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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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- La volonté de Dieu 192 - Le combat spirituel 193 - Recherche de Dieu et détachement 193 |
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192> Jésus dit : "Il y a levain et levain. Il y a le levain du Bien et celui du Mal. Le levain du Mal, poison satanique, fermente plus facilement que celui du Bien car il trouve une matière plus adaptée à son action dans le cœur de l'homme, dans la pensée de l'homme, dans la chair de l'homme, séduits tous les trois par une volonté égoïste, contraire par conséquent à une Volonté universelle qui est celle de Dieu.
Ainsi donc Dieu, quand Il vous commande ou vous conseille ou vous inspire une action, ne le fait pas dans un intérêt égoïste, mais dans une pensée altruiste, charitable, pour votre bien-être. Voici la raison pour laquelle la Volonté de Dieu n'est jamais égoïste, mais est une Volonté toute tendue vers l'altruisme, vers l'universalité. L'unique et vraie Force du monde entier qui ait en vue le bien universel. Le levain du Bien, germe spirituel qui vient de Dieu, rencontre au contraire dans sa croissance beaucoup d'oppositions et de difficultés, il a beaucoup de mal à se développer car il a contre lui les réactions qui sont favorables à l'autre levain: la chair, le cœur et la pensée de l'homme, envahis par un égoïsme qui est l'antithèse du Bien qui, par son origine, ne peut être qu'Amour. Chez la plupart des hommes, la volonté du Bien fait défaut et pour cette raison le Bien devient stérile et meurt, ou bien il vit avec tant de mal qu'il ne lève pas : il reste là. Il n'y a pas de faute grave, mais il n'y a pas non plus d'effort pour faire le plus grand bien. Aussi l'esprit gît inerte, pas mort, mais infécond. Faites
attention que de ne pas faire le mal ne sert qu'à éviter
l'Enfer. Pour jouir tout de suite du beau Paradis, il faut faire le bien.
Absolument, dans la mesure où on arrive à le faire. En luttant contre
soi-même et contre les autres. En Zachée la petite poignée de levain du bien avait produit une grande fermentation. En son cœur il n'en était tombé que des bribes à l'origine : on lui avait rapporté mon discours de la Montagne. Défectueusement même, certainement mutilé d'un grand nombre de ses parties, comme il arrive quand on rapporte des discours. Zachée était publicain et pécheur, mais non par mauvaise volonté. Il était comme quelqu'un qui avec un voile de cataracte sur les pupilles voit mal les choses. Mais il sait que l’œil, dégagé de ce voile, se retrouve en état de bien voir et ce malade désire qu'on lui enlève ce voile. Ainsi pour Zachée. Il n'était pas convaincu ni heureux. Pas convaincus des pratiques pharisaïques qui désormais avaient remplacé la vraie Loi, et pas heureux de sa manière de vivre. 194> Il cherchait instinctivement la Lumière, la vraie Lumière. Il en vit une étincelle dans ce fragment de discours et il l'enferma dans son cœur comme un trésor. Parce qu'il l'aimait, remarque cela, Marie : parce qu'il l'aimait, l'étincelle devint de plus en plus vive, vaste et impétueuse, et l'amena à voir nettement le Bien et le Mal et à choisir judicieusement, en coupant généreusement les tentacules qui auparavant : des choses au cœur, et du cœur aux choses, l'avaient enveloppé dans un filet qui avait fait de lui perfidement un esclave.
Zachée, dégoûté du monde et de la chair, comme il était dégoûté du caractère mesquin des pratiques pharisaïques si vétilleuses, intransigeantes pour les autres, trop complaisantes pour eux, aima ce petit trésor d'une de mes paroles, arrivé à lui par pur hasard, humainement parlant. Il l'aima comme la chose la plus belle que sa vie de quarante années eût possédé et, de ce moment, il polarisa son cœur et sa pensée sur ce point. Ce n'est pas seulement pour le mal que le cœur de l'homme est là où est son trésor. Mais aussi pour le bien. Est-ce que peut-être les saints n'ont pas eu, au cours de leur vie, leur cœur là où était Dieu, leur trésor ? Si. Et c'est pour cela qu'en regardant seulement Dieu, ils surent passer sur la Terre sans corrompre leur âme dans la boue de la Terre. Ce matin-là, si je n'avais pas paru, j'aurais pareillement fait un prosélyte car la conversation du lépreux avait achevé la métamorphose de Zachée. Au comptoir de la gabelle, ce n'était plus l'homme fraudeur et vicieux, mais l'homme qui se repentait de son passé et qui avait décidé de changer de vie. Si Moi. je n'avais pas paru à Jéricho, il aurait fermé son comptoir, pris son argent, et serait venu me chercher, car il ne pouvait demeurer sans l'eau de la Vérité, sans le pain de l'Amour, sans le baiser du Pardon. Cela les censeurs habituels qui m'observaient pour toujours me faire des reproches, ne le voyaient pas et le comprenaient encore moins. Et ainsi ils s'étonnaient que je mange avec un pécheur. Oh ! si vous ne jugiez jamais, en en laissant la charge à Dieu, pauvres 195> aveugles incapables de vous juger vous-mêmes !
Combien de choses peut vous apprendre l'épisode de Zachée ! La puissance de l'intention droite qui suscite le désir, le vrai désir qui pousse à chercher une connaissance toujours plus grande du Bien et à chercher Dieu continuellement jusqu'à ce qu'on l'ait trouvé, un réel repentir qui donne le courage du renoncement. Zachée avait l'intention sincère d'écouter des paroles de vraie Doctrine. En ayant eu quelques-unes, la droiture de son désir le pousse à un plus grand désir et donc à une recherche continuelle de cette Doctrine. La recherche de Dieu, caché dans la vraie Doctrine, le détache des dieux mesquins de l'argent et de la sensualité et en fait un héros du renoncement. "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et suis-moi"[1] ai-je dit au jeune homme riche, et lui n'a pas su le faire. Mais Zachée, bien que plus endurci dans l'avarice et la sensualité, sait le faire. Car à travers le peu de paroles qui lui avaient été rapportées, comme le mendiant aveugle et le lépreux que j'avais guéris, il avait vu Dieu. Est-ce qu'un esprit, qui a vu Dieu, peut jamais trouver quelque attirance dans les petites choses de la Terre ? Le peut-il jamais, ma petite épouse ?" |
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[1] Cf. Marc 10,21 – Luc 18,22 |