"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 Contient des passages faisant références à :  Matthieu 5,285,3219,9Marc 10,11-12Luc 16,18


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 Dieu va au-delà des demandes

 Le miracle des corps est facile pour Dieu, pas celui des âmes

 Dieu va rarement contre le libre-arbitre de l’homme

 Comment et pourquoi le mariage a été créé

 L’attitude des épouses


- Deux sortes de miracles 87

- Éloge de la femme de Sidon 87

- La fidélité de l'épouse à l'époux 88

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7.168.
"L’enseignement de la vision réside dans la fidélité au conjoint"


87>  « Pour ceux qui ont foi en Lui, Dieu dépasse toujours les demandes de ses enfants et Il leur donne encore davantage. Crois-le cela et croyez-le tous. Le femme qui était venue de Sidon pour me trouver, avec les deux épées enfoncées dans le secret de son cœur, n'osa me dire le nom que de l'une. C'est qu'il est plus pénible de dévoiler certaines souffrances intimes que de dire : "Je suis malade". Mais je lui donne aussi le second miracle.

Aux yeux du monde, il aura semblé et il semblera toujours qu'il est beaucoup plus facile de rétablir la concorde entre deux époux séparés par un motif qui désormais est surmonté, et heureusement, que de donner deux pupilles à deux yeux qui sont nés sans les avoir. Mais non, il n'en est pas ainsi.  Pour Celui qui est le Seigneur et le Créateur, faire deux pupilles est une chose très simple comme de rendre à un cadavre le souffle de la vie. Le Maître de la Vie et de la Mort, le Maître de tout ce qui existe dans la Création, ne manque certainement pas de souffle vital pour l'infuser de nouveau aux morts et de deux gouttes de liquide humoral pour un œil desséché. Il suffit qu'il le veuille pour le pouvoir. Car cela dépend de sa seule volonté. Mais quand il s'agit de concorde entre les hommes, il faut la "volonté" des hommes unie au désir de Dieu.  Dieu ne fait que rarement violence à la liberté humaine. La plupart du temps, Il vous laisse libres d'agir comme vous voulez.

Cette femme qui vivait dans un pays d'idolâtres et était restée croyante comme son époux envers le Dieu de ses pères, méritait déjà la bienveillance de Dieu. Poussant ensuite sa foi au-delà des limites des mesures humaines, surmontant les doutes et les négations de la majorité des croyants juifs - et le prouve ce qu'elle dit à son époux : "Attends mon retour", certaine de revenir avec son fils guéri - elle mérite un double miracle. Elle mérite aussi ce difficile miracle d'ouvrir les yeux de l'esprit à son conjoint, des yeux qui s'étaient éteints à la vision de l'amour et de la souffrance de son épouse et lui imputaient une faute qui n'en était pas une.

Je veux aussi, et cela pour les épouses, que l'on réfléchisse à l'humilité respectueuse de leur sœur.

88>  "Je suis allée trouver mon époux, et je lui ai dit : 'Attends, seigneur' ". Elle avait pour elle la raison, car inculper une mère pour un défaut de naissance, c'est de la sottise et de la cruauté. Déjà son cœur est brisé par la vue de son enfant malheureux. Elle a deux fois pour elle la raison car, abandonnée par son mari depuis qu'elle est stérile et connaissant son intention de divorcer, elle reste cependant "l'épouse", c'est-à-dire la compagne fidèle et soumise à son compagnon, comme cela est voulu par Dieu et enseigné par l'Écriture. Pas de révolte ni de soif de vengeance ou d'intention de trouver un autre homme pour ne pas être "la femme seule". "Si je ne reviens pas avec l'enfant guéri, répudie-moi. Mais autrement ne blesse pas mon cœur à mort et ne refuse pas un père à tes enfants". Ne semble-t-il pas entendre parler Sara et les anciennes femmes hébraïques ?

Comme il est différent, ô épouses, votre langage de maintenant ! Mais aussi comme c'est différent ce que vous obtenez de Dieu et de votre époux. Et les familles se détruisent de plus en plus.

Comme toujours, en accomplissant le miracle, j'ai dû donner un signe qui le rendît encore plus incisif. Je devais persuader tout un monde renfermé dans les barrières de toute une séculaire manière de penser et dirigé par une secte qui m'était hostile. De là, la nécessité de faire resplendir clairement mon pouvoir surnaturel. Mais l'enseignement de la vision n'est pas là. Il est dans la foi, dans l'humilité, mais dans la fidélité au conjoint, dans le bon chemin qu'il vous faut prendre, ô épouses et mères qui avez trouvé des épines là où vous vous promettiez des roses, pour voir naître sur les piquants qui vous blessent de nouvelles branches fleuries.

 Tournez-vous vers le Seigneur votre Dieu qui a créé le mariage pour que l'homme et la femme ne soient pas seuls et s'aiment en formant pour toujours une seule chair et indissoluble, puisqu'elle a été unie, et qui vous a donné le Sacrement pour que sur votre union descende sa bénédiction, et que grâce à Moi vous ayez ce qui vous est nécessaire dans votre nouvelle vie de conjoints et de procréateurs. Et pour vous tourner vers Lui, avec un visage et une âme bien assurés, soyez honnêtes, bonnes, respectueuses, fidèles, de vraies compagnes de l'époux, non pas de simples hôtes de sa maison ou pis encore : des étrangères que le hasard réunit sous un même toit, comme le hasard réunit des pèlerins dans un hôtel.

 Trop souvent, ceci arrive maintenant. L'homme manque-t-il à ses devoirs ? Il agit mal. Mais cela ne justifie pas la manière d'agir de trop d'épouses. Cela la justifie encore moins quand à un bon compagnon vous ne savez pas rendre le bien pour le bien et l'amour pour l'amour. 89> Je ne veux même pas m'arrêter au cas trop fréquent de vos infidélités charnelles, qui ne vous rendent pas différentes des prostituées avec la circonstance aggravante d'être hypocritement vicieuses, et de souiller l'autel de la famille autour duquel se trouvent les âmes angéliques de vos innocents. Mais je parle de votre infidélité morale au pacte d'amour juré devant mon autel.

Eh bien, j'ai dit : "Celui qui regarde une femme en la désirant, commet l'adultère dans son cœur";[1][1] j'ai dît: "Celui qui renvoie son épouse avec un libelle de divorce, l'expose à l'adultère". Mais maintenant, maintenant que trop de femmes sont des étrangères pour leur mari, je dis : "Celles qui n'aiment pas leur compagnon avec leur âme, leur esprit et leur chair, le poussent à l'adultère, et si à lui je demanderai le pourquoi de son péché, je le ferai aussi pour celle qui ne l'a pas exécuté, mais en est la cause". Le Loi de Dieu, il faut savoir la comprendre dans toute son étendue et toute sa profondeur, et il faut savoir la vivre en pleine vérité.


Reste avec ma paix toi que ceci ne regarde pas, et garde ton cœur fixé en Moi. »

 



[1] Matthieu 5,285,3219,9Marc 10,11-12Luc 16,18