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L'œuvre de Maria Valtorta
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Texte original


Éloge de l’obéissance.

Jésus, Marie et Joseph, modèles d’obéissance à Dieu.

Les différentes manières dont Jésus se manifeste pour les catéchèses.

 










 






431> Jésus dit :   

 "Je me suis tu hier pour te permettre, non pas tant de te reposer, mais d’obéir. Le Père
[1]  t’a dit d’écrire tes impressions et la façon dont tu m’entends. Tes forces et ton temps étant limités, si tu fais une chose, tu ne peux pas faire l’autre. Et alors je t’ai laissée tranquille pour que tu puisses obéir. Le Père ne te l’a pas ordonné, il a seulement exprimé un souhait. Mais pour ceux qui sont vraiment obéissants, même un souhait est un ordre.        

 L’obéissance a plus de valeur que la parole, même si cette parole est écrite sous ma dictée. Car vous entendez et vous écrivez la parole, mais elle n’est pas de vous; vous la répétez, mais elle n’est pas de vous. L’obéissance au contraire est de vous. Il convient de dire : "Laissez-la agir, car vous avez toujours les pauvres, mais moi, vous ne m’avez pas toujours
[2]". Les pauvres à qui donner la parole, vous les avez toujours. L’occasion de répandre l’arôme précieux de la sainte obéissance, en défiant les commentaires d’autrui, vous ne l’avez pas toujours.

 Et sachez que l’obéissance fut la vertu du Verbe, qui était destiné à être Homme et à devenir le Rédempteur. L’amour, la puissance, la perfection, la sagesse sont communs à nos Trois Personnes. Mais l’obéissance est mienne, exclusivement mienne. J’ai obéi en m’incarnant, en devenant pauvre, en acceptant d’être soumis aux humains, en accomplissant ma mission d’évangélisateur, en mourant.

C’est pourquoi lorsque vous obéissez, soit aux humains dans les actes d’obéissance relative, soit à Dieu dans les actes de grande obéissance qui comportent des renonciations et des sacrifices de sang et l’acceptation de la mort, parfois d’une mort atroce, vous êtes semblables à moi
[3] qui fus obéissant jusqu’à la mort, qui fus l’Obéissant par excellence, le très Obéissant divin.  

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432> Ma douce Mère vient après moi en obéissance, elle qui obéit toujours, et avec son amoureux sourire, aux volontés du Très Haut.         

Au troisième rang vient mon chaste père sur terre, qui de sa force virile fit des broderies d’obéissance, qui plia en fait sa force virile et son jugement d’homme, droit comme un fil de soie, pour les incliner aux volontés de Dieu.          

Par conséquent, celui qui obéit, obéit aux trois êtres les plus obéissants du monde, et il les aura pour amis ici et dans l’au-delà, au ciel."     

 Et maintenant je tâcherai de décrire les phases à travers lesquelles et les façons dont ma chère ‘Voix’ vient à moi et est écrite par moi.    

Des fois, la nuit, dans mon demi-sommeil — je veille beaucoup plus que je ne dors parce que j’entends simultanément ce qui se passe dans ma chambre et dans la rue — j’entends la Voix me dire et me redire une phrase, comme si elle voulait m’inviter à m'asseoir et à écrire. Si j’ai assez de force physique, je m’assieds et, luttant contre la somnolence et les douleurs, je me mets à écrire
[4]. Alors, les autres phrases succèdent à la phrase ou aux quelques phrases initiales, tel un fil qui se dévide, et cesse la souffrance provoquée par le contraste entre l’âme qui se dresse à l’écoute et qui voudrait être servie par le corps, et le corps affaibli qui refuse de servir l’âme en sortant de son repos pour écrire.  

D’autres fois, au contraire, la ‘Voix’ est si impérieuse - et avec le soin, elle doit parfois me communiquer une force spéciale qui dure aussi longtemps que j’en ai besoin - que je dois m’asseoir aussitôt et écrire tout de suite ou, si c’est le jour, interrompre quoi que je fasse pour écrire.           

Souvent, je sens l’approche du moment de la leçon, et donc l’approche du Maître
[5], par une sorte de choc, de pénétration, d’infusion, je ne sais trop comment m’expliquer avec précision. Bref, c’est quelque chose qui entre en moi et me donne une joie lumineuse. J’insiste sur le mot ‘lumineuse’ parce que c’est exactement comme si, d’un lieu ombragé, je passais dans la tiédeur et la joie du soleil.          

Mais cela ne se passe pas toujours ainsi. Ces moments sont les plus hauts, aussi bien que ceux où aux paroles se joint la vision mentale de ce qu’il décrit (comme la fois où il me montra Marie dans sa gloire au Paradis
[6]). En général, c’est une proximité — je le sens très proche. Mais c’est toujours une proximité. 

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433>  Ensuite, les leçons se déroulent comme suit.       

Parfois, comme ce matin pour le passage que je joins sur un feuillet détaché, rien ne justifie ni ne provoque une leçon donnée. Par exemple, ce matin j’étais à mille lieux de cette pensée. Je n’étais pas en train de prier; en fait, je m’adonnais à une occupation toute matérielle relative à mes besoins particuliers de malade. Cela pour vous dire à quel point j’étais loin de toute pensée mystique. La ‘Voix’ commença à parler sans tenir compte de quoi que ce soit. Puis, après m’avoir donné la première réplique, pour ainsi dire, elle attendit que j’eusse terminé mon occupation. Ensuite, elle me poussa à écrire et me fit comprendre que je devais prendre un demi-feuillet, qui serait largement suffisant. J’avais en main une feuille entière, mais il me la fit poser. Comme vous voyez, en effet, le demi-feuillet a suffi.   

La première phrase qu’il dit pendant que je n’étais pas encore prête à écrire était : ‘L’obéissance a plus de valeur que la parole. L’obéissance fut la vertu du Verbe
[7]’. Lorsque je pus enfin écrire, Jésus dicta, sur ce thème initial, ses paroles telles que je les ai écrites sur le feuillet.     

 D’autres fois, par contre, il commence la leçon spontanément en me faisant ouvrir au hasard le livre qu’il veut et dans lequel il me présente aussitôt la phrase à partir de laquelle il développe ensuite la leçon plus ou moins longue. Il peut se servir de n’importe quel livre, même d’un journal, dont il tire un enseignement. 

Et puis il y a les jours où il ne parle pas, et je suis alors si malheureuse qu’il me semble être un enfant qui n’a plus sa mère à ses côtés et la cherche partout et l’appelle. Moi aussi, je l’appelle et je l’invite en ouvrant la Bible au hasard. Certains jours, il se tait inexorablement et j’ai une grande envie de pleurer. D’autres jours, après m’avoir laissée faire les cent pas sans m’écouter, il se rend et je ressens alors cette sensation que j’ai décrite au début, grâce à laquelle je me rends compte que la grâce vient.   

Remarquez que, alors qu’avant je pouvais faire des méditations par moi-même — de bien pauvres méditations si je les compare à celles que je reçois maintenant — à présent je suis absolument incapable de les faire toute seule. J’ai beau me concentrer sur un point donné, je n’en tire rien et généralement le Maître ne m’explique jamais le point que je voudrais qu’il m’explique à ce moment-là. Il explique ce qu’il veut et de la manière la plus éloignée de celle dont je l’aurais expliqué et dont on l’explique d’habitude.   

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434>  Aussi, je ne peux plus m’intéresser à la lecture. Moi qui étais une lectrice acharnée, je laisse de côté les livres sans jamais les ouvrir, S’il m’arrive de les ouvrir, après quelques lignes je me lasse et je les referme. Et je ne m’en lasse pas à cause de la lecture, mais parce qu’ils sont une nourriture insipide ou dégoûtante.   

Il en va de même des conversations usuelles. Elles sont une vraie fatigue pour moi. Je voudrais rester seule en silence, car les potins me dérangent beaucoup et me semblent plus fades que jamais. Je dois accomplir des prodiges de charité pour supporter mon prochain qui s’efforce de me tenir compagnie et qui, en restant là, m’interdit la compagnie qui m’est chère, la seule que je désire et que l’âme supporte : celle de Jésus ou de quelques personnes, comme vous, qui n’ignorent pas mon secret. 

Mais qui sont ces personnes ? Vous, Marta, Paola et son père
[8]. Ce dernier comprend un pour cent et ne comprend pas les quatre-vingt-dix-neuf autres, et alors... Il en reste trois. Mais Marta n’arrête pas une minute, et le soir elle est si fatiguée qu’elle tombe de sommeil et s’endort aussitôt. Ce qui ne laisse que vous et Paola. Près de vous deux, et de vous, Père, en particulier, je me repose et je suis bien. Mais les autres sont pour moi une source de fatigue et de peine.         

En ce qui concerne le livre de Ricciotti
[9], je ne l’ai pas aimé dès les premières pages que j’ai feuilletées. Le Cantique y est bien traduit. Mais les raisons de l’auteur... sont justement de celles que je ne peux plus assimiler. De plus, avec l’insistance d’un refrain, la Voix me chuchote : ‘Ne t’occupe pas de cet ouvrage. Je ne le veux pas’. Elle ne dit rien d’autre. Mais, voyant qu’elle insiste, je me décide de lui dire que je n’en lirai pas plus et, je vous l’avoue, je n’en éprouve aucun chagrin parce que, je le répète, j’ai l’impression de mâcher de la paille.



Voilà qui est fait. J’ai obéi.       

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Fiche mise à jour le 25/10/2018.

 



[1] Le père Migliorini.

[2] Marc 14, 7 : À noter que dans cette citation, Jésus parle au présent "vous avez toujours des pauvres", alors que beaucoup de Bibles donnent l’expression au futur : "vous aurez toujours des pauvres". Mais il semble bien que l’expression est au présent : Cf. Bible Osty par exemple, et d’autres.

[3] CEC § 143 : Par la foi l’homme soumet complètement son intelligence et sa volonté à Dieu. De tout son être l’homme donne son assentiment à Dieu révélateur (cf. Dei Verbum 5). L’Écriture Sainte appelle " obéissance de la foi " cette réponse de l’homme au Dieu qui révèle (cf. Romains 1, 5 ; 16, 26).

[4] Maria Valtorta insère, à cet endroit, la date, comme pour la prendre en note : 3-11.

[5] La Voix est donc liée à Jésus.

[6] Dans la catéchèse du 12 septembre.

[7] Maria Valtorta résume ici le début de la catéchèse.

[8] Le père Migliorini, son confesseur, Marta Diciotti, sa dame de compagnie, Paola Belfanti, sa cousine et son père Giuseppe.

[9] Le Père Giuseppe Ricciotti (1890-1964) était un bibliste et archéologue, spécialiste de l’histoire du christianisme. En 1941, il a publié la Vie de Jésus-Christ.