nous fûmes appelés un jour parce que trois Sages
étaient venus pour demander où était Celui qui était né roi des hébreux"
(7.156). L’étoile réapparue les guide
jusqu’à Bethléem où ils apportent l’or, l’encens et la
myrrhe au jeune Jésus âgé de neuf à douze mois. "Lui, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu et pour
ce motif il devra, pour sauver la terre, prendre sur Lui le mal de la terre
dont un des châtiments est la mort. Cette résine (la myrrhe) est pour
cette heure, pour que ses chairs saintes ne connaissent pas la pourriture de
la corruption et conservent leur intégrité jusqu'à la résurrection. Qu'à
cause de ces dons, Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur
donnant son Royaume." L’or, ainsi amené par la Providence, servira à la
sainte famille lors de sa fuite en Égypte et sa réinstallation à Nazareth. Fuyant Hérode le Grand qui veut les contraindre à dénoncer le
Messie, les mages s’enfuient en passant par Engaddi où ils croisent Abraham le chef de la synagogue. (6.80). Apprenant cela, Hérode, fou
furieux, ordonne le massacre de tous les enfants de Bethléem âgé de moins de
deux ans (2.37) Caractères et aspects Hommes de science et de foi, ces sages étaient puissants et
riches (1.56).
Parcours apostoliques
Leur noms
Où en
parle-t-on dans l'œuvre ? En savoir plus sur ces personnages Voir aussi leur fiche sur WikiKto, l'encyclopédie catholique
collaborative
Goundapharès 1er fut roi indo-parthe des Saces
(Sakas ou scythes orientaux) de 20 à 48. Il régnait à Taxila au Cachemire (Takshashîlâ
en sanscrit) et dominait la Parthie et le Pakistan. Gondopharès
se dit Gathaspar en arménien, ce qui serait à
l'origine du nom Gaspar, car en effet ce nom apparaît pour la première fois
au 6ème siècle notamment dans un autre apocryphe "l'Évangile arménien de
l'Enfance" (voir ci-dessous). Cependant, sauf à l'avoir mal lu, le Gondopharès des "Actes de Thomas" n'est pas un
roi mage.
Dans l'Évangile de Matthieu, il n'est
mentionné ni leur nombre, ni leur nom. (Matthieu 2,1-16). Cet anonymat perdure dans les premiers récits
apocryphes puisque selon le plus ancien d'entre eux et le plus influent, le
Protévangile de Jacques, (cité par Clément d'Alexandrie et Origène au 2ème
siècle) les mages sont anonymes et viennent d'orient, sans plus de détails
(Protévangile de Jacques - § 21.1). Il en est de même pour le Pseudo-Matthieu,
recension latine du Protévangile et tout aussi célèbre (fin du 6ème siècle,
début du 7ème) A une différence près cependant, si le Protévangile de
Jacques, fait venir les mages dès la Nativité, le Pseudo-Matthieu les fait
venir "deux ans après" (Pseudo-Matthieu - §16.1). Ceci est non
seulement plus conforme à la vraisemblance mais aussi à la tradition
postérieure au Protévangile et très répandue en Orient et en Occident, comme
en témoignent, entre autres, Origène, Eusèbe, Épiphane (Handbook
of Biblical Chronology –
J. Finegan, Princeton, New Jersey, 1964, pages 233-234) Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior
et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du
6ème siècle, conservé à la Bibliothèque Nationale de France et intitulé
"Excerpta Latina Barbari".
Ils y sont désignés sous les noms de "Bithisarea, Melichior et Gathaspa"
(page 51B) À peu près à la même époque, un apocryphe,
l'Évangile arménien de l'Enfance, (6ème siècle) leur donne les noms de "Balthasar, Melkon,
et Gaspar". Plus tard, un traité attribué à Bède le
Vénérable et qui remonte au début du 8ème siècle (les "Excerptiones Patrum")
nomme les mages Melchior, Balthasar et Caspar
(Gaspard). Ce sont ces appellations qui ont prévalu. Selon l'article déjà cité, ce texte de Bède le
Vénérable serait la traduction d'un original grec selon ce que certifie Hugo Kehrer ("Les
trois mages dans la littérature et les arts" (Die Heiligen Drei Kônige in Literatur und Kunst), Leipzig 1908, tome
1, p. 66 et suiv.) Le bienheureux Jacques de Voragine;
1230-1298, (de Voraggio ou de Varazze) dans sa Légende dorée (Legenda
aurea) écrite entre 1261 et 1266, est plus précis :
"Lors de la naissance du Seigneur, trois mages vinrent à Jérusalem. Leur
nom latin c'est Appellius, Amérius,
Damascus ; en hébreu on les nomme Galgalat, Malgalat et Sarathin ; en grec, Caspar,
Balthasar, Melchior". (la Légende dorée, éditions Édouard Rouveyre, Paris 1992, Épiphanie du Seigneur, page 149) Ce témoignage est intéressant. Non seulement
la Légende dorée a eu une très grande influence au moyen-âge, mais encore
l'auteur, dominicain et archevêque de Gênes, à fait la synthèse de nombreuses
sources existantes à son époque.
Pour Maria Valtorta (voir ci-dessus) Maria d'Agreda (1602-1665) s'en tient à l'anonymat de
l'Évangile mais les situe "originaires de la Perse, de l'Arabie et de
Saba, régions à l'est de la Palestine". (La Cité mystique de Dieu – Tome
3, Partie 2, Livre 4, Chapitre 16, § 552, page 399). C'est à Saba, en Perse,
qu'au Moyen-âge on prétendait que leurs reliques avaient été retrouvées par
sainte Hélène. (Iconographie de l'art chrétien – Tome 2 – Louis Réau – PUF 1957, page 239) Anne-Catherine Emmerich (1774-1824) révèle
leur nom différent des noms traditionnels ce sont Théokéno
qui "habitait au-delà du pays où Abraham avait d'abord vécu"
(c'est-à-dire Ur en Chaldée), Mensor et Saïr, le noir, habitant "aux confins" de cette
contrée. (Vie de la Vierge Marie, Presse de la Renaissance, Paris 2006 – page
262). Elle est la seule à parler de "rois", alors que tous les
autres écrits cités ne parlent que de "mages". On sait cependant
qu'Anne-Catherine Emmerich n'a écrit que par le truchement du poète Clemens
Brentano. La retranscription qu'il en a faite est donc sujette à caution. Consuelo (contemporaine anonyme) s'en tient à
la consigne de l'Évangile : "des mages venus d'orient" (Marie Porte
du ciel – Chapitre 11, pages 122 et 123) Toutes ne mettent en scène que trois mages. Retour à
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