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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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Mages Les "rois" mages Présentation générale - Caractères et aspects - Parcours apostoliques - Leurs noms - Où en parle-t-on dans l'œuvre ? - En savoir plus sur ces personnages - Comment s'appelaient les mages ? - Qu'en disent les voyantes qui ont reçu la vision des scènes de l'Évangile ? |
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Dans l'œuvre de Maria Valtorta les trois mages sont anonymes et ne sont pas "rois". Cependant, si on voulait nommer chacun selon les noms traditionnels Melchior, Balthazar et Gaspard, on peut dire que :
Astrologues ils remarquent, chacun de leur côté, la naissance d’une étoile inconnue. Elle n'avait pas de nom. "Née du sein de Dieu, elle avait fleuri pour dire aux hommes une vérité bénie, un secret de Dieu. Mais les hommes n'en avaient pas fait cas, car leurs âmes étaient plongées dans la boue. Ils ne levaient pas leurs regards vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu'Il trace - qu'Il en soit éternellement béni - avec les astres de feu sur la voûte des cieux". Chacun part à l’insu des autres et ils se retrouvent près de la mer Morte. L’étoile disparaît au-dessus de Jérusalem, ce qui les incite à aller voir Hérode. Leur déclaration trouble Hérode, le roi paranoïaque, qui appelle en consultation les scribes. "Seigneur, peut-être tu ne le sais pas. Eux deux et moi-même, nous fûmes appelés un jour parce que trois Sages étaient venus pour demander où était Celui qui était né roi des hébreux" (7.156). L’étoile réapparue les guide jusqu’à Bethléem où ils apportent l’or, l’encens et la myrrhe au jeune Jésus âgé de neuf à douze mois. "Lui, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu et pour ce motif il devra, pour sauver la terre, prendre sur Lui le mal de la terre dont un des châtiments est la mort. Cette résine (la myrrhe) est pour cette heure, pour que ses chairs saintes ne connaissent pas la pourriture de la corruption et conservent leur intégrité jusqu'à la résurrection. Qu'à cause de ces dons, Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son Royaume." L’or, ainsi amené par la Providence, servira à la sainte famille lors de sa fuite en Égypte et sa réinstallation à Nazareth. Fuyant Hérode le Grand qui veut les contraindre à dénoncer le Messie, les mages s’enfuient en passant par Engaddi où ils croisent Abraham le chef de la synagogue. (6.80). Apprenant cela, Hérode, fou furieux, ordonne le massacre de tous les enfants de Bethléem âgé de moins de deux ans (2.37) Caractères
et aspects Hommes de science et de foi, ces sages étaient puissants et riches (1.56).
Parcours
apostoliques
Leur noms
Où en parle-t-on dans l'œuvre ? En
savoir plus sur ces personnages
Goundapharès 1er fut roi indo-parthe des Saces (Sakas ou scythes orientaux) de 20 à 48. Il régnait à Taxila au Cachemire (Takshashîlâ en sanscrit) et dominait la Parthie et le Pakistan. Gondopharès se dit Gathaspar en arménien, ce qui serait à l'origine du nom Gaspar, car en effet ce nom apparaît pour la première fois au 6ème siècle notamment dans un autre apocryphe "l'Évangile arménien de l'Enfance" (voir ci-dessous). Cependant, sauf à l'avoir mal lu, le Gondopharès des "Actes de Thomas" n'est pas un roi mage.
Dans l'Évangile de Matthieu, il n'est mentionné ni leur nombre, ni leur nom. (Matthieu 2,1-16). Cet anonymat perdure dans les premiers récits apocryphes puisque selon le plus ancien d'entre eux et le plus influent, le Protévangile de Jacques, (cité par Clément d'Alexandrie et Origène au 2ème siècle) les mages sont anonymes et viennent d'orient, sans plus de détails (Protévangile de Jacques - § 21.1). Il en est de même pour le Pseudo-Matthieu, recension latine du Protévangile et tout aussi célèbre (fin du 6ème siècle, début du 7ème) A une différence près cependant, si le Protévangile de Jacques, fait venir les mages dès la Nativité, le Pseudo-Matthieu les fait venir "deux ans après" (Pseudo-Matthieu - §16.1). Ceci est non seulement plus conforme à la vraisemblance mais aussi à la tradition postérieure au Protévangile et très répandue en Orient et en Occident, comme en témoignent, entre autres, Origène, Eusèbe, Épiphane (Handbook of Biblical Chronology – J. Finegan, Princeton, New Jersey, 1964, pages 233-234) Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du 6ème siècle, conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris et intitulé Excerpta Latina Barbari. Ils y sont désignés sous les noms de Bithisarea, Melichior et Gathaspa. A peu près à la même époque, un apocryphe, l'Évangile arménien de l'Enfance, (6ème siècle) leur donne les noms de Balthasar, Melkon, et Gaspar. Plus tard, un traité attribué à Bède le Vénérable et qui remonte au début du 8ème siècle (les Excerptiones Patrum) nomme les mages Melchior, Balthasar et Caspar (Gaspard). Ce sont ces appellations qui ont prévalu. Le bienheureux Jacques de Voragine; 1230-1298, (de Voraggio ou de Varazze) dans sa Légende dorée (Legenda aurea) écrite entre 1261 et 1266, est plus précis : "Lors de la naissance du Seigneur, trois mages vinrent à Jérusalem. Leur nom latin c'est Appellius, Amérius, Damascus ; en hébreu on les nomme Galgalat, Malgalat et Sarathin ; en grec, Caspar, Balthasar, Melchior". (la Légende dorée, éditions Édouard Rouveyre, Paris 1992, Épiphanie du Seigneur, page 149) Ce témoignage est intéressant. Non seulement la Légende dorée a eu une très grande influence au moyen-âge, mais encore l'auteur, dominicain et archevêque de Gênes, à fait la synthèse de nombreuses sources existantes à son époque.
Pour Maria Valtorta (voir ci-dessus) Maria d'Agreda (1602-1665) s'en tient à l'anonymat de l'Évangile mais les situe "originaires de la Perse, de l'Arabie et de Saba, régions à l'est de la Palestine". (La Cité mystique de Dieu – Tome 3, Partie 2, Livre 4, Chapitre 16, § 552, page 399). C'est à Saba, en Perse, qu'au Moyen-âge on prétendait que leurs reliques avaient été retrouvées par sainte Hélène. (Iconographie de l'art chrétien – Tome 2 – Louis Réau – PUF 1957, page 239) Anne-Catherine Emmerich (1774-1824) révèle leur nom différent des noms traditionnels ce sont Théokéno qui "habitait au-delà du pays où Abraham avait d'abord vécu" (c'est-à-dire Ur en Chaldée), Mensor et Saïr, le noir, habitant "aux confins" de cette contrée. (Vie de la Vierge Marie, Presse de la Renaissance, Paris 2006 – page 262). Elle est la seule à parler de "rois", alors que tous les autres écrits cités ne parlent que de "mages". On sait cependant qu'Anne-Catherine Emmerich n'a écrit que par le truchement du poète Clemens Brentano. La retranscription qu'il en a faite est donc sujette à caution. Consuelo (contemporaine anonyme) s'en tient à la consigne de l'Évangile : "des mages venus d'orient" (Marie Porte du ciel – Chapitre 11, pages 122 et 123) Toutes ne mettent en scène que trois mages. |
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