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25>
Jésus, vers le crépuscule, un crépuscule de feu qui rougit les maisons toutes
blanches d'Engaddi et donne à la Mer Morte des
reflets de nacre noire, se dirige vers la place principale. Il a avec Lui le
jeune homme qui l'a logé et qui le guide à travers les méandres de la ville,
à l'architecture vraiment orientale.
Le soleil doit être très fort dans ces lieux
ainsi ouverts en face de la lourde surface de la Mer Salée. J'ai l'impression
qu'aux mois d'été il doit en sortir des souffles brûlants, isolés comme ils
le sont au milieu du désert aride que le soleil doit battre sans pitié en
rendant brûlant le terrain. Pour s'en défendre les habitants d'Engaddi ont construit des rues étroites qui paraissent
l'être encore plus à cause des gouttières et des corniches des maisons qui
s'avancent largement, de sorte qu'en levant les yeux on ne voit qu'une bande
étroite du ciel, d'un azur violent, qui apparaît là-haut.
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Les maisons sont hautes, presque toutes à deux étages, surmontées d'une
terrasse sur laquelle, malgré la hauteur, grimpent et s'étendent des vignes
pour faire de l'ombre et donner le plaisir des grappes qui, une fois mûries
sous le soleil souverain, dans la réverbération des murs et du sol de la
terrasse, doivent être douces comme le raisin sec de Damas. 26> Et les vignes
rivalisent pour donner le plaisir aux hommes et aux oiseaux très nombreux
qui. des passereaux aux pigeons, font leurs nids à Engaddi,
avec les palmiers élevés, poussés un peu partout, et avec les opulents arbres
à fruits qui s'élèvent dans les cours, dans les jardins resserrés entre les
maisons et se penchent au-dessus des ruelles et retombent des murs blanchis
avec leurs branches chargées de fruits qui mûrissent au joyeux soleil, et
dépassent les archivoltes très nombreuses qui en certains endroits forment de
véritables galeries interrompues çà et là par les exigences architectoniques,
et montent vers le ciel bleu, si uni, d'une couleur si moelleuse qu'il donne
l'impression que, s'il était possible de le toucher, on toucherait un lourd
velours ou un cuir lisse peint et teint par un sage artiste avec cette teinte
parfaite plus chargée qu'une turquoise, moins qu'un saphir, très belle,
inoubliable.
Et les eaux... Que de sources et de fontaines doivent jaillir dans les cours et les jardins des maisons parmi la verdure de
mille plantes ! En passant dans les ruelles encore désertes, car les
habitants sont encore au travail ou dans leurs maisons, on entend l'eau qui
coule, qui clapote, qui bruit, comme autant de notes d'une harpe pincée par
un artiste caché. Et pour en augmenter le charme, les archivoltes, les
détours continuels des rues recueillent ces bruits des eaux, les amplifient,
augmentent leur nombre par l'effet des échos pour en faire tout un arpège.
Et des palmiers, des palmiers, des palmiers ! Sur la moindre petite place large comme une pièce d'habitation, voilà
les fûts, minces, très élevés qui montent vers le ciel avec à peine là-haut
un mouvement de balancement dans les feuilles qui bruissent serrées comme un
panache en haut du fût. L'ombre, qui en plein midi tombe à pic sur la place
minuscule et la couvre toute entière, se reflète maintenant d'une manière bizarre
sur les murets des terrasses plus hautes.
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Pourtant la ville est propre si on la compare aux villes de Palestine. Peut-être
le fait que les maisons soient serrées les unes contre les autres, qu'elles
aient toutes des cours et des jardins cultivés, a contribué à enseigner aux
habitants à ne pas jeter toutes les immondices dans les rues, à les
recueillir, au contraire, avec les ordures des animaux pour en faire des tas
de fumier destinés aux arbres et aux plates-bandes ou bien... par rare souci
d'ordre. 27> Les
ruelles sont propres, asséchées par le soleil, et on n'y trouve pas les peu
gracieux tas de légumes jetés au rebut, les sandales éculées, les chiffons
sales, les excréments et autres choses désagréables que l'on voit dans
Jérusalem elle-même, dans les rues à peine périphériques.
Voici le premier cultivateur qui revient du travail sur un âne gris. Pour le défendre contre les mouches, l'homme a
caparaçonné complètement avec des branches de jasmin son âne qui s'en va au
petit trot en secouant ses oreilles et ses grelots sous la couverture
ondulante des branches parfumées. L'homme regarde et salue. Le jeune homme lui
dit : "Viens à la grande place. Tu entendras le Rabbi qui est chez
moi."
Voilà un troupeau de brebis qui envahit la rue, s'y engageant en venant d'une petite place au fond de laquelle on
aperçoit la campagne. Elles marchent étroitement serrées l'une contre
l'autre, mettant leurs sabots là où les a mis celle qui les précède, la tête
penchée comme si leur tête était trop lourde pour leur cou trop grêle sur
leur corps obèse. Elles trottinent de leur pas bizarre et leur corps trop
gras semble un baluchon fixé sur quatre piquets... Jésus, Jean et Pierre
imitent l'homme qui est avec eux et s'adossent au mur chaud d'une maison pour
les laisser passer. Un homme et un enfant suivent le troupeau. Ils regardent
et saluent. Le jeune homme dit : "Renfermez les brebis et venez à
la grande place avec vos parents. Le Rabbi de Galilée est parmi nous. Il va
nous parler."
Voici la première femme qui sort, entourée d'une nichée d'enfants, et qui va
je ne sais où. Le jeune homme lui dit : "Viens avec Jean et les enfants écouter le Rabbi que l'on nomme
Messie."
Les maisons s'ouvrent peu à peu dans le soir qui vient et laissent entrevoir les fonds verts des jardins, ou ceux paisibles
des courettes où les pigeons font leur dernier repas. Le jeune homme passe la
tête par chacune des portes ouvertes et il dit : "Venez entendre le
Rabbi, le Seigneur."
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Ils débouchent enfin dans une rue droite, l'unique rue droite de cette ville
qui n'a pas été construite comme on l'a voulu, mais comme l'ont voulu les
palmiers ou les puissants pistachiers certainement centenaires et respectés
comme des notables par les habitants qui leur doivent de ne pas mourir
d'insolation. Voici, au fond, une place où font office de colonne les fûts de
nombreux palmiers. On dirait une de ces salles hypostyles des temples ou des
palais très anciens, faites d'un vaste espace rempli de colonnes placées à
des distances régulières pour faire une forêt de pierre soutenant le plafond.
28> Ici
les palmiers font office de colonnes et, serrés comme ils sont, forment avec
les feuilles qui se rejoignent. un plafond émeraude sur la place blanche au
milieu de laquelle se trouve une fontaine élevée, de forme carrée, remplie
d’eaux cristallines qui jaillissent d'une colonnette au centre du bassin et
retombent dans des vasques plus basses où peuvent s’abreuver les animaux. En
ce moment les paisibles pigeons domestiques l’ont prise d'assaut et ils
boivent ou dansent un menuet avec leurs pattes roses sur le bord le plus haut,
ou bien ils éclaboussent leurs plumes en produisant des reflets dûs aux gouttes d'eau qui s’accrochent un moment aux
barbes des plumes.
Il y a du monde et il y a les huit apôtres qui étaient allés çà et là en
quête de logement et chacun a rassemblé ses fidèles désireux d'entendre celui
que l'apôtre a indiqué comme le Messie promis. Les apôtres se hâtent
d'accourir de tous côtés vers le Maître, comme autant de comètes qui traînent
à leur suite les petits groupes de leurs conquêtes.
Jésus lève la main pour bénir les disciples et les gens d’Engaddi.
Jude d'Alphée parle au nom de tous : "Voici, Maître et Seigneur.
Nous avons fait ce que tu as dit et eux savent qu'aujourd’hui la Grâce de
Dieu est parmi eux. Mais ils veulent aussi la Parole. Plusieurs te
connaissent par ouï-dire, certains pour t'avoir rencontré à Jérusalem. Tous,
les femmes en particulier, désirent te connaître et en premier lieu le chef
de la synagogue. Le voici. Avance, Abraham."
L’homme. vraiment très âgé, s'avance. Il est ému. Il voudrait parler, parler,
mais dans son émotion il ne trouve plus un mot de ce qu'il avait préparé. Il
se penche pour s'agenouiller en s'appuyant sur son bâton, mais Jésus l'en
empêche et commence par l’embrasser en disant : "Paix au vieux et
juste serviteur de Dieu !" et l’autre, de plus en plus ému, ne sait
que répondre: "Louange à Dieu ! Mes yeux ont vu le Promis ! Et
que puis-je demander de plus a Dieu ?"
et, levant les bras dans une pose hiératique, il entonne le psaume de David
(34) :
"J'ai attendu anxieusement le Seigneur, et Lui s’est tourné vers
moi".
Mais il ne le dit pas tout. Il dit les passages qui se rapportent davantage à
l'événement : "Il a entendu mon cri et Il m’a tiré de l'abîme de la
misère et de la boue du marécage...
Il a mis sur mes lèvres un cantique nouveau.
Bienheureux l'homme qui a mis son espoir dans le Seigneur.
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29> Tu as fait beaucoup de choses
merveilleuses, ô Seigneur mon Dieu, et il n'est personne qui t'égale dans tes
desseins. Je voudrais les énumérer, en parler, mais leur multitude dépasse
toute énumération.
Tu n'as pas voulu de sacrifice, ni d'oblation, mais Tu as ouvert mes oreilles... (il est de plus en plus ému).
Il est dit que je dois faire ta volonté... Ta Loi est dans mon cœur.
J'ai annoncé ta justice à la grande assemblée. Voici : je n'ai pas
gardé mes lèvres closes, Tu le sais, ô Seigneur.
Je n'ai pas tenu ta justice cachée au dedans de moi, j'ai proclamé ta vérité et le salut qui vient de Toi...
Mais Toi, ô Seigneur, n'éloigne pas de moi ta compassion...
Des malheurs sans nombre sont tombés sur moi... (et il pleure vraiment, en disant les paroles d'une voix que les
larmes rendent encore plus vieille et plus tremblante).
Je suis mendiant et besogneux, mais le Seigneur a soin de moi. Tu es mon aide, mon protecteur, ô mon Dieu, ne tarde
pas!..."
Voilà le psaume, mon Seigneur, et j'ajoute de mon côté : "Dis-moi:
'Viens' et je te dirai ce que dit le psaume : 'Voilà, je viens!' ".
Il se tait et pleure avec toute sa foi dans ses yeux brouillés par les
années.
Les gens expliquent : "Il a perdu sa fille qui lui laisse des
petits-enfants. Sa femme est devenue aveugle et idiote à cause des nombreuses
souffrances, et l'on ne sait rien de leur unique garçon. Il est disparu ainsi, du jour au lendemain..."
Jésus pose sa main sur l'épaule du vieil homme et lui dit : "Les
souffrances des justes passent aussi rapidement
que l'hirondelle en comparaison de la durée de la récompense éternelle. Mais
nous allons rendre à ta Saraï ses yeux d'autrefois et l'intelligence de sa jeunesse
pour qu'elle réconforte ta vieillesse."
"Elle s'appelle Colombe" avertit quelqu'un du peuple...
"Pour lui elle est sa princesse. Mais écoutez la parabole que je vous
propose."
"Tu ne vas pas auparavant délivrer des ténèbres les yeux et l'esprit de mon épouse pour qu'elle puisse goûter la Sagesse ?"
demande anxieusement le vieux chef de la synagogue.
"Peux-tu croire que Dieu peut tout, et que d'un autre monde vient son
pouvoir ?"
"Oui, ô Seigneur. Je me rappelle un soir d'il y a plusieurs années.
Alors, j'étais heureux, mais je croyais, même dans
la joie. Car c'est ainsi ! L'homme, quand il est heureux, peut même
oublier Dieu.
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30> Moi, je croyais en Dieu, même
en ce temps joyeux où j'étais jeune et ma femme en bonne santé et mon Élise
grandissait, une jeune fille belle comme un palmier, qui était déjà fiancée,
et Elisée l'égalait en beauté et la surpassait en force comme il convient à
un homme... J'étais allé avec l'enfant aux sources qui sont près des vignes
qui sont la dot de Colombe, laissant ma femme et ma fille aux métiers sur
lesquels se tissait le trousseau nuptial... Mais peut-être je t'ennuie ?
Le malheureux songe, en se souvenant, à sa joie .
passée... mais cela n'intéresse pas les autres..."
"Parle, parle !"
"J'étais allé avec l'enfant... Les sources... Si tu es venu par la route à l'occident, tu sais où elles sont... Les sources
étaient à la limite du lieu béni, et en regardant, on voyait au-delà le
désert et la route blanche à cause des pierres romaines encore bien visibles
alors dans les sables de Juda... Plus tard... fini aussi ce signe ! Et
ce n'est rien qu'un signe se perde dans les sables ! Mais c'est mal que
ce soit effacé le signe de Dieu, envoyé pour te désigner, dans les esprits
d'Israël. Dans trop d'esprits ! Mon garçon me dit : "Père,
regarde ! Une grande caravane, et des chevaux, et des chameaux, et des
serviteurs et des seigneurs, en direction d'Engaddi.
Ils viennent peut-être aux sources avant la tombée de la nuit..." Je
levai les yeux des branches que je relevais et qui traînaient après la
vendange abondante, et je vis... Les hommes venaient bien aux sources. Ils
descendirent et me virent et ils me demandèrent s'ils pouvaient camper en cet
endroit pour une nuit.
"Engaddi a des
maisons hospitalières, et elle est toute proche" répondis-je.
"Non. Nous veillons pour être prêts à fuir, car Hérode nous recherche. D'ici, les sentinelles verront toute la route
et il sera facile d'échapper à ceux qui nous recherchent".
"Quel péché avez-vous commis ?" demandai-je étonné et prêt à
leur indiquer les cavernes de nos montagnes, comme
c'est pour nous une coutume sacrée à l'égard des persécutés. Et
j'ajoutai : "Vous êtes étrangers et de lieux différents... Je ne
sais pas comment vous avez pu pécher contre Hérode..."
"Nous avons adoré le Messie qui est né à Bethléem de Juda et vers lequel nous a guidé l'étoile du Seigneur. Hérode le
cherche et donc il nous cherche pour que nous lui indiquions l'endroit où Il
se trouve. Et il le cherche pour le tuer. Nous. peut-être, nous trouverons la
mort dans les déserts, sur cette route longue et inconnue, mais nous ne
dénoncerons pas le Saint descendu du Ciel !"
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31> Le Messie ! Le
rêve de tout véritable Israélite ! Mon rêve ! Et Il était au
monde ! Et Il était à Bethléem de Juda selon la prédiction !... Je
demandai, en tenant mon garçon sur mon cœur, des nouvelles et des nouvelles
en disant : "Écoute, Élisée ! Rappelle-toi ! Toi,
certainement tu le verras !" J'avais cinquante ans et je n'espérais
plus le voir... et je n'espérais pas vivre assez pour le voir homme...
Élisée... ne peut plus l'adorer..."
Le vieillard pleure de nouveau, mais il se ressaisit et dit : "Les
trois Sages parlèrent avec une patiente douceur. Ils m'ont décrit ta sainte
enfance, et la Mère, et le père... J'aurais passé la nuit avec eux... Mais
Elisée s'endormait sur mon sein. Je saluai les trois Sages en leur promettant
de me taire pour ne pas leur faire tort par des dénonciations possibles. Mais
à Colombe, dans la chambre nuptiale, je racontai tout, et ce fut le soleil au
milieu des malheurs qui nous frappèrent ensuite. Ensuite j'appris le
massacre... et pendant des années, j'ai ignoré si tu étais sauf. Maintenant,
je le sais. Mais moi seulement, car Elise est morte, Elisée n'est plus, et
Colombe ne peut entendre l'heureuse nouvelle... Mais la foi dans le pouvoir
de Dieu, déjà vive, est devenue parfaite depuis cette soirée lointaine où
trois hommes, de races différentes, ont témoigné de la puissance de Dieu, par
leur union d'âmes, grâce à l'étoile miraculeuse, sur le chemin de Dieu pour
adorer son Verbe."
"Et ta foi sera récompensée. Maintenant, écoutez.
Qu'est-ce que la foi ? Elle est parfois
pareille à une dure semence de palmier, minuscule, formée d'une brève
phrase : "Dieu existe", nourrie par une seule affirmation:
"Je l'ai vu". Ainsi il en a été de la foi d'Abraham en Moi, grâce
aux paroles des trois Sages d'Orient. Ainsi il en a été de la foi de notre
peuple, depuis les plus lointains patriarches, transmise d'une génération à
l'autre, depuis Adam à sa postérité, depuis Adam, pécheur, mais auquel on a
cru quand il a dit : "Dieu existe, et nous existons parce qu'il
nous a créés. Et moi, je l'ai connu". Ainsi il en a été de cette foi,
toujours plus parfaite car toujours plus manifestée, qui est venue par la
suite, et qui est pour nous un héritage, éclairé de manifestations divines,
d'apparitions angéliques, de lumières de l'Esprit. Semences toujours
minuscules en comparaison de l'Infini. Semences minuscules. Mais en mettant
des racines, en fendant la dure écorce de l'animalité avec ses doutes et ses
tendances, en triomphant des herbes nuisibles des passions, des péchés, des
moisissures des dégradations, des vers rongeurs des vices, de tout, elle
s'élève dans les cœurs, grandit, s'élance vers le soleil, vers le ciel,
s'élève, s'élève jusqu'à se libérer des limites de la
chair et se fondre en Dieu dans sa connaissance parfaite, dans sa possession
complète, au-delà de la vie et de la mort, dans la vraie Vie.
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32> Celui qui possède la
foi possède le chemin de la Vie. Celui qui sait croire n'erre pas. Il voit,
il reconnaît, il sert le Seigneur et il possède le salut éternel. Pour lui le
Décalogue est quelque chose de vital et tout ordre qui vient de lui est une
perle dont s’orne sa future couronne. Pour lui est le salut, la promesse du
Rédempteur. Il est déjà mort celui qui croyait avant que je ne vienne sur la
Terre ? Il n'importe. Sa foi le rend égal à ceux qui maintenant
s'approchent de Moi avec amour et foi. Les justes trépassés seront bientôt
dans la joie car leur foi va avoir sa récompense Après avoir accompli la
volonté de mon Père, j'irai et je dirai : "Venez !" et
tous ceux qui sont morts dans la Foi monteront avec Moi dans le Royaume du
Seigneur. Imitez dans la foi les palmiers de votre terre qui sont nés d'une
petite semence, mais avec une si forte volonté de croître, et de pousser si
droit, oublieux du sol mais énamourés du soleil, des astres, du ciel. Ayez
foi en Moi. Sachez croire ce que trop peu croient en Israël et je vous
promets la possession du Royaume céleste, par le pardon de la faute d’origine
et par la juste récompense pour tous ceux qui pratiquent ma doctrine qui est la
très douce perfection du parfait Décalogue de Dieu.
Je vais rester parmi vous aujourd'hui et demain, jour du sabbat sacré, et je
partirai à l'aube du lendemain du sabbat. Que celui qui est affligé vienne à
Moi ! Que celui qui doute vienne a
Moi ! Que celui qui veut la Vie vienne à Moi ! Sans crainte, car je
suis la Miséricorde et l'Amour."
Et Jésus fait un large geste de bénédiction pour congédier ses auditeurs afin
qu'ils puissent aller au repas du soir et au repos. Il va
s'éloigner quand une petite vieille, jusqu'alors cachée dans le coin d'une
ruelle, fend la foule qui veut encore rester avec le Maître, et parmi les
cris étonnés de cette foule va s'agenouiller aux pieds de Jésus en
criant : "Bénis sois-tu et le Très-Haut qui t'envoie ! Et le
sein qui t'a engendré qui est plus qu'un sein de femme puisqu'elle a pu te
porter Toi !"
Un cri d'homme se fond avec le sien : "Colombe ! Colombe
Oh ! Tu vois ! Tu entends ! Tu parles avec sagesse en
reconnaissant le Seigneur ! Oh ! Dieu ! Dieu de mes pères !
Dieu d'Abraham, Isaac et Jacob ! Dieu des prophètes ! Dieu de Jean.
le Prophète. Dieu ! Mon Dieu ! Fils du Père ! Roi comme le
Père ! Sauveur par obéissance au Père ! Dieu comme le
Père, et mon Dieu, Dieu de ton serviteur ! Que tu sois béni, aimé, suivi,
adoré éternellement !"
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