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"L'Évangile tel qu'il m'a été
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aucun accent |
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Plan du Site >> Index des personnages Giocana (Jochanan) ben Zacchaï Le synhédriste d'Esdrelon Présentation générale - Caractère et aspect
- Parcours
apostolique - Son nom - Où en
parle-t-on dans l'œuvre ? - En savoir plus |
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Présentation générale Ce synhédriste, de la classe des scribes,
possède des propriétés dans le nord-ouest de la plaine d’Esdrelon,
au pied de la colline de Seforis. Ces terres sont
voisines de celles de Doras, son parent, synhédriste comme lui. C’est à lui
qu’il rachète ses terres maudites par Jésus et hérite de ce fait de ses
paysans (4.123). N.B. Lors des funérailles de Lazare (8.6), Maria Valtorta signale deux Giocana : l'un est galiléen (cette fiche), l'autre est un
sadducéen, relation de Judas (2.38). Caractère et aspect Vieil homme petit et replet. Exploiteur
volontiers sans pitié. Parcours apostolique Les ravages de la malédiction qui sont
arrivés à son voisin l’incite à avoir une attitude prudente vis-à-vis de
Jésus (4.124). Il donne
des ordres en conséquence à son intendant pour permettre à ses paysans de
pratiquer le culte. Jésus, de ce fait, bénit ses terres (3.51). Sa neutralité craintive se change
progressivement en hostilité. D’abord sur le coup des reproches d’exploiteur
(5.63) puis à la
suite de l’altercation qui l’oppose à Jésus : Giocana
lui reproche d’avoir ramassé un nid tombé le jour du sabbat. "Giocana ben Zacchaï,
écoute-moi. Aujourd'hui tu n'as pas pitié d'une fauvette à tête noire, et au
nom des pratiques pharisaïques tu la ferais mourir de douleur, et tu ferais
périr ses petits laissés à la portée de l'aspic et de l'homme pervers.
Demain, de la même manière, tu n'auras pas pitié d'une mère et tu la feras
mourir de douleur en faisant tuer sa descendance en disant qu'il est bien
qu'il en soit ainsi par respect pour ta loi, pour la tienne, pas pour celle
de Dieu, pour celle que toi et tes pareils vous vous êtes faite pour opprimer
les faibles et triompher, vous, les forts. Mais tu vois ? Les faibles
trouvent toujours un sauveur." Son nom Jochanan, a la même racine que Yohanân "l’Éternel a fait grâce, a été favorable". Où en parle-t-on dans l'œuvre ? En savoir plus sur ce personnage
Lorsqu'il eut rendu le dernier soupir, dit la
Mischna, on fit entendre ce cri de douleur :
"la mort de Rabbi Jochanan ben Zachaï, c'est la splendeur de la sagesse qui s'éteint
!" Toutefois, voici d'autres renseignements qui sont comme le revers de
la médaille : "Rabbi Jochanan, dit le livre Bereschit rabba, se décernait à
lui-même des éloges en disant que : Si les cieux étaient de parchemin, tous
les hommes des Scribes, tous les arbres des forêts des plumes, on ne
suffirait pas à transcrire toute la doctrine qu'il avait apprise des
maîtres". De plus, un jour que ses disciples lui demandaient à quoi il
attribuait sa longévité extraordinaire, il répondit hardiment, toujours avec
le même mépris de lui-même : "À ma sagesse et à ma piété !". Rabbi Jochanan
devint l'un des plus bas courtisans de Titus, le destructeur de sa patrie.
Mais tandis qu'il s'abaissait de la sorte devant la puissance humaine, il
s'endurcissait d'autre part contre les avertissements de Dieu. Car lorsque,
après la mort de Jésus de Nazareth, des bruits de batailles se firent
entendre dans les airs, ainsi que le rapporte le Talmud ; lorsqu'un jour ce
cri des anges : "Sortons d'ici, sortons d'ici" éclata dans le
temple de Jérusalem, et que la grande porte d'airain, si pesante à faire
mouvoir que vingt hommes pouvaient à peine la faire rouler sur ses gonds,
s'ouvrit d'elle-même avec fracas, ce fut ce même Rabbi qui prononça ces
paroles devenues célèbres : "O temple, ô temple !, qu'est-ce qui t'émeut
; et pourquoi te troubles-tu toi-même ?" Mais l'émotion, chez lui, ne
fut que passagère ; il mourut orgueilleux et incrédule. Retour à l'index des personnages |
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