L'œuvre de Maria Valtorta
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Les (rois) Mages.

 Illustration ci-contre : dessin de Lorenzo Ferri, réalisé sur les indications de Maria Valtorta.


 Présentation générale.    
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La tradition parle de Rois Mages, mais dans Matthieu 2,1-16, comme dans l’œuvre de Maria Valtorta, on ne parle que de Mages. Mais ils sont bien trois, ce que ne précise pas l’Évangile, mais la tradition.   

Ce sont des hommes de science et de foi. Ils sont puissants et riches. Astrologues, ils remarquent, chacun de leur côté, l'apparition d’une étoile inconnue. "Née du sein de Dieu, elle avait fleuri pour dire aux hommes une vérité bénie, un secret de Dieu. Mais les hommes n'en avaient pas fait cas, car leurs âmes étaient plongées dans la boue. Ils ne levaient pas leurs regards vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu'Il trace - qu'Il en soit éternellement béni - avec les astres de feu sur la voûte des cieux" explique plus tard le plus âgé des trois à la Vierge Marie (
1.56).

Adoration : Dessin de Lorenzo Ferri sur les indications de Maria Valtorta.

Ils partent à l’insu les uns des autres, mais se retrouvent tous près de la mer Morte, au terme d’un périple de 3.000 km environ chacun.         

Le premier vient "des sources du Nil" (Nubie-Soudan). C'est le plus âgé. Il parle au nom de tous. Il offre "l'or qu'il convient à un roi de posséder". Son périple a couvert entre 2.000 et 3.000 kms. La même distance pour le retour. La tradition le nomme Melchior.   

Le second vient de "l’Inde lointaine". C'est le plus jeune. Il offre "l'encens comme il convient à un Dieu". Son périple à couvert de 3.000 à 3.500 Kms. La tradition le bomme Gaspard.

Le dernier vient des "chaînes mongoliques". Il apporte "la myrrhe parce que ton Enfant Né, dit-il à la Vierge Marie, qui est Dieu, est aussi un Homme et dans sa chair et sa vie d'homme il connaîtra l'amertume et la loi inévitable de la mort". Son périple a couvert entre 3.000 et 4.000 Kms en dix mois environ. Il a dû couvrir un peu plus de 10 Kms par jour. La tradition le nomme Balthazar.        

L’étoile disparaît au-dessus de Jérusalem, alors qu'ils campent près de la fontaine d'En Rogel (
7.188). Cela les incite à aller voir Hérode. Leur déclaration trouble le roi paranoïaque, qui appelle en consultation les meilleurs scribes.          

Trente ans plus tard, des témoins de cette époque rapportent à Jésus : "Nous fûmes appelés un jour (par Hérode) parce que trois Sages étaient venus pour demander où était Celui qui était né roi des hébreux" (
7.156). Hillel, le grand Docteur d'Israël avait, lui-aussi, été consulté.         

L’étoile réapparue les guide jusqu’à
Bethléem. L’adoration a lieu dans une maison, selon l’Évangile et non dans une crèche selon la ferveur populaire. En déposant l’or, l’encens et la myrrhe au pied du jeune Jésus âgé de neuf à douze mois, Balthazar prophétise : "Lui, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu et pour ce motif il devra, pour sauver la terre, prendre sur Lui le mal de la terre dont un des châtiments est la mort. Cette résine  (la myrrhe) est pour cette heure, pour que ses chairs saintes ne connaissent pas la pourriture de la corruption et conservent leur intégrité jusqu'à la résurrection. Qu'à cause de ces dons, Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son Royaume". L’or servira opportunément à la sainte famille pour sa fuite en Égypte et sa réinstallation à Nazareth.

Avertis en songe qu'Hérode le Grand veut les contraindre à dénoncer le Messie[1], les mages, s’enfuient en passant par Engaddi où ils croisent Abraham le chef de la synagogue (6.80). Apprenant cela, Hérode, fou furieux, ordonne le massacre de tous les enfants de Bethléem âgé de moins de deux ans (2.37).   

Leur témoignage – bref - forme ce que Jésus appelle "l’Évangile de la Foi" dans ses commentaires à Maria Valtorta (
1.57).

 Leur nom  et leur aspect. 
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Dans l'œuvre de Maria Valtorta les trois mages sont anonymes. Cependant, si on voulait nommer chacun selon les noms traditionnels (Melchior, Balthazar et Gaspard), on peut dire que :       

 Melchior, le plus âgé, est l’africain (Nubie-Soudan). Il est de peau très foncée. À peine descendu d'un chameau, il s'enveloppe tout entier dans un magnifique vêtement de soie blanche. Son front est ceint d’un cercle de métal précieux et il a, à la taille, une riche ceinture d'où pendent un poignard ou une épée dont la garde est ornée de gemmes.  
Son nom, Melchior, vient de Malkiyyah "l’Éternel est roi". Dans la tradition on le retrouve sous la forme Melichior ou Melkon (6ème siècle).           

 Gaspard, le plus jeune, vient de l’Inde. Il porte une chemise de soie bouffante qui sort d'un large et long pantalon serré aux pieds. Il est enveloppé dans un châle très fin, véritable jardin fleuri tant sont vives les couleurs dont il est orné tout entier. Sur la tête un turban retenu par une chaînette ornée de chatons de diamants.  
Son nom vient probablement de Gondopharès, nom d'un roi indo-parthe. Il est nommé Goudnaphar ou Goudnapharos en grec (3ème siècle) ; Gathaspa, Gathaspar, Gaspar au 6ème siècle ; et enfin Caspar au 8ème siècle.  

 Balthazar, le dernier, vient des "chaînes mongoliques" aux confins de la Perse. Il porte une étoffe rayée très belle où domine la couleur jaune. Cet habit est fait comme un long domino[2] garni d'un capuchon et d'un cordon qui semblent faits tout d'une pièce en filigrane d'or tant ils sont ornés de broderie d'or. 
Le nom de Balthasar, ou Balatsu-usur en langue babylonienne (Mésopotamie, Assyrie) signifie "qu’il protège sa vie". On le rencontre sous de nombreuses orthographes : Beltchatsar, Beltschatsar, Belteshatsar, Beltsatar, Beltassar, Baltassar, Beltshassar. Dans la tradition il a évolué sous les formes : Bithisarea, Balthasar (6ème siècle) - Bautezar (Provençal).

 Où en parle-t-on dans l'œuvre ?  
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 Tome 1 : 1.56 - 1.57 - 1.58 - 1.68.  
 Tome 6 : 6.80 - 6.117 - 6.128.       
 Tome 7 : 7.1567.188.    
 Tome 10 : 10.31.

 En savoir plus sur ces personnages.      
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Extraits du Dictionnaire des personnages de l’Évangile, selon Maria Valtorta (Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère, Éditions Salvator, 2012).  
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L’Évangile de Matthieu ne mentionne ni leur nombre, ni leur nom
[3].    

Dans le Protévangile de Jacques, (un apocryphe du IIème siècle) les mages sont anonymes et viennent d'orient, sans plus de détails. Ils arrivent à Bethléem dès la Nativité
[4]. Cet anachronisme inspire de nombreuses représentations par la suite. Les mages déclenchent le massacre des innocents par leur venue : il est donc impossible que la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem ait lieu après.  

Dans le Pseudo-Matthieu (fin du VIème siècle) ils arrivent à Bethléem deux ans après la Naissance de Jésus
[5]. Ce que reprend la tradition ultérieure : Origène, Eusèbe, Épiphane, etc[6]. Elle est plus conforme au déroulement historique.  

Leurs noms apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIème siècle
[7]. Ils sont appelés "Bithisarea, Melichior et Gathaspa".   

À la même époque, l'Évangile arménien de l'Enfance, un apocryphe du VIème siècle, leur donne les noms de "Balthasar, Melkon, et Gaspar".  

Au début du VIIIème siècle, un traité attribué à Bède le Vénérable
[8] les nomme "Melchior, Balthasar et Caspar" selon une source grecque.       

Au XIIIème siècle Jacques de Voragine leur donne
[9] des noms différents selon les langues :
- Appellius, Amérius, Damascus, en latin,     
- Galgalat, Malgalat et Sarathin, en hébreu,   
- Caspar, Balthasar, Melchior, en grec.          

Au XVIIème siècle,
Maria d'Agreda ne les nomme pas, mais les situe "originaires de la Perse, de l'Arabie et de Saba, à l'est de la Palestine[10] ". Au Moyen-âge, on prétendait que leurs reliques avaient été retrouvées par sainte Hélène à Saba, en Perse[11]. Cela sans doute en référence à la prophétie d’Isaïe : "Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur[12]". 

Au XIXème siècle
Anne-Catherine Emmerich leur donne un nom différent des noms traditionnels : Théokéno, Mensor et Saïr[13]. Elle est la seule à parler de "rois", alors que tous les autres écrits cités ne parlent que de "mages".   

Toutes ces sources différentes s'accordent sur trois mages. 

Les seigneurs des Baux-de-Provence (France), se sont réclamés d'une filiation avec Balthazar et ont adopté pour devise "Au hasard, Balthazar
[14]".            

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 Bibliographie sélectionnée sur Maria Valtorta et les (rois) mages.         
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"La vie de Marie d'après les révélations des mystiques"
Mgr René Laurentin,
François-Michel Debroise.


"Dictionnaire des personnages de l’Évangile, selon Maria Valtorta"
Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère..


"L’énigme Valtorta, tome 1"
Jean-François Lavère.


"L’énigme Valtorta, tome 2"
Jean-François Lavère.

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Fiche mise à jour le 05/01/2015

 



[1] Cf. Matthieu 2,12.

[2] Domino : vêtement ouvert, descendant jusqu’aux talons, et garni d’une sorte de camail : voir le dessin de Lorenzo Ferri réalisé sur les indications de Maria Valtorta.

[3] Cf. Matthieu 2,1-16.

[4] Protévangile de Jacques, § 21.1.

[5] Pseudo-Matthieu, §16.1.

[6] J. Finegan, Handbook of Biblical Chronology, Princeton, 1964, pages 233-234.

[7] Excerpta Latina Barbari, Bibliothèque Nationale de France, page 51B.

[8] Les Excerptiones Patrum.

[9] La Légende dorée, Paris 1992, Épiphanie du Seigneur, page 149.

[10] Maria d'Agréda, La Cité mystique de Dieu, Tome 3, Livre 4, Chapitre 16, § 552, page 399.

[11] Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien, PUF 1957, Tome 2, page 239.

[12] Isaïe 60, 6. Saba ou Cheba, est une cité de l’Arabie méridionale, proche du Yémen. Cf. Jérémie 6, 20 ; Ezéchiel 27, 22 ; Psaume 72, 10 et 15 ; Genèse 10,7 ; 1 Chroniques 1, 9 ; 1 Rois 10, 1 et suivants).

[13] AC. Emmerich/C/Brentano, Vie de la Vierge Marie, Presse de la Renaissance, Paris 2006,  page 262.

[14] "Au hasard, Balthazar", en provençal "à l'asard Bautezar". Ce village des Alpilles est  situé non loin de Saint-Rémy-de-Provence où le peintre Vincent Van Gogh fit un séjour en 1889 et 1890. Les Baux-de-Provence a donné son nom à la bauxite, minerai dont on extrait l'aluminium.