"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Jude, fils d'Alphée

dit le Thaddée (plein de cœur) - l’apôtre cousin de Jésus


Présentation générale - Caractère et aspect - Parcours apostolique - Son nom - Où en parle-t-on dans l'œuvre ? - En savoir plus


Présentation générale
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Galiléen de Nazareth par sa mère, Marie de Cléophas, mais de souche judéenne et de la race de David par son père, Alphée, le frère ainé de Joseph. Jude est donc le cousin germain de Jésus à qui d’ailleurs il ressemble (4.116).

Il devient le 9ème disciple de Jésus en rupture avec son père. C'est le troisième des fils d'une fratrie qui comptera un autre apôtre, Jacques le mineur le benjamin, puis deux disciples sur le tard : Joseph l'ainé et Simon le suivant.

Il est surnommé le Thaddée (de l’araméen Thaddaj, courageux ou peut-être du grec Theudas, don de Dieu).

Il est lié d'amitié avec Simon le Zélote, un autre apôtre. La tradition les donnent évangélisateurs de la Perse où ils subissent en commun le martyr.


Caractère et aspect
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Jude est de même âge que Jésus, mais légèrement plus vieux.

Maria Valtorta le décrit ainsi en 2.13 : "Jude Thaddée est un bel homme, dans la plénitude de la beauté virile. Grand, bien que pas autant que Jésus, fort et bien proportionné, brun, comme l'était saint Joseph lorsqu'il était jeune, le teint olivâtre sans être terreux, des yeux qui ont quelque chose de commun avec ceux de Jésus, car ils sont d'une teinte azurée, mais presque pervenche, Sa barbe, de forme carrée est brune, les cheveux ondulés, moins bouclés que ceux de Jésus, et bruns comme la barbe."

Son aspect se précise plus loin : Il a un visage aristocratique avec une dignité qui toujours en impose. (7.233). Un profil sévère (8.36). Un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d'un azur qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus (2.647.194).

Son caractère est fougueux et sévère :

"Contrairement à son habitude, rit de bon cœur" (5.32). Voix de baryton (3.56). Caractère fougueux. Grand et sévère. Regarde quels traits de roi. (7.222).

Au moment de la prière qui précède l'élection de Mathias, on le voit "Visage dominateur et avec un regard qui rappelle si bien pour la couleur des yeux et l’expression celui de Jésus : un vrai dominateur de foules. Pourtant, de son involontaire majesté royale, on voit affleurer le sentiment d’un cœur plein de componction" (10.24). Marie, à la fin de sa vie, le présentera comme : "le noble et loyal, toujours. La descendance de David était visible en lui" (10.35).

Jude ne supporte pas son homonyme Judas, "d'une répulsion irraisonnée car elle s'est produite à la première rencontre" (6.99 7.194).


Parcours apostolique
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Témoin de : la Cène (9.19) - la Résurrection (10.12) - l'Ascension (10.23) - la Pentecôte ( 10.25)

C'est le "compagnon d’enfance et de jeunesse", selon Jésus.

Il prophétise son destin d'évangélisateur fougueux, lié à Simon le Zélote :

- "Viens, Simon qui n'as pas eu de fils. Viens Jude, qui perds ton père pour mon amour. Je vous unis dans un même sort". (2.19) – Cet accord parfait entre les deux se confirme (6.127)

- Jude a un tempérament entier . Il fera très bien là où s’agit d’abattre le paganisme (4.121) et plus loin : "Tu t'appelles Jude, et tu es comme notre grand Jude : comme un géant. Tu es celui qui protège. Tes actions sont du lion et du lionceau qui rugit. Tu découvriras les impies qui reculeront devant toi, et les gens iniques seront terrifiés". (9.19).


Son nom : יהודה (Yehouda) ג 'וד (Jude)
Alphabet hébreu sur croixsens.net
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Jude ou Judas (Iehouda) et son féminin Judith viennent de l’hébreu “yehoudi” Judéen, Juif. Référence historique : Juda, le fils de Jacob. Judas Maccabée, l’artisan de la libération du peuple juif. Cette proximité de nom entre Jude et Judas, provoque certaines ambiguïtés : 7.158, page 36

Jude est appelle Thaddée (de l'araméen Thaddaï, plein de cœur) ou Lebbée (de l'hébreu Libbay, courageux ou cordial) dans certains manuscrits, dont le codex Bezae. ("cordial ou courageux", signification proche de "plein de cœur") Cette appellation le distinguait de Judas, son homonyme.


Où en parle-t-on dans l'œuvre ?
Jude fait partie des Personnages centraux évoqués dans plus de la moitié des épisodes, soit plus de 350 fois
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La jeunesse de Marie :
1.22 Le cycle de la Nativité : 1.59 - La jeunesse de Jésus : 1.641.66


La préparation à la Vie Publique :
2.2 - Appel des premiers apôtres : 2.13 - 2.14 - 2.19 - Début de l'apostolat en Galilée : 2.20 - Choix des derniers apôtres : 2.55 - 2.56 - 2.57 - 2.58 - 2.60 - 2.61 - 2.62 - Les derniers bergers : 2.63 - 2.64 - 2.65 - 2.66 - 2.68 - 2.69 - 2.70 - 2.71 - 2.72 - 2.73 - 2.75 - 2.76 - En Judée avant la vie commune : 2.77 - 2.78 - 2.79 - 2.81 - 2.83 - 2.84 - 2.85 - Enseignements sur les Dix Commandements : 2.86 - 2.87 - 2.88 - 2.89 - 2.90 - 2.91 - 2.92 - 2.93 - 2.94 - 2.95 - 2.96 - 2.97 - 2.98 - 2.99 - Les fêtes de fin d'année : 2.100 - 2.101 - 2.102 - 2.103 - 2.104 - 2.105 - 2.106 - 2.107


3.1 - 3.2 - La samaritaine : 3.3 - 3.4 - 3.5 - 3.6 - 3.7 - 3.9 - L'apostolat féminin : 3.11 - 3.13 - 3.14 - 3.15 - 3.17 - 3.18 - En Galilée, le choix des apôtres : 3.20 - 3.22 - 3.24 - 3.25 - 3.26 - Le Sermon sur la Montagne : 3.29 - 3.30 - 3.31 - 3.32 - 3.33 - 3.34 - 3.36 - Apostolat en Galilée : 3.37 - 3.38 - 3.39 - 3.40 - 3.41 - 3.42 - 3.43 - 3.44 - 3.47 - Le second voyage pascal : 3.48 - 3.49 - 3.50 - 3.51 - 3.52 - 3.53 - 3.54 - 3.55 - 3.56 - 3.57 - 3.58 - 3.59 - 3.60 - 3.61 - 3.62 - 3.63 - 3.64 - Apostolat en Judée : 3.66 - 3.67 - 3.68 - 3.69 - 3.70 - 3.72 - 3.73 - 3.74 - 3.75 - 3.76 - 3.77 - Apostolat en Philistie : 3.78 - 3.79 - 3.80 - 3.81 - 3.82 - 3.83 - 3.84 - 3.85 - 3.86


4.87 - La conversion de Marie-Madeleine : 4.89 - 4.91 - 4.93 - 4.94 - 4.96 - 4.100 - 4.101 - 4.102 - 4.103 - 4.104 - 4.105 - 4.106 - 4.107 - 4.108 - 4.109 - 4.110 - 4.111 - 4.112 - 4.113 - 4.114 - 4.115 - 4.116 - 4.117 - 4.118 - Envoi des apôtres et disciples en mission : 4.119 - 4.120 - 4.121 - 4.123 - 4.124 - 4.125 - 4.128 - 4.131 - 4.132 - 4.134 - 4.135 - 4.136 - 4.137 - 4.139 - 4.140 - 4.141 - 4.142 - 4.143 - 4.144 - Pérée, Galaad et Trachonitide : 4.145 - 4.146 - 4.148 - 4.149 - 4.150 - 4.151 - 4.152 - 4.153 - 4.154 - 4.156 - 4.157 - 4.158 - 4.160 - 4.161 - 4.162 - 4.165 - 4.166 - 4.167 - 4.168 - Les fêtes de fin d'année à Nazareth : 4.170 - 4.173 - 4.178


Le voyage des disciples à Antioche :
5.1 - 5.2 - 5.3 - 5.4 - 5.5 - 5.6 - 5.7 - 5.8 - 5.9 - 5.10 - 5.11 - 5.12 - 5.13 - 5.14 - Phénicie et Haute-Galilée : 5.15 - 5.16 - 5.17 - 5.18 - 5.19 - 5.20 - 5.21 - 5.22 - 5.23 - 5.24 - 5.25 - 5.26 - 5.27 - 5.28 - 5.29 - 5.30 - 5.31 - 5.32 - 5.33 - 5.34 - 5.35 - La Transfiguration et le Pain du Ciel : 5.36 - 5.37 - 5.38 - 5.39 - 5.40 - 5.42 - 5.44 - 5.45 - 5.46 - 5.47 - 5.48 - 5.49 - 5.50 - 5.51 - 5.52 - 5.53 - L'avant-dernière Pâque : 5.54 - 5.55 - 5.56 - 5.57 - 5.58 - 5.59 - 5.60 - 5.61 - 5.62 - 5.64 - 5.65 - 5.66 - 5.67 - 5.68 - En Judée : 5.69 - 5.70 - 5.71 - 5.72 - 5.73 - 5.74 - 5.75


Adieux en Judée :
6.76 - 6.77 - 6.78 - 6.79 - 6.80 - 6.81 - 6.82 - 6.83 - 6.84 - 6.876.88 - 6.91 - 6.92 - Plaine de Saron : 6.93 - 6.94 - 6.95 - 6.96 - 6.97 - 6.99 - 6.100 - 6.101 - Pentecôte, Décapole et Plaine d'Esdrelon : 6.102 - 6.103 - 6.104 6.105 - 6.106 - 6.109 - 6.110 - 6.1116.112 - 6.113 - 6.1146.115 - 6.1166.1176.118 - 6.119 - 6.120 - 6.121 - 6.123 - 6.124 - L'été à Nazareth : 6.1256.127 - 6.128 - 6.132 - 6.133 - 6.135 - 6.1366.137 - 6.138 - 6.1396.140 - 6.141 - 6.142 - 6.143 - 6.144 - 6.145 - 6.1466.147 - 6.148 - 6.149 - 6.150 - 6.151 - 6.1526.153 - 6.154 - 6.155


7.158 En Syro-Phénicie : 7.1597.160 - 7.163 - 7.164 - 7.165 - 7.166 - 7.167 - 7.168 - 7.169 - 7.170 - 7.170 - 7.170 - 7.172 - 7.176 - 7.177 - La fête des Tabernacles : 7.183 - 7.184 - 7.185En Moab et en Judée : 7.193 - 7.194 - 7.195 - 7.204 - 7.205 - 7.206 - 7.207 - 7.208 - 7.212 - 7.216 - 7.217 - 7.219 - 7.222 - La fête de la Dédicace : 7.224 - 7.225 - 7.226 - 7.229 - 7.231 - 7.233 -


La résurrection de Lazare :
8.7 - 8.8 - L'exil en Samarie : 8.12 - 8.13 - 8.14 - 8.15 - 8.16 - 8.27 - 8.32 - 8.35 - 8.36 - Le retour vers Jérusalem : 8.37 - 8.38 - 8.39 - 8.43 - 8.45 - 8.47


La Semaine Sainte :
9.9 - 9.12 - 9.13 - 9.14 - 9.16 - 9.17 - 9.18 - La Passion : 9.19 -


Le dimanche de la Résurrection :
10.7 - 10.12 - de la Résurrection à l'Ascension : 10.14 - 10.15 - 10.16 - 10.17 - 10.19 - 10.20 - 10.21 - 10.22 - 10.23 - 10.24 - 10.25 - 10.26 - 10.28 - 10.35


En savoir plus sur ce personnage
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Dans le Nouveau Testament

 Jude (ou Judas, ce qui est pareil), est mentionné aux passages suivants : Un des frères-cousin de Jésus (Matthieu 13,55 et Marc 6,3) - Appelé Lebbée ou Thaddée, frère de l'apôtre Jacques (Matthieu 10,3 - Marc 3,18 - Luc 6,16 - Jean 14,22 - Actes 1,13) – Frère de Jacques et auteur de l'épître portant son nom (Jude 1,1). Source "Dictionnaire biblique Jonathan" – 2005

 On pense que c'est le dernier apôtre qui ait écrit, à l'exception de saint Jean. Toutefois saint Jérôme a hésité à introduire l'épître qui porte son nom dans le canon des Écritures car elle fait référence à deux écrits apocryphes anciens : le livre d'Enoch et l'assomption de Moïse.

 Les traductions contemporaines de la Bible, traduisent généralement "Jude de Jacques" par "Jude, fils de Jacques". Cependant le chanoine Osty, réputé traducteur au plus près des textes originaux, laisse ouvert le sens à donner à cette traduction : lien de fratrie ou de filiation avec Jacques (Note de bas de page de Luc 6,16 « Judas (fils ou frère) de Jacques » - Bible Osty - Seuil – 1973). André Chouraqui fait de même ("Iehouda de Ia'acob - Jude, fils ou frère de Jacques. Matthieu et Marc nomment ici Tadaï (Thaddée)" - Bible Chouraqui - Desclée de Brouwer - 2003 - Note de bas de page de Luc 6,16). La vulgate désigne Jude sous l'appelation "Iudas Iacobi" (Actes 1,13).

Dans les Pères de l'Église

 Eusèbe de Césarée, un historien du IVème siècle, citant Hégésippe, une source historique aujourd'hui disparue, rapporte la comparution des petits-fils de Jude, le frère du Seigneur, devant l'empereur Domitien (81-96) lors de la première persécution d'ampleur contre les chrétiens (Eusèbe de Césarée – "Histoire ecclésiastique", Livre III - chap. 19 et 20. Devant la pauvreté de ces deux personnes, il les relâche. Ces deux descendants, selon la même source, auraient vécus jusqu'à l'empereur Trajan (98-117). Source que reprend Daniel-Rops dans "Jésus en son temps" : "Quand, plus tard, l’empereur Domitien (81-96), mis au courant de la prophétie qui promettait à un descendant de David d’abaisser devant lui les puissants et les trônes, fera comparaître les derniers représentants de la lignée royale d’Israël, les pauvres campagnards qu’on lui amènera – deux petits-fils de Jude l’apôtre – lui paraîtront si humbles, si inoffensifs qu’il leur laissera la vie et les renverra à leurs hoyaux." (p. 109.)

Comment Jude, donné pour célibataire par Maria Valtorta, a-t-il eu une descendance ? Deux hypothèses : 1 – Il s'est marié sur le tard, mais la tradition ne mentionne aucun nom. 2 – Il a adopté des enfants ou peut-être ceux de son frère ainé Joseph (Simon, père lui aussi, lui survivra). En tous cas, les sources le disent : il n'y avait plus d'autres survivants de la descendance d'Alphée à la fin du premier siècle.

 Saint Jérôme de Stridon, l'auteur de la Vulgate, dit de lui qu'il était "trinomius", car portant trois noms : Jude, Lebbée ou Thaddée. Quand il mentionne ses liens par rapport à Jacques, le fils d'Alphée, saint Jérôme emploie l'expression "Jude de Jacques" sans précision.("Iudam Iacobi" (luc 6,16)

 Origène et Tertullien lui attribuent l'Épître de saint Jude et l'identifient à un "frère du Seigneur".

 Saint Thomas d’Aquin, dans la "Catena Aurea" (commentaire de l’Évangile selon saint Marc - Chapitre III, verset 13-19) note cette phrase de Bède le vénérable : "Thadée est celui que saint Luc, dans son Évangile (Lc 6), et dans les Actes des Apôtres (Ac 1), désigne sous le nom de Jude, frère de Jacques. Il était en effet frère de Jacques, lequel était lui-même frère, c'est-à-dire cousin germain du Seigneur, comme il l'écrit dans son Epître".

Dans la tradition

 Saint Jude est fêté le 28 octobre dans l'Église latine et le 19 juin dans les Églises d'Orient. Sa tombe se trouve dans "l'église noire" (Ghara Kelisa), faite de basalte noir et de pierre jaune pâle. Cette église arménienne, très ancienne et fameuse, est située près de la ville de Maku dans le nord de l'Iran, non loin du mont Ararat (Cette région, appelée Azerbaïdjan de l'ouest, est frontalière de la Turquie et de l'Arménie). Elle fait l'objet d'un pèlerinage annuel des arméniens d'Iran.

 Saint Jude est souvent placé aux côtés de Simon le zélote avec qui la tradition dit qu'il prêcha en Syrie et en Mésopotamie, il porte la massue avec laquelle il fût achevé lors de son martyre en Perse (vers l'an 80).

Autres sources

 Maria Valtorta : "Les Cahiers" – Catéchèse du 2 janvier 1944 – 23 h : Je(Maria Valtorta) vois Jude, le parent de Jésus, à qui il ne ressemble en rien : il est en effet brun et musclé, plus petit que Jésus. Il semble avoir environ trente ans. Il porte une barbe noire et carrée [...] Jude Thaddée a pour seule ressemblance avec Jésus les yeux bleu foncé, mais sans leur rayonnement.

 

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Fiche mise à jour le 12/05/2010