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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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mardi 4 septembre 29 (7 Tisri) Vers Ptolémaïs
- La marche de Jésus dans le
recueillement 89 - [Commentaire de M. V. : Les
extases de Jésus - La Trinité - Son regard sur les êtres] 90 - Les apôtres respectent davantage
la solitude du Maître 91 |
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Sommaire
du Tome 7 7.169. |
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89> Comme souvent ils le font pendant qu'ils cheminent, peut-être
pour alléger par cette distraction la monotonie de la marche continuelle, les
apôtres parlent entre eux en rappelant et commentant les derniers événements,
questionnant de temps à autre le Maître qui généralement parle peu, seulement
pour n'être pas discourtois, réservant cette fatigue seulement pour le cas où
il faut instruire les gens ou ses apôtres, en corrigeant les idées fausses,
on réconfortant des malheureux. Jésus était la
"Parole", mais il n'était certainement pas le
"bavardage" ! Patient et gentil comme nul autre, sans jamais
montrer d'être ennuyé de devoir répéter une idée, une, deux, dix, cent fois,
pour la faire entrer dans les têtes cuirassées par les préceptes pharisaïques
et rabbiniques, sans se soucier de sa fatigue, qui parfois est si grande
qu'elle devient une souffrance, pour enlever la souffrance physique ou morale
à une créature. Que peuvent bien être
ses recueillements ? Dans les extases du
Christ, quand l'incompréhensible mystère de l'Unité et de la Trinité de Dieu se
renouvelait dans le très Saint Cœur de Jésus, quelle complète, parfaite,
incandescente, sanctifiante, joyeuse, pacifique production d'amour ne devait
pas s'engendrer et se répandre comme la chaleur venant d'une ardente
fournaise, comme l'encens d'un encensoir allumé, pour baiser avec le baiser
de Dieu les choses créées par le Père, faites par l'intermédiaire du
Fils-Verbe, faites pour l'Amour, pour le seul Amour, parce que toutes les
opérations de Dieu sont Amour ? Et cela c'est le
regard de l'Homme-Dieu, quand en Homme et en Dieu, il lève ses yeux, qui ont
contemplé en Lui-même le Père, Lui-même et l'Amour, pour regarder l'Univers
en admirant la puissance créatrice de Dieu, comme Homme, dans la jubilation
de pouvoir la sauver dans les créatures royales de cette création : les
hommes, comme Dieu. Oh ! On ne peut,
personne ne pourra, ni poète, ni artiste, ni peintre, rendre visible aux
foules ce regard de Jésus sortant de l'embrassement, de l'union sensible avec
la Divinité, unie hypostatiquement à l'Homme toujours,
mais pas toujours si profondément sensible à l'Homme qui était Rédempteur et
qui par conséquent à ses nombreuses souffrances, à ses nombreux
anéantissements, devait ajouter aussi celui-là, très grand, de ne
pouvoir plus être toujours dans le Père, dans le grand tourbillon de l'Amour
comme il était au Ciel : tout-puissant... libre... joyeux. Splendide la
puissance de son regard de miracle, très douce l'expression de son regard
d'homme, très triste la lumière de douleur dans les heures de douleur... Mais
ce sont des regards encore humains, bien que parfaits d'expression.
Celui-là, ce regard de Dieu qui s'est contemplé et aimé dans l’Unité Triniforme ne peut se comparer, il n’y a pas d’adjectif
pou lui… 90> Et ainsi les discours des apôtres sur les épisodes de Giscala, sur le miracle de l’enfant aveugle, sur Ptolémaïs vers laquelle ils se dirigent, sur la route à gradins taillés dans le roc où ils se sont engagés pour arriver au dernier village de frontière entre la Syro-Phénicie et la Galilée - et ce doit être celle que j'ai vue quand ils allaient à Alexandroscène[1][1] - sur Gamaliel, etc., s'en sont allés. Ou plutôt, pour ce que j'en ai senti, ils sont restés dans mon cœur. Je dis seulement que je voulais dire cela. Que les apôtres qui, dans les premiers temps, moins spirituellement formés, dérangeaient facilement le Maître, maintenant, plus évolués spirituellement, respectent sa solitude et préfèrent parler entre eux, en arrière de deux ou trois mètres. Ce n'est que lorsqu'ils ont besoin d'un renseignement, d'un jugement, ou bien quand devient plus pressant leur amour pour le Maître, qu’ils s'approchent de Lui. |
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