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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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- [Commentaire de Jésus : Jésus répond à la prière 63 - J'ai laissé ma parole fermenter en elle 63 - L'avidité salit les choses les plus pures] 64 - [Commentaire de Jésus : Je te tiens par la main - Tu noteras tous
les détails] 65 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 4 4.99. |
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62> Aujourd'hui. je n'ai pas cessé de penser à
la dictée de Jésus d'hier soir, et à ce que je voyais et comprenais même sans
qu'il parle. 63> Cependant, je vous dis incidemment que les conversations des
convives, pour celles que je comprenais, c'est-à-dire celles qui
s'adressaient particulièrement à Jésus, roulaient sur les événements du
jour : les Romains, leurs oppositions à la Loi, et puis la mission de
Jésus en tant que Maître d'une nouvelle école. Mais sous une apparence
bienveillante, on comprenait que c'étaient des questions retorses et
captieuses posées pour le mettre dans l'embarras, chose qui n'était pas facile
parce que Jésus opposait en peu de mots à toute remarque, une réponse juste
et décisive. Comme on Lui demandait
par exemple de quelle école ou secte particulière il s'était fait le nouveau
maître, il répondit simplement : "De l'école de Dieu. C'est Lui que
je suis en sa sainte Loi et c'est de Lui que je me soucie en faisant en sorte
que pour ces petits (et il regardait Jean avec amour et en Jean il regardait tous
ceux qui ont le cœur droit) elle soit renouvelée complètement en son
essence comme elle l'était le jour que le Seigneur Dieu la promulgua sur le
Sinaï. Je ramène les hommes à la Lumière de Dieu." À une autre question
sur ce qu'il pensait de l'abus de César qui s'était rendu le maître souverain
de la Palestine, il avait répondu : "César est ce qu'il
est parce que c'est la volonté de Dieu. Rappelez-vous le prophète
Isaïe. N'appelle-t-il pas, lui, par inspiration divine, Assur le
"bâton" de sa colère [1]? La verge qui
punit le peuple de Dieu qui s'est trop séparé de Dieu et a la feinte pour vêtement
et pour esprit ? Et ne dit-il pas qu'après s'en être servi
pour punir, il le brisera parce qu'il aura abusé de sa fonction, en
devenant orgueilleux et féroce ?" Ce sont les deux
réponses qui m'ont le plus frappé. Ce soir, ensuite, mon
Jésus me dit en souriant :
"Je devrais
t'appeler comme Daniel. Tu es celle qui désire et qui m'es chère parce que tu
désires tant ton Dieu et je pourrais continuer à te dire ce qui fut dit à
Daniel par mon ange : "Ne crains pas parce que, dès le premier jour
où tu as appliqué ton cœur à comprendre et à t'affliger en présence de Dieu,
tes prières ont été exaucées et je suis venu à cause d'elles [2]". Mais ici ce
n'est pas l'ange qui parle. C'est Moi qui te parle : Jésus. Toujours, ô Maria, je
viens quand quelqu'un "applique son cœur à comprendre". Je ne suis
pas un Dieu dur et sévère. Je suis la Miséricorde vivante, et plus rapide que
la pensée, je viens vers celui qui se tourne vers Moi. Même pour la pauvre
Marie de Magdala, si plongée dans son péché, je suis venu rapidement avec mon
esprit dès que j'ai senti s'élever en elle le désir de comprendre.
Comprendre la lumière de Dieu et son état de ténèbres. Et pour elle, je
me suis fait Lumière. Je parlais à beaucoup
de gens ce jour-là, mais en vérité je parlais pour elle seule. Je ne voyais
qu'elle qui s'était approchée, poussée par la fougue d'une âme qui se
révoltait contre la chair qui la tenait assujettie. Je ne voyais qu'elle avec
son pauvre visage en détresse, avec son sourire contraint qui cachait, sous
une apparence de sécurité et de joie trompeuse qui était un défi au monde et
à elle-même, sa grande peine intérieure. 64> Je ne voyais
qu'elle, bien plus enserrée par les ronces que la brebis égarée de la parabole,
elle qui se noyait dans le dégoût de sa vie venu à la surface comme ces
vagues profondes qui amènent avec elles l'eau du fond. Je n'ai pas dit de
grandes paroles, ni abordé un sujet indiqué pour elle, pécheresse bien
connue, pour ne pas la mortifier et pour ne pas la contraindre à fuir, à
rougir d'elle-même ou à venir. Je l'ai laissée tranquille. J'ai laissé ma
parole et mon regard descendre en elle et y fermenter pour faire de cette
impulsion d'un moment, son glorieux avenir de sainte. J'ai parlé par une de
mes plus douces paraboles : un rayon de lumière et de bonté qui se
répandait justement pour elle. Et, ce soir-là, alors que je mettais le pied
dans la maison du riche orgueilleux chez qui ma parole ne pouvait fermenter
en gloire future parce que tuée par l'orgueil pharisaïque, je savais déjà
qu'elle serait venue après avoir tant pleuré dans la pièce où elle avait
péché et qu'à la lumière de ses pleurs était déjà décidé son avenir. Les hommes, brûlés
par la luxure, en la voyant entrer ont tressailli en leur chair et ont laissé
pénétrer le soupçon en leur pensée. Tous l'ont désirée, sauf les deux
"purs" du banquet : Jean et Moi. Tous ont cru qu'elle venait
poussée par un de ces probables caprices qui, vraie possession démoniaque, la
jetaient dans des aventures imprévues. Mais Satan était désormais vaincu. Et
tous ont pensé, envieux, en voyant qu'elle ne se tournait pas vers eux,
qu'elle venait pour Moi. L'homme salit
toujours même les choses les plus pures quand il est seulement homme de chair
et de sang. La gloire qui vient
des hommes n'augmente pas d'un gramme la gloire qui est le sort des élus dans
le Paradis. Souviens-t’en toujours. La pauvre Marie de Magdala a toujours
été mal jugée dans ses bonnes actions. Elle ne l'avait pas été dans ses
mauvaises actions parce que c'étaient des bouchées de luxure offertes aux
vicieux. Critiquée et mal jugée à Naïm, dans la maison du
pharisien, critiquée et accablée de reproches à Béthanie, dans sa maison [3]. 65> Mais Jean, qui dit une grande parole, donne
la clef de cette dernière critique: "Judas... parce qu'il était
voleur". Moi je dis: "Le pharisien et ses amis parce qu'ils étaient
luxurieux". Voilà, vois-tu ? L'avidité de la sensualité,
l'avidité de l'argent élèvent la voix pour critiquer une bonne action. Les
bons ne critiquent pas. Jamais. Ils comprennent. Mais, je le répète,
peu importe les critiques du monde. Ce qui importe, c'est le jugement de
Dieu. Et je te prépare à l'enseignement
de demain. Marque le chapitre 12ème de Daniel avec les paroles qui lui furent
dites par mon ange lumineux : "Ne crains pas. La paix est avec toi,
rends-toi courageux et sois fort [4]", et toi sache
toujours répondre: "Parle, ô mon Seigneur, car tu m'as revigorée" Jésus me dit
ensuite : "Quand je te vois
ainsi attentive à mes enseignements, tu me sembles une écolière diligente et
affectionnée à son maître qui pour elle est tout le "connaissable".
Quand d'autre part tu découvres par toi-même des détails nouveaux, tu fais
des observations (et cela au cours des visions) tu me fais penser à un bon
petit que son père tient par sa menotte en le conduisant devant ce qu'il veut
que son enfant voie pour devenir plus intelligent, mais qui, en même
temps, n'intervient pas pour donner à son petit la joie de découvrir quelque
chose de nouveau et de se sentir grandir par lui-même en fait de pensée. Pour faire cela tu
dois être toujours libre des soucis humains. Toujours plus libre. Tu dois
avoir toujours plus d'assurance pour marcher à l'aise dans les sentiers de la
contemplation et toujours plus tranquille et confiante en Moi qui te tiens
par la main. Un père ne le laisse pas voir, mais par mille détours que
l'amour lui inspire, il arrive à ce que son enfant voie telle chose
que lui veut que son enfant voie. Oh ! Moi, je suis le plus aimant des
pères et le plus patient des maîtres pour nies petits et, quand je peux en
tenir un par la main, docile et attentif, je suis heureux. Heureux d'être
Maître et Père. Il est si difficile que mes créatures mettent avec confiance
leur main dans ma main pour être conduites, instruites par Moi et pour me
dire : "Je t'aime par dessus toute chose et avec tout
moi-même !" À celles-là, peu nombreuses qui sont ainsi toutes "miennes",
sans réserve, Moi j'ouvre les trésors des révélations et des
contemplations et je me donne sans réserve.
66> Il y a quelques jours tu m'as dit. "Que
les hommes t'aiment un peu plus par mon entremise, cela justifie toute ma
fatigue et toute ma vie et j'en suis bien récompensée. Même s'il n'y avait qu'un
seul homme qui revienne à Toi par l'intermédiaire de ta petite 'violette
cachée' [5], elle serait
heureuse". Plus tu seras attentive et exacte, et plus grand sera le
nombre de ceux qui viennent à Moi et plus grande ta félicité spirituelle
présente et ta future félicité éternelle. |
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Va en paix. Ton
Seigneur est avec toi." |
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