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Vision du lundi 28 février 1944
203> Celui qui m'avertit
intérieurement me dit :
"Appelle ces contemplations que tu vas avoir et que je te
présenterai : "Les Évangiles de la Foi" car, pour toi et pour
les autres, ils viendront mettre en lumière la puissance de la Foi et de ses
fruits, et vous assurer dans votre foi en Dieu. "
Je vois Bethléem, petite et toute blanche,
rassemblée comme une couvée de poussins sous la lumière des étoiles. Deux
rues principales s'y coupent à angle droit, l'une venant d'au-delà du pays,
c'est la route principale qui continue au delà de la ville, et l'autre qui
coupe la ville dans toute sa largeur mais ne va pas plus loin. D'autres
petites rues découpent ce petit pays, sans la moindre trace d'un plan
d'ensemble comme nous le concevons, mais s'adaptant au terrain qui est à
plusieurs niveaux, et aux maisons qui se distribuent ça et là selon les
accidents du sol et les caprices des constructeurs. Tournées les unes à
droite, les autres à gauche, d'autres de biais par rapport à la rue qui les
borde, elles l'obligent à se présenter comme un ruban qui se déroule avec des
sinuosités au lieu d'être un chemin rectiligne qui va d'un endroit à l'autre
sans déviation. De temps en temps il y a une petite place, soit pour un
marché, soit pour une fontaine, soit parce que, à cause des constructions qui
se dressent au hasard, elle est restée une portion de travers où l'on ne peut
plus rien construire.
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204> À l'endroit où il me semble
que je dois particulièrement m'arrêter, il y a précisément une de ces petites
places irrégulières. Elle devrait être carrée ou au moins
rectangulaire. Elle s'amène comme un trapèze si bizarre qu'on dirait un
triangle acutangle dévié au sommet. Le côté le plus long, la base du
triangle, est un bâtiment large et bas, le plus large du pays. Du dehors,
c'est une haute muraille lisse et nue sur laquelle s'ouvrent à peine deux
portes cochères maintenant bien closes. À l'intérieur, au contraire, sur
toute une cour carrée il y a de nombreuses fenêtres au premier étage, pendant
qu'au rez-de-chaussée on voit des portiques qui entourent des cours jonchées
de paille et de détritus avec des vasques pour abreuver chevaux et autres
animaux. Aux rustiques colonnes des portiques il y a des anneaux pour
attacher les animaux et, sur un côté, un vaste hangar pour abriter les
troupeaux et les montures. Je comprends qu'il s'agit de l'auberge de
Bethléem.
Sur deux autres côtés de même longueur il y a des maisons et des maisonnettes
les unes précédées d'un jardinet; d'autres non, parce que parmi elles il yen
a qui ont la façade sur la place et d'autres à l'arrière. Sur l'autre côté
plus étroit, en face le caravansérail, il y a une unique maisonnette avec un
petit escalier extérieur qui donne accès au milieu de la façade aux chambres
du premier étage. Elles sont toutes fermées car il fait nuit. Il n'y a
personne dans les rues à cause de l'heure.
Je vois qu'augmente la clarté nocturne qui
tombe d'un ciel constellé d'étoiles si belles dans le ciel d'Orient, si
vivantes et si grandes qu'elles paraissent toutes proches et qu'il serait
facile de les rejoindre et de les toucher, ces fleurs qui brillent sur le
velours du firmament. Je lève les yeux pour me rendre compte de la
source de cette croissance de lumière. Une étoile de grandeur inhabituelle,
comme une petite lune, s'avance dans le ciel de Bethléem. Les autres
semblent s'éclipser et lui donner passage, comme des suivantes au service de
la reine, tant son éclat les surpasse et les fait disparaître. Du globe qui
semble un énorme et clair saphir éclairé de l'intérieur par un soleil, part
un sillage lumineux dans lequel, à la prédominance du clair saphir se fondent
les blonds des topazes, les verts des émeraudes, la lueur opalescente des
opales, les clartés sanguines des rubis et les doux scintillements des
améthystes. Toutes les pierres précieuses de la terre sont dans ce sillage
qui parcourt le ciel d'un mouvement rapide et ondulant comme s'il était
vivant. Mais la couleur qui domine, c'est cette couleur qui semble pleuvoir du
globe de l'étoile : la paradisiaque couleur de pâle saphir qui descend
pour colorer d'argent azuré les maisons, les rues, le sol de Bethléem,
berceau du Sauveur.
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205> Ce n'est plus la pauvre
cité, qui pour nous ne serait qu'une agglomération rurale. C'est une fantastique cité de contes de fées où tout est
d'argent. L'eau des fontaines et des vasques est comme du diamant liquide.
Avec la splendeur d'un plus vif éclat, l'étoile s'arrête au-dessus de la
petite maison qui se trouve sur le côté étroit de la petite place. Ni ses
habitants, ni ceux de Bethléem ne la voient parce qu'ils dorment dans les
maisons fermées. Cependant l'étoile accélère les palpitations de sa lumière,
et sa queue vibre et se balance davantage en décrivant des demi-cercles dans
le ciel qui s'éclaire tout entier par l'effet de ce filet d'astres qu'elle
entraîne, de ce filet de pierres précieuses qui resplendissent de mille
couleurs sur les autres étoiles comme pour leur communiquer une parole
joyeuse.
La petite maison est toute baignée de ce feu liquide de perles. Le toit de la
petite terrasse, le petit escalier de pierre sombre, la petite porte, tout
est un bloc de pur argent saupoudré d'une poussière de diamants et de perles.
Nul palais de roi n'a eu, ni n'aura un perron semblable à celui-ci fait pour
recevoir les pas des anges, pour servir à la Mère qui est la Mère de Dieu.
Ses petits pieds de Vierge Immaculée peuvent se poser sur cette éclatante
blancheur, ses petits pieds destinés à se poser sur les degrés du trône de
Dieu.
Mais la Vierge ne sait rien de cette féerie. Elle veille près du berceau du
Fils et prie. En son âme elle possède des splendeurs qui surpassent celles
dont l'étoile embellit les choses.
De la rue principale s'avance un défilé : chevaux harnachés et d'autres
conduits à la main, dromadaires et chameaux, les uns montés, les autres
chargés. Le son des sabots fait un bruit d'eau qui ruisselle, en les
heurtant, sur les pierres d'un torrent. Arrivés sur la place, tous
s'arrêtent. Le défilé, sous le rayonnement de l’étoile, est d'une splendeur
fantastique. Les ornements des très riches montures, les habits des
cavaliers, les visages, les bagages, tout resplendit ravivant et unissant le
propre éclat des métaux, des cuirs, des soies, des gemmes, des pelages, à la
clarté de l'étoile. Les yeux rayonnent et les bouches sourient parce que une
autre splendeur s'est allumée en leur cœur : celle d'une joie
surnaturelle.
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206> Pendant que les serviteurs se
dirigent vers le caravansérail avec les animaux, trois
personnages de la caravane descendent
de leurs montures respectives qu'un serviteur conduit ailleurs et se dirigent
à pied vers la maison. Là, ils se prosternent, front contre terre, baisant la
poussière. Ce sont trois personnages puissants comme l'indiquent leurs très
riches habits. L'un, de peau très foncée, à peine descendu d'un chameau s'enveloppe tout entier
dans un magnifique vêtement de soie blanche. Son front est ceint d’un cercle
de métal précieux et il a à la taille une riche ceinture d'où pendent un
poignard ou une épée dont la garde est ornée de gemmes. Les deux autres,
descendus de deux magnifiques chevaux, sont vêtus l'un d'une étoffe rayée très belle où domine la couleur
jaune. Cet habit est fait comme un long domino garni d'un capuchon et d'un
cordon qui semblent faits tout d'une pièce en
filigrane d'or tant ils sont ornés de broderie d'or. Le troisième porte une chemise de soie bouffante qui sort d'un large
et long pantalon serré aux pieds. Il est enveloppé dans un châle très fin,
véritable jardin fleuri tant sont vives les couleurs dont il est orné tout
entier. Sur la tête un turban retenu par une chaînette ornée de chatons de
diamants.
Après avoir vénéré la maison où réside le Sauveur, ils se relèvent et se
rendent au caravansérail où les serviteurs ont frappé et fait ouvrir.
Ici
s'arrête la vision.
Elle
reprend trois heures plus tard avec la scène de l'adoration des Mages à Jésus.

Voilà le jour. Un beau soleil resplendit dans un ciel d'après-midi. Un
serviteur des trois mages traverse la place et monte le petit escalier de la
maisonnette. Il rentre. Il sort. Il retourne à l'auberge.
Les trois Mages sortent, suivis chacun de son propre serviteur. Ils
traversent la place. Les rares passants se retournent pour regarder les
majestueux personnages qui passent très lentement avec solennité. Entre la
venue du serviteur et celle des trois, il s'est passé un bon quart d'heure ce
qui a donné aux habitants de la maisonnette le temps de se préparer à
recevoir les hôtes.
Ceux-ci sont encore plus richement vêtus que le soir précédent. Les soies
resplendissent, les gemmes brillent, un grand panache de plumes de grand prix
parsemé d'écailles encore plus précieuses étincelle sur la tête de celui qui
porte le turban.
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207> L'un des serviteurs porte un
coffre tout orné de marqueteries dont les garnitures métalliques sont en or
buriné. Le second porte une coupe d'un travail très fin, couvert par un
couvercle tout en or ciselé. Le troisième une sorte d'amphore large et basse,
en or également, avec une fermeture en forme de pyramide qui à son sommet
porte un brillant. Ces objets doivent être lourds, car les serviteurs ont
peine à les porter, spécialement celui qui est chargé du coffre.
Les trois montent l'escalier et entrent. Ils pénètrent dans une pièce qui va
de la route à l'arrière de la maison. On aperçoit le jardinet par derrière à
travers une fenêtre ouverte au soleil. Des portes s'ouvrent dans les deux
autres murs, d'où regardent les propriétaires de la maison : un homme,
une femme et trois ou quatre enfants entre deux âges.
Marie est assise avec l'Enfant sur son sein et Joseph debout à côté. Mais elle se lève aussi et s'incline
quand elle voit entrer les trois Mages. Elle est toute vêtue de blanc. Si
belle dans son simple habit blanc qui la couvre de la base du cou aux pieds,
des épaules aux poignets délicats, si belle avec la tête couronnée de tresses
blondes, en son visage que l'émotion couvre d'un rose plus vif, en ses yeux
qui sourient avec douceur, avec une bouche qui s'ouvre pour saluer :
"Dieu soit avec vous." Les trois Mages en restent un instant interdits. Puis ils s'avancent, se prosternent à ses pieds
et la prient de s'asseoir.
Eux non, ils ne s'assoient pas malgré l'invitation de Marie. Ils restent à
genoux appuyés sur leurs talons. En arrière et à genoux aussi, sont les trois
serviteurs. Ils sont tout de suite derrière le seuil. Ils ont posé devant eux
les trois objets qu'ils portaient et ils attendent. Les trois Sages
contemplent le Bébé. Il me paraît avoir de neuf mois à un an tant il est éveillé et robuste. Il repose sur le sein
de sa Mère. Il sourit et jase avec une voix de petit oiseau. Il est tout vêtu
de blanc, comme la Maman, avec des sandalettes minuscules aux pieds. Un petit
vêtement très simple : une tunicelle d'où sortent les petits pieds
remuants, les mains grassouillettes qui voudraient tout saisir, et surtout le
très joli petit visage où brillent les yeux d'azur foncé, et la bouche qui
fait des fossettes des deux côtés quand il rit et découvre ses premières
petites dents. Les petites boucles de cheveux semblent une poussière d'or
tant ils sont brillants et vaporeux.
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208> Le plus âgé des Sages parle
au nom de tous. Il explique à Marie qu'ils ont vu,
une nuit du mois de décembre précédent une nouvelle étoile qui s'est allumée
dans le ciel avec une inhabituelle splendeur. Jamais les cartes célestes
n'avaient porté cet astre ou ne l'avaient signalé. Son nom était inconnu.
Elle n'avait pas de nom. Née du sein de Dieu, elle avait fleuri pour dire aux
hommes une vérité bénie, un secret de Dieu. Mais les hommes n'en avaient pas
fait cas, car leurs âmes étaient plongées dans la boue. Ils ne levaient pas
leurs regards vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu'Il trace -
qu'Il en soit éternellement béni - avec les astres de feu sur la voûte des
cieux.
Eux l'avaient vue et s'étaient efforcés de comprendre sa voix. Renonçant de
bon cœur au peu de sommeil qu'ils accordaient à leurs membres, oubliant de
manger, ils s'étaient plongés dans l'étude du Zodiaque. Et les conjonctions
des astres, le temps, la saison, les calculs des anciens temps et des
combinaisons astronomiques leur avaient dit le nom et le secret de l'étoile.
Son nom : "Messie". Son secret : "Être le Messie
venu au monde". Et ils étaient partis pour l'adorer chacun à l'insu des
autres. Traversant monts et déserts, vallées et fleuves, voyageant de nuit,
ils étaient venus vers la Palestine car l'étoile allait dans cette direction.
Et chacun, des trois points différents de la terre, s'en allait vers cette
direction, et ils s'étaient trouvés ensuite ensemble au-delà de la Mer Morte.
La volonté de Dieu les avait réunis là, et ensemble ils étaient allés de
l'avant se comprenant, bien que chacun parlât sa langue propre, comprenant et
pouvant parler les langues des pays traversés par un miracle de l'Éternel.
Ensemble ils étaient allés à Jérusalem parce que le Messie devait être le Roi
de Jérusalem, le roi des Juifs. Mais l'étoile s'était cachée sur le ciel de
cette ville. Ils avaient senti leurs cœurs se briser de douleur et s'étaient
examinés pour savoir s'ils avaient démérité de Dieu, Mais s'étant rassurés la
conscience, ils étaient allés trouver le roi Hérode pour lui demander dans
quel palais était né le Roi des Juifs qu'ils étaient venus adorer. Le roi,
ayant réuni les princes des prêtres et les scribes, leur avait demandé où
pouvait naître le Messie et ils avaient répondu : "À Bethléem de
Juda."
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209> Ils étaient venus vers
Bethléem et l'étoile était réapparue à leurs yeux, avait quitté la Cité
Sainte et le soir précédent avait augmenté de splendeurs. Le ciel était tout
embrasé. Puis, l'étoile s'était arrêtée, rassemblant la lumière
des autres étoiles en son rayonnement, au-dessus de cette maison. Ils avaient
compris que c'était là que se trouvait le Divin Né. Maintenant ils
l'adoraient, offrant leurs pauvres cadeaux et, par-dessus tout, leur cœur qui
n'avait jamais cessé de bénir Dieu pour la grâce qu'Il leur avait accordée et
d'aimer son Fils dont ils voyaient la sainte Humanité. Ensuite ils retourneraient
rendre compte au roi Hérode parce que lui aussi désirait l'adorer.
"Voici à la fois, l'or qu'il convient à un roi de posséder, voici
l'encens comme il convient à un Dieu, et voici, ô Mère, voici la myrrhe parce
que ton Enfant Né, qui est Dieu, est aussi un Homme et dans sa chair et sa
vie d'homme il connaîtra l'amertume et la loi inévitable de la mort. Notre
amour voudrait ne pas les dire, ces paroles et penser que sa chair est
éternelle comme son Esprit. Mais, ô Femme, si nos cartes et surtout nos âmes
ne se trompent pas, Lui, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu et pour
ce motif il devra, pour sauver la terre, prendre sur Lui le mal de la terre
dont un des châtiments est la mort. Cette résine est pour cette heure, pour
que ses chairs saintes ne connaissent pas la pourriture de la corruption et
conservent leur intégrité jusqu'à la résurrection. Qu'à cause de ces dons,
Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son
Royaume." Pour l'instant, pour en être sanctifiés, qu'elle, sa Mère,
offre son petit Enfant "à notre amour. Et en baisant ses pieds descende
sur nous la bénédiction céleste."
Marie, qui a surmonté l'effroi provoqué par les paroles des Sages et a caché
sous un sourire la tristesse de la funèbre évocation, offre le Bébé. Elle le
met sur les bras du plus ancien qui l'embrasse et reçoit ses caresses, et
puis le passe aux autres.
Jésus sourit et joue avec les chaînettes et les franges des trois. Il regarde
avec curiosité l'écrin ouvert plein d'une matière jaune et brillante. Il rit
en voyant que le soleil fait un arc-en-ciel en touchant le brillant du
couvercle de la myrrhe.
Puis les trois rendent le Bébé à sa Mère et se lèvent. Marie aussi se lève.
Le plus jeune des Mages donne à son serviteur l'ordre de sortir, alors on
s'incline de chaque côté. Les trois parlent encore un peu. Ils ne peuvent se
décider à quitter cette maison. Des larmes d'émotion se voient dans tous les
yeux. A la fin ils se dirigent vers la sortie, accompagnés de Marie et de
Joseph.
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210> Le Bébé a voulu descendre et
donner sa petite main au plus ancien des trois. Il marche ainsi, une main
dans la main de Marie, l'autre dans celle du Sage qui se penche pour le
conduire. Jésus a le pas encore incertain de l'enfant et rit en frappant du
pied la bande lumineuse que fait le soleil sur le pavé.
Arrivés au seuil - il ne faut pas oublier que la pièce prenait toute la
longueur de la maison - les trois personnages prennent congé en
s'agenouillant une dernière fois et en baisant les pieds de Jésus. Marie,
penchée sur le Bébé, prend sa petite main et la guide pour faire un geste de
bénédiction sur la tête de chacun des Mages. C'est déjà un signe de croix
tracé par les petits doigts de Jésus que guide Marie.
Puis les trois descendent l'escalier. La caravane est déjà là toute prête et
qui attend. Les bossettes des chevaux resplendissent au soleil couchant. Les
gens se sont rassemblés sur la petite place pour voir l'insolite spectacle.
Jésus rit en battant les petites mains. La Maman l'a soulevé et appuyé au
large parapet qui borde le palier. Elle le tient, avec un bras sur sa
poitrine pour l'empêcher de tomber. Joseph est descendu avec les trois et
tient l'étrier à chacun d'eux pendant qu'ils montent à cheval ou à chameau.
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