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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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lundi
3 juillet 28 Plaine d'Esdrelon
- Discours (L'amour : salut, force et obéissance 239 - Je ne me venge jamais des offenses 240 - Le devoir des serviteurs et des maîtres 240 - Le sens de la souffrance 241 - Soumission aux maîtres et prière du coeur) 241 - Conseil à l'intendant de Giocana 242 |
4.124. |
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239> Ce n'est pas encore tout à fait l'aurore. Jésus est debout au milieu du verger dévasté de Doras. Des lignes d'arbres morts Ou mourants dont beaucoup ont été déjà abattus et arrachés. Autour de Lui, les paysans de Doras et de Giocana et les apôtres, en partie debout, en partie assis sur des troncs renversés. Jésus commence à parler : « Une nouvelle journée et un nouveau départ. Et ce n'est pas Moi seul qui pars, mais vous aussi vous partez, moralement sinon matériellement, en passant sous un autre maître. Vous serez donc unis à d'autres paysans bons et pieux et vous formerez une seule famille où vous pourrez parler de Dieu et de son Verbe sans user de subterfuges pour le faire. Soutenez-vous les uns les autres dans la foi. Aidez-vous réciproquement. Soyez indulgents pour les défauts des autres. Soyez les uns les autres une cause d'édification. C'est cela l'amour. Et, bien que de façons différentes, vous avez entendu hier soir des apôtres que le salut est dans l'amour. Simon Pierre, par sa parole simple et bonne, vous a fait remarquer comment l'amour change la lourde nature en une nature surnaturelle, comment un individu qui sans l'amour peut devenir corrompu et corrupteur, comme un animal abattu qu'on n'a pas cuit, ou du moins être inutile comme le bois qui pourrit dans l'eau sans être bon pour faire du feu, comment l'amour peut faire de cet individu un homme qui vit déjà dans l'atmosphère de Dieu et par conséquent un être qui échappe à la corruption et devient utile à son prochain.
Je
ne me venge jamais des offenses qui me sont faites à Moi-même, mais je
remets au Père ceux qui avec entêtement restent dans leur péché d'égoïsme
à l'égard du prochain et se moquent de manière sacrilège du
commandement, et qui plus ils entendent de paroles qui cherchent à les
persuader et des paroles capables de les gagner à l'amour, plus ils
deviennent cruels. Je suis toujours prêt à lever la main pour dire à
celui qui se repent : "Je t'absous. Va en paix". Mais je
n'offense pas l'Amour en consentant à des duretés qui ne veulent pas
changer. Cela, ayez-le toujours présent à votre esprit pour voir les
choses dans une lumière conforme à la justice et pour démentir les légendes
qui, causées par la vénération ou par une crainte coléreuse, sont
toujours différentes de la vérité. Faites avec simplicité et bonne volonté la volonté de Dieu qui vous veut dans cette humble condition. Vous connaissez la parabole du mauvais riche. Vous voyez qu'au Ciel ce n'est pas l'or, mais la vertu qui est récompensée. Les vertus et la soumission à la volonté de Dieu rendent Dieu ami de l'homme. Je sais qu'il est très difficile d'être capable de voir Dieu à travers les œuvres des hommes. Dans la prospérité c'est facile. Dans une situation mauvaise c'est difficile parce qu'elle peut amener l'esprit à penser que Dieu n'est pas bon. Mais vous, triomphez du mal qui vous est fait par l'homme tenté par Satan et, au-delà de cette barrière qui vous coûte des larmes, voyez la vérité de la douleur et sa beauté. La douleur vient du Mal. Mais Dieu ne pouvant l'abolir, car cette force existe et c'est un essai de l'or spirituel des fils de Dieu, le contraint à extraire de son venin le suc d'un remède qui donne la vie éternelle. Car la douleur, par son mordant, provoque chez les bons des réactions telles qu'elles les spiritualisent toujours davantage en faisant d'eux des saints. Vous, donc, soyez bons, respectueux, soumis. Ne jugez pas les maîtres. Ils ont déjà leur Juge. Je voudrais que celui qui vous commande devienne un juste pour vous rendre la route plus facile et pour lui donner la vie éternelle. Mais rappelez-vous que plus le devoir est pénible à accomplir, et plus grand est le mérite aux yeux de Dieu. Ne cherchez pas à tromper le maître. L'argent et les denrées prises frauduleusement, ni n'enrichissent ni ne rassasient. Gardez purs vos mains, vos lèvres et vos cœurs. Et alors vous ferez vos sabbats, vos fêtes de précepte avec grâce aux yeux de Dieu, même si l'on vous tient attachés à la glèbe. En
vérité, votre fatigue aura plus de valeur que la prière hypocrite de
ceux qui vont accomplir le précepte pour avoir les louanges du monde, en
contrevenant en réalité au précepte par leur désobéissance à la Loi
qui dit d'obéir pour soi-même et pour ceux qui sont de la maison au précepte
du sabbat et des solennités d'Israël. Je vous bénis et je vous quitte parce que le soleil se lève et que je 242> veux arriver aux collines avant que la chaleur ne soit trop forte. Nous nous reverrons bientôt car l'automne n'est plus très loin. La paix soit avec vous tous, nouveaux et anciens serviteurs de Giocana et qu'elle vous rende le cœur tranquille. » Et Jésus s'éloigne en passant au milieu des paysans et en les bénissant un par un. Derrière un grand pommier sec, il y a un homme à moitié caché. Mais quand Jésus va passer, en feignant de ne pas le voir, lui surgit et dit : « Je suis l'intendant de Giocana. Il m'a dit : "Si le Rabbi d'Israël vient, laisse-le s'arrêter sur mes terres et laisse-le parler aux serviteurs. J'en tirerai un meilleur travail, car Lui n'enseigne que de bonnes choses". Et hier, en me faisant connaître qu'à partir d'aujourd'hui eux (et il indique ceux de Doras) sont avec moi, et ces terres appartiennent à Giocana, il m'a écrit : "Si le Rabbi vient, écoute ce qu'il dit et agis en conséquence. Qu'il ne nous arrive pas malheur. Couvre-le d'honneurs, mais vois s'il va révoquer la malédiction des terres", Car sache que Giocana s'est fait un point d'honneur de les acheter. Mais je crois qu'il l'a déjà regretté. Ce sera bien si nous en faisons des pâturages... » « Tu m'as entendu parler ? » « Oui, Maître. » « Alors vous saurez comment vous comporter, toi et ton maître, pour avoir les bénédictions de Dieu. Rapporte cela à ton maître et, pour ton compte, modère aussi ses ordres, toi qui vois pratiquement ce qu'est la fatigue de l'homme des champs et qui es bien vu du maître. Il vaut mieux pourtant perdre sa bienveillance et ta place que de perdre ton âme. Adieu. » « Mais je dois te faire honneur. » |
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« Je ne suis pas une idole. Je n'ai pas besoin d'honneurs intéressés pour donner des grâces. Honore-moi par ton esprit, en mettant en pratique ce que tu as entendu, et tu auras servi Dieu et le maître en même temps. » Et Jésus, suivi des disciples et des femmes et puis de tous les paysans, traverse les champs et prend la route des collines, salué de nouveau par tous. |